lundi 31 mai 2010

Qui vote pour se décoloniser ? Lu dans le KOL...

Ariké la bâde,

La problématique que le comité des 24 donc l'ONU en général, n'a jamais réglé d'une manière précise jusqu'à présent pour peser fortement en faveur des "petits" peuples colonisés est la question suivante : qui vote ?
Ce "flou" a toujours "arrangé" les puissances de tutelle ou administrantes au détriment par exemple du peuple kanak et du peuple... maohi.


Le 1er juin 2010
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De : Syndicat SLUA
À : kanaky@yahoogroupes .fr
Envoyé le : Mar 1 juin 2010, 7h 21min 21s
Objet : Re: [kanaky] Réinscription de la Polynésie sur la liste des pays à décoloniser.

Salut à tous ! Bozu sê!
Oscar Témaru déclarait ce matin sur RFO Tahiti :

Si le Peuple polynésien se prononce en majorité en faveur de l'indépendance du pays, alors la Polynésie le deviendra.
Donc c'est au Peuple que la décision souveraine appartienne : quelle belle démocratie!

Je profite de cette occasion pour saluer notre frère Oscar Témaru et le féliciter pour son courage, car en Kanaky, il n'a pas hésité une seule seconde pour manifester son indignation au côté du Peuple Kanak, à l'occasion du colloque organisé par une instance de l'ONU afin de mesurer les avancées et les mesures à prendre pour atteindre les objectifs d'une décolonisation réussie.
Une pensée particulière pour un autre ami Hiro Térorotua ainsi que le Sénateur de la Polynésie: à tous bravo et un grand merci!

Asehê! Oléti! Atraqatr!

Solidarité intermélanésienne: des papous qui investissent aux Salomons...

Un exemple de solidarité entre les pays mélanésiens de la région
Selon Radio Australie de ce 31 Mai 2010

Derek Sikua fait l’éloge des investisseurs papous – C’est à l’occasion de pourparlers avec son homologue de Papouasie Nouvelle-Guinée, le Grand chef et Premier ministre Sir Michael Somare, que le Premier ministre des îles Salomon a chaleureusement remercié les 23 sociétés papoues qui ont injecté 121 millions de dollars (10 milliards de F CFP) dans l’économie salomonaise : «Nous aimerions exprimer officiellement nos sincères remerciements et notre gratitude au gouvernement de Papouasie Nouvelle-Guinée pour la confiance que nous ont accordé les sociétés papoues qui investissent aux îles Salomon.»

Il faut savoir qu’après l’arrivée de la Mission d’assistance régionale aux îles Salomon, une mission chargée de rétablir l’état de droit après des années de guerre civile, les sociétés et investisseurs papous ont été les premiers à revenir aux îles Salomon.
« Nous sommes des frères mélanésiens », a conclu M. Sikua en visite dans le pays.

Après le lotissement Port de la Ouenghi, l'ex-maire de Thio, Roger Galliot se lance dans les bêches de mer...

Le jeudi 6 mai 2010 à 9h00, se réunissait à la Province Sud le Comité Consultatif
des Investissements (secteur rural et maritime). Parmi la vingtaine de dossiers à l'ordre du jour, il y a celui dénommé SARL SEA (société d'élevage aquacole de la Ouenghi) dont le gérant est Roger GALLIOT, ex-maire facho de Thio.

Pour "compenser" cette « extradition » de Thio pendant les événements de 84, Roger Galliot s'est vu doter, dans les années 80, de quelques centaines d'hectares dans la commune de Boulouparis, commune de la côte ouest plus sûre, dirigée actuellement par Alain Lazare du RUMP.

Se faisant du beurre dans la région à partir de ses exploitations agricoles, Galliot se vantait, comme tout pionnier qui se respecte, de ne jamais mendier la moindre subvention émanant des collectivités du pays. Ce qui reste encore à vérifier, au demeurant.
Entre temps, l'ex-maire et mineur s'est transformé en grand promoteur foncier pour lotissement (qui dit promoteur, dit spéculateur !), lorgnant le domaine maritime. C'est le lotissement du Port de la Ouenghi qui ne cesse de s'agrandir tous les jours. Comme, par hasard, des travaux de rénovation routière, financés par la Nouvelle Calédonie, ont été réalisés pour soigner l'entrée du lotissement en question.

Pour son projet d'élévage de bêches de mer, il sollicitait une aide à la Province Sud alors qu'il avait les moyens pour financer tout seul son projet à 100%. Historiquement, la première tentative de demande datait de janvier 2009 (trop tôt ?) ; elle sera réactualisée le 15 avril 2010.

Quel est son projet alors ?
Le projet consistait à créer une ferme d'élevage d'holothuries (bêches de mer) afin de fournir les marchés à l'export, notamment vers le Japon, et de permettre un réensemencement des milieux naturels.

a. Présentation du demandeur
* Raison sociale : Société d'élevage aquacole de la Ouenghi (SEA)créée en 2009,
* Statut juridique : SARL
* Siège social : 30 rue Duquesne quartier latin
* Capital social : 11 790 000 f : Roger Galliot, Sophie LOYE-COSTA,
* Associés : Promosud, Sofinor/Finagro
* Localisation de l'exploitation : Boulouparis

b.Présentation du projet
Créée en 2009, la ferme aquacole envisage dans un premier temps la création d'une unité de production d'holothuries comprenant une écloserie, des bassins de prégrossissement et de grossissement. A plus long terme, cet outil polyvalent pourrait être utilisé pour d'autres spéculations aquacoles. La SEA a repris les anciennes installations (SASV2) qui avaient été abandonnées par l'IFREMER. Ces installations, propriété de la Province Sud, doivent faire l'objet d'un contrat d'occupation temporaire. Une étude de faisabilité a été réalisée par le cabinet ALLEGREJM et subventionnée par la Province Sud.

Les SEM (sociétés d'économie mixtes) Promosud, Sofinor sont associées au capital. La Sodil, le SEM des Îles devait présenter le dossier à son conseil d'administration.

c.Présentation des investissements

Les investissements visaient à réhabiliter les anciennes installations de l'IFREMER et la construction ou l'achat de nouveaux équipements permettant l'élevage et la transformation d'holothuries.

L'objectif était, dans un premier temps, la fourniture de juvéniles d'holothuries dans un but de repeuplement des environnements exploités, mais aussi de produire et commercialiser sur les marchés asiatiques de la bèche de mer sèche ou surgelés pour un équivalent poids frais de 42 tonnes.

L'ensemble de l'investissement s'élève à 96 885 465

La Direction du développement durable avait proposé :
- une aide à l'investissement de 40% (plafonné à 20 000 000) soit 20 000 000 F ;
*Taux de base 20% : 17 679 093
*Bonif « Filière prioritaire » 10% : 8 839 547
*Bonif « Filières exportation » 10% : 8 839 547

- une aide à la création d'emploi de 9 240 000 F pour :
*Un agent salarié de niveau BTS en zone 2 soit 2 240 000
*Un agent salarié de niveau ingénieur en zone 2 soit 4 200 000
*2 ouvriers soit 2 fois 1 400 000(2 800 000)

La Direction du développement durable avait émis ainsi un avis favorable à l'agrément de ce dossier.

dimanche 30 mai 2010

Eramet serait prêt à accueillir le Gabon à son capital.


Eramet serait prêt à accueillir le Gabon à son capital. La prise de participation
pourrait être de l'ordre de 10 à 15%. (http://www.agefi.fr/articles/Eramet-pret-accueillir-Gabon-capital-1137862.html).
Ainsi, au vu de ce que rapporte la branche Manganèse (voir le communiqué de presse ci-dessous) dans le chiffre d’affaires de la multinationale française, il est fort à parier que le prochain conseil d’administration d’Eramet va acter cette entrée du pays du défunt Omar Bongo, l’un des « animateurs » et relais de la Françafrique, chère à Jacques Foccart.
Paradoxalement, la Nouvelle Calédonie, quand à elle, reste cantonner à 4-5% du capital. Peu importe si elle a été pillée par cette multinationale pendant des années… Peu importe si c’est grâce à elle que Eramet a pu se développer et se diversifier dans d’autres minerais comme le manganèse, le lithium… ou dans des branches comme les alliages.
L’autre paradoxe est qu’au moment où il voit son chiffre d’affaires et son bénéfice accroître, Eramet impose une restructuration de sa filiale du nickel, la SLN a se «dégraisser » à travers un PAC qui se traduit concrètement par des licenciements indirects (départ à la retraite non remplacer, des coupes sombres dans les budgets…)…

Faut-il rappeler que le pillage de la ressource minière du pays n’a été que grâce à la bénédiction de la droite coloniale. Cet état de fait se situe dans la pure parfaite logique de l’impérialisme. Ce constat critique maintes fois formulé par les nationalistes kanak a toujours été considéré par les responsables politiques de droite comme Didier Leroux d’idéologique…
Madoy


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Paris, le 29 avril 2010

COMMUNIQUE DE PRESSE
Chiffre d’affaires du 1er trimestre 2010


• Chiffre d’affaires en hausse de 19 % au 1er trimestre 2010 par rapport au 1er trimestre 2009
• Amélioration des conditions de marché du manganèse et du nickel
• Redressement confirmé du résultat opérationnel courant au 1er semestre 2010 par rapport au 2ème semestre 2009 si les conditions actuelles de marché se maintiennent

Chiffre d’affaires
(Millions d’euros)
T1 2010 T1 2009 Variation
ERAMET Manganèse 409 288 + 42 %
ERAMET Nickel 201 156 + 29 %
ERAMET Alliages 182 222 - 18 %
Holding & éliminations (3) (2) -
Groupe ERAMET 789 664 + 19 %

Le chiffre d’affaires du Groupe ERAMET a progressé de 19% au 1er trimestre 2010 par
rapport au 1er trimestre 2009, grâce à la reprise des marchés du nickel et du manganèse.
Le chiffre d’affaires des trois branches est en hausse par rapport au 4ème trimestre 2009.

ERAMET Manganèse : chiffre d’affaires en hausse de 42 %, à 409 M€La progression du chiffre d’affaires traduit le rebond de l’activité et la poursuite de la hausse des prix de vente du manganèse.
La production mondiale d’aciers au carbone a progressé de 29 % au 1er trimestre 2010
par rapport au 1er trimestre 2009. Au mois de mars 2010, elle a retrouvé un niveau
équivalent à celui de début 2008. La production chinoise a augmenté de 25% au 1er
trimestre 2010, tandis que la production du monde hors Chine a rebondit de 33%, par
rapport au niveau très bas du 1er trimestre 2009.
Face à la reprise de la demande, accentuée par la fin du déstockage, ERAMET Manganèse a continué à augmenter ses productions de minerai et d’alliages de manganèse. Celles-ci ont progressé respectivement de 121 % et de 90 % au 1er trimestre 2010 par rapport au 1er trimestre 2009, où elles avaient été fortement réduites en réponse à la chute des commandes. La production d’alliages de manganèse a néanmoins été limitée par un incident technique à l’usine de Marietta aux Etats-Unis. Cette situation va se prolonger jusqu’à la réfection d’un four qui sera terminée en 2ème quinzaine de mai 2010. Les ventes d’alliages de manganèse d’ERAMET Manganèse ont augmenté de 46 % en volume par rapport au 1er trimestre 2009. Un déstockage a été réalisé en 2009.
Les prix CIF du minerai de manganèse ont continué à se redresser par rapport au 4ème
trimestre 2009 et ont progressé de 18% en moyenne en dollars US au 1er trimestre 2010 par rapport au 1er trimestre 2009. Les prix spot CIF Chine ont dépassé les 7 USD/dmtu au 1er trimestre 2010.
Les prix spot des alliages de manganèse ont continué à se redresser au 1er trimestre
2010.
Le chiffre d’affaires des activités chimie et recyclage a progressé de 7% au 1er trimestre 2010 par rapport au 1er trimestre 2009.

• ERAMET Nickel : chiffre d’affaires en hausse de 29 %, à 201 M€Les cours de nickel au LME ont progressé de 91 % au 1er trimestre 2010 par rapport au
1er trimestre 2009, à plus de 9 USD/livre, malgré des stocks de nickel au LME toujours élevés (plus de 157 000 tonnes fin mars 2010).
La demande de nickel a été bien orientée, grâce à l’amélioration de la production
mondiale d’aciers inoxydables, revenue aux niveaux de début 2008 (+49% au 1er
trimestre 2010 par rapport au 1er trimestre 2009) et à la moindre disponibilité en chutes d’acier inoxydable.
La production métallurgique de nickel à l’usine de Doniambo (Nouvelle-Calé donie) a
progressé de 3% à 13 650 tonnes. Les livraisons de nickel ont baissé de 16% par rapport au 1er trimestre 2009, où un déstockage important avait été réalisé.

ERAMET Alliages : chiffre d’affaires en baisse de 18 %, à 182 M€Le chiffre d’affaires d’ERAMET Alliages est en baisse de 18 % au 1er trimestre 2010 par rapport au 1er trimestre 2009.
La baisse du chiffre d’affaires est plus marquée pour le secteur de l’aéronautique (30 %), et elle reste forte pour les secteurs de l’outillage (-22%) et de l’énergie (26%).
Compte tenu de l’augmentation du prix des matières premières et de la demande,
Erasteel a décidé d’augmenter ses prix de vente pour tous ses nouveaux contrats et pour l’ensemble de ses produits.
Par rapport au 4ème trimestre 2009, le chiffre d’affaires d’ERAMET Alliages a progressé de 5% au 1er trimestre 2010.

Faits marquants du 1er trimestre 2010 :

􀂾 Manganèse : développements au Gabon
COMILOG, filiale d’ERAMET à 67%, a signé au mois de janvier 2010 avec le
Gouvernement gabonais les conventions fixant le cadre fiscal et l’approvisionnement en hydroélectricité du futur Complexe Métallurgique de Moanda. Ce dernier se traduira par la construction au Gabon d’une usine de silico-manganèse et d’une usine de manganèse métal, permettant ainsi de créer plus de valeur ajoutée localement. Par ailleurs, le projet d’augmentation de la capacité de production de minerai et d’aggloméré de manganèse à 4 millions de tonnes, contre 3,5 millions de tonnes actuellement, a été relancé compte tenu des perspectives favorables de la demande.

􀂾 Lithium
ERAMET et BOLLORE ont annoncé le 12 février 2010 la signature d’un accord
d’exploration assorti d’une option d’achat portant sur plusieurs gisements («salars») de lithium en Argentine. Cet accord constitue une première étape dans la stratégie de développement dans le lithium du groupement BOLLORE-ERAMET.

• Situation financière
La trésorerie nette d’ERAMET s’est renforcée au 1er trimestre 2010.

• Perspectives

ERAMET Manganèse
L’activité est soutenue actuellement pour le minerai et les alliages de manganèse. Les prix du minerai de manganèse continuent actuellement de progresser par rapport au 1er trimestre 2010. Si les conditions actuelles de marché se maintiennent, l’objectif d’ERAMET Manganèse est de poursuivre l’accroissement de sa production au 2ème trimestre 2010 pour répondre à la demande de ses clients.

ERAMET Nickel
Les cours du nickel au LME se sont situés à plus de 11 USD / livre au mois d’avril. La demande de nickel reste bien orientée actuellement, mais le niveau des stocks de nickel et d’acier inoxydable pourrait induire une volatilité des cours du nickel sur les prochains mois.
La production de nickel d’ERAMET Nickel devrait progresser légèrement au 2ème trimestre 2010 par rapport au 1er trimestre 2010.
Au 31 mars 2010, 4 900 tonnes de nickel sont protégées sur un cours minimum de 18
100 USD/tonne (8,22 USD/livre), nets de primes principalement par des tunnels, dont
les bornes hautes se situent à un niveau moyen pondéré de 29 700 USD/tonnes (13,5
USD/livre).
ERAMET Nickel poursuit son programme de réduction de ses coûts de production, avec
l’objectif de diminuer de 1 USD /livre son coût de production cash en 2012 par rapport à 2008, à conditions économiques équivalentes.

ERAMET Alliages
Une légère amélioration des carnets de commandes a été observée au 1er trimestre
2010 par rapport au 4ème trimestre 2009, à des niveaux qui restent toutefois très
sensiblement inférieurs à ceux d’avant la crise. L’activité dans le domaine de l’énergie nucléaire a bénéficié de plusieurs prises de commandes, notamment en Chine.
La première pierre du futur site de transformation de titane en Auvergne, UKAD, a été
posée le 16 avril 2010. Les commandes des principaux équipements ont été passées en
ligne avec le démarrage visé pour les essais à l’automne 2011. 60 emplois seront créés sur ce site.
Un projet de réorganisation et de restructuration au sein d’ERAMET Alliages concernant principalement les aciers rapides est à l’étude et fera l’objet d’une concertation au cours des prochaines semaines avec les partenaires sociaux.

Situation globale du Groupe
Le résultat opérationnel courant du Groupe devrait être en hausse significative au er semestre 2010 par rapport à celui du 2ème semestre 2009 si les conditions actuelles des marchés du nickel et du manganèse se maintiennent.

- O o O o o –

AGENDA
L’Assemblée Générale d’ERAMET se tiendra le 20 mai 2010 à la Maison de l’Amérique
Latine, 217 Bd St-Germain, 75007 Paris.

A PROPOS D’ERAMET
ERAMET est un des principaux producteurs mondiaux de :
- métaux d’alliages, notamment le manganèse et le nickel, utilisés pour améliorer les propriétés des aciers,
- ainsi que d'alliages et d'aciers spéciaux à hautes performances utilisés par des industries telles que l’aéronautique, la production d’énergie et les outillages.
ERAMET prévoit de se développer par ailleurs dans de nouveaux métaux à fort potentiel de croissance, tel que le lithium et dans le recyclage.
Le Groupe emploie environ 15 000 personnes dans vingt pays. ERAMET fait partie du compartiment A d'Euronext
Paris et figure dans l’indice MSCI.

CONTACT
Directeur de la Stratégie et de la Communication Financière
Philippe Joly
tél : 01 45 38 42 02
Pour plus d’informations : www.eramet.com

vendredi 28 mai 2010

« Vouloir faire des listes à côté, c’est une stratégie suicidaire »


C'était il y a un an de cela, le 16 mars 2009 lors d'un Bureau Politique Elargi du FLNKS à Sarraméa... Les Nouvelles interviewait Sylvain Pabouty, Palika. Pour Madoy, Il est important de rappeler au moment où le mouvement nationaliste s'intérroge sur sa capacité à s'unir pour aborder le Comité des Signataires qui se tiendra prochaine à Paris; la date avancée est le 23 juin...

Les Nouvelles calédoniennes : Des militants Palika ont-ils du mal à admettre la nomination de Roch Wamytan comme tête de liste FNLKS dans le Sud ?
Sylvain Pabouty : Comme pour toute liste unitaire, il y a toujours des mécontents, observant la première, la deuxième ou la troisième place... Cela arrive à chaque fois, à chaque élection. Mais à notre avis, il ne faut pas se tromper d’objectif, ne pas se tromper non plus, d’ennemis. Roch Wamytan ou l’Union Calédonienne, ce n’est pas l’ennemi, c’est une composante du FLNKS. Si l’objectif, c’est d’être présent à la province Sud, il faut, malgré tout, suivre le mouvement.

Par ricochet, le Palika ne craint-il pas la naissance de liste(s) parallèle(s) ?
Ce que je souhaite, c’est que nous ne réitérions pas la mauvaise expérience de 2004. Je dirai simplement que, vouloir faire des listes à côté, c’est une stratégie suicidaire. Dans le Sud, le « 5%», qui permet d’avoir droit à la répartition des sièges, est entre 4 000 et 4 500 voix. La mouvance indépendantiste FLNKS se situe entre 5 300 et 6 000. Vous comprenez. Ceux qui constitueraient des listes (parallèles), porteraient la responsabilité d’avoir créé les conditions favorisant une absence d’élus FLNKS à la province Sud.

Un nouveau principe : le partage de l’exécutif. L’idée a-t-elle été difficile à faire accepter pour le Nord ?
Non, ce n’est pas du tout compliqué. Il faut simplement partir avec un nouvel état d’esprit. Nous abordons une échéance importante de l’accord de Nouméa, qui nous mène jusqu’en 2014 : il faut que l’on soit unis, que l’on soit associés.

LE CNDPA : QUEL RÔLE AUJOURD¹HUI ? par Ué Sylvain en 2003


Cette note avait écrite par Ué Sylvain en 2003 avant l'apparition du projet généreux du Mwâ Kââ porté par le Conseil National des Droits du Peuple Autochtone en Kanaky/NC...


Dans son combat pour faire reconnaître ses droits, le peuple autochtone a usé diverses stratégies : la révolte armée comme en 1878 avec le Grand Chef Ataï et en 1917 avec le Grand Chef Noël Doui, la lutte pour les droits sociaux à partir des années 50 et la lutte politique depuis.

Depuis 1993, dans le cadre de l’année des peuples indigènes décrétée par les Nations Unies, le peuple kanak a, parallèlement à la lutte politique, adopté une démarche basée sur la reconnaissance des droits autochtones quelle que soit la couleur politique, syndicale et religieuse.

En 1994, le CNDPA est mis en place pour répondre à une double préoccupation : organiser la célébration du 24 septembre (devoir de mémoire) et constituer un espace de rencontres et d’échanges entre les autochtones.

L¹Accord de Nouméa, signé en 1998 par les représentants de l¹État français, de la droite coloniale et du peuple kanak le 4 mai 1998, ouvre des possibilités de reconnaissance pour le kanak en tant que peuple autochtone en plaçant son identité au centre du dispositif.

Néanmoins, la reconnaissance reste insuffisante ou limitée dans la mesure où l’Accord de Nouméa est d’abord un compromis politique historique entre les autochtones et les non autochtones.

Alors, des initiatives sont prises par les kanak, eux-même, bien souvent sur un plan local et relayées sur un plan national, non sans difficulté, pour combler les insuffisances.

Aujourd¹hui, on doit se poser cette question : quel est le rôle du CNDPA ?
Doit-il se contenter de ses deux missions premières, officielles ou jouer un rôle plus actif en accompagnant les initiatives locales ou nationales ?

S’appuyant sur ses dernières expériences, on peut affirmer que le CNDPA a joué son rôle à trois niveaux :
- Contribuer à la reconnaissance des droits autochtones pour le peuple kanak,
- Associer activement les citoyens dans la lutte,
- Elargir la lutte contre la « mainmise » sans vergogne des Multinationales.

A) Contribuer à la reconnaissance des droits autochtones pour le peuple kanak

On pourrait rappeler qu’effectivement, le CNDPA, modestement, a apporté sa contribution pour que les kanak se rassemblent et palabrent pour défendre et promouvoir leurs droits en tant qu’autochtones. Les célébrations autour des 24 septembre ont été l’occasion pour débattre sur des thèmes. Par ailleurs, durant ces dernières années, notamment depuis l’ère Accord de Nouméa, on a vu apparaître des initiatives.

1 - Les célébrations du 24 septembre et les thèmes

1. 1 ­ L’ère Accords de Matignon ou la conscientisation de la question autochtone

1993 a été décrétée par l'ONU comme année internationale du peuple indigène, les kanak l’ont fêté à leur manière dans toute la kanaky pour aboutir en apothéose dans la région Paici-Cémuki à Poindimié.

1994, c’est la naissance du CNDPA. C’est la région de Drubéa-Kaponé (Kowé Kara) qui accueille pour célébrer l'année de l'enfant kanak.

1995, le CNDPA se rend dans la région de Xaracùù (La Foa) pour célébrer l'Igname, un produit non seulement vivrier mais sacré dans la culture kanak.

1996, c'est au tour de la région Ajié-Arhô (Téné-Bourail). Le thème à l’ordre du jour : la Terre, le Foncier.

1997, les gens de la Grande Terre embarquent dans la pirogue pour les îles notamment Drehu. C’est à Wageden où jaillit l'idée de la Charte du Peuple Kanak, Peuple Autochtone en Nouvelle Calédonie.

1.2 ­ L’ère Accord de Nouméa ou la prise en compte officielle de la question autochtone

1998, à Balade, dans la région de Hoot Ma Whaap, une nouvelle ère s’ouvre dans les relations entre le peuple kanak et ceux considérés comme les victimes de l'histoire.

1999, seconde embarcation dans la pirogue pour les rochers de Nengone. C’est la réaffirmation des droits du peuple autochtone dans le nouveau contexte institutionnel qu'est l'Accord de Nouméa.

2000, De Nengoné à Iaii pour débattre sur le thème "Droit à la terre et à la ressource".

2001, de retour sur la Grande Terre. C¹est la 9e édition à Waho (Yaté) placée sous le signe "Du développement économique, de l'Échange et de la Communication".

2002, la région Xaracùù autorise le CNDPA à débattre à Canala sur un thème très actuel " le patrimoine minier et les autochtones ".

2 - Les initiatives locales et nationales

Certaines de ces initiatives datent d’avant les accords et d’autres après leurs signatures…

2.1 Les associations
- Association pour le Développement de la Santé Pour le Peuple Kanak
(ADSPPK)
- Union des Groupements des Parents d’élèves (UGPE)
- Pacific Islands Association No Government Organization (PIANGO)
- etc.

2.2 Les initiatives locales et régionales- le Comité Réébùù nhu

2.3 La défense et la promotion sur le plan institutionnel- les conseils d¹aire
- le sénat coutumier

B) Associer activement les citoyens dans la lutte autochtone

Dès qu’il était en mesure de le réaliser, le peuple kanak a toujours mis en avant les intérêts des calédoniens. Par contre, les représentants des autres communautés, notamment celles regroupées politiquement dans la droite coloniale, se sont toujours contentés du statut quo qui leur offrait et assurait un statut de privilégiés.

1 - Le progrès social est avant tout grâce à la lutte du peuple autochtone

1.1. Les droits sociaux obtenus dans les années 50-60
On peut citer les acquis et droits comme la CAFAT, le tribunal du travail
(1953), conventions collectives (1953), office de la main d’oeuvre (1956), congé payé (1956), etc.

1.2. Les Accords de Matignon et l’Accord de Nouméa
Paix, Reconnaissance, Rééquilibrage, Identité kanak, Émancipation, Citoyenneté sont quelques maîtres-mots de ces deux derniers cadres institutionnels qui ont été possibles après quelques sacrifices de la part des kanak

2 - Le rôle de la droite coloniale : freiner la revendication

2.1 - Elle s’est toujours contentée du statut quo.


Par définition même, la droite coloniale s’est opposée à ce que le peuple autochtone revendique le droit à l’autodétermination. Ainsi, toutes les évolutions que le pays a connues ont été grâce à des éléments extérieurs (l’arrivée des américains pendant la seconde guerre mondiale, les changements institutionnels en France après la Libération, etc.) ou aux mobilisations kanak (cf. paragraphe précédent - Le progrès social est avant tout grâce à la lutte du peuple autochtone -)

2.2 - Même aujourd'hui, sous l’ère Accord de Nouméa, elle a peu changé

2.2.1 - Non seulement, elle méprise les droits du peuple autochtone alors que certains droits sont inscrits dans l’Accord de Nouméa.

- Dans la ville de Nouméa, force est de constater que l’identité kanak n’est pas encore à l’ordre du jour dans la prise en compte des kanak au sein de l’institution, dans la politique urbaine.

- Dans la commune de Yaté, la création du Comité de suivi correspond au fait que le promoteur du projet Goro et les responsables de la province sud risquent de négliger, du moins minimiser, les intérêts des populations autochtones locales.

2.2.2 - Mais, par voie de conséquence, elle méprise également des droits des citoyens en général (ex : affaire du permis de recherche A à la Multinationale).

Le CNDPA est à l’initiative de la mise en place du Collectif pour la Défense et la Maîtrise du Patrimoine de Prony - Le Collectif est un espace permettant d¹accueillir les non-kanak, c¹est à dire les autres citoyens, pour les associer dans la défense du patrimoine de Prony.

C) Élargir la lutte contre la mainmise des Multinationales

1 – S’inscrire dans la démarche des nations unies

Il est primordial de nouer des contacts avec l’ONU afin de donner une légitimité supplémentaire aux initiatives développées au niveau local.
Au niveau des actions en cours, on peut citer quelques-unes unes :
- le 9 août, choisi par l’ONU, est une journée dédiée aux peuples indigènes dans le monde,
- la décennie des peuples indigènes 1994-2004,
- la déclaration universelle des droits des peuples indigènes qui sera définitive en 2005

Ainsi, chaque année, en juillet, se déroule à Genève, la réunion du groupe de travail - À trois reprises, le CNDPA a envoyé des délégations. Est-ce encore une priorité cette année ?

2 - Avoir des relations directes avec les autres peuples autochtones
Pour diverses raisons, les peuples autochtones les plus en vue pour les kanak sont les Inuits et les Innus au Canada, les aborigènes en Australie et les Maories en Nouvelle Zélande.

Il faut noter que le comité de suivi de Yaté a fait un déplacement au Canada récemment.

Quels sont les moyens que donne/se dote le CNDPA pour avoir ces relations ?

Conclusion : comment, donc, placer l’année 2003 qui marque le 150e anniversaire de la prise de possession officielle unilatérale du pays kanak par la France ?

Ué Sylvain

Réponse de Mr BRIZARD, Directeur du Syndicat des Agents de Tourisme de NC, à l’invitation de Mr PONTALONI pour l’évolution tourisme Kunié…..

"Chers membres du syndicat, Chers confrères,

En qualité de Gérants des agences Destination Ile des Pins, Nouvelle-Calédonie Tours & Président du Syndicat des agents de tourisme
de Nouvelle-Calédonie, je vous informe que je ne participerai pas à cette réunion pour les raisons suivantes :

Premièrement, l'ensemble des agences qui sont représentés au travers de notre syndicat travaillent avec la société Sudiles et pour certaine
depuis le commencement de la déserte maritime vers les îles loyauté et l'île des pins, nous n'avons pas attendu l'arrivée de l'Aremitti4 pour travailler au développements du tourisme Kunié.

Le développement de l'industrie touristique s'est construite depuis des années grâce et avec l'aide de la société
ARMEMENT LOYALTIEN d'abord puis SUDILES ensuite et non celle d'opportuniste qu'ils veulent profiter aujourd'hui du fruit d'un long travail sur la déserte des îles.

Nous sommes dans un pays de droits dont les valeurs sont la Liberté, l'égalité et la fraternité ces valeurs républicaines sont aujourd'hui piétinées par une poignée d'hommes manipulés
pour servir les intérêts d'un seul. La liberté est le pouvoir qui appartient à l’homme de faire tout ce qui ne nuit pas aux droits d’autrui ; elle a pour principe la nature ;
pour règle la justice ; pour sauvegarde la loi ; sa limite morale est dans cette maxime : Ne fais pas à un autre ce que tu ne veux pas qu’il te soit fait ».

Aujourd'hui nous ne pouvons plus travailler librement, nos activités sont menacées, l'image de notre tourisme se dégrade de jour en jour,
« Vivre libre ou mourir » fut une grande devise républicaine également.

La deuxième devise de la république est l'égalité, elle signifie que la loi est la même pour tous, que les distinctions de naissance ou de condition sont abolies, il en va de même pour
les distinctions coutumières qui ne peuvent pas être au dessus des lois. La déclaration des droits de l'homme et du citoyen de 1793 déclare : « Tous les hommes sont égaux par nature et devant la loi. »
Rousseau définissait l'égalité, consubstantielle à la liberté, comme le fait que « nul citoyen ne soit assez opulent pour en pouvoir acheter un autre, et nul assez pauvre pour être contraint de se vendre. »

Si des coutumiers ont été achetés à la cause de Ile des Pins Ferry pour ma part et je parle ici en mon nom personnel, Mr Pantaloni je ne suis pas à vendre !!!
Nous demandons aux garants de ces valeurs Républicaines d'intervenir pour faire cesser ces injustices et ces magouilles de canailles.

Deuxièmement, il existe à l'Ile des Pins un collectif d'hommes libres, courageux et déterminés à défendre ces valeurs, dans l'édition des Nouvelles Calédoniennes de ce jour ils annoncent qu'ils bloqueront à leur tour
l'arrivée de l'Aremitti4 si le Betico2 ne peut plus venir à l'Ile des Pins. Il devient dangereux dans cette situation de surenchère d'envoyer des touristes par voie maritimes maintenant, c'est un moyen de transport
qui n'est plus fiable commercialement tant que le blocage du Betico2 sera maintenu est tout cela nous devons remercier le travail du Groupe PANTALONI.

Dernièrement, nos agences et les hôteliers de l'Ile des Pins ont constaté des pertes directes liés au blocage du Betico2 , nous demandons avant toute réunion comment la société Ile des Pins Ferry
compte dédommager les professionnels des pertes commerciales et financières que nous avons enregistré durant ces dernières semaines ?

A tous les membres de SAT-NC recevez, mes sentiments dévoués.



Le Président de Syndicat des Agents de Tourisme de Nouvelle-Calédonie.
Laurent BRIZARD
Gsm : 77-87-94

La mise au point du Palika, à une semaine de l'arrivée de la ministre de l'outre-mer


Retranscription "mot à mot" RNC 28 MAI 2010 / MID – PALIKA


Journaliste : La mise au point du Palika, à une semaine de l'arrivée de la ministre de l'outre-mer, en vue de préparer le comité des signataires. Le parti indépendantiste rappelle que le contenu de ce comité sera défini à l'issue de ce déplacement et que ce rendez-vous ne doit pas être instrumentalisé. Le Palika se dit conscient de l'enjeu de l'après 2014, mais estime que le comité des signataires doit rester dans l'application de l'Accord de Nouméa. Paul Néaoutyine :

Paul Néaoutyine :
Ce que je considère comme étant une instrumentalisation, c'est le fait, par exemple, de subordonner à l'examen, à l'approbation, par le comité des signataires des sujets qui relèvent de l'exercice de compétences déjà transférées. Ça revient donc à rendre le comité des signataires un passage obligé, un sorte de verrou, alors que dans le fonctionnement normal des institutions, c'est pas prévu.

Journaliste : Est-ce que c'est une sorte finalement d'avertissement que vous lancez aux partenaires locaux et à l'État pour qu'on reste dans le cadre de ce comité ?

Paul Néaoutyine : Oui, oui. Nous sommes signataires, c'est à ce titre que je suis invité. Depuis le début du processus, j'ai fait la même chose quand certains signataires disaient qu'on n'avait pas à décider du corps électoral, qu'on appelé ensuite "figé", alors que c'était dans l'accord. Les transferts de compétences, on aurait pu en décider en 2004 pour étaler ça sur deux mandatures, il a fallu obtenir du Premier ministre, il y a deux ans, et du président de la République de mettre à disposition des experts pour préparer, pour qu'on se décide finalement à préparer, donc, quid des autres transferts de compétences non-régaliennes ? Donc, voilà, le comité des signataires est fait pour ça, pas pour engager des nouvelles négociations. Le Palika en tout cas…, la personne que je suis, ne suis pas mandatée pour aller négocier autre chose que la mise en œuvre de l'Accord de Nouméa. Je crois que c'est qu'attendent les Calédoniens.

Journaliste : Et selon le Palika, les sujets qui doivent être abordés à Paris, le 24 juin, sont les transferts des compétences non-régaliennes avant 2014, les signes identitaires, ou encore les contrats de développement.

Avis défavorable pour la construction d'un hôtel quatre étoiles, sur l'îlot Casy

Retranscription "mot à mot" RNC 28 MAI 2010 / MID – HOTEL


Journaliste : Avis défavorable pour la construction d'un hôtel quatre étoiles, sur l'îlot Casy, c'est la conclusion du rapport du commissaire inspecteur mandaté par la province Sud. Situé dans la baie de Prony, l'îlot Casy, d'une surface de 40 kilomètres carrés, est constitué principalement de maquis miniers dont 86 % d'espèces endémiques. C'est une réserve marine protégée. Le rapport rejoint la position des associations écologiques et reprend certains arguments défendus notamment par Ensemble pour la planète. Les précisions de Martine Cornaille, la présidente de l'association :

Martine Cornaille : Elle relève, bien sûr, toutes les problématiques écologiques qu'on a soulevées : les impacts divers sur la faune et la flore, le fait qu'il n'y ait pas de respect de cahier des charges HQE, haute qualité environnementale, même pas la possibilité de s'inscrire dans une démarche de chantiers verts, pas d'alimentation en énergie renouvelable, pas de solutions durables pour la gestion des déchets, des effluents et des boues de la station d'épuration, les problèmes liés à l'approvisionnement en eau, puisqu'il ya une inadéquation entre la ressource disponible et la satisfaction des besoins. Enfin, bref, vraiment, c'est extra, quoi, parce qu'elle va complètement dans notre sens. Au final, c'est monsieur le président de la province Sud qui prendra une décision sur l'abandon éventuel de ce projet ou sa continuation. Ce sera, maintenant, une décision politique.

mardi 25 mai 2010

Déclaration du FLNKS au séminaire régional du Comité de décolonisation de l'ONU à Nouméa Kanaky

Monsieur le Président

Le FLNKS, Front de Libération Nationale Kanak Socialiste, voudrait vous remercier et à travers vous, l'Assemblée de ce comité de décolonisation, pour l'examen de la question de la décolonisation de la Nouvelle Calédonie.
Au nom du peuple Kanak, peuple Indigène de cette Terre, permettez-moi de vous exprimer toute notre gratitude pour votre décision de réunir votre haute assemblée ici en Nouvelle Calédonie ; nos remerciements vont également au gouvernement de la Nouvelle Calédonie pour l’invitation qui vous a été faite au nom de tous les Calédoniens.
Je voudrais également au nom du FLNKS, Monsieur le Président, profiter de cette tribune pour remercier encore toutes les organisations et tous les pays qui ont toujours manifesté leur soutien à la lutte du Peuple kanak pour son combat pour l’émancipation de son pays.
Le FLNKS voudrait également à cette tribune réitérer ses remerciements au Melanesian spearhead group - l'organisation des pays du Fer de Lance de la Mélanésie - pour le soutien manifesté au combat pour l'émancipation de notre pays.
Monsieur le Président, depuis notre déclaration à la tribune de la 4ème commission en octobre dernier, la situation politique ici en Nouvelle Calédonie a peu changé.
Le contrat social ;
Le transfert des toutes les compétences non régaliennes, processus prévu par l’Accord de Nouméa, est aujourd’hui sur la voie effective du transfert après plusieurs années de neutralisation. Il s’inscrit dans la démarche d’émancipation qui caractérise l’Accord de Nouméa et qui tend à ramener les centres de décision à notre pays. Le FLNKS poursuit l’objectif du transfert de toutes les compétences, dont aussi celles dites régaliennes.
Pourtant Monsieur le Président, comme nous l’avons rappelé devant la 4ème commission en octobre dernier, des dispositions de l’Accord de Nouméa relatives à la citoyenneté calédonienne, et donc à la symbolique très forte, tardent à être mises en œuvre, telles que les signes identitaires ou les dispositions visant à restreindre l’accès à l’emploi local dans le privé. Les différents schémas d’aménagement et de développement du pays sont par ailleurs également neutralisés.

Le nécessaire rééquilibrage ;
La structure de l’économie calédonienne évolue en fonction des cours du nickel qui a contribué pour 1/4 environ durant ces dernières années à la croissance du pays.
Le développement industriel attendu pour notre pays pour les décennies à venir, au travers des trois projets industriels de taille mondiale, va entraîner par effet mécanique un afflux migratoire important provenant essentiellement des pays d’Europe ou des territoires français du Pacifique alors qu’aucune disposition n’est prévue par les différentes autorités quant à la limitation de leur séjour, ce qui risque par ailleurs de remettre en cause à terme les équilibres socio-économiques locaux. Le taux de chômage est par ailleurs le plus important chez les kanaks.
L’Indicateur de Développement Humain - l’IDH – qui prend en compte trois dimensions : l’espérance de vie à la naissance, l’instruction et le PIB par habitant classe la Nouvelle Calédonie au 32ème rang mondial sur 177 pays, au 3ème rang dans le Pacifique, après l’Australie qui est 3ème au rang mondial et la Nouvelle Zélande qui est 18ème également sur le plan mondial.

Et pourtant, des déséquilibres spatiaux, sociaux et économiques persistent :

Les déséquilibres spatiaux ; avec une polarisation de la Nouvelle-Calédonie sur la province Sud et particulièrement sur le « Grand Nouméa ». 71% de la population est concentrée sur la seule province Sud dont 63% sur le grand Nouméa.

Les déséquilibres sociaux : 2/3 de la population de 14ans et plus résidant en province Nord et dans la province des îles n’ont aucun diplôme. 35% en province Sud ….

Les déséquilibres économiques : 85% du revenu total des ménages sont versés dans la province Sud, 11,1% dans la province Nord et 3,9% dans la province des Iles Loyauté. Un ménage résidant en province Sud a un revenu 1,9 fois supérieur à celui d’un ménage de la province Nord et 2,3 fois supérieur à celui d’un ménage de la province des îles.

95% des ménages résidant dans la province Sud disposaient d’un logement pourvu d’eau courante contre 60% dans le Nord et 25% dans la province des îles Loyauté.

95% des ménages de la province Sud étaient raccordés au réseau général d’électricité, contre 77% en province Nord et en province Iles Loyauté où respectivement 1ménage sur 6 et 1 ménage sur 5 s’éclaire encore à la lampe pétrole.

20% des ménages les plus riches perçoivent 55% du total des revenus déclarés et la pauvreté relative touche près d’un calédonien sur 4.

7000 familles vivent dans des conditions précaires.

Malgré l’effort considérable consenti, le rééquilibrage économique, spatial et inter-communautaire notamment pour la formation reste encore un défi majeur à relever.

Respecter les engagements de l’Accord de Nouméa, c’est avant tout se donner les moyens de réussir le pari de la décolonisation.

Le processus de sortie ;
Sous l’impulsion du Président de la République française, à l’occasion de la présentation de ses vœux en janvier, le débat se cristallise aujourd’hui autour de la sortie du processus politique actuel ; les représentants du FLNKS ont d’ailleurs été appelés en consultation à Paris en début de ce mois.
Pour le FLNKS cependant, la mise en oeuvre de l’Accord de Nouméa – processus de décolonisation - doit se poursuivre jusqu’à son terme ; ainsi cela sous –tend que toutes les dispositions prévues doivent être mises en œuvre. L’accord a précisément prévu qu’à son terme, la consultation portera sur le transfert à la Nouvelle Calédonie des compétences régaliennes, l’accès à un statut international de pleine responsabilité et l’organisation de la citoyenneté en nationalité.
Monsieur le Président, le FLNKS porte le projet d’indépendance et d’accession à la souveraineté de la Nouvelle Calédonie. Nous demanderons d’ailleurs à notre puissance de tutelle, dans les semaines qui viennent à l’occasion de la réunion annuelle du comité des signataires – structure composée des signataires de l’Accord de Nouméa et chargée de son suivi, qu’à l’instar du travail préparatoire au transfert des compétences, soit organisée la réflexion autour des ces trois axes qui constituent l’accession à l’indépendance et à la pleine souveraineté.
Comme indiqué en octobre dernier, le FLNKS continue de solliciter votre aide, Monsieur le Président, pour évaluer les politiques publiques qui sont en place et nous permettre de continuer le processus engagé en tirant toutes les conséquences en terme de choix politiques dans notre organisation locale pour ne pas décevoir les espoirs ouverts par l’Accord de nouméa.
Le FLNKS a par ailleurs sollicité le Melanesian Spearhead group – le groupe du Fer de lance Mélanésien – pour une même démarche évaluative des actions publiques développées dans le pays.
C’est avec appréhension Monsieur le Président que le FLNKS constate que nous arrivons au terme de la décade 2000 / 2010 d’éradication du colonialisme dans le monde, telle que définie par l’Assemblée Générale de l’ONU. Le FLNKS plaide ici, Monsieur le Président, pour la prorogation de cette période ; d’autres peuples et d’autres mouvements à travers le monde, tels nos frères Mahoi de Polynésie dite française dans notre région, ont encore grandement besoin de votre aide et votre assistance.
Pour finir enfin, Monsieur le Président, je voudrai vous redire au nom du FLNKS toute notre fierté de vous accueillir sur notre sol ainsi que les différents membres de votre haute assemblée ; vous redire également toute notre gratitude pour le soutien que vous nous manifestez maintenant depuis 1986, date de l’inscription de notre pays sur la liste des pays à décoloniser et voudrai encore vous demander de la maintenir sur cette liste des pays à décoloniser.

Merci.

Le Porte-parole
Victor TUTUGORO

L’assassin du « Che » sous les verrous

par Bernard Langlois

On est tenté de dire : enfin, pas trop tôt !

43 ans après la mort d’Ernesto Guevara, la police bolivienne vient d’arrêter l’homme qui commandait les troupes responsables de son assassinat dans le village de La Figuera, en 1967.

En fait, ce n’est pas tout à fait exact.

L’ex-général Gary Prado Salmón, paraplégique depuis les années 80 après avoir reçu une balle dans la colonne vertébrale lors d’une tentative de coup d’Etat à Santa Cruz, a été mis en résidence surveillée ; et ce n’est pas pour le haut fait d’armes qui l’a jadis rendu célèbre — l’arrestation et l’exécution du révolutionnaire cubain — qu’il connaît des démêlés avec la justice de son pays.

C’est pour sa participation à un nouveau complot, avec une bande d’extrême droite qu’il « conseillait », visant à assassiner le président Evo Morales.

On ne se refait pas.

L’information, avec tous ses détails, sur Changement de société ,le blog de Danièle Bleitrach, qui traduit l’article de la presse bolivienne et le commente.

lundi 24 mai 2010

Le sénat coutumier devant la 4e commission de l'ONU en 2008


Le séminaire régional du Comité des 24 de l'ONU s'est achevé ce jeudi 20 mai 2010 à Nouméa. Le refus de la participation d'une délégation maohi, emmenée par Oscar Temaru, au séminaire a succité des rémous. Fort heureusement, une rencontre a eu lieu entre la délégation d'Oscar Témaru et le président du Comité des 24 a eu lieu finalement au siège du Sénat Coutumier le soir même.
Manifestement, le sénat coutumier a joué un rôle dans cette affaire. Pour saluer cela, Madoy publie une déclaration datant de 2008 devant la 4e commission de l'ONU faite par l'actuel président de l'institution...


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Déclaration de Monsieur Julien BOANEMOI sénateur coutumier de l’aire Ajie-Aro.

Devant la 4ièmme Commission de l’Organisation des Nations Unies, 63ième session
(New York le Jeudi 9 octobre 2008, 15h)

Monsieur le Président,
Mesdames et Messieurs les membres de la 4ième Commission
Mesdames et Messieurs


Permettez moi tout d’abord de vous féliciter, Monsieur le Président, pour votre élection et celles des membres de votre bureau à la tête de cette importante Commission chargée des problèmes de décolonisation. J’interviens devant votre commission en ma qualité de sénateur coutumier de la Nouvelle Calédonie. Notre institution m’a chargé de vous donner, dans le temps qui nous est imparti, notre appréciation sur le processus de décolonisation de la Nouvelle Calédonie à travers l’application de l’accord de Nouméa, accord de décolonisation, signé le 5 mai 1998 entre le FLNKS représentant les intérêts du peuple kanak d’une part et les anti indépendantistes et l’Etat Français d’autre part.

Le sénat coutumier constitue un des éléments clés de l’accord de Nouméa, il est chargé de représenter, défendre et promouvoir l’identité kanak dans l’ensemble du dispositif institutionnel de cet accord. Cette identité kanak forme le socle dur lequel se bâtit les fondements de notre futur Etat. En quelques minutes, je voudrais rappeler à votre commission les principaux problèmes qui se posent à l’émancipation de notre peuple.

1 - Le Kanak devait être au centre du dispositif. Il reste en fait marginalisé

Lors de la négociation sur le contentieux colonial entre l’Etat et le Peuple Kanak, avait été acté le principe de redonner au Kanak, toute sa place dans le dispositif transitoire préparant à l’émergence du futur Etat. Il avait été de même reconnu que la réparation des torts causés à notre Peuple et la recherche de la cohésion sociale passaient nécessairement par le respect de ce principe. Malgré la domination coloniale et son cortège de trahison, humiliation, exclusion, le Kanak a toujours su s’adapter et trouver les réponses pour assurer sa propre survie et la coexistence avec les communautés immigrées de gré ou de force sur sa terre ancestrale. Pour pouvoir exercer réellement son droit d’accueil, la reconnaissance de sa place centrale était incontournable. Après neuf ans d’application de ce principe, force est de constater que la marginalisation du Kanak s’est accentuée dans certains secteurs clés de la société. Peu à peu : « l’invité a pris la place de l’hôte ».

1.1 - La colonie de peuplement par l’immigration

Ainsi, il devient de plus en plus minoritaire dans son propre pays. Le flux de migration en provenance de la Métropole a considérablement augmenté depuis la signature des Accords de Matignon et de Nouméa. Cela malgré les promesses de Mr Michel Rocard qui s’était engagé en tant que Premier Ministre lors de la signature de l’accord de Matignon en 1988 à bloquer les flux migratoires. Le seul moyen retenu pour freiner ce flux incessant était la restriction sur le droit de travailler qui devait faire l’objet d’un projet de loi du pays. Ce projet est resté lettre morte depuis 1998. Chaque année débarquent par centaine des retraités fonctionnaires à salaire indexé, des militaires français à la retraite, des commerçants, des artisans, des spéculateurs etc…Le but est clair, il s’agit de peupler la Nouvelle Calédonie (dans la droite ligne de la circulaire du Premier Ministre Messmer en 1972) afin de noyer le Kanak démographiquement pour le priver d’accéder à l’indépendance


1.2- Déstructuration de la société KanakLe dualisme de la société Kanak s’accentue : D’un côté les Kanak, soit cantonnés dans leurs Provinces et leurs tribus dans un mode de vie considéré comme hors norme, soit agglutinés dans la périphérie de Nouméa et les autres vivant un modèle de société présenté comme la référence du progrès social et de la modernité. Le tiraillement qui en découle induit des ravages avec ses effets négatifs tels que la délinquance, la consommation excessive de cannabis et d’alcool, ou encore le suicide dont sont victimes en priorité les jeunes Kanak en perte de repères sociaux et culturels. Le haut commissaire de la république vient d’ailleurs de saisir officiellement le Sénat sur ce sujet délicat de l’augmentation de la délinquance dans la jeunesse kanak. L’exclusion et la marginalisation d’une partie de cette jeunesse s’accentuent avec la mise en place progressive d’une société dont le modèle est dupliqué sur celui de la France Métropolitaine. Cela a pour conséquence une mise à l’écart qui ne peut engendrer à terme que délinquance, violence et contestation.

1.3– La formation et l’emploi contre la promotion des Kanak

Depuis des décennies, il est constaté le manque de réussite des enfants kanak dans le cursus scolaire et universitaire français. Malgré les moyens mis en œuvre dans le cadre des différents accords politiques,les résultats démontrent la persistance d’un écart important entre la jeunesse Kanak à majorité sans diplôme et la jeunesse Européenne. Les conséquences sont connues : chômage élevé, problème d’insertion professionnelle, précarité, délinquance .Les premières réformes de l’enseignement sortent progressivement, mais leur applicabilité est difficilement envisageable pour plusieurs raisons : extrême lourdeur administrative et institutionnelle, charges financières importantes d’un système copié sur le système français engendrant une incapacité financière des Provinces. En règle générale, l’école reste une école élitiste au regard de l’obtention des diplômes même si beaucoup de moyens sont investis. Après 155 ans de colonisation, il n’y a encore aucun avocat kanak inscrit au barreau de Nouméa, un seul magistrat, un seul professeur d’université, trois médecins, quelques dizaines d’ingénieurs.

1 4 – Le foncier au détriment des Kanak

L’accord de Nouméa a reconnu la nécessité de donner satisfaction aux revendications foncières kanak dans les zones périurbaines et a acté le principe de doter l’ADRAF de moyens adéquats. Or le budget d’acquisition foncière de cet établissement d’Etat a été diminué de manière drastique rendant pratiquement impossible de nouvelles acquisitions foncières dans les zones suburbaines de Nouméa du fait de la spéculation effrénée en matière foncière et immobilière. Cette spéculation commence à s’étendre sur l’ensemble de la grande terre. On assiste à une nouvelle forme de colonisation. Le profit pour les opérateurs et investisseurs immobiliers et la nécessité de loger les nouveaux arrivants prennent le pas sur les revendications des clans spoliés dont le droit de vivre dans un environnement protégé afin de parvenir à un « niveau maximal d’autosuffisance économique » est reconnu par l’article 12, du chapitre IV du plan d’action de la résolution de l’ONU du 8 décembre 2000.

Enfin, Mr le président

1.5 - Le Kanak est contraint de se battre pour défendre son environnement

Ayant vécu dans sa chair la pollution minière depuis 1880, il se bat avec énergie afin que de grandes sociétés métallurgiques telle que INCO, des sociétés de construction de lotissement résidentiel sur le littoral et en zone maritime ou encore des sociétés d’aquaculture, respectent les normes antipollution. De tout temps, le Kanak a été respectueux de la nature, son rapport avec l’environnement fait partie de sa philosophie de la vie. Le cosmos, la terre, l’eau et l’homme forment un ensemble cohérent dans lequel doit régner l’harmonie. Les bouleversements du milieu ont donc des conséquences sur la conception même de la vie du Kanak. Les menaces sur la biodiversité, les changements climatiques, la montée du niveau des mers …deviennent source d’angoisse permanente pour un peuple déjà bien déstabilisé par sa situation de colonisé. Le gouvernement Français devrait y être sensible puisqu’il s’est fait le champion de ce combat depuis la conférence sur la biodiversité de février 2004 à Kuala Lumpur (Malaisie).

Pour conclure Mr le président, je voudrais au nom du sénat coutumier rappeler à votre commission que l’avenir du peuple kanak, peuple colonisé est sous votre responsabilité, aidez le à fermer avec dignité cette parenthèse de l’histoire qu’est le colonialisme. Ne le laissez pas sombrer dans les poubelles de l’histoire. Nous n’oublions pas que le colonialisme est un crime. Toute initiative renforçant le colonialisme est caractérisée ainsi par la résolution 2621 (XXV) adoptée le 12 décembre 1970 à l’occasion du 25ième anniversaire des Nations Unies : « L’Assemblée Générale déclare que la persistance du colonialisme sous toutes ses formes et dans toutes ses manifestations représente un crime qui constitue une violation de la Charte des Nations Unies, de la Déclaration sur l’octroi de l’indépendance aux pays et aux peuples coloniaux et des principes du droit international ».

Afin de vous rendre compte des difficultés du peuple kanak actuellement, le sénat coutumier invite votre commission à se rendre en mission en Nouvelle Calédonie, comme cela a été le cas en 1999 au lendemain de la signature de l’accord de Nouméa. Dans le même ordre d’idée, ce serait un grand honneur pour notre pays, que le prochain séminaire sur la décolonisation, se tienne en Nouvelle Calédonie, le sénat coutumier sera là pour vous accueillir chaleureusement.

Je vous remercie.
Julien BOANEMOI.

dimanche 23 mai 2010

5ème festival culturel Cebu Nyabi Du 26 au 30 mai 2010 à Waa wi Luu


Au nom de l'ADPPAC, Association pour le Développement Provincial des Pratiques Artistiques et Culturelles, du Conseil d'Aire Ajie Arö, de la Mairie de Waa Wi Luu, de celle de Poya, de la part de tous les militants de la dynamique Réé mà Yöö,
nous avons le plaisir de vous inviter à participer au 5ème festival de la Province Nord, Cebu Nyabi qui se déroulera à compter du 27 mai au 30 mai 2010;
L'entrée du site est gratuite mais chacun emmène une participation...

Lucienne



PROGRAMMATION du 5ème festival Cebu Nyabi Du 26 au 30 mai 2010 à Waa wi Luu


Mercredi 26 mai 2010

- Matin :

o Rassemblement district de Waraï
o Les partenaires techniques mettent en place les structures : sono, radio, sécurité civile
Après midi
o De 12 h à 14 h 30 : accueil des autres districts de l’Aire Ajie Arö : rassemblement des tamoins
o 15 h : mise en place de la grande flèche faîtière (réalisé par Lacheret DIOPOSOI) sur le sommet de la case Réé mà Yöö ainsi que les chambranles et les seuils aux 2 portes ;
o 16 h : plantation des 8 poteaux des 8 districts de l’Aire
o Préparation du gros œuvre pour le four traditionnel de jeudi

o 17 h : réunion de mise au point de l’Aire :
 Présentation du festival, son organisation et son déroulement
 renforcement des équipes de travail du festival : cuisine, sécurité…

 le circuit de ramassage des équipes de permanence
o 19 h : repas
o 20 h fin de la journée : réunion mise au point de l’organisation RMY

Jeudi 27 mai 2010

o Matin Installation sur le site
o A la cuisine, les équipes des districts de …………..
o Préparation du casse-croûte de midi
o Préparation du gros œuvre pour le four de l’après midi
o 9 h : accueil du poteau central venu de Nouméa
o 9 h les Paici Cemuki attendent au faré de Ponérihouen les Hoot ma Waap
o 12 h repas : arrivée probable des Païci Cemuki Hoot ma Waap (1 chant d’accueil)
o 13 h les Xaracùù attendent le sud du pays et les îles à Do Neva
o 13 h 30 Accueil de la délégation menée par Xaracùù (chant
o 14 h 30 mise en commun des ingrédients et préparation du four traditionnel
o 15 h Pause café
o les délégations s’inscrivent pour l’hébergement
o 15 h 30 ouverture officielle du site et Plantation du poteau central du festival – pilou d’ouverture
o découverte du site par les délégations :
o 16 h : fermeture du four
o 19 h : repas
o 21 h : départ vers les lieux d’hébergement

Vendredi 28 mai 2010


o 6 h arrivée des équipes cuisines, sécurité

o 7 h rotation des cars des tribus vers le site avec transport des troupes de danses de WWL (la vallée)
o Les ateliers se mettent en place

o 9 h discours officiels :
 Notables du district Waraï
 Président de l’aire Ajie Arô
 Maire de WWL
 Angie BOEHE,présidente de la commission Culture P Nord
 ADPPAC

o 10 h pilou d’ouverture par les enfants de Waa Wi Luu emmené par la FAPEP

o 11 h début de la partie musicale avec les chorales des enfants
 Ba (1 chant)
 Néaoua (1 chant)
 Coula/Gondè (3 chants)
 Mwéo
 Chorale de Gamaï

o 13 h à 14 h Forum

o 14 h reprise de la partie musical avec le Kaneka
 Muneba
 Groupe Maxa (HmW)
 Poya 1
 Jamali
 Mwéo
 Komanu
 Poya 2
 Kwéo
 1 défilé des couturières du nord

o 17 h 30 partie danse

 Les enfants de Bas Nindhia FAPEP
 Les vieux des districts Boéraré et Haut Nindhia
 Les enfants de Coula/Gondé
 Danse Doo Huny (1 h)
 Troupe de Borendy

o 18 h journal DJIIDO
o 19 h repas
o 20 h 3 contes de Hoot ma Waap
o 22 h départ des navettes vers les tribus d’accueil

Samedi 29 mai 2010

o 6 h arrivée des équipes cuisines, sécurité
o 7 h rotation des cars des tribus vers le site avec transport des troupes de danses de WWL (la vallée)
o Les ateliers se mettent en place
o 9 h début de la partie musicale

 Chorales Chœur de Voh
 ……………
 …………..
o 12 h repas

o 13 h forum ou temps de parole

o 14 h reprise de la partie musicale
 Tervika
 Vamaley
 Moui
 Maxa
 Poya 3
 Macelo Junior
 Kacirixo
 King’s
 Poya 4
 Freedom
 Poya 5
 EJW

o 16 h un défilé des couturières
o 16 h 30 : les groupes de danses prennent l’espace

 Kwé aé Canala
 Nédivin
 Do Néva
 Doo Huny
 Bélep
 Tyaou

o 18 h journal DJIIDO

Dimanche 30 mai 2010

o 6 h arrivée des équipes cuisines, sécurité
o 7 h rotation des cars des tribus vers le site avec transport des troupes de danses de WWL (la vallée)
o Les ateliers se mettent en place
o 9 h Prestation de la jeunesse présente depuis le début du festiva
o 11 h 30: Repas
o 13h à 14 h : forum ou temps de paroles :premier bilan
o 14 h : Transmission du festival à l'Aire Païci Cemuhi
o Au revoir aux délégations des Aires
o Départ échelonné des délégations communales
o Préparation des retours coutumes et nourritures pour chaque Districts de l'Aire Ajie Arö
o 16 h : Rangement, tri et retour de la vaisselle par tribu
o 17 h : Coutume d'Au revoir Ajie Arö

Les ateliers :

Ateliers vivants (enfants) :

1. Initiation Poterie Durée : 2h
2. Sculpture sur pierre savon : Durée : 2h
3. Confection Bwanjep : Durée : 2h
4. Initiation pas de danse : Durée : 2h
5. Sculpture sur bois
6. Monnaies Kanak
7. Vannerie
8. Atelier couture
9. Atelier multi-média
10. Atelier flûte traditionnel
11. Jeux traditionnels
12. Espace langue Kanak
13. Atelier Slam
14. Atelier Expression libre
15. Raconter l’histoire du festival
16. Peinture
17. Atelier Djiido
18. Atelier Sono
19. Atelier Cuisine

L’ALCOOL EST INTERDIT SUR LE SITE Et toute autre conduite addictive

L'Identité kanak, un des objectifs fondamentaux de l’Accord de Nouméa


Au centre du dispositif, valorisation, réhabilitation… En 1998, l’identité kanak avait, on se le rappelle, fait l’objet d’une réunion bilatérale entre l’Etat français et le FLNKS avant d’aborder d’autres points qui ont, par la suite, tous constitué l’ossature de l’Accord de Nouméa.
Ainsi, pour marquer deux événements cette année, la journée internationale de l’autochtonie du 9 août et le renouvellement des membres du sénat coutumier aux alentours du 25-26 août, qui vont avoir lieu en août de cette année, il s’est avéré, pour Madoy, de rappeler quelques références politiques et juridiques liées à l'identité kanak dans le texte de l’Accord de Nouméa et de relever quelques exemples de ses mises en œuvre…


I - Les références politiques et juridiques

1.1 - Le préambule de l’Accord de Nouméa

« … La pleine reconnaissance de l’identité kanak conduit à :
- préciser le statut coutumier et ses liens avec le statut civil des personnes de droit commun,
- prévoir la place des structures coutumières dans les institutions, notamment par l’établissement d’un Sénat coutumier,
- protéger et valoriser le patrimoine culturel kanak,
- mettre en place de nouveaux mécanismes juridiques et financiers pour répondre aux demandes exprimées au titre du lien à la terre, tout en favorisant sa mise en valeur,
- et à adopter des symboles identitaires exprimant la place essentielle de l’identité kanak du pays dans la communauté de destin acceptée. »

1.2 - Le document d’orientation de l’Accord de Nouméa

L'identité kanak (Point 1)
L'organisation politique et sociale de la Nouvelle-Calédonie doit mieux prendre en compte l'identité kanak.

1.2.1 – Le statut civil particulier
Certains kanak ont le statut civil de droit commun sans l'avoir souhaité. Le statut civil particulier est source d'insécurité juridique et ne permet pas de répondre de manière satisfaisante à certaines situations de la vie moderne. En conséquence, les orientations suivantes sont retenues :
 Le statut civil particulier s'appellera désormais "statut coutumier" ;
 Toute personne pouvant relever du statut coutumier et qui y aurait renoncé, ou qui s'en serait trouvé privé à la suite d'une renonciation faite par ses ancêtres ou par mariage ou par toute autre cause (cas des enfants inscrits en métropole sur l'état-civil) pourra le retrouver. La loi de révision constitutionnelle autorisera cette dérogation à l’article 75 de la Constitution ;
 Les règles relatives au statut coutumier seront fixées par les institutions de la Nouvelle-Calédonie, dans les conditions indiquées plus loin ;
 Le statut coutumier distinguera les biens situés dans les "terres coutumières" (nouveau nom de la réserve), qui seront appropriés et dévolus en cas de succession selon les règles de la coutume et ceux situés en dehors des terres coutumières qui obéiront à des règles de droit commun.

Du fait des difficultés et des interprétations diverses en raison d’un manque de précisions de la loi organique, il y a manifestement une clarification qui sera apportée par des textes réglementaires.

1.2.2 – Droit et structures coutumières

1.2.1. – Le statut juridique du procès-verbal de palabre (dont le nom pourrait être modifié) doit être redéfini, pour lui donner une pleine force juridique, en fixant sa forme et en organisant une procédure d'appel permettant d'éviter toute contestation ultérieure. Le rôle de syndic des affaires coutumières, actuellement tenu par les gendarmes, sera exercé par un autre agent, par exemple de la commune ou de l'aire coutumière.
La forme du procès-verbal de palabre sera définie par le Congrès en accord avec les instances coutumières (voir plus bas). L'appel aura lieu devant le conseil d'aire et l'enregistrement se fera par le conseil d’aire ou la mairie.
L’acte coutumier a été adopté par le Congrès en décembre 2006

1.2.2. – Le rôle des aires coutumières sera valorisé, notamment en confiant aux conseils d'aires un rôle dans la clarification et l'interprétation des règles coutumières. Plus généralement, l'organisation spatiale de la Nouvelle-Calédonie devra mieux tenir compte de leur existence. En particulier les limites communales devraient pouvoir tenir compte des limites des aires.
Le constat est que les conseils d’aire s’impliquent de plus en plus dans toutes les questions liées à l’identité kanak.
Ils sont devenus « incontournables » auprès des institutions communales et provinciales. Ils sont associés dans beaucoup de projets de développement économique, social et culturel.
Ex : les opérations de toponymie…
Ils initient eux-mêmes des opérations comme le cadastre coutumier…


1.2.3. – Le mode de reconnaissance des autorités coutumières sera précisé pour garantir leur légitimité. Il sera défini par l'instance coutumière de la Nouvelle-Calédonie (voir plus bas). Notification en sera faite au représentant de l'Etat et à l'Exécutif de la Nouvelle-Calédonie qui ne pourront que l'enregistrer. Leur statut sera précisé.
Dans le cadre du renouvellement des sénateurs et des membres des conseils coutumiers, le choix devrait être soit par le mode électif soit par le mode « us et coutume » (consensuel).
Après 6 ans d’existence, les membres des institutions coutumières ont été renouvelés en août 2005 par le mode « us et coutume » (sur demande des autorités coutumières). Pour le second renouvellement en août de cette année, le mode sera encore celui du « us et coutume ».

1.2.4. – Le rôle des autorités coutumières dans la prévention sociale et la médiation pénale seront reconnus. Ce dernier rôle sera prévu dans les textes applicables en Nouvelle-Calédonie en matière de procédure pénale.
Les autorités coutumières pourront être associées à l'élaboration des décisions des assemblées locales, à l'initiative des assemblées de provinces ou des communes.
Dans un séminaire organisé par la direction des affaires coutumières en 2006, Le président du tribunal de première instance de Nouméa, le juge Pradal, a évoqué des difficultés à mettre en œuvre l’association des assesseurs coutumiers quand on est en face d’un absentéisme…
1.2.5. – Le Conseil coutumier de la Nouvelle-Calédonie deviendra un "Sénat coutumier", composé de seize membres (deux par aire coutumière), obligatoirement consulté sur les sujets intéressant l'identité kanak.
Cette instance nationale, comme les conseils coutumiers, est considérée comme une institution au même titre que le congrès, le gouvernement et le conseil économique et social (article 2 de la loi organique).

1.2.3 – Le patrimoine culturel

Les noms de lieux
Les noms kanak des lieux seront recensés et rétablis. Les sites sacrés selon la tradition kanak seront identifiés et juridiquement protégés, selon les règles applicables en matière de monuments historiques.

C’est l’opération toponymique dans la province nord et en cours dans la province sud… C’est une opération provinciale où sont associés la commune concernée et les coutumiers.

Les objets culturels

L'Etat favorisera le retour en Nouvelle-Calédonie d'objets culturels kanak qui se trouvent dans des musées ou des collections, en France métropolitaine ou dans d'autres pays. Les moyens juridiques dont dispose l'Etat pour la protection du patrimoine national seront mis en oeuvre à cette fin.
Des conventions seront passées avec ces institutions pour le retour de ces objets ou leur mise en valeur.

Le musée de la Nouvelle Calédonie (un service qui dépend de la DACC NC) a passé une convention avec le Musée de France pour la mise à disposition d’un expert pour effectuer le travail de recherche et de recensement…

Les langues
Les langues kanak sont, avec le français, des langues d'enseignement et de culture en Nouvelle-Calédonie. Leur place dans l'enseignement et les médias doit donc être accrue et faire l'objet d'une réflexion approfondie.
Une recherche scientifique et un enseignement universitaire sur les langues kanak doivent être organisés en Nouvelle-Calédonie. L'Institut national des langues et civilisations orientales y jouera un rôle essentiel. Pour que ces langues trouvent la place qui doit leur revenir dans l'enseignement primaire et secondaire, un effort important sera fait sur la formation des formateurs.
Une académie des langues kanak, établissement local dont le conseil d'administration sera composé de locuteurs désignés en accord avec les autorités coutumières, sera mise en place. Elle fixera leurs règles d'usage et leur évolution.
L’’académie des langues a été mise en place.

Le développement culturel
La culture kanak doit être valorisée dans les formations artistiques et dans les médias. Les droits des auteurs doivent être effectivement protégés.
. L’école d’art a été inscrit dans le CD 2006-2010. Le lieu se trouvera à Koné et une antenne dans Nouméa.
. La mise en place de la SACENC date de mai 2004 et la redistribution des droits aux artistes créateurs possible en juillet 2006.


Le Centre culturel Tjibaou
L'Etat s'engage à apporter durablement l'assistance technique et les financements nécessaires au Centre culturel Tjibaou pour lui permettre de tenir pleinement son rôle de pôle de rayonnement de la culture kanak.
Sur l'ensemble de ces questions relatives au patrimoine culturel, l'Etat proposera à la Nouvelle-Calédonie de conclure un accord particulier.
La signature de la convention quinquennale 2006-2010 entre l’Etat français, la NC et l’ADCK a eu lieu en mars 2006 qui définit les objectifs et les moyens…

1.2.4 – La terre

L'identité de chaque Kanak se définit d'abord en référence à une terre.
Le rôle et les conditions de fonctionnement de l'Agence de Développement Rural et d’Aménagement Foncier (A.D.R.A.F.) devront faire l'objet d'un bilan approfondi. Elle devra disposer des moyens suffisants pour intervenir dans les zones suburbaines. L'accompagnement des attributions de terre devra être accentué pour favoriser l'installation des attributaires et la mise en valeur.

Les terres coutumières doivent être cadastrées pour que les droits coutumiers sur une parcelle soient clairement identifiés. De nouveaux outils juridiques et financiers seront mis en place pour favoriser le développement sur les terres coutumières, dont le statut ne doit pas être un obstacle à la mise en valeur.
La réforme foncière sera poursuivie. Les terres coutumières seront constituées des réserves, des terres attribuées aux "groupements de droit particulier local" et des terres qui seront attribuées par l'ADRAF pour répondre aux demandes exprimées au titre du lien à la terre. Il n'y aura plus ainsi que les terres coutumières et les terres de droit commun. Des baux seront définis par le Congrès, en accord avec le Sénat coutumier, pour préciser les relations entre le propriétaire coutumier et l'exploitant sur les terres coutumières. Les juridictions statuant sur les litiges seront les juridictions de droit commun avec des assesseurs coutumiers.

Les domaines de l'Etat et du Territoire doivent faire l'objet d'un examen dans la perspective d'attribuer ces espaces à d'autres collectivités ou à des propriétaires coutumiers ou privés, en vue de rétablir des droits ou de réaliser des aménagements d'intérêt général. La question de la zone maritime sera également examinée dans le même esprit.

Une opération de cadastrage coutumier était en cours dans les aires coutumières, en coordination avec le sénat coutumier mais beaucoup de difficultés de concrétisation…

1.2.5 – Les symboles

Des signes identitaires du pays, nom, drapeau, hymne, devise, graphismes des billets de banque, devront être recherchés en commun, pour exprimer l'identité kanak et le futur partagé entre tous.
La loi constitutionnelle sur la Nouvelle-Calédonie prévoira la possibilité de changer ce nom, par "loi du pays" adoptée à la majorité qualifiée (voir plus bas).
Une mention du nom du pays pourra être apposée sur les documents d'identité, comme signe de citoyenneté.
La NC a doté 20 millions de F dans le BP 2007 pour s’attaquer au chantier des signes identitaires…Depuis, on attend l’adoption par le Congrès des trois signes que sont : la devise, l’hymne et les graphismes sur les billets de banque.
1.3 - La loi organique du 19 mars 1999

Titre Ier : Statut civil coutumière et propriété coutumière
Article 7 à l’article 19

II – La mise en œuvre institutionnelle

2.1 - Les structures coutumières institutionnelles

Depuis 1852 jusqu'en 1988, aucun statut n'a prévu une représentation coutumière sauf en 1984 avec le statut Lemoine par la création de 6 pays kanak.
La loi référendaire de 1988 a mis en place les conseils d'aire coutumière et le comité consultatif coutumier du territoire de NC. Joseph Pidjot qui vient de décéder ce jeudi 20 mai 2010 était le premier président du Comité Consultatif Coutumier. L'Accord de Nouméa a poursuivi cette représentation en créant un sénat coutumier.

2.1.1 - Le sénat coutumier

. Préambule : Point 5.3: "la pleine reconnaissance de l'identité kanak conduit à prévoir la place des structures coutumières dans les institutions, notamment par l'établissement d'un sénat coutumier..."
. Document d'orientation : Point 1.2.5 et Point 2.1.4
. Loi organique : Art.2

2.1.2 - Les conseils coutumiers (point 1.2.2 de l’ADN)

2.2 - La prise en compte au niveau des institutions politiques

2.2.1 Au congrès avec la mise en place de la commission des affaires coutumières

2.2.2 Au gouvernement avec :
. Un ministère à part entière des affaires coutumières sous la mandature 1999-2004
. Un portefeuille dans un ministère global depuis 2004 : Culture, affaires coutumières, condition féminine et citoyenneté.
. Une direction des affaires culturelles et coutumières : opérationnelle depuis septembre 2005
. Le service de l’Etat civil Coutumier

2.3 - La réglementation en cours
. Droit et structures coutumières (point 1.2 de l’ADN)
- La loi du pays sur l’acte coutumier (point 1.2.1 de l’ADN)a été voyé en décembre 2006 au Congrès.
- Le statut des officiers publics coutumiers a été mis en place le 13 decembre 2007. Il y a actuellement 17 officiers.

samedi 22 mai 2010

Le LKS qui règle les comptes à Dick SAIHU


Le LKS qui règle les comptes à Dick SAIHU, ex-secrétaire général du LKS et aujourd'hui, secrétaire général du CNDPA. Dick SAIHU a été pendant des années un collaborateur fidèle du Grand Chef de Nécé, Nidoish Hnaisseline.

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Retranscription par la cellule comm Province Sud "mot à mot" le 20 MAI 2010 de midi sur une intervention du LKS sur une radio locale...

Journaliste : Alors que se réunit le séminaire de décolonisation, le LKS tient à interpeller certains responsables indépendantistes et le sénat coutumier. Dans un communiqué, Nidoïsh Naisseline rappelle qu'en décembre 2007, il avait déposé, sur le bureau du Congrès, un vœu demandant l'application à la Nouvelle-Calédonie de la déclaration de l'ONU, relative aux droits des peuples autochtones. Vœu qui n'avait pas été soutenu par les élus indépendantistes et dont le sénat coutumier ne s'était même pas saisi. Dans ces conditions, le LKS s'inquiète, et je cite, de cette dérive néocoloniale qui consiste, pour certains responsables politiques et sénateurs, à revendiquer, pour eux, des avantages au nom du peuple kanak, peuple kanak dont ils n'hésitent pas, par ailleurs, à nier les valeurs. Fin de citation.

Quel est l’enjeu fondamental aujourd’hui en terme de perspectives ?

Qu’on le veuille ou non, l’Accord de Nouméa est incontestablement un processus qui positionne le pays dans une situation quasi-indépendante.
Il serait inutile ainsi de s’attarder sur les péripéties et virements de positionnements de responsables politiques, notamment de droite, concernant la mise en œuvre des dispositifs fondamentaux de l’Accord de Nouméa.
D’ailleurs, on pourrait mettre cela, malgré tout, sur le compte des préoccupations purement politiciennes et électoralistes. Même s’il a fallu quand même de la part des forces nationalistes et progressistes se battre d’arrache-pied pour que la lettre et l’esprit de l’Accord de Nouméa soient respectés dans son intégralité.
Aujourd’hui, la quasi-totalité des responsables et partis politiques admet que le processus est irréversible. Qu’il est aberrant de se mettre à travers de l’histoire ! La preuve est que Pierre Frogier, président du RUMP, député et président de l’assemblée de la Province Sud, propose que, provisoirement, les deux drapeaux (français et Kanaky) représentant deux légitimités soient hissées officiellement devant les édifices publics.

Par conséquent, l’enjeu aujourd’hui, pour un militant nationaliste, c’est de redonner un contenu social à son projet.
Pour un militant du Palika, c’est de militer pour que l’Indépendance Kanak Révolutionnaire et Socialiste devienne une réalité.

Sa mise en œuvre dépend du contexte institutionnel national et provincial.

Dans les provinces Nord et des Îles, le mouvement nationaliste étant majoritaire, les militants ne doivent pas se contenter de gérer pour gérer. Il faut qu’ils soient l’avant-garde de la mise en place d’une future société libre, indépendante, juste et équitable. Leur gestion doit constituer une sorte de préfiguration à la future société tant rêvée…

Dans la province sud, le combat pour le projet social est, certes, plus difficile mais, il prend toute son acuité en raison de la question sociale. C’est dans la province sud qu’on est confronté aux problématiques comme l’industrialisation, l’urbanisation, la multiethnicité, l’immigration, la tertiairisation sont des composantes de cette question sociale…

La convention sur la biodiversité au menu de la commission Environnement de la Province Sud...


Inédite. Pour marquer à sa façon l'année internationale de la Biodiversité, le jeudi 20 mai 2010, la commission Environnement de la Province Sud s’est donnée rendez vous à 9h à Goro sur le site de l'usine de Yale Inco pour d’une part, une réunion afin d’avoir une présentation de la convention signée entre la province Sud et la société Yale Inco relative à la conservation de la biodiversité et d’autre part, visiter sa mise en oeuvre sur le terrain.

Les élus de la commission présents étaient : Ghislaine Arlie, présidente de la commission, mairesse de Farino, membre du RUMP ; Isabelle Ohlen de l’Avenir Ensemble, Muliakaaka du RUMP et Sylvain Pabouty du FLNKS. L'avocat Frédéric DE GRESLAN, élu de Calédonie Ensemble a raté le bus au départ du siège de la Province Sud à 7h00. Accompagnés les élus : Christine Pollabauer, collaboratrice de la présidente de la commission et trois responsables de la direction Environnement de la Province Sud

La visite s’est déroulée selon le programme initial:

9hOO: Accueil des participants sur le site par le responsable de l’Environnement de Vale Inco et de ses collaborateurs.

9h 15-1Oh30 : Présentation de la convention pour la conservation de la biodiversité par les responsables de la direction de l’environnement :
. cadre général (contexte réglementaire, contenu, fonctionnement, dernières évolutions via l'avenant n°1)
. programmes annuels d'actions et état d'avancement de ces programmes (programmes de mesures compensatoires, travail sur la validation des plans de suivi et d'actions) ;
. questions;
. illustration sur site de la mise en oeuvre par la société Vale Inco d'un plan de suivi et de programmes d'actions de la convention. 10h30-Il h30: Les stations de suivi des effets des émissions atmosphériques sur la diversité biologique (annexe 6-1 de la convention) - visite d'une parcelle dans la réserve du Pic du Grand Kaori.

Ilh30-13hOO : Déjeuner sur le site.

13h00-14h30: Visite de la pépinière et du projet de centre de recherche de la Plaine des Lacs (prévue aux annexes 7 « plans opérationnels d'action» et 8 « plan opérationnel de compensation des effets résiduels» ).

Malgré les apparences, notamment d’un point de vue d’un non initié, la convention sur la biodiversité signé en mai 2009 entre la multinationale brésilienne et la Province Sud est d’une importance hautement stratégique et indispensable pour multiples raisons :
1 – La convention est obligatoire
2 – Elle a une durée calquée à celle du projet en lui-même
3 – Elle concerne toutes activités (liées à la mer, terre, air, bois, études….)
4 – Elle fait suite aux différentes études d’impact
5 – Ses mesures compensatoires liées s’inscrivent dans la stratégie provinciale
6 – Elle permettra un travail en étroite collaboration avec les autres institutions.
7 – Elle servira de référence aux autres industriels
8 – Enfin, elle présente un caractère innovant. Au retour à la baie de la Moselle, siège de la Province Sud, tout le monde a bien reconnu que la journée a été très enrichissante.

vendredi 21 mai 2010

Rapport sur le Royaume de Tonga par Jean Pipitte

Dans le cadre du programme "Jeunes Leaders du Pacifique" février 2010, Jean Pipitte, un des 6 "calédoniens" a fait partie du groupe, chargé de mener une étude sur le Royaume de Tonga. Le mardi 18 mai, au Congrès, devant des élus et un public, largement dominé par des jeunes, Harold Martin, président de l'institution, a convié les 6 jeunes du programme 2010 a présenté chacun son étude. Ayant pu récupéré celui de Jean Pipitte, Madoy n'a pas hésité à vous le faire partager...




RAPPORT DU TONGA STUDY TOUR GROUP
Monsieur le Président,
Mesdames et Messieurs les membres du Congrès,
Le Public,

Le groupe auquel j’appartiens a pour thème la Bonne Gouvernance et le Leadership. Durant notre séjour nous avons rencontré les différents ministères du gouvernement, les bailleurs de fonds ainsi que diverses personnalités civiles comme les Représentants des Eglises, l’association des femmes et les groupements de jeunes.
Et nous avons également assisté à la conférence de l’armée tongienne sur l’impact du Tsunami.

GOUVERNANCE ET LEARDSHIPLe Royaume de Tonga est né sur les cendres du grand empire Tui’i Tonga du Xème siècle et s’étale sur une superficie de 748 km2. Il est doté d’une population de 119 009 habitants. En 1845, l’archipel s’est constitué en Royaume et devint une monarchie constitutionnelle en 1875. Il est placé sous protectorat britannique en 1900 et en est ressorti en 1970. (C’était l’onde de choc des indépendances qui secouait l’océanie). Il est administré par le Roi TUPU V sous le régime la monarchie constitutionnelle.
La constitution comprend 3 titres principaux : « la déclaration des Droits, la forme de gouvernement et la Terre. Le roi exerce son pouvoir absolu sur le royaume en s’appuyant sur l’assemblée législative. Cette assemblée qui siège au Faléo le alea (Parlement) est composée de 18 membres dont 9 Matai (lords : chefs) désignés par le roi et 9 autres élus par le peuple. Les Matai détiennent le pouvoir héréditaire sur les terres.
Le système de gouvernance de la monarchie est vivement contesté ces 5 dernières années et a causé les troubles en 2006 dans la ville de Nuku’Alofa, siège des institutions.
Cette date marque la rétrocession volontaire progressive des pouvoirs de la monarchie à la classe dirigeante. Une commission est instituée pour préparer la réforme constitutionnelle qui doit aboutir aux élections du 11 novembre 2010. Cette commission, présidée par le Lord VAVAE, a porté le nombre de 9 membres élus à 17 d’où l’apparition de nombreuses questions sur la conduite politique à tenir. En un mot, le pays va basculer d’un système de gouvernance plutôt stable vers un système encore inconnu. Qu’adviendra-t-il du pouvoir seigneurial des lords sur les terres ? Quelle sera la situation du monarque ? Tant de questions nous interpellent quant à faire un parallèle entre la situation calédonienne et la future constitution de Tonga. Discussion privée avec le Lord VAVAE

LE RÔLE DES FEMMES
Paradoxalement, c’est dans ce royaume où les femmes n’ont aucun droit à la terre que la gente féminine s’est développée plus amplement que dans les autres pays océaniens. Elles s’impliquent dans tous les secteurs d’activité sauf dans la politique ou on ne trouve qu’une seule femme membre du Parlement.
Nombreuses d’entre elles dirigent des entreprises, des agences de voyages, des écoles et collèges, des organisations non gouvernementales… A travers les ONG, elles se consacrent à l’aide apportée aux femmes monoparentales, aux femmes battues et à l’enfance fragilisée en leur donnant une chance de se réinsérer dans la vie. Par ailleurs, les femmes tongiennes monopolisent les activités traditionnelles de vannerie et de confection d’autres habits traditionnels. Histoire d’un homme qui fait de la vannerie.
FA’AHU : On relève l’existence du FA’AHU qui consiste à un respect maternel des frères à l’égard de leurs soeurs. Les enfants des soeurs sont plus importants sur un plan coutumier que les enfants des frères. Ceux-ci doivent veiller sur leurs soeurs et leurs enfants au delà des liens du mariage qui séparent les familles. A la mort d’une soeur, tous les frères doivent être présents aux funérailles pour un dernier geste. Cette coutume existe aussi en Nouvelle-Calédonie.
(Arme de conquête : les mariages)

LE RÔLE DES EGLISES
Le peuple tongien est un peuple croyant qui a choisi comme devise « God and Tonga are my inheritance » (Dieu et Tonga sont mon héritage). L’Eglise tongienne est composée majoritairement de méthodistes (41,3 %) et de catholiques (16%). Elle dépasse le cadre de l’autorité morale et constitue une force de proposition sur les différentes questions de la société. Elle prend comme modèle de leadership celui du Christ en indiquant que « Le leader est celui qui sert ». Aussi vrai que sommeille un génie au fond de chaque individu, sommeille également dans chacun d’entre nous un leader. Il ne s’invente pas ; il naît et se construit.
L’Eglise définit le leadership selon 2 termes grecs, le tunamis qui veut dire Pouvoir et negocia qui signifie Autorité. Elle ne constitue pas une alternative aux autorités monarchiques mais un partenaire privilégié pour la gouvernance de la société.
Elle s’engage à inculquer et à développer auprès de la jeunesse et de la société en général les principes d’humilité, de respect et d’honnêteté. Humilité c’est servir : Aussi élevés soyez-vous, n’oubliez-pas, Dieu est au-dessus de vous. Entre Dieu et vous, il y a la loi.
(Note : Les promeneurs de Dimanche)
Tous les magasins sont fermés le Dimanche.

DE LA TERRE ET DES HOMMES
Les femmes peuvent travailler la terre mais n’en sont pas moins propriétaires. Les agriculteurs n’utilisent pas de produits chimiques. Les produits de la terre se vendent bien mais dépendent des marchés néo-zélandais et australiens. Ces derniers ont une politique de protection du marché local très strict. En revanche, le marché tongien ne profite que des fenêtres « Win the Window », c’est-à-dire des pénuries saisonnières. C’est durant les périodes de « mai à septembre » que les marchés néo-zélandais et australiens ouvrent leur marché pour faire appel aux produits tongiens. Il convient également de tenir compte de la grande diaspora tongienne qui vit en Nouvelle-Zélande et en Australie et qui reste toujours attachée à la culture d’origine. C’est d’autant de revenus pour les familles vivant à Tonga.

LE TOURISME
Le tourisme fait partie du charme exotique vendu par les agences de voyage selon le slogan « Smiling Tonga ». Tonga a su faire valoir ses danses traditionnelles et sa culture ancestrale en les enregistrant auprès de l’UNESCO (travaux de vannerie, confection de tapas…). La danse traditionnelle du « Laka laka » est protégée par la législation relative aux savoirs traditionnels. Les bons chiffres du tourisme doivent leur succès non seulement aux efforts touristiques mais aussi à la l’existence du royaume (qui apparaît comme une comte de fée aux temps modernes). On enregistre une très forte augmentation du tourisme en septembre 2005 lors du couronnement du Roi Taufa’ahu TUPOU V. L’accueil chez l’habitant est un concept nouveau qui commence à se développer. Le tourisme tongien est sujet aux aléas du climat (et aux aléas de l’histoire). Il occupe le premier rang des priorités du gouvernement (6% du PNB en 2007).

Le royaume de Tonga projette de renforcer sa présence dans la région par l’ouverture de plusieurs agences touristiques et aussi pour explorer plus loin les négociations bilatérales. Il est conscient de l’étroitesse de son marché et de son incapacité à faire face aux nouveaux défis climatiques. Le drame du Tsunami de 2009 a créé chez le peuple tongien un sentiment de vulnérabilité.

Jean PIPITE

La Déclaration de politique générale du 31/08/09 de M. Philippe Gomès dans les textes fondamentaux

Sur le site internet du gouvernement de la Kanaky/NC, parmi les textes fondamentaux (http://www.gouv.nc/portal/page/portal/gouv/textes_fondamentaux), on trouve:

- Les accords de Matignon du 26 juin 1988,
- L'accord de Nouméa du 5 mai 1998,
- La Loi n° 99-209 du 19 mars 1999 - Loi organique relative à la Nouvelle-Calédonie,
- La Loi n° 99-210 du 19 mars 1999 - Loi simple modifiée
- et... La Déclaration de politique générale du 31/08/09 de M. Philippe Gomès, président du Gouvernement de la Nouvelle-Calédonie !

Celles des précédents présidents ne sont pas apparemment dignes d'être mentionnées à ce niveau-là.... Même pas celle de Marie Noëlle Themereau ! ! !

la LDH NC et le comité des 24 à Nouméa

Ligue des Droits de l’Homme et du citoyen de Nouvelle-Calédonie
BP 18197 – 98857 NOUMEA Courriel : ldhnc@lagoon.nc




Communiqué


Le Comité spécial de décolonisation auprès des Nations Unies, dit Comité des 24, a tenu son séminaire régional annuel pour le Pacifique du 18 au 20 mai 2010 au siège de la C.P.S. à Nouméa.

Cette rencontre au sommet doit aider, par ses travaux, le Comité à évaluer les progrès accomplis en matière de décolonisation dans le Pacifique et en particulier en Nouvelle-Calédonie.

Le Sénat Coutumier, le Conseil National du Peuple Autochtone (CNDPA), des partis politiques membres ou non du FLNKS, ainsi que des élus d'un autre pays du Pacifique (Polynésie), ont manifesté devant la CPS pour exprimer leur mécontentement de ne pas être représentés à cette réunion afin d'exprimer leur point de vue sur la décolonisation actuelle de la Nouvelle-Calédonie et de la Polynésie. Ils ont finalement été reçus officieusement dans la soirée.

La Ligue des Droits de l’Homme et du Citoyen de Nouvelle-Calédonie s'étonne du fait que ces organisations aient du manifester pendant deux jours pour obtenir un rendez-vous. En effet :

Comment peut-on évaluer la situation réelle du pays en invitant seulement certaines institutions et pas une autre comme le Sénat Coutumier ?

Comment peut-on parler de décolonisation et en même temps ne pas écouter toute les paroles des colonisés ?


Le président Elie Poigoune et le Bureau de la LDH-NC

lundi 17 mai 2010

La commission politique et citoyenneté de la Dynamique FLN Sud veut alerter le comité des 24 de l'ONu sur le droit de vote refusé à certains kanak

La lettre et l’esprit de l’Accord de Nouméa signé le 5 mai 1998 reconnaissent aux populations Kanak, peuple colonisé en Nouvelle Calédonie, le droit de vote pour qu’elles puissent se prononcer sur l’évolution et le devenir de leur pays.

Or, il s’avère que de très nombreuses personnes kanak, lors des 3 élections aux assemblées de province et au congrès, n’ont pas pu exercer leur droit de vote. Elles ne figuraient pas sur la liste spéciale donnant le droit de voter. Par contre, elles ont été mises sur un tableau annexe, lequel tableau où sont fichées toutes les personnes non autorisées à voter aux provinciales.

Nous sollicitons les instances de l’ONU chargées de suivre les processus de décolonisation des peuples d’intervenir auprès du gouvernement français pour que toute personne kanak, électeur, puisse retrouver son droit de vote en vue des prochaines élections provinciales prévues en 2014.

Cette demande concerne à ce jour près de 1500 personnes (voir liste ci-jointe) pour lesquelles, des tiers électeurs ont déposé des recours au tribunal de 1ière instance tel que le prévoit les textes en vigueur de l’Accord de Nouméa. Ce recensement n’est pas complet : il n’a été réalisé que dans 4 communes sur les 33 que compte la Nouvelle Calédonie.

Nouméa, Mont Dore, Dumbéa, Thio sont des communes où la problématique de l’inscription sur les listes électorales spéciales se pose de façon cruciale surtout pour les 3 premières sans omettre Païta qui n’a pas pu être traitée.

Le tribunal a rejeté tous les recours considérant que les demandes devaient d’abord être faites auprès des mairies par les personnes concernées. Mais vue la complexité administrative, sociale, culturelle liée à cette situation de nombreux kanak vont séjourner encore longtemps sur les tableaux annexes !

En effet, de très nombreuses causes mériteraient d’être exposées expliquant le fait que des kanak ne sont pas autorisés à exercer leur droit de vote pour leur Pays. Paradoxalement, nous pouvons indiquer par ailleurs que de très nombreuses populations, nées hors de la Nouvelle Calédonie, (environ 15 000 sur 35 000 électeurs que compose la liste spéciale de la commune de Nouméa) ont obtenu ce droit de vote. Quel paradoxe !

Nous nous tenons à votre disposition pour aborder encore plus concrètement cette situation contraire aux droits des peuples à disposer d’eux-mêmes.