lundi 30 août 2010

Déjà minoritaire, le gouvernement salomonais à peine installé...

Madoy salue l'installation du nouveau gouvernement des frères salomonais... Même des difficultés de majorité apparaissent déjà. Madoy vous livre un flash de Patrick Antoine Decloitre (http://newspad-pacific.info/L'actualité qui compte sur l'Océanie)

Les titres de cette édition :
Salomon-politique-gouvernement-composition: La composition du gouvernement des îles Salomon


Salomon-politique-gouvernement: Les îles Salomon forment un gouvernement déjà minoritaire

La composition du gouvernement des îles Salomon HONIARA, lundi 30 août 2010 (Flash d'Océanie) –

Voici la composition du gouvernement des îles Salomon, telle qu’annoncée ce week-end par le Premier ministre Danny Philip, élu le mercredi 25 août 2010 par le Parlement issu des législatives du 4 août 2010.
1. Premier ministre : Danny Philip
2. Vice-premier ministre, ministre de l’intérieur : Manasseh Maelanga
3. Ministre des affaires étrangères et des relations commerciales : Peter Shanel Agovaka
4. Ministre de l’éducation et des ressources humaines : Dickson Ha’amori
5. Ministre de la santé et des services médicaux : Charles Sigoto
6. Ministre des forêts : Heinz Bodo Dettke
7. Ministre des pêcheries et des ressources marines : Jimmy Lusibaea
8. Ministre de l’environnement et de la conservation : John Moffat Fugui
9. Ministre de l’agriculture et du cheptel : Selwyn Riumana
10. Ministre des terres et du logement : Martin Sopage
11. Ministre des mines et de l’énergie : Mark Kemakeza
12. Ministre de la justice : Commins Aston Mewa
13. Ministre de la fonction publique : Douglas Été
14. Ministre du commerce, de l’industrie et de l’emploi : Elijah Doro Muala
15. Ministre du tourisme et de la culture : Samuel Manetoali
16. Ministre de l’aviation civile et des communications : Varian Longamei
17. Ministre du développement des infrastructures : Jackson Fiulaua
18. Ministre du développement rural et des affaires indigènes : Lionel Alex
19. Ministre de la paix et de la réconciliation : Hypolite Taremae
20. Ministre des gouvernements provinciaux : Bradley Tovosia
21. Ministre des affaires féminines, de la jeunesse et des sports : Joseph OnikaPortefeuilles

non encore attribués : finances et Trésor, police et sécurité nationale, développement et plan.

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Salomon-politique-gouvernement: Les îles Salomon forment un gouvernement déjà minoritaireHONIARA, lundi 30 août 2010 (Flash d'Océanie)
– Moins d’un mois après les législatives du 4 août 2010 qui ont débouché sur l’élection, le 25 août, de M. Danny Philip au poste de Premier ministre, ce dernier a annoncé ce week-end la composition d’un gouvernement s’appuyant sur une majorité déjà amputée de deux députés : l’un est mort subitement jeudi dernier, l’autre Snyder Rini, a annoncé, après l’annonce de la composition de l’équipe gouvernementale, qu’il ralliait l’opposition.Vingt et un ministres ont prêté serment samedi devant le Gouverneur Général Sir Frank Kabui.Trois portefeuilles (finances et Trésor, police et sécurité nationale, développement et plan) restent à être attribués.M. Snyder Rini aurait affiché son mécontentement après avoir constaté que le portefeuille qu’il convoitait au sein du gouvernement, celui des finances et du Trésor, n’allait probablement pas lui revenir.M. Rini, qui fut un Premier ministre éphémère à l’issue des précédentes législatives d’avril 2006, avait été contraint de démissionner après huit jours de responsabilités, face aux pires émeutes qu’ait connu la capitale.Il était alors accusé de représenter les intérêts de certaines communautés d’affaires et notamment celle d’origine asiatique.Les émeutes avaient ciblé le quartier commerçant chinois de la capitale.Jeudi 26 août 2010, un député tout juste élu, M. Steve Laore, est mort subitement à la suite d’une apparente attaque cardiaque alors qu’il participait à un dîner de victoire dans un hôtel d’Honiara.Après les législatives, M. Philip avait réuni, pour son élection par la nouvelle chambre, une majorité serrée de 26 des 50 élus.Désormais, cette majorité semble avoir disparu après un groupe gouvernemental de 24 députés et une opposition désormais forte de 25.Dès lundi, cette opposition, constatant l’existence d’un « gouvernement de minorité », faisait savoir son intention de déposer sans attendre une motion de censure afin de renverser le gouvernement de M. Philip lors de la prochaine reprise de séance, rapporte le quotidien Solomon Star.L’opposition a toutefois préféré ne pas faire de commentaires sur d’autres comptes-rendus de revirements, dans l’autre sens, qui auraient vu ces deux derniers jours deux députés de l’opposition rejoindre le camp gouvernemental.La date de reprise des débats au Parlement n’a pas encore été annoncée, le secrétariat général de l’assemblée invoquant notamment la nécessité préalable de faire prêter serment à tous les nouveaux députés.Entre-temps, après les félicitations qui sont d’abord venues de la Nouvelle-Zélande et de la force régionale de stabilisation aux îles Salomon (RAMSI, présente dans l’archipel depuis juillet 2003), la presse salomonaise mentionnait ce week-end les commentaires émanant du secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon et de ses louanges au sujet des élections salomonaises qui se sont déroulées « paisiblement et dans l’ordre » et « ont conduit à l’élection, le 25 août 2010, du Premier ministre ».« Ceci démontre l’engagement des Salomonais envers la paix et la démocratie », commente le porte-parolat de M. Ban.
L’ONU avait envoyé un important contingent d’observateurs lors de ce scrutin, parmi d’autres missions organisées par le Forum des Îles du Pacifique (FIP) et le Commonwealth.

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dimanche 29 août 2010

La coopération régionale gouvernementale sous la présidence MN THEMEREAU

Dans le cadre d'un bilan gouvernemental de la présidence assumée par MN THEMEREAU, de 2004 à 2007, la cellule de coopération régionalee et des relations extérieures a apporté sa contribution...
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CELLULE DE COOPERATION REGIONAL ET DES RELATIONS EXTERIEURES
BILAN D’ACTIVITE Août 2004 – Août 2007




I - HISTORIQUE

L’organisation administrative et politique de la Nouvelle-Calédonie est régie par les dispositions du titre XIII de la Constitution de la République française, par les orientations de l’Accord de Nouméa du 8 novembre 1998, par la loi organique modifiée n° 99-209 du 19 mars 1999 et par la loi modifiée n° 99-210 du 19 mars 1999.

Dans ce cadre institutionnel et en matière de relations extérieures, la Nouvelle-Calédonie bénéficie d’importantes compétences. En effet, outre les compétences traditionnellement reconnues aux collectivités territoriales en droit interne, celles de conclure des conventions de coopération décentralisée, de solliciter l’ouverture des négociations internationales par les autorités compétentes de l'Etat ou de participer à la négociation et à la conclusion d’instruments internationaux au sein de la délégation française, l’entrée en vigueur de la loi organique du 19 mars 1999 a marqué une nouvelle étape dans la décentralisation de l’exercice de ce qui était, jusqu’alors, une compétence quasi exclusive de l’Etat.

La Nouvelle-Calédonie peut aujourd’hui :
- négocier directement, dans le respect des engagements internationaux de la République, des accords avec un ou plusieurs Etats, territoires ou organismes régionaux du Pacifique et avec les organismes régionaux dépendant des institutions spécialisées des Nations unies. Il s’agit ici de la consécration d’un droit d’initiative autonome en matière de relations extérieures;
- avec l'accord des autorités de la République, être membre, membre associé d'organisations internationales ou observateur auprès de celles-ci. Elle y est représentée par le président du gouvernement ou son représentant ;
- disposer d'une représentation auprès de l’Union européenne et des Etats ou territoires du Pacifique.

Le législateur organique a donc doté la Nouvelle-Calédonie des outils juridiques lui permettant d’élaborer sa propre politique extérieure, toujours dans le respect des obligations internationales de la France, de renforcer ses liens avec l’Union européenne, ainsi que les autres Etats et Territoires du Pacifique (au sens large) et donc de développer et d’améliorer sa coopération et son intégration régionales.

Afin de mettre en œuvre ces nouvelles compétences, la cellule de coopération régionale et des relations extérieures a été créée en 2001. Conformément aux dispositions de l’arrêté n° 2001-1347/GNC du 17 mai 2001 portant création et organisation du cabinet de la présidence du gouvernement de la Nouvelle-Calédonie, la cellule est intégrée au cabinet de la présidence et placée directement sous l’autorité du président du gouvernement.

En 2004, la décision a été prise de renforcer les ressources humaines de la cellule de coopération régionale et des relations extérieures, jusqu’alors constituée d’un agent à plein temps et d’un chargé de mission à mi-temps. La création des fonctions de coordinateur de la cellule a été formalisée en février 2005 et, à la date de rédaction du présent bilan, la cellule compte six agents :
- un agent de catégorie A, coordinateur de la cellule, M. Cameron Diver ;
- un agent de catégorie A chargé des affaires générales, Mme Elisabeth Grémont ;
- une assistante de direction de catégorie B, Mme Marie-Paule Caruso ;
- un agent de catégorie A chargé des relations avec l’Union européenne, Mlle Peggy Roudaut ;
- un agent de catégorie A chargé de la coopération sportive, M. Philippe Le Poul ;
- un agent de catégorie A chargé de la coopération culturelle, M. Rodrigue Tiavouane ;
- un agent de catégorie A chargé de la coopération scientifique et technique, M. Yves Lafoy (M. Lafoy est hébergé par la DIMENC où il occupe également les fonctions de chef du service de la géologie).

Il convient également de souligner que la cellule accueille régulièrement des stagiaires qui effectuent des stages dans le cadre de leurs études supérieures (5 stagiaires en 2006).

Cette augmentation des moyens humains, ainsi que budgétaires (en 2007 le budget géré directement par la cellule et consacré au renforcement des relations extérieures de la Nouvelle-Calédonie est de 226 047 754 FCFP, hors fonds FED) a permis à la Nouvelle-Calédonie d’élaborer une politique cohérente de développement de ses relations avec le Pacifique et l’Europe et d’assumer le rôle d’interlocuteur privilégié des Etats de la région, souhaité par le Président de la République lors du premier Sommet France-Océanie en juillet 2003.

II - APPROCHE

Pour mener à bien ses diverses missions, l’approche adoptée par la cellule de coopération régionale et des relations extérieures et validée par le gouvernement de la Nouvelle-Calédonie, s’est inspirée des déclarations du Président de la République lors du premier Sommet France-Océanie. A cette occasion, le Président a évoqué l'importance des relations entre les collectivités françaises du Pacifique et leurs voisins et a souhaité que ces collectivités « soient de mieux en mieux et de plus en plus intégrées à leur environnement Pacifique ». Il a également invité les dirigeants des Etats du Pacifique « à considérer désormais les exécutifs des collectivités françaises du Pacifique comme leurs interlocuteurs privilégiés ».

Sur la base de ce soutien politique fort, il a été décidé d’adopter une démarche volontariste en matière de relations extérieures et de mener le travail de fond nécessaire pour assurer l’intégration harmonieuse de la Nouvelle-Calédonie dans son environnement immédiat.

Dans le cadre de cette approche et afin d’assurer une coopération étroite avec les services de l’Etat chargés des relations extérieures, des liens privilégiés ont notamment été créés entre la cellule de coopération régionale et des relations extérieures et les services suivants :
- Présidence de la République (conseiller outre-mer du Chef de l’Etat) ;
- Ministère des Affaires étrangères (sous direction d’Océanie, direction de la coopération européenne, direction des affaires juridiques, secrétariat permanent pour le Pacifique, ambassades de France de la région Pacifique, représentation permanente de la France auprès de l’Union européenne) ;
- Ministère de l’Outre-mer (conseillers techniques du Ministre, direction des affaires économiques, sociales et culturelles, direction des affaires politiques, administratives et financières) ;
- Ministère de l’économie et des finances (direction générale du trésor et de la politique économique (DGTPE), direction générale des entreprises (DGE), direction générale des douanes et des droits indirects (DGDDI), réseau mondial des Missions Economiques) ;
- Secrétariat Général aux affaires européennes ;
- Agence française de développement.

Au niveau de l’Union européenne, grâce au travail fourni en Nouvelle-Calédonie et par la société Action Europe (consultant de la Nouvelle-Calédonie à Bruxelles), la cellule entretient d’excellentes relations avec les organismes suivants :
- La direction générale du commerce ;
- La direction générale du développement ;
- L’office de coopération Europe Aid ;
- La direction générale des relations extérieures ;
- La direction générale de la pêche et des affaires maritimes ;
- L’association des pays et territoires d’outre-mer – OCTA.

La cellule a donc pu sensibiliser l’ensemble de ses partenaires aux atouts de la Nouvelle-Calédonie en matière de coopération régionale. En tant que collectivité française et PTOM de l’Europe, la Nouvelle-Calédonie est devenue un partenaire de l’Etat et de l’Union européenne pour la mise en œuvre des objectifs de développement et de coopération nationaux et européens dans le Pacifique. A travers l’action internationale de la Nouvelle-Calédonie, il a été possible de mettre en œuvre des opérations de coopération qui répondent non seulement aux priorités calédoniennes, mais également à celles de la France et aux objectifs communautaires.

Sur le plan régional, la cellule a su développer et approfondir les relations de la Nouvelle-Calédonie avec les organisations internationales dont elle est membre, membre associé ou observateur. Il s’agit notamment des organisations suivantes :

- la Communauté du Pacifique (CPS), basée à Nouméa ;
- le Forum des Iles du Pacifique, basé à Suva, Fidji ;
- le Programme régional océanien de l’environnement (PROE/SPREP), basé à Apia, Samoa ;
- le Programme de développement des Iles du Pacifique (PIDP), basé à l’East-West Centre, Hawaii, Etats-Unis d’Amérique ;
- la Commission des pêches du Pacifique occidental et central (WCPFC/CPPOC), basée à Pohnpei, Etats fédérés de Micronésie ;
- l’Agence des pêches du Forum (FFA), basée à Honiara, Iles Salomon ;
- la Commission des géosciences appliquées du Pacifique (SOPAC), basée à Suva, Fidji ;
- l’Organisation des fédérations sportives olympiques de l’Océanie (ONOC), basée à Suva, Fidji ;
- l’Organisation océanienne des douanes (OCO), basée à Nouméa en 2004 et 2005 ;
- le Conseil des Jeux du Pacifique, qui sera très prochainement installé à Nouméa ;
- la Commission économique et sociale des Nations Unies pour l’Asie et le Pacifique (CESAP), basée à Bangkok, Thaïlande ;
- le Bureau régional de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), basé à Manille, Philippines ;
- le PECC (Pacific Economic Cooperation Council) dont le siège est basé à Singapour.

Pour ce qui concerne les relations bilatérales, la cellule a pu renforcer les liens traditionnels existant entre la Nouvelle-Calédonie et ses voisins (Vanuatu, Australie) et développer des relations avec de nouveaux partenaires (Nouvelle-Zélande, Fidji, Queensland).

III - ACTIVITES

La cellule est chargée, sous l’autorité directe du président du gouvernement, de coordonner et de suivre les relations de la Nouvelle-Calédonie avec les organismes multilatéraux, régionaux, européens ou internationaux. Elle est également chargée de coordonner et d’approfondir les relations bilatérales et de coopération que la Nouvelle-Calédonie est amenée à développer dans la région Pacifique aux côtés de la France dans le cadre des dispositions de la loi organique modifiée n° 99-209 du 19 mars 1999. Par ailleurs, la cellule a une mission de conseil auprès des institutions et d'analyse de toutes les questions relatives aux relations extérieures et notamment celles ayant trait au droit international, aux relations avec l’Union européenne, à la coopération sportive et culturelle, technique et scientifique. La cellule assume en outre une mission de représentation de la Nouvelle-Calédonie (lors de manifestations extérieures et d’événements internationaux en Nouvelle-Calédonie) et d’organisation de visites officielles à l’extérieur et en Nouvelle-Calédonie.

Dans le cadre de son activité au cours de cette période, il convient de souligner les dossiers clefs suivants portés par la cellule de coopération régionale et des relations extérieures ou auxquels elle a largement contribué :

Relations avec les pays, territoires et organisations régionales du Pacifique
- les négociations avec le Forum des Iles du Pacifique sur la candidature de la Nouvelle-Calédonie au statut de membre associé (acceptée par le Forum lors de sa réunion d’octobre 2006) ;
- la négociation, la rédaction, la signature et le suivi, en partenariat avec les services de l’Etat et l’ADECAL, d’une nouvelle convention de coopération bilatérale entre la Nouvelle-Calédonie et le Vanuatu (le 26 juin 2006) ;
- l’organisation de la 17ème conférence des représentants officiels et conférence des ministres du PROE en septembre 2006 ;
- la négociation et la rédaction d’une convention de coopération décentralisée avec le Queensland (en attente de signature) ;
- la création d’un fonds « micro-projets » permettant à la Nouvelle-Calédonie de financer des actions de coopération avec l’ensemble des Etats et Territoires du Pacifique.


Relations avec l’Union européenne
- la coordination et le suivi de la mise en œuvre des projets financés par les 7ème, 8ème et 9ème FED (en étroite collaboration avec les membres du gouvernement et les directions techniques concernés) ;
- les négociations avec la Commission européenne relatives au 10ème FED et à la modification de la décision d’association Outre-mer, en collaboration avec le Ministère de l’Outre-mer ;
- la création de groupes de travail conjoints entre les PTOM et la Commission européenne (la Nouvelle-Calédonie co-préside avec la Commission les groupes de travail sur l’intégration régionale et le 10ème FED) ;
- l’élaboration et la mise en oeuvre du projet de coopération régionale TEP VERTES ;
- le suivi des négociations entre l’Union européenne et les pays ACP du Pacifique pour un accord de partenariat économique ;
- le maintien de la Nouvelle-Calédonie au sein du comité exécutif de l’association des pays et territoires d’Outre-mer auprès de l’Union européenne.

Visites officielles
- l’organisation de la première visite officielle d’un chef de gouvernement de la Nouvelle-Calédonie en Nouvelle-Zélande.

Coopération économique et commerciale
- l’ouverture des discussions avec le Forum des Iles du Pacifique sur l’association de la Nouvelle-Calédonie au PICTA (Accord de libre échange des pays insulaires du Pacifique) ;
- le réveil des discussions bilatérales avec l’Australie dans le cadre de la déclaration d’intention sur la coopération économique et commerciale.

Coopération scientifique et technique
- l’organisation en Nouvelle-Calédonie de la conférence GEOHAB, sur les habitats sous-marins.

Coopération sportive et culturelle
- le développement, le lancement et la mise en œuvre de la Saison de la Nouvelle-Calédonie en Nouvelle-Zélande ;
- la candidature de la Nouvelle-Calédonie pour accueillir les Jeux du Pacifique de 2011 ;
- la signature, le 9 décembre 2006, d’une convention de partenariat avec le Conseil des Jeux du Pacifique ;
- la création de pôles sportifs océaniens en Nouvelle-Calédonie ;
- la participation, pour la première fois, d’une délégation de jeunes néo-calédoniens, au parlement de jeunesse de Nouvelle-Zélande.

Conférences diverses
- la participation, pour la première fois, d’une collectivité française au Dialogue pour les dirigeants émergeants du Pacifique.

Fonds Pacifique
- la présidence du comité directeur du Fonds Pacifique en 2006 et 2007.

Dans un contexte international où le multilatéralisme se renforce et où le dialogue passe souvent par le biais de blocs régionaux, la cellule de coopération régionale et des relations extérieures s’est attachée à participer à l’élaboration des cadres régionaux et bilatéraux visant à créer des partenariats efficaces et bénéfiques pour tous. Sur la base des travaux menés entre août 2004 (date à laquelle les ressources humaines de la cellule ont commencé à être renforcées) et juillet 2007, la Nouvelle-Calédonie a pu assumer son rôle d’interlocuteur privilégié des Etats et Territoires du Pacifique et participer concrètement à l’ensemble des processus régionaux en cours qui doivent conditionner la coopération et le développement dans le Pacifique dans la décennie à venir.

La liste jointe en annexe fait état, de façon quasi exhaustive, des manifestations internationales et régionales auxquelles la cellule a participé pendant la période d’août 2004 à juillet 2007, dans ses différents domaines d’activité.

IV - PERSPECTIVES

Admise comme membre associé du Forum des Iles du Pacifique en 2006, collectivité hôte de la CPS et président du PROE pour l’année 2006/2007 (présidence assurée par le coordinateur de la cellule), la Nouvelle-Calédonie est devenue aujourd’hui un acteur régional à part entière, dont le concours est recherché par ses pays voisins, ainsi que les organisations régionales, mais également par la France et l’Union européenne.

Parmi les multiples perspectives de développement de sa coopération régionale et d’augmentation du rayonnement de la Nouvelle-Calédonie au cours des années à venir, il convient de souligner en particulier les domaines stratégiques suivants :

a. du 16 au 18 octobre 2007, la Nouvelle-Calédonie participera à la réunion des dirigeants du Forum des Iles du Pacifique (à Tonga) en tant que membre associé. La participation d’une délégation de haut niveau conduite par le président du gouvernement est absolument fondamentale, afin de démontrer l’intérêt porté par la Nouvelle-Calédonie au Forum et aux sujets importants traités par cette organisation. Dans cette optique et suivant sa pratique habituelle, la cellule de coopération régionale et des relations extérieures préparera un dossier de fond et organisera une réunion d’information pour les membres de la délégation.

A l’occasion de cette réunion du Forum et en collaboration avec la délégation de la France, il pourrait s’avérer très intéressant d’inviter les autres délégations à une présentation sur les dispositifs français d’aide et de coopération dans le Pacifique (notamment le Fonds Pacifique et le fonds « micro-projets » de la Nouvelle-Calédonie). Il serait ainsi possible, en présence du Secrétaire d’Etat à l’Outre-mer, de donner une visibilité accrue aux actions de la France et de ses collectivités en faveur de la région, dans un contexte régional où les pays de la zone cherchent à identifier de nouveaux partenaires fiables.

b. au cours du dernier trimestre 2007, la Nouvelle-Calédonie devra choisir le secteur de concentration pour le 10ème FED territorial. Au regard du contexte actuel de l’aide au développement européen, il serait opportun que ce programme territorial réponde à une logique globale de positionner la Nouvelle-Calédonie dans son environnement régional et, par là même, comme une tête de pont de la politique de coopération de la République française et de l’Union européenne dans le Pacifique. Cette approche apparaît d’autant plus essentielle dans la perspective de la budgétisation du prochain FED (à partir de 2013) et des travaux qui doivent débuter sur l’évolution du statut « européen » des PTOM, que la Nouvelle-Calédonie a appelé de ses vœux depuis décembre 2005. Le choix du secteur de concentration du 10ème FED devrait donc permettre à la Nouvelle-Calédonie de démontrer la prise en compte des objectifs de développement fixés par l’Union européenne (notamment l’intégration régionale, le développement des échanges commerciaux et la lutte contre la pauvreté).

La cellule de coopération régionale et des relations extérieures a déjà élaboré un avant-projet pour le DOCUP 10ème FED, dans le secteur du développement économique. Ce projet a reçu l’approbation informelle des services du Ministère de l’économie et des finances, ainsi que de la Commission européenne à Bruxelles.

c. l’entrée au Forum des Iles du Pacifique en tant que membre associé (octobre 2006) a marqué une nouvelle étape dans la politique d’intégration et de coopération régionales de la Nouvelle-Calédonie. Les pays membres du Forum attendent aujourd’hui, au-delà du discours politique, les preuves du renforcement des relations de la région avec la Nouvelle-Calédonie, à travers une participation accrue aux travaux du Forum et également par le biais d’actions de coopération.

Afin de permettre à la Nouvelle-Calédonie d’accroître son rayonnement régional et de toucher de nouveaux partenaires, la cellule de coopération régionale et des relations extérieures a demandé la création d’un fonds « micro-projets » au budget primitif 2007. Cette enveloppe, d’un montant total de 10 000 000 FCFP, permet de mener des actions concrètes avec l’ensemble des pays et territoires du Pacifique en faveur du développement économique, social ou culturel.

Ainsi, la Nouvelle-Calédonie a financé une exposition des pays du Pacifique lors de la dernière réunion du comité du patrimoine mondial de l’UNESCO et un projet d’arrêté a été soumis au gouvernement proposant la prise en charge de l’informatisation de plusieurs sites à Fidji, à Tonga et à Kiribati. Si ce dernier projet est approuvé par le gouvernement, il serait possible d’effectuer la remise officielle du matériel informatique aux bénéficiaires Tongiens en marge de la réunion du Forum des Iles du Pacifique qui aura lieu à Tonga. Par ailleurs, la cellule de coopération régionale et des relations extérieures est également en contact avec l’Ambassade de France en Papouasie Nouvelle-Guinée, afin d’identifier des micro-projets en Papouasie et aux îles Salomon.

L’utilisation de ce fonds « micro-projets » est un élément qui donnera une forte visibilité aux actions de coopération menées par la Nouvelle-Calédonie et démontrera sa volonté de trouver de nouveaux partenaires parmi les membres du Forum des Iles du Pacifique.

d. en septembre 2007, la Nouvelle-Calédonie accueillera la 4ème réunion pour la création d’une organisation régionale des pêches pour le Pacifique Sud. C’est la première fois que l’une des réunions préparatoires se tiendra dans le Pacifique insulaire et environ 150 délégués et observateurs sont attendus. L’organisation de cette manifestation est coordonnée par la cellule de coopération régionale et des relations extérieures, qui travaille de concert avec le service de la marine marchande et des pêches maritime, le secrétariat permanent pour le Pacifique et la CPS (lieu choisi pour la conférence).

L’organisation en Nouvelle-Calédonie de conférences internationales est un élément fort de la politique d’intégration régionale menée entre 2004 et 2007. Il conviendrait de continuer sur cette voie, car l’accueil de délégations étrangères en Nouvelle-Calédonie a permis de mieux expliquer le processus de l’Accord de Nouméa, ainsi que la réalité calédonienne d’aujourd’hui et donc de dissiper les tensions qui ont pu marquer les relations entre le Pacifique, d’une part, et la France et ses collectivités, d’autre part, au cours des décennies précédentes.

e. dans le domaine de la coopération scientifique et technique, des perspectives de coopération intéressantes ont été identifiées lors d’une récente mission de la cellule en Nouvelle-Zélande. En effet, plusieurs instituts de recherche, ainsi que les Ministères néo-zélandais chargés de la recherche ont indiqué, pour la première fois, leur volonté de procéder à des échanges de fonctionnaires. Compte tenu de l’importance de la recherche en Nouvelle-Calédonie et de l’intérêt pour la coopération que pourrait revêtir la possibilité de détacher un agent de la Nouvelle-Calédonie dans ce domaine, il semblerait très intéressant d’étudier ces propositions dans le détail.

f. en 2009, il appartiendra à la Nouvelle-Calédonie d’accueillir le 3ème Sommet France-Océanie. Dans la période allant jusqu’à la tenue du Sommet, il conviendra non seulement de prendre les mesures logistiques nécessaires pour assurer la réussite de ce rendez-vous essentiel pour les relations entre la France et le Pacifique, mais également de poursuivre la politique active de développement des relations de la Nouvelle-Calédonie avec l’ensemble des pays de la zone. En effet, ce sommet France-Océanie sera l’occasion pour la Nouvelle-Calédonie de présenter un bilan de 10 années de coopération régionale, depuis l’entrée en vigueur de la loi organique en mars 1999 et l’association de la Nouvelle-Calédonie à la compétence étatique en matière de relations extérieures. Dans le cadre d’une démarche d’intégration régionale, le Sommet fournira une vitrine privilégiée pour rappeler les actions entreprises par la Nouvelle-Calédonie, avec le soutien de la France et de l’Europe, au bénéfice de la région et pour identifier des pistes de collaboration future.

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Le coordinateur de la cellule de coopération
régionale et des relations extérieures

Cameron DIVER

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Année 2004

Relations avec les organisations régionales du Pacifique
◙ 3-10 août : 35ème réunion du Forum des Iles du Pacifique (Samoa) ;
◙ 9-17 septembre : 15ème conférence du PROE et conférence des ministres de l’environnement (Polynésie Française) ;
◙ 17-24 septembre : 35ème session annuelle de la SOPAC (Fidji) ;
◙ 16-19 novembre : 34ème Comité des représentants des gouvernements et administrations (CRGA) de la CPS (Nouméa).

Visites officielles
◙ Visite en Nouvelle-Calédonie du secrétaire général du Forum des Iles du Pacifique, M. Greg Urwin.
◙ 16-17 décembre : visite en Nouvelle-Calédonie de M. Alexander Downer, Ministre des affaires étrangères du Gouvernement australien ;

Fonds Pacifique
◙ 11 septembre : Réunion du Fonds Pacifique (Polynésie Française).

Année 2005

Relations avec les organisations régionales du Pacifique
◙ 12-18 mai : 61e session annuelle de la CESAP (Thaïlande) ;
◙ 18-19 mai : 29e réunion de la commission permanente de la conférence des dirigeants du Pacifique (Honolulu) ;
◙ 23-24 mai : réunion des ministres de l’éducation du Forum (Samoa) ;
◙ 23-27 mai : réunion des ministres du commerce du Pacifique ACP/réunion des fonctionnaires du commerce Pacifique ACP et réunion des ministres du commerce et des fonctionnaires du commerce du Forum (Fidji) ;
◙ 13-15 juin : réunion sur l’amélioration de l’intégration des territoires du Pacifique dans le programme de travail du PROE (Samoa) ;
◙ 25-29 juillet : table ronde sur la conservation de la nature dans le Pacifique et atelier sur les espèces envahissantes (PNG) ;
◙ 23-25 août : conférence sur la conservation des dugongs (Thaïlande) ;
◙ 12-16 septembre : 16e conférence annuelle des représentants officiels du PROE (Samoa) ;
◙ 23-30 septembre : 34e session annuelle de la SOPAC (Samoa) ;
◙ 3-5 octobre : pré-réunion des fonctionnaires du Forum (Fidji) ;
◙ 25-27 octobre : 36e Forum des Iles du Pacifique (Papouasie Nouvelle-Guinée) ;
◙ 14-18 novembre : 35e CRGA et 4e conférence de la CPS (Palau) ;
◙ 12-14 décembre : 2e session annuelle du comité technique de la commission des pêches du Pacifique occidental et central (Pohnpei).

Relations avec l’Union européenne
◙ 29 mars-1 avril : Forum UE/PTOM (Polynésie Française) ;
◙ 26-27 avril : réunion des hauts-fonctionnaires du commerce et de la pêche relatives aux négociations de l’OMC concernant les disciplines relatives aux subventions en matière de pêche dans les accords de partenariat économiques (Fidji) ;
◙ 13-15 juin : séminaire sur l’intégration régionale (Bruxelles) ;
◙ 5-7 décembre : Forum UE/PTOM (Bruxelles).

Visites officielles
◙ 28 février : visite en Nouvelle-Calédonie de Mme Pénélope Wesley, ambassadeur d’Australie à Paris ;
◙ 7-8 mars : visite en Nouvelle-Calédonie du directeur adjoint de l’Organisation du Tourisme du Pacifique (SPTO) ;
◙ 7-11 mars : visite officielle de M. Sato Kilman, vice-premier ministre et ministre des affaires étrangères du Gouvernement de la République de Vanuatu ;
◙ 8-11 mars : visite d’une délégation de l’OMS conduite par le Dr Omi ;
◙ 12 mars : visite officielle de M. Yasuaki Nogawa, consul du Japon à Sydney ;
◙ 29-30 mars : visite officielle de M. Phil Goff, Ministre des affaires étrangères et du commerce du Gouvernement néo-zélandais ;
◙ 31 mars-2 avril : réunion de l’association internationale pour les statistiques officielles ;
◙ 14-16 avril : visite officielle de Sir Michael Somare, Premier Ministre de Papouasie Nouvelle-Guinée ;
◙ 24-29 avril : visite officielle de MM. Washetine et Song au Vanuatu ;
◙ 27 avril : participation aux « doctoriales de Nouvelle-Calédonie » à l’IRD ;
◙ 2-5 juillet : première visite officielle d’un chef du gouvernement de la Nouvelle-Calédonie en Nouvelle-Zélande ;
◙ 18-22 juillet : visite d’une délégation ministérielle du Forum des Iles du Pacifique ;
◙ 8-19 août : organisation en Nouvelle-Calédonie de la première réunion du comité scientifique de la Commission des pêches du Pacifique central et occidental ;
◙ 12-13 août : venue d’une délégation officielle pour commémorer la fin de la bataille du Pacifique ;
◙ 29 août : visite de Mme Lazaro, consule générale des Philippines à Sydney ;
◙ 19-23 septembre : organisation en Nouvelle-Calédonie de la réunion du comité régional du bureau de l’OMS pour le Pacifique Occidental ;
◙ 19-22 octobre : visite de M. Asterio Takesy, directeur du PROE.

Coopération économique et commerciale
◙ 25-27 mai : Réunion annuelle des Ministres du commerce extérieur du Forum des Iles du Pacifique (Suva) ;
◙ 22-24 août : venue du sous-comité PICTA du Forum des Iles du Pacifique ;
◙ 21-22 novembre : rencontre officielle entre l’Australie et la Nouvelle-Calédonie dans le cadre de la déclaration d’intention sur la coopération économique et commerciale du 8 mars 2002.

Coopération scientifique et technique
◙ 3-5 octobre : visite de M. Philip Tortell, consultant néo-zélandais privé mandaté par le PROE (table ronde pour la conservation de la nature) ;
◙ 25 octobre -2 novembre : mission UICN pour renforcer les liens et les échanges entre les acteurs de Nouvelle-Calédonie et le réseau national et international de l’UICN ;
◙ 28 octobre : coordination de la réunion de l’Union Mondiale pour la Nature (UICN) ;

Coopération sportive et culturelle
◙ 31 mars-1 avril : assemblée générale annuelle de l’ONOC (Australie) ;
◙ 25 juillet-4 août : mini Jeux du Pacifique (Palau) ;
◙ 14-17 août : 1ère conférence internationale sur la gestion participative des communautés (Australie).

Conférences diverses
◙ 10-14 janvier : réunion internationale sur le développement durable des petits états insulaires en développement (Ile Maurice) ;
◙ 24-28 janvier : Conférence internationale sur la biodiversité, science et gouvernance (Paris) ;
◙ 7 octobre : Premier Forum d’affaires Australie/Nouvelle-Calédonie (Brisbane) ;
◙ 2 décembre : représentation de la cellule à la « Conférence maritime régionale ».

Fonds Pacifique
◙ 6 mai : Réunion du comité directeur du Fonds Pacifique (Paris)

Année 2006

Relations avec les organisations régionales du Pacifique
◙ 23 janvier : colloque SOPAC sur l’habitat sous-marin (Fidji) ;
◙ 24-27 janvier : 3e réunion régionale thématique sur la mise en application du protocole de Montréal dans la région Pacifique sous l’égide du PROE (Fidji) ;
◙ 30 janvier : réunion du groupe de travail sur la future architecture régionale au Forum des Iles du Pacifique (Fidji) ;
◙ 13-17 février : réunion préparatoire à l’élaboration du rapport sur les objectifs de développement pour le Millénaire (ODM) à la CPS ;
◙ 6-12 avril : 62ème session annuelle de la CESAP (Indonésie) ;
◙ 10-14 juillet : 11ème conférence régionale des directeurs des services météorologiques à la CPS ;
◙ 19-21 juillet : réunion sur l’élaboration de plans nationaux stratégiques d’action pour la biodiversité (Fidji) ;
◙ 16-21 juin : réunion des fonctionnaires du commerce du Forum et des ministres du commerce du Forum (Fidji)- 24-27 juillet : table ronde pour la conservation de la nature (Fidji) ;
◙ 7-15 septembre : organisation en Nouvelle-Calédonie de la 17ème conférence des représentants officiels et conférence des ministres du PROE ;
◙ 20-28 septembre : 35ème conférence annuelle de la SOPAC (Iles Salomon) ;
◙ 24-25 octobre : 37ème Forum des Iles du Pacifique (Fidji) ;
◙ 13-16 novembre : 36ème session du CRGA à la CPS.

Relations avec l’Union européenne
◙ 24 janvier : visite en Nouvelle-Calédonie de M. Roberto Ridolfi, chef de la délégation régionale de la Commission européenne pour le Pacifique ;
◙ 4-8 septembre : 5ème forum annuel des PTOM (Groënland) .

Visites officielles
◙ 25 avril : entretien avec Mme la Sénatrice australienne C. Milne, vice-présidente de l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature (UDCN) ;
◙ 29-30 juin : visite de M. Ham Lini, premier ministre du Gouvernement de Vanuatu et de M. Pipit, ministère de l’agriculture ;
◙ 7 août : réunion à Port Vila de la Commission mixte de coopération Nouvelle-Calédonie/Vanuatu ;
◙ 1-8 juillet : organisation de la visite d’une délégation du Dialogue pour les dirigeants émergeants du Pacifique ;
◙ 19 septembre : représentation de la Nouvelle-Calédonie lors des funérailles du roi de Tonga, Tupou IV.

Coopération économique et commerciale
◙ 14-16 juin : réunion annuelle des Ministres du commerce extérieur du Forum des Iles du Pacifique (Suva)
◙ 27 juin-6 juillet : visite de Mme Tammy Bacon, chargée de mission en charge du commerce au sein du Département du développement économique, commerce et innovation de l’Etat du Queensland ;
◙ 25-29 juillet : venue d’une mission de Fiji Islands Trade and Investiment Bureau.

Coopération scientifique et technique
◙ 30 jan-2 février : mission de Mme Jill Key, coordinatrice du réseau pédagogique océanien sur les espèces envahissantes (PILN) ;
◙ 29-31 mars : colloque « Habitats sous-marins », sous l’égide du Circum Pacific Council et co-organisé par les instituts de recherche néo-zélandais NIWA et GNS (Nouvelle-Zélande) ;
◙ 5-15 avril : mission UICN « espèces envahissantes » ;
◙ 22-26 mai : participation de la Nouvelle-Calédonie au sein de la délégation des représentants du Comité EXTRAPLAC en visite à Canberra (Australie) ;
◙ 1er juin : formulation d’avis d’expert relatif à l’autorisation de campagnes de recherche scientifique réalisées à bord de navires étrangers au sein de la ZEE de Nouvelle-Calédonie ;
◙ 19 juin : réunion de restitution aux provinces relative à la 2e réunion pour la conservation et la gestion du Dugong, Bangkok, 15-18 mai 2006 ;
◙ Juillet - septembre : encadrement du stage de recherche de Melle Anne Prunet intitulé « Réglementation environnementale en Nouvelle-Calédonie » ;
◙ 30 octobre-4 novembre : colloque BIODEC (Biodiversité des écosystèmes coralliens)
◙ 6-8 novembre : colloque sur « le droit de l’environnement en Nouvelle-Calédonie : état des lieux et perspectives » à l’IRD ;
◙ 15 novembre : séminaire de restitution de l’Expertise Collégiale sur les espèces envahissantes dans l’archipel néo-calédonien à l’IRD.

Coopération sportive et culturelle
◙ 14-22 juillet : 1er festival de la jeunesse (Polynésie Française) ;
◙ 2-11 octobre : 3ème festival des arts mélanésiens (Fidji).

Conférences diverses
◙ 21-31 mars : 8ème conférence des parties de la convention sur la diversité biologique (Brésil) ;
◙ 15-18 mai : 2ème réunion sur la conservation des dugongs (Thaïlande) ;
◙ 26 juin : 2ème Sommet France-Océanie (Paris).

Fonds Pacifique
◙ 27 mars : réunion du comité directeur du Fonds Pacifique (Nouméa) ;
◙ 6-9 novembre : 2e réunion du comité directeur du Fonds Pacifique (Paris).

Année 2007

Relations avec les organisations régionales du Pacifique
◙ 27-31 mai : organisation en Nouvelle-Calédonie de la10ème conférence régionale sur la condition féminine (CPS) ;
◙ 17-23 mai : 63e session de la CESAP (Kazakhstan) ;
◙ 13-14 juin : réunion du comité d’action pour le plan pacifique (Forum des Iles du Pacifique, Fidji) ;
◙ 13-14 juin : réunion du groupe de travail sur l’architecture régionale (Forum des Iles du Pacifique, Fidji) ;
◙ 7-9 mai : 8ème conférence des dirigeants du Pacifique du PIDP (Washington DC) ;
◙ 26 juin : réunion PNUD/Forum des Iles du Pacifique sur la sécurité humaine (Fidji).

Relations avec l’Union européenne
◙ 6-7 février : réunion préparatoire au lancement du projet NetBiome (Paris) ;
◙ 25-27 avril : 2ème réunion du comité technique du projet TEP Vertes ;
◙ 9-12 mai : réunion de lancement du projet NetBiome (Saint-Denis de la Réunion).

Visites et manifestations officielles
◙ 28 février : réunion en Nouvelle-Calédonie de la Commission mixte de coopération Nouvelle-Calédonie/Vanuatu ;
◙ 27 juin-1er juillet : visite en Nouvelle-Calédonie des ambassadeurs étrangers en poste à Wellington.

Coopération scientifique et technique
◙ 22-29 janvier : mission dans le cadre des programmes ZoNéCo et EXTRAPLAC (Paris) ;
◙ 12-15 février : conférence régionale technique et politique des pays et territoires membres de la SOPAC relative à l’extension du plateau continental (article 76 de la convention sur le droit de la mer à Brisbane (Australie) ;
◙ 11-13 avril : réunion du comité technique du programme EXTRAPLAC d’extension du plateau continental, Ifremer, (centre de Brest) ;
◙ 2-6 mai : organisateur principal de la conférence internationale « GEOHAB 2007 » ;
◙ 1-8 juillet : capitalisation des actions régionales de recherche-développement menées en Nouvelle-Calédonie en coopération avec la Nouvelle-Zélande, mission de représentation à Wellington (Nouvelle-Zélande).

Coopération sportive et culturelle
◙ 8 mars : ouverture de la saison de la Nouvelle-Calédonie en Nouvelle-Zélande (Auckland) ;
◙ 8-13 juillet : encadrement de la délégation de jeunes calédoniens au parlement de la jeunesse de Nouvelle-Zélande.

Conférences diverses
◙ 5 juin : réunion annuelle du Fonds d’Amitié France/Nouvelle-Zélande (Nouvelle-Zélande) ;

Fonds Pacifique
◙ 15 mars : comité directeur du Fonds Pacifique (Paris).

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FLNKS, politiquement incorrect ?


Pendant les provinciales de l’année dernière, notamment dans le sud, j’ai eu l’occasion de noter avec grand étonnement la campagne de déstabilisation du FLNKS qui s’est déployée par une communication de caricature et de dénigrement par les opposants de toute sorte.
Cette campagne de communication avait pour ligne directrice de présenter un FLNKS pitoyable, devenu un mouvement kanako-kanak, autour d’un projet centré sur le repli sur soi… Aux yeux de ces opposants, être kanako-kanak, ce serait considéré une tare. Comme à une certaine époque, pas très ancienne d’ailleurs, où être « kanak », c’était très péjoratif et repoussoir.
Ainsi, le FLNKS, tel un club fermé, voué à disparaître, serait devenu une entité incapable de rassembler au-delà de ses murs. Pire, il aurait regressé depuis les dernières échéances. Parce que le FLNKS perpétuerait et entretiendrait la logique de deux blocs, pour et contre l’indépendance, alors qu’elle n’aurait plus lieu d’exister…
L’Accord de Nouméa, bien que signé par des représentants de la mouvance nationaliste en 1998, porterait en lui-même et à terme la disparition du FLNKS. Si l’avenir me dira évidemment, pour l’heure, les opposants, organisés en association, se précipitent, sans scrupule, pour annoncer la bonne nouvelle…

En tout cas, je constate qu’ils ont bonne presse depuis toujours. Je mets Djiido à part tout naturellement. Je ne me souviens pas avoir entendu et vu des représentants d’associations ou de mouvements comme l’UGPE, le Comité 150 ans après, le CNDPA autant intervenir sur des plateaux de télévision ou de radio que ces prêcheurs de bonne parole… Pourtant, les associations que je viens de citer plus haut ont une assise populaire indéniable. Et, ils ont démontré que leurs actions ont eu des effets concrets dans la vie sociale du pays. Qu’ils ne pratiquaient pas de la masturbation intellectuelle.
Peut-être parce qu’ils ne font pas partie des « bien pensants » du pays…Et, surtout parce qu’ils s’accrochent encore à des idées liées au « kanako-kanak » et/ au FLNKS ? Des idées révolues, ne faisant plus partie du politiquement correcte.

Pendant la campagne électorale de l’année dernière, la liste FLNKS, dans le sud, avait des sérieux handicaps à surmonter voire combattre. Non seulement, la circonscription électorale du sud était structurellement anti-kanak et anti-nationaliste, mais de plus, la concurrence, inutile de surcroît, était rude alors que si les uns et les autres avaient décidé, pour une fois, d’être un peu intelligents et de mettre de côté leur ego… Tout le monde se souvient de ces luttes fratricides avec Ouverture Citoyenne, le Parti Travailliste et autres… Même Jean Raymond Postic avec sa clique aurait pu trouver des convergences, des terrains d’entente soit avec le FLNKS soit avec les autres. Que de voix gaspillées, que d’énergies gaspillées...

Mais, le problème est que chacun a voulu joué aux grands stratèges politiques en oubliant l’essentiel qu’est l’Unité à partir d’un programme commun autour deux grands axes : l’émancipation du pays d’une part et l’émancipation des citoyens dont des ressortissants kanak.

samedi 28 août 2010

Sénat Coutumier, un renouvellement d'apparence sereine...

Julien Boanemoi, président du Sénat Coutumier de 2009 à 2010 (photo Madoy).
Madoy reviendra sur les thèmes qui ont été abordés au Congrès des 8 pays kanak, en attendant, il livre quelques moments choisis...

Samedi 28 août 2010, Azareu, une tribu d’obédience catholique, situant dans la commune de Bourail, pays Ajié Arô en Province Sud… Après une mandature de 5 ans, le sénat coutumier s’est faite peau neuve… Conformément à l’Accord de Nouméa. Pour la nouvelle mandature allant de 2010 à 2015, le sénat coutumier, réuni en Congrès des 8 pays, a acté les nominations par les aires coutumières des nouveaux sénateurs coutumiers. Ainsi, pour Djubéa Kapoumë, ont été désignés Octave Togna de la Conception et Paul Vakié de Kunié. Pour Xaracùù : Ignace Kaÿs de Boulouparis et Joseph Nekare de Thio-Borendy. Pour Ajié Arô : Dick Meureureu Goin de Ouendji-Poya et Luc Wema de Waawi Lùù. Pour Paici Cemuhi : Armand Goromoedjo de Poindimié et Samuel Goromido de Netchaott Koné. Pour Hoot Ma Whaap : Pombeï Paeten-Whaap de Koumac et René Boaouva de Poum. Pour Iaai : Ambroise Doumaï de Mouli et Daniel Nigote de Fayaoué. Pour Drehu : Pascal Sihaze de Wet et Pierre Zéoula de Gaitcha.
Pour Nengone : les sénateurs coutumiers de cette aire seront désignés ultérieurement. Une nouvelle qui, malheureusement, ne constituait pas réellement une surprise… pour tout le monde.
Assistaient à ce rassemblement des personnalités politiques institutionnelles : Pierre N’gaihoni, ministre des affaires coutumières, Roch Wamytan, chef du groupe FLNKS au Congrès, Hilarion Vendegou, Grand Chef de Kunié et Elu du RUMP au Congrès, Sylvain Pabouty, Chef du groupe FLNKS à la Province Sud…

Un air de sérénité fredonnait dans la vallée d’Azareu pour la centaine de congressistes présents. Mais, derrière cela, jusqu’au dernier moment, il a fallu encore ajusté dans l'exercice de désignation des membres de la seconde chambre du pays. Même pour certaines aires coutumières, l’ajustement a été jusqu’à désigner, à la dernière minute, des personnes à la place de celles qui avaient fait déjà l’objet d’intenses consensus dans chaque clan, chaque conseil de clans, chaque conseil coutumière… Cela a été le cas de Djubéa Kapoumë où Octave Togna était désigné à la dernière minute par le conseil d’aire alors que la « base » avait plutôt porté la candidature du jeune Jean Roch Pidjot, petit-fils du regretté député, Roch. Il se dit que cette désignation de dernière minute aurait été facilité par un président de l’aire, Vincent Kamoidji, ancien « employé » de Octave Togna, quand, celui-ci, était directeur du Centre Culturel Tjibaou…
Néanmoins, ne va-t-on pas là assister à un recours sur un plan juridique ?
Même avant de faire connaître les noms de ses sénateurs coutumiers, les conseils coutumiers comme Xaraçùù et Paici Cemuhi ont géré des voix qui se sont élevées pour contester…
Autre problème : le conseil coutumier Ajiè Arô n’était pas là… parce qu’il tenait en même temps une assemblée générale. Incroyable : le congrès des pays kanak, le rassemblement annuel le plus important est « boycotté » par le conseil coutumier qui accueille !

En tout cas, d’une manière générale, au-delà de ces petites zones d’ombre, le Congrès s’est bien passé. La présidence du Sénat Coutumier sera assurée par Dréhu en la personne de Pascal Sihazé.
Les sénateurs coutumiers nouvellement élus se sont donnés rendez-vous ce lundi 30 août 2010 à 10h00 au Congrès pour l’officialisation. Madoy espère que les élus de tout bord seront présents pour ce moment solennel; cela contribuerait à apporter un peu plus de la crédibilité aux instances coutumières.

jeudi 26 août 2010

Programme de la journée nationale du Palika à Pouebo le samedi 28 août 2010

« Avec l’Accord de Noumea, construisons la souverainete »


Ø Journée du vendredi 27 août 2010 :
- Geste d’arrivée des délégations dans les tribus hôte.

Ø Journée du samedi 28 août 2010 :
8h00: - Cérémonie coutumière, Aire Hoot Ma Waap et chant de l'aire
- Hymne du pays+ levée du drapeau + discours d'ouverture et ouverture des stands

9h00-16h30 : Lancement d’un concours sur « l’histoire du Pays » et « l’Accord de Nouméa »
Textes, chants, slams, pièce de théâtre…
- Animateur : Didier pour le CNJP

10h00-11h30: - Projection de films « le chemin parcouru »
- Animatrice : Léa N.
- Intervenants : Charles Washétine, Sylvain PABOUTY

12h00-13h00: - Micro ouvert sur « le projet d’IKRS pris à différents niveaux»
- Animatrice : Astrid pour le CNJP
- Intervenants : Nadia HEO, Jean-Pierre DJAIWE, Déwé GORODEY, Pierre BOIGUIVIE, Gisèle OUDARE, Raymond TYUIENON…

Animation musicale avec des groupes musicaux de Pwévo

14h00-16h00: Visite guidée des sites historiques

16h30-17h30: - Restitution des travaux des jeunes sur l’Histoire du Pays et l’ADN
- Réactions
En introduction : présentation bref de l’histoire du Pays et l’importance de l’Accord de Nouméa (Intervenants : Jean-Pierre DJAIWE et Viviane pour le CNJP)

17h00-18h00: - Projection du film « le rêve de l’indépendance »
Animatrice : Léa N
Intervenants : Wassissi K, Jean-Pierre DJAIWE, Pierre BOIGUIVIE

18h00-18h30: - Meeting : définir « un indépendantiste » et « un nationaliste » aujourd’hui
Charles Washétine pour le Bureau Politique

19h00 : - Cérémonie coutumière d'au revoir

L'abstention du groupe FLNKS lors du vote du budget supplémentaire 2010 de la P Sud

"Monsieur le Président,
Chers collègues,

Je tiens tout d’abord à saluer, au nom du groupe FLNKS, les efforts réalisés par l’exécutif provincial, dans ce budget supplémentaire, en faveur d’une gestion financière mesurée et adaptée aux besoins de nos concitoyens.

D’une manière générale, ce budget supplémentaire retranscrit la volonté de l’exécutif de soutenir l’Investissement (2,14 milliards) et de rationaliser voire contenir les dépenses de fonctionnement (591 millions).

La majorité fait le choix, dans un contexte budgétaire contraint, de maintenir l’effort de notre collectivité en matières :
- d’habitat social pour 834 millions,
- d’équipement des communes pour 350 millions,
- d’amélioration de la ville de Nouméa pour 154 millions,
- d’enseignement pour 361, 5 millions, pour en citer quelques exemples.

Par ailleurs, le groupe note que certaines opérations que nous avions qualifié « d’opération de prestige » de « clientélisme politique » ont été redimensionnées voire annulées.

Le groupe FLNKS soutient ces choix car ils permettront d’une part, d’améliorer le quotidien de nos concitoyens et d’autre part, de soutenir notre économie.

Néanmoins, le groupe FLNKS constate que l’essentiel des investissements sont localisés dans le Sud et accentue par conséquent le déficit en termes d’infrastructures, des communes du Nord de notre province. Deux études relatives à la mise en place d’un port et d’une zone industrielle à Thio commandé par la commune ont été restituées en mars 2010.
Le groupe FLNKS souhaite que ces projets soient soutenus par la province. En effet ces projets structurants, constituent une véritable occasion pour combler le retard de cette commune qui a tant donné pour la Nouvelle-Calédonie…

Monsieur le Président, il est indispensable que les efforts d’investissement profitent à l’ensemble des communes de la province. L’équité recherchée et attendue, en matière d’équipement des communes de la province Sud, marquerait un véritable tournant dans la conduite de la politique provinciale.

En outre, le groupe souhaite souligner l’attention portée par l’exécutif au secteur de l’enseignement lequel bénéficie de 361,5 millions. A ce sujet, le groupe tient à rappeler la nécessité de construire un lycée dans la région centre. Une étude à ce sujet avait recueilli l’adhésion de plusieurs conseillers parmi vous. Il nous appartient désormais, de mettre en œuvre les moyens afin d’accorder une suite favorable à ce dossier.

Monsieur le président,
Je ne peux pas cacher que notre groupe FLNKS soutient la proposition des coutumiers du conseil d'aire Xaracùù d'implanter le lycée dans la région de La Foa.

Enfin s’agissant de l’environnement, le groupe constate que des travaux de viabilisation sont prévus à Ducos et souhaite qu’en parallèle, une étude de dépollution de la baie de cette zone soit réalisée.

Monsieur le Président, chers collègues, nous mesurons les efforts consentis par l’exécutif pour donner à notre collectivité les moyens de ses interventions (1milliard de provision pour 2011) et la conforter dans ses responsabilités.
Les efforts faits aujourd’hui, pour développer effectivement la province, doivent aussi s’attacher à corriger les inégalités et prévenir les déséquilibres intra-muros. Le développement pour être cohérent et durable, doit s’inscrire dans un projet global et équilibré à l’échelle de la province.


Monsieur le président, nous nous abstiendrons.


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Retranscription "mot à mot" RRB 26 AOUT 2010 par la cellule comm de la Province Sud...


Journaliste : Le budget supplémentaire 2010 de la province Sud adopté, ce matin, par les élus. Un budget supplémentaire de rigueur qui fait la part belle à l'investissement et à la rationalisation des dépenses.

Journaliste : Comment terminer l'année 2010 sans creuser davantage le déficit de la collectivité ? C'était la question épineuse à laquelle devait répondre la province Sud pour ce budget supplémentaire. 23 milliards de budget supplémentaire ont été réajustés pour dégager 3,829 milliards de francs de ressources nouvelles. Des ressources qui seront majoritairement consacrées à l'investissement, mais aussi à la constitution d'une provision de plus d'un milliard pour le prochain budget primitif. Tous les élus présents aujourd'hui ont souligné la bonne intelligence de ce budget de rigueur qui tient compte des diminutions de ressources, tout en limitant les dépenses. Dans les explications de vote du Rassemblement UMP, Gil Brial a souligné l'urgence de revenir à une telle rigueur dans la gestion des fonds publics :
Gil Brial : On est dans une situation économique qui est particulière, sans être difficile, qui est quand même beaucoup moins favorable que les années précédentes, donc, il faut ajuster le budget de la province en fonction de ça. Il faut surtout revenir sur le rééquilibrage. C'est-à-dire que le rééquilibrage était nécessaire, il y a 20 ans, au niveau administratif. Et au niveau économique, pour la province Nord et province Îles, ce rééquilibrage a eu lieu. Il faut aujourd'hui soit modifier la clé de répartition, soit faire en sorte que sur la masse globale des impôts qui sont prélevés en Nouvelle-Calédonie, il y ait une certaine partie qui revienne à la province Sud parce que c'est là que, essentiellement, ils sont prélevés.

Journaliste : Revoir la clé de répartition ou obtenir du Gouvernement une meilleure répartition des impôts en faveur de la province Sud : une nécessité qui a été soulignée par tous les groupes politiques. Mais le tout n'est pas d'attendre de meilleures ressources, mais aussi de revenir à une bonne gestion de la collectivité, comme l'a rappelé Pierre Bretegnier, dans la discussion générale :
Pierre Bretegnier : Il s'agit d'un budget supplémentaire sérieux, qui marque une rupture par rapport aux gaspillages de fonds publics dont nous avait habitué l'exécutif de la mandature précédente, où il y avait des orientations de dépenses de personnels, par exemple, qui étaient supérieures à l'augmentation des recettes fiscales du nickel. Le CA de ce budget est marqué par l'arrêt des recrutements. Je crois que c'est un exemple, effectivement, pour d'autres collectivités.

Journaliste : Un rappel des pratiques de la précédente mandature Calédonie ensemble que n'a évidemment pas partagé le deuxième vice-président, Philippe Michel. Les situations ne sont pas comparables, car la conjoncture a changé, a-t-il précisé :
Philippe Michel : Il est incontestable, et j'en donne acte à Monsieur Bretegnier, que la gestion précédente a effectivement consenti, sur les dépenses de fonctionnement et singulièrement de personnels de la province, des efforts tout particuliers que nous devons aujourd'hui contenir, parce que les dotations qui sont allouées par la Nouvelle-Calédonie, en particulier à la province, n'ont plus rien à avoir avec les niveaux dont on a pu bénéficier sur les années 2004 à 2008. Et donc, de ce point de vue-là, en ce qui nous concerne, nous confirmons et nous approuvons aujourd'hui l'orientation budgétaire qui consiste, effectivement, à limiter au maximum les dépenses de fonctionnement, compte-tenu de la diminution de recettes induites en particulier par le rendement de la fiscalité nickel.

Journaliste : L'ensemble des groupes a donc voté en faveur de ce budget supplémentaire 2010. Seul le groupe FLNKS a préféré s'abstenir, tout en indiquant qu'ils appréciaient le retour du souci d'économie et la fin des dépenses inutiles. Sylvain Pabouty, porte-parole du groupe, a indiqué qu'il s'inquiétait du manque d'équilibre dans les investissements communaux :
Sylvain Pabouty : Nous, nous jugeons que ces efforts-là ne sont pas encore conséquents pour nous, dans la mesure où un certain nombre d'investissements restent encore, pour l'essentiel, concentrés dans le grand Nouméa. Nous aurions souhaité, effectivement, qu'il y ait un certain nombre de projets structurants qui sont issus des communes de l'intérieur, nous souhaitons que ce soit pris en compte s'ils ont pas pu être pris en compte dans ce budget supplémentaire, mais nous souhaitons quand même que, pour le budget primitif 2011, que ce soit le cas.

Journaliste : Aller vers un meilleur équilibre des dotations aux communes : un point de vue partagé par le groupe Avenir ensemble qui, par la voix de Pascal Vittori, a rappelé qu'il fallait encourager les mesures visant à restreindre le train de vie des collectivités, que l'on soit à la province ou au Gouvernement.

mardi 24 août 2010

Historique de la création de la TAS... selon LKU

La bataille fait rage actuellement, entre les ex-camarades de l'USTKE, entre les pro-LKU et les pro-Jodar, notamment sur la paternité de certains acquis du syndicat indépendantiste. La TAS, à Tontouta, en est un parfait exemple. Qui a d'abord démarché pour que des négociations aient lieu pour aboutir à la situation actuellement ? Dans ce cadre que LKU contre-attaque pour que vérité en sort vainqueur de ce contentieux. Lisons le tract de LKU....

Suite à des affirmations récentes où comme d’habitude Gérard JODAR se fait passer pour la seule personne grâce à qui la TAS existe en se gardant bien de parler du rôle des uns et des autres dans la mise en place de cette structure, je veux à mon tour, sur demande de salariés de la TAS, livrer ma version des choses qui pourront être vérifiés auprès de Pierre CHAUVAT, Jean-Louis ISAIA ou encore ALI BEN ALI ASSEN qui étaient présents à ce moment-là et qui ont aussi été à Paris.

En juillet ou août 1994, la direction générale d’Air-France qui assurait alors outre sa responsabilité d’escale aux passagers, son propre handling et son cathering à l’aéroport de la Tontouta, a fait savoir aux représentants du personnel l’alternative de la compagnie à savoir le licenciement économique de plus de 70 salariés et le maintien de son activité de handling ou alors la cessation de cette activité.

Dès cette information connue, j’ai en tant que Président de l’USTKE immédiatement proposé aux camarades d’Air France une AG d’urgence qui s’est tenue au siège de l’USTKE dans la salle de formation Henri KRAZUCKI.

Je leur ai proposé immédiatement et sans ambigüité le modèle de l’aéroport de Nandi à Fiji où la compagnie QANTAS s’est désengagée de cette activité de handling-cathering qu’elle assurait et avait passé le relais à une société locale ATS (Airport Transport Services) dont les salariés étaient actionnaires et assumaient des postes à responsabilité importantes à différents niveaux et leur syndicat membre du FTUC-Fiji Trade Union Council (Conseil des Syndicats Fijiens) avait reçu les représentants du SPOCTU (South Pacific Oceanic Council of Trade Unions – Conseil des syndicats de l’Océanie et du Pacific Sud) pour une soirée. Je m’étais entretenu longuement avec les représentants de cette société ATS dont le camarade MOHAMED YUNUS également membre du FTUC qui m’avait ensuite invité chez lui pour bien m’informer de leur organisation.

Compte tenu de la situation de Tontouta où Greppo intervenait aussi avec des salariés qui étaient sous convention collective de l’agriculture et que les compagnies QANTAS et AIR-NEW ZEALAND chargeaient leur propre nourriture depuis Sydney et Auckland, nous avons fait le choix de la mise en place d’une seule société dans laquelle les salariés seront actionnaires qui ferait l’ensemble des activités de la plate-forme aéroportuaire pour l’ensemble des compagnies aériennes. Malheureusement par la suite, le conservatisme des dirigeants d’Air-Calin en empêchera la réalisation complète.

Je me souviens de l’enthousiasme des camarades de Tontouta lorsqu’ils ont pris connaissance de l’exemple de Nandi et ils ont d’emblée accepté de s’engager dans cette prospective même si elle comportait une grande part d’incertitude et de risque par voie de conséquence. C’est d’ailleurs JL ISAIA dans cette réunion qui s’est écrié : « On va l’appeler TAS : Tontouta Air Services ! » (Nandi : ATS) ce qui sera chose faite puisque ce nom sera proposé par nous.

J’ai proposé cette solution aux camarades parce-que j’avais une carte en main sur laquelle je comptais pour faire aboutir ce projet innovant voire quelque part révolutionnaire puisque cela se situait au seul aéroport international du pays : Ma relation personnelle avec le PDG d’Air France du moment Christian BLANC que j’avais connu la première fois qu’il était venu en tant que directeur de cabinet d’Edgar PISANI en décembre 1984 et ensuite lorsqu’il a conduit « la Mission du Dialogue » initiée par le Premier Ministre Michel ROCARD suite aux évènements de GOSSANAH à IAAII en 1988, ces différentes rencontres pendant des situations particulières nous ayant rapprochés au point de nous tutoyer depuis.

Christian BLANC a reçu au siège d’Air-France à Paris notre délégation composée des camarades cités plus haut Gérard JODAR et moi-même et a accepté notre proposition même si elle était assortie en dernier ressort de l’accord de la CCI gestionnaire de l’aéroport.

Le repreneur éventuel des opérations aéroportuaires qui avait la faveur des pronostics puisqu’il avait le soutien de l’Etat, du RPCR, de la CCI et d’Air-France était la Compagnie Générale des Eaux dont le PDG à Nouméa était Yann Le DORE que nous avions connu en 1987 au moment des négociations de la privatisation des services de voiries de la ville de Nouméa qui allaient devenir la CSP (YLD est revenu récemment et revient régulièrement puisqu’il est consultant pour STAR qui vient de reprendre les activités de la CSP).

Gérard JODAR mènera ici et à Paris les négociations concernant les transferts des personnels d’Air France ainsi que les conditions de reprise dont notamment l’intégration des personnels des diverses sociétés dont Greppo. La question la plus difficile à laquelle se heurteront ces discussions restera la question de la hauteur de la participation des salariés dont la CGE n’acceptait pas qu’elle soit supérieure à 10%.

Au moment de son dernier départ pour la signature de l’accord avec CGE, j’ai indiqué à Gérard JODAR que j’allais tenter une dernière carte auprès du concurrent de la CGE à savoir La LYONNAISE DES EAUX qui était aussi intéressée par la reprise des activités aéroportuaires, et dont je connaissais bien le PDG local qui venait de Tahiti, Joël ALAIN et le grand patron à Paris Jérôme MONOD qui viendra ensuite me rendre visite à l’USTKE.

J’ai rencontré Joël ALAIN à qui, après information de tout ce qui avait été mené jusque-là, j’ai proposé que si La Lyonnaise acceptait que la participation des salariés montait dans un premier temps à 20 ou 25% et ensuite de manière évolutive, l’USTKE signerait un accord avec elle avant de répondre à l’appel d’offres initié par la CCI, accord déterminant puisque l’USTKE était alors ultra majoritaire sur la plate-forme de Tontouta. Il m’a demandé un délai de 24 heures pour consulter son siège à Paris.

Le lendemain il me signifiait l’accord de la Lyonnaise. Je rappelais aussitôt Gérard JODAR à Paris pour l’informer de cet accord qui de facto mettait fin aux négociations avec la CGE. Rentré à Nouméa il signera l’accord avec la Lyonnaise et la remise de l’offre par cette dernière comprenant l’accord avec l’USTKE sera faite la veille du délai imparti.

La CGE intentera un procès contre les protagonistes pour tenter de faire revenir les choses en arrière mais sera déboutée.

Et c’est comme cela que la TAS a vu le jour et que bien des emplois furent sauvés et bien d’autres furent créés ! Cette information pour rétablir la vérité et surtout pour que certains qui ont bénéficié de notre travail ne l’oublient pas.


Louis Kotra UREGEI
Membre du Collège Honoraire de l’USTKEPrésident du Parti Travaillist

dimanche 22 août 2010

Questions orales au gouvernement du pays, une première...


Pour la première fois, la procédure "questions orales" au gouvernement sera organisée ce vendredi 27 août 2010. Le groupe FLNKS posera, comme lui autorise la procédure, quatre questions. Madoy rend publique déjà une d'entre elles qui sera posée par Sylvain Pabouty, élu FLN de la Province Sud. Question...


IIIe mandature
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Séance publique
du 27 août 2010
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Questions orales au gouvernement de la Nouvelle-Calédonie
Question de M. Sylvain PABOUTY, Conseiller de la Nouvelle-Calédonie (Membre du groupe FLNKS-Sud)




Texte de la Question
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Monsieur le président,

Ma question porte sur les difficultés de gestion spatiale de nos territoires. Le 12 août dernier, l’assemblée de la province Sud a voté le Schéma de cohérence de l’agglomération Nouméenne, lequel détermine, pour les 10 prochaines années, les grandes orientations en matière de développement urbain. Notre groupe a salué cet effort de concertation qui a abouti à la qualité du travail accompli.

Pour autant, l’absence de portée juridique du SCAN sur les documents de planification communale, atténue fortement ses effets, le respect des orientations de ce dernier, étant laissé au bon vouloir des communes concernées.

Ce désagrément met en exergue un problème plus complexe, dont celui notamment, de la carence de la réglementation urbanistique en matière de planification prospective.
Il y a aujourd’hui nécessité de combler ce vide juridique afin d’instaurer en Nouvelle-Calédonie les outils nécessaires au développement harmonieux et maitrisé des villes tels que les documents de planifications supra communaux, les schémas de cohérence, ou encore la mise en place des zones d’aménagement différé (ZAD). Le droit de l’urbanisme est très important aujourd’hui et très stratégique pour l’avenir, notamment du point de vue du foncier et de son coût, et de la protection des espaces urbanisables et ceux à rendre non constructible.

Pour cela, une écriture et une modernisation du droit de l’urbanisme calédonien doit s’opérer.
Ma question est la suivante : Le gouvernement envisage-t-il de moderniser la réglementation en matière d’urbanisme afin de combler les vides juridiques en la matière et de permettre aux collectivités et établissements publics de la Nouvelle-Calédonie d’assurer sereinement leurs compétences en la matière ?

samedi 21 août 2010

Séance publique au Congrès du vendredi 20 août 2010...

Entendu sur RRB...

Journaliste : Les élus du Congrès réunis en séance publique, ce matin, pour examiner le compte administratif 2009 et le budget supplémentaire 2010. À l'ouverture de la séance, le président du Congrès, Harold Martin, a tenu à rendre hommage à Georges Chatenay, ancien élu territorial qui est décédé le 14 juillet dernier, et Harold Martin a cité à plusieurs reprises le récit autobiographique de Georges Chatenay, intitulé "D'un enfant de Thio".

Harold Martin : Son amour viscéral pour cette terre, pour les hommes et pour les femmes qui y vivent, un amour e un attachement exprimés dès les premières lignes de son récit où il déclare : "La Nouvelle-Calédonie, rien de ce qui lui arrive ne m'est insensible, et ma passion pour elle ne s'éteindra qu'avec mon dernier souffle". Homme de dialogue et de consensus, de fidélité, d'amitié profonde, comme celle qui le liait au grand chef Henri Naisseline de Maré, homme de conviction, homme d'actions, Georges Chatenay demeurera pour nous, je le crois, un repère dans l'exercice des missions publiques.

Journaliste : Et les élus ont observé une minute de silence à la mémoire de Georges Chatenay, en présence de sa veuve, Marie-Thérèse, et de son fils, Laurent.

Les élus ont ensuite entamé l'examen du compte administratif 2009. Une séance que vous suivez pour nous, Nathalie :

Journaliste : Le compte administratif retrace les dépenses qui ont effectivement été réalisées durant l'exercice 2009. Rappelons que la Nouvelle-Calédonie reçoit l'ensemble des recettes, et les redistribue aux collectivités, au travers d'un budget de répartition. Les taux de réalisation sont tout à fait corrects, mais les chiffres sont mauvais. L'exercice 2009 s'est clos sur un déficit de 2,6 milliards. Au fil des ans, les dépenses de fonctionnement n'ont cessé de croître : plus 12 % en moyenne, sur quatre ans. Alors qu'en même temps, les recettes n'ont évolué que de 4 %. Ajoutons que la capacité de désendettement de la Nouvelle-Calédonie s'est également dégradée en 2009. Dans les débats, au nom de Calédonie ensemble, Philippe Michel a tenté de justifier le résultat négatif par le contexte économique :

Philippe Michel : Ce résultat négatif est d'abord imputable à l'effondrement des recettes de la fiscalité métallurgique et minière, moins 83 %, au regard de produits antérieurs d'un niveau tout à fait exceptionnel. Mais pour autant, les perspectives de rendement de l'IS sont sensiblement meilleurs pour l'année prochaine, compte tenu du redressement des cours du nickel.

Journaliste : Philippe Michel évoque aussi des opérations exceptionnelles, comme le programme de construction pour les jeux du Pacifique ou bien les répercussions du rachat des parts de l'État dans la société Enercal. Au nom du Rassemblement UMP, Georges Naturel souligne qu'une autre gestion publique était possible. Il rappelle la création d'un fonds pour les générations futures pour lequel son parti militait depuis 2007, mais en vain. Un tel fonds aurait été alimenté par les recettes issues du nickel durant la période de vaches grasses, de la fiscalité nickel. Aujourd'hui, il ne reste plus rien de ces richesses. Un Rassemblement UMP critique, mais qui en appelle à la responsabilité de tous. Georges Naturel :

Georges Naturel : Ces caractéristiques financières et leurs graves conséquences, nous en prenons la pleine mesure aujourd'hui. Ici, pour la Nouvelle-Calédonie, comme pour la province Sud, nous sommes d'avis, au groupe Rassemblement UMP, qu'une autre attitude, plus responsable était possible. Aujourd'hui, et pour demain, conscients pour les enjeux des Calédoniens, nous devons collectivement nous engager sur d'autres voies pour nos finances publiques.

Journaliste : Pour l'Avenir ensemble, Pascal Vittori s'interroge : comment pourra-t-on financer tout ce que Philippe Gomès avait promis dans son discours de politique générale, il y a un an, en tant que président du Gouvernement ? Pascal Vittori qui donne même un conseil :

Pascal Vittori : En matière de dépenses de fonctionnement, le Gouvernement, lui-même, doit montrer l'exemple et réduire ses dépenses de fonctionnement et de communication, s'il veut que sa politique de rigueur soit comprise et acceptée.

Journaliste : Didier Leroux, lui, prend la défense des chefs d'entreprises pour qui, dit-il, la politique du Gouvernement est désordonnée, incohérente et pleine d'effets d'annonce contradictoires. Comme Calédonie ensemble, le Rassemblement et l'Avenir ensemble, le groupe UNI a voté pour le compte administratif 2009, mais en lançant un avertissement par la voie de Jean-Pierre Djaiwé :

Jean-Pierre Djaiwé : Nous ne pouvons plus continuer à naviguer à vue. Il faut donc doter notre pays d'outils modernes de pilotage et nous saluons l'initiative prise par le Gouvernement en faveur de la convention avec l'AFD. D'autres mesures décidées doivent rapidement être mises en œuvre : il s'agit de la réforme des statuts de la fonction publique, du schéma d'aménagement et de développement.

Journaliste : Le Parti travailliste et le groupe FLNKS se sont abstenus. Le premier reprenant sa position de principe de ne pas se prononcer sur un texte à l'élaboration duquel il n'a pas participé. L'abstention du groupe FLNKS est l'expression d'une critique par la voix de Sylvain Pabouty :

Sylvain Pabouty : Une mandature qui aurait pu garantir, dans un contexte de croissance soutenue régulière, à la Calédonie, les moyens des ses ambitions. Mais en 2009, avec une capacité d'autofinancement négative, la Nouvelle-Calédonie n'a même pas su dégager une ressource susceptible de financer une quelconque intervention. C'est pour ces raisons-là que notre groupe s'abstiendra.

Journaliste : Et après le compte administratif, les élus ont commencé l'examen du budget supplémentaire 2010.

Journaliste : Le projet se monte à une enveloppe de près de 35 milliards de francs, et nous ne sommes qu'à la moitié de l'examen de ces différents postes. Il est question des engagements de la dernière ligne droite, de la réalisation des infrastructures sportives pour les jeux du Pacifique. Il est question aussi d'adapter la dotation aux provinces et aux communes, avec 1,8 milliard supplémentaire. Un budget supplémentaire qui, comme le veut l'usage, est plus une étape technique que politique. Mais cela n'empêche pas les débats. Ainsi, plusieurs élus se sont interrogés sur le coût exact du grand débat sur l'école pour lequel 120 millions de francs avaient été inscrits pour l'année 2010, et sans doute 20 millions supplémentaires qui seront inscrits pour l'année 2011.

Le tri sélectif à la Province Sud...

A croire cette circulaire en date du jeudi 19 août 2010, en matière de développement durable, la Province Sud s'applique ses propres régles...

"Bonjour,
Depuis l’adoption de la stratégie de la province Sud pour le développement durable, la collectivité s’est engagée à mettre en œuvre des actions d’ « éco-administration » visant à réduire son empreinte environnementale.
Cela se traduit par des actions impulsées dans les services, telles que la réduction de la consommation de papier et d’électricité, le co-voiturage, la collecte des piles, l’achat de produits d’entretien respectueux de l’environnement…
Aujourd’hui, une action plus globale nous concerne… Le TRI SELECTIF.
La campagne de collecte et de valorisation des déchets de l’administration a déjà débuté dans les directions et est actuellement mise en place à l’hôtel de province.

Vous trouverez en pièce jointe les informations concernant la procédure de tri sélectif.
Je vous remercie par avance de m’indiquer le nombre de corbeilles destinées à recevoir les déchets recyclables que je dois vous fournir, afin d’équiper les bureaux des élus et collaborateurs de votre groupe politique, pour de permettre un déroulement de l’opération.
Pour tout renseignement complémentaire, n’hésitez pas à me contacter. Très cordialement,

FF
Direction juridique et d’administration générale
Tél : 25 81 05 / 25 80 00 – Fax : 25 81 12
Penser environnement, n'imprimer que si nécessaire

vendredi 20 août 2010

Des voeux au Congrès non consensuels...Et, pourtant...

Le FLNKS au Congrès est un groupe qui a pour ambition de rassembler autour de lui les nationalistes et les progressistes dans l’enceinte où les décisions les plus importantes pour le pays se prennent. Comme les lois du pays ou les délibérations. Egalement des vœux.
Certes, l’unité n’a pas été, manifestement, une des grandes préoccupations des formations politiques nationalistes au moment des élections provinciales en mai 2009. D’ailleurs, la convention du FLNKS qui s’est déroulée le 31 janvier 2009 à la tribu de St Paul à Thio avait admis, même si cela n’a pas été officialisé, que, dans Nord et les îles, il y aurait des listes séparées malgré une forte volonté militante d’unité. Par contre, dans le Sud, l’unité s’imposait étant donné le rapport électoral très défavorable.
Malheureusement, on saura par la suite qu’une partie des militants du FLNKS, non les moindres, dans le sud se sont embarqués, dignes d’aventuriers, dans une liste concurrente dite « d’Ouverture Citoyenne » privant ainsi le mouvement nationaliste de trois voire quatre élus supplémentaires…

Le groupe FLNKS ne doit pas subir des dégâts collatéraux, conséquences de divisions ou de divergences entre les nationalistes lors des élections provinciales de mai 2009. Les élus du Nord lorsqu’ils franchissent le péage, du côté de Koutio, en entrant dans Nouméa, doivent s’efforcer à laisser de côté les rancoeurs et humeurs personnels et individuels spécifiquement provinciaux. Les nouveaux élus des îles issus du 6 décembre 2009, à la suite de l’annulation des élections du mai 2009, se sont bien inscrits dans cette vision unitaire et responsable. C’est la marque d’une grande sagesse.

Le groupe FLNKS ne doit pas s’immiscer ou se laisser entraîner dans les règlements de comptes, devenus quasi-quotidiens, entre les partis de la droite coloniale, regroupés dans le fameux Pacte Républicain. Pour cela, le groupe FLNKS devait une position unique sur l’ensemble des vœux déposés au Congrès ces derniers temps mais examinés hier, ce vendredi 20 août 2010. Quels sont ces voeux ? Un, déposé depuis plus d’un mois par Calédonie Ensemble, portant sur la mise en place d’une commission pour examiner le drapeau et le nom du pays. Un autre, signé le jeudi 19 août par Frogier, Martin et… Wamytan, portant sur l’instauration d’un minimum vieillesse.
Cette position unique devait être : « ne pas les examiner hier en séance publique » pour :
- Ne pas se laisser entraîner dans la lutte fractricide inter-Pacte Républicain
- Ne pas favoriser une polémique politicienne stérile alors que, sur le fond, tout le monde peut être d’accord sur les sujets en question.
- Le contexte politique général n’est pas du tout favorable où accusations et suspicions en tout genre sont quasi-légions… Il est nécessaire de calmer le jeu et faire revenir une certaine solennité au moment des signes identitaires venaient d’être adoptés après 12 ans d’attente !

Au-delà du fonds, il y a la forme, la manière et le contexte...

Vote abstentionniste du Groupe FLNKS au Budget Supplémentaire 2010 de la NCalédonie...

Explication de vote du Budget supplémentaire 2010, vendredi 20 août 2010 par le chef du groupe FLNKS au Congrès, Mr Roch WAMYTAN.

Mr le président, chers collègues

Le contexte dans lequel ce budget supplémentaire a été élaboré est incertain et demande une gestion rigoureuse, c’est ce que le Ministre en charge des finances a indiqué. L’exercice budgétaire enregistre un déficit global de 2,6 milliards de francs, le budget propre de la NC accuse quant à lui, un déficit de 5,8 milliards de Frcs. Le pays continue de vivre comme la France d’ailleurs, au dessus de ses moyens.

Le groupe ne conteste pas les orientations proposées par le gouvernement dans le sens où il entend maîtriser les dépenses de fonctionnement et mettre l’accent sur les investissements et les interventions

Nous notons cependant les 810 millions de Frs pour le solde des infrastructures liées à l’organisation des prochains jeux du pacifique en 2011. Au-delà du coût important et nécessaire de cette opération, le groupe FLNKS s’inquiète de l’accélération du déséquilibre du pays que pourrait induire ce lourd investissement et s’interroge en outre sur la charge supplémentaire que fera peser demain le fonctionnement des nouvelles installations sur les finances des collectivités.

Concernant l’aquaculture, la filière crevette continue d’être soutenue, sans pour autant que la situation s’améliore. On se demande d’ailleurs à quoi servent les millions accordés aux organismes de recherche tels que l’IFREMER, focalisés sur la recherche fondamentale alors que le secteur est quasi sinistré !

Or, cette filière est un élément clé du rééquilibrage Nord/Sud, et la province Nord a investi des sommes énormes dans ce secteur considéré comme la deuxième source d’exportation après le nickel puisque 1500 tonnes sur 2000 produites sont exportées. Le groupe FLNKS se demande légitimement pourquoi les résultats attendus des mesures mises en œuvre tardent à venir, et comment redonner à cette filière des perspectives plus sereines et porteuses d’avenir.

S’agissant du secteur touristique, malgré les sommes pharaoniques, dépassant le milliard de frcs, consacrées à la promotion dans ce secteur, il faut bien avouer que le pays est en situation d’échec dans un domaine pourvoyeur d’emploi direct et indirect. La NC reste toujours une destination inconnue ou mal connue et donc peu programmée par les tours opérators français ou australiens. Notre absence d’image touristique crédible est constante sur le marché international. Vu de l’extérieur, notre pays semble ne pas s’intéresser à son immense potentiel touristique, trop occupé peut être à l’exploitation du nickel ou à autre chose !

Et pourtant, selon les prévisions de l’Organisation Mondiale du tourisme, la fréquentation touristique de la zone Océanie Pacifique va doubler en 10 ans soit une croissance moyenne de 7%, de même le marché de la croisière dans la zone devait croître de façon significative dans les années à venir. Tous les pays de la région Asie pacifique ont cette information et s’organisent en conséquence afin de capter chez eux une part de ce marché à venir.

Et nous que faisons nous ? Cette information capitale ne nous intéresse-t-elle pas ? Ou peut être, continuons-nous à fermer les yeux et à penser que nous sommes européens et que nous sommes en Europe alors que nous sommes en Océanie. Fidji, Vanuatu et d’autres pays s’organisent à partir de leurs propres potentialités, notre pays dispose de potentialités peut-être supérieures ou complémentaires et que faisons-nous ? Malgré le milliard de promotion, la NC vient de plonger sous la barre fatidique des 100.000 touristes. En comparaison, et avec un budget promotion 5 fois moindre, un pays frère voisin, le Vanuatu passe cette année allégrement cette barre. Et pourtant qu’avons-nous pas entendu de ce pays voisin tant décrié par certains pour sa supposée pauvreté après l’indépendance, ce fut d’ailleurs l’argument du genre fond de commerce pour effrayer ceux qui militaient pour l’émancipation de la Nouvelle Calédonie..

On ne peut pas évoquer le tourisme sans parler du transport aérien local et international avec les déficits chroniques de nos deux compagnies Aircal et Aircalin. Malgré de nombreux audits sur Aircal notamment celui d’Air France consulting avec la mise en œuvre de plan de redressement, la situation ne s’améliore pas ou très peu. Quant à ACI, Le déficit signalé est de 1,6 milliard de frcs, même si la situation semble s’être améliorée récemment et que la compagnie a tenu le coup face à la crise du transport aérien, grâce non pas au tourisme mais aux déplacements de la clientèle calédonienne, ce qui semble quelque peu paradoxal eu égard à la stratégie d’ouverture des lignes de cette compagnie. ACI a vraiment besoin de réaliser une politique salariale cohérente et à pratiquer une politique de formation et de recrutement local plus volontariste notamment pour le personnel naviguant et le personnel de maintenance.

25 ans après sa création, par le gouvernement TJIBAOU, il n’est pas normal de constater le faible taux de personnel calédonien en matière de technicien ou de pilote. Lorsqu’on compare ACI avec les compagnies de la région, sur la même période (25 ans), on constate quoi ? Que prés des ¾ de pilotes des compagnies Air pacifique, Air Niuguini, Air Vanuatu sont des locaux et donc mélanésiens, à tel point que Air Niuguini par exemple exporte ses pilotes vers d’autres compagnies notamment Emirates airways. Les pilotes d’origine mélanésienne sont réputés pour être dotés d’un grand sang froid face aux difficultés rencontrées en cours de vol, c’est une étude récente qui l’a démontré. Alors sommes-nous moins intelligents que nos frères océaniens ? Ou alors a t-on affaire à une chasse gardée ou un domaine réservé dans une société calédonienne ? Il serait intéressant que le gouvernement nous fasse un point sur les problématiques de cette compagnie et qu’un plan de formation digne de ce nom soit mis en œuvre.

S’agissant enfin d’ENERCAL, il nous est demandé d’accorder une avance de trésorerie d’un milliard de frcs suite au choix d’investissement de l’entreprise. Cela fait suite à une avance de la même somme deux années de suite. Le constat fait est qu’au moment où il fallait investir dans l’électrification du grand nord, cette société a préféré investir dans l’usine à charbon de Prony Energy.
Rien que pour le transport et l’enfouissement des cendres, cela lui coûte 1,4 milliard de frcs. On ne discute pas du bien fondé de ce projet, notre interrogation porte sur cette demande d’avance. N’oublions pas que le choix de la centrale à charbon a un coût – environnement important puisque ce projet participe à faire de la NC le pays le plus pollueur en terme d’émission de gaz à effet de serre par habitant dans le pacifique. Or, nous ne sommes pas pour des raisons statutaires, partie prenante au protocole de Kyoto. Il avait été précisé pourtant à l’époque du choix que ce coût environnement avait pour contrepartie un allégement du coût de l’énergie supporté par la collectivité et les ménages, or ce n’est pas le cas. Il serait peut être temps de revoir à la hausse le prix de cession de l’électricité produite par cette société à Yaté et revendu à la SLN pour ses besoins de production.

Au-delà de ces constats il est évident pour le groupe que la situation financière de la NC suppose un effort de bonne gouvernance, alliée à une prudence, une rigueur et une pertinence dans le choix des investissements. Si on n’est pas capable de cette bonne gouvernance, il serait bon de se tourner vers les organisations internationales qui délivrent des conseils et des formations dans ce domaine aux gouvernements du Pacifique, le dernier stage a eu lieu à Port Vila récemment.

Lorsqu’on est aux commandes du pays, la tentation est grande de faire des choix populistes pour satisfaire nos électorats respectifs. Mais il est nécessaire de ne pas perdre le fil d’Ariane qui est le notre : l’émancipation du pays et de sa population. Cela nous oblige à un impératif ; c’est la responsabilité de nos actes afin d’atteindre une autonomie dans le financement de nos besoins. La France, malgré son rang de 5ième puissance économique mondiale, ne pourra pas éternellement assurer nos financements, et la NC ne doit pas être assimilée à une danseuse de la république.

En période d’austérité il faut savoir se serrer la ceinture et faire preuve de solidarité. En période d’embellie, prévoir la mise en place de fonds souverain afin d’assurer l’avenir à partir de l’exploitation de nos ressources : le nickel, le cobalt, demain le pétrole et le gaz, mais aussi les ressource marines et notre savoir faire. Ce fonds souverain pourrait demain asseoir notre position dans la région Asie pacifique et pourquoi pas, pouvoir prêter à la France, ce serait un juste retour des choses, un retournement inattendu de l’histoire.

En attendant, notre groupe, dans la ligne de sa position sur le budget primitif 2010, s’abstiendra sur ce budget supplémentaire.

Je vous remercie"