mardi 28 février 2012

CONVENTION DE PARTENARIAT CONGRES DU PAYS ET SECRETARIAT DU GROUPE PAYS FER DE LANCE



COMMUNIQUÉ DE PRESSE
LE SECRETARIAT DU GFLM SIGNE UNE CONVENTION DE PARTNERARIAT ET D’APPUI INSTITUTIONNEL AVEC LE CONGRÈS DE LA NOUVELLE-CALÉDONIE
27 Février 2012
Le Directeur Général,  Monsieur Peter Forau et le personnel du Secrétariat du Group de Fer de Lance Mélanésien (GFLM) ont eu le privilège de recevoir, Monsieur Roch Wamytan le Président du Congrès de la Nouvelle-Calédonie et sa délégation au sein du Secrétariat GFLM aujourd’hui. 
En accueillant la délégation, le Directeur Général du GFLM a remercié Monsieur le Président Roch Wamytan et sa délégation pour cette visite historique au Secrétariat GFLM et son engagement à concrétiser la signature de la Convention de Partenariat et d’appui institutionnel entre le Congrès de la Nouvelle-Calédonie et le Secrétariat du GFLM. 
Monsieur Wamytan est le Président du Congrès de la Nouvelle-Calédonie et il est également membre éminent du FLNKS. Grace à son initiative, le Congrès de la Nouvelle-Calédonie offre une aide financière au Secrétariat du GFLM. Suite à une précédente visite en 2011, le Président le Président est en visite ce jour pour faciliter la signature d’une convention de financement entre le Secrétariat du GFLM et le Congrès de la Nouvelle-Calédonie.
En signant, la Convention le Président Wamytan a dit qu’il reconnait les efforts déployés par le Secrétariat pour renforcer les relations avec ses membres et en particulier pour aider la cause du peuple Kanak et les autres parties pour trouver une solution pacifique a leur future gouvernance. Il a dit qu’il voudrait voir plus de jeunes Néo-Calédoniens travailler au sein du Secretariat et que la langue française doit être apprise et appliquée à grande échelle comme langue de travail au sein du Secretarait. Avec la bénédiction du Congrès de la Nouvelle-Calédonie, il est heureux de faciliter la signature de la convention et d’autoriser l’extension du financement du Secrétariat.
S’exprimant au  nom des directeurs et personnel du Secrétariat Monsieur Forau a indiqué que la signature de l’accord aujourd’hui est opportun et significatif «  Il viendra non seulement renforcer la mission que nos dirigeants on mandaté le Secrétariat dans la promotion des actions qui favorisent directement le bien-être et la bonne cause de peuple Kanak de la Nouvelle-Calédonie ; mais aussi renforcer les accords de coopération régionale entre les institutions de la Nouvelle-Calédonie dirigées par le FLNKS et leurs homologues dans la région GFLM » a déclaré Monsieur Forau.
Il a ajoute que la Convention ou l’Accord signe aujourd’hui jette les bases pour l’approfondissement des relations entre le GFLM  et la Nouvelle-Calédonie en particulier avec le Président Roch Wamytan qui est une figure reconnue au sein du FLNKS et au Congrès de la Nouvelle-Calédonie. Nous sommes très reconnaissants pour ce geste généreux du peuple de la Nouvelle-Calédonie et en particulier pour l’extension de l’aide financière qui aidera le Secrétariat accomplir ses missions.
Monsieur Forau a également souligne que cette assistance fournie au Secrétariat par le Congres de la Nouvelle-Calédonie sous la Présidence de Monsieur Wamytan est exemplaire car ce soutien vient en complément des efforts du Secrétariat pour une bonne coordination des politiques de coopération régionale et les accords de partenariat, et aussi aider  a promouvoir l’identité kanak et ses aspirations dans la région GFLM alors que nous préparons avec beaucoup d’anticipation le processus de sortie de l’Accord de Noumea en 2014-2018. Il a remercie le Président Wamytan pour sa vision et clairvoyance et lui a assure que  ces fonds seront utilises pour les besoins identifies dans le cadre de la Convention.
 Ce projet d’appui institutionnel et de partenariat qui se traduit aujourd’hui par cette aide financière au Secrétariat du GFLM vise a faciliter la coopération régionale en Mélanésie ; la promotion de la langue française comme langue officielle  au sein du Secrétariat ; le détachement de cadres auprès du Secrétariat, et la traduction et l’interprétariat lors de réunions officielles de Membres du GFLM.
Autorise par le Directeur General 

Mise en ligne par Naku press : le 28/02/2012 à 21h18

dimanche 26 février 2012

Relance de la Dynamique FLNKS Sud ou la reconnaissance de la DUS à St Louis...

Samedi 25 février à la tribu de St Louis, s'est tenue l'assemblée générale de la Dynamique FLNKS Sud (à ne pas confondre avec la DUS). Après la coutume d'accueil avec les représentants de la Grande Chefferie Moyatéa, les militants ont fait le bilan du travail sur les secteurs suivants: les finances, le developpement durable, la santé/social, l'environnement, le sport, l'assainissement, le logement, l'enseignement, emploi/travail, communication...

Ces secteurs ont été visités par un travail effectué en tant que militants investis dans les institutions et/ou dans les commissions mises en place par le FLN Sud.

Mais, avant de faire le point sur les différents secteurs, les camarades non DUS ont donné leur sentiment sur le nouveau mouvement, la Dynamik Unitaire Sud (DUS), qui a été formé le 5 novembre de l'année dernière; c'est donc bien après la dernière assemblée générale de la Dynamique FLNKS Sud. La considération vis à vis des ex-Palika Sud qui ont pris l'initiative de créer la DUS ne changent pas. Elle est même saluée car c'est une grande responsabilité après des années de militantisme dans un parti comme le Palika.

A partir de la discussion sur les secteurs, des perspectives ont été esquissées avec des rendez-vous programmés comme les trois AG qui auront lieu le 12 mai, le 18 août et le 24 novembre.

Un regret tout de même mais incontournable: du fait du report de cette AG pour la tenir donc ce samedi à St Louis, alorqu'elle était initialement prévue le samedi 11 février 2012, beaucoup de militants n'ont pas pu changé de date pour d'autres activités dans lesquels ils sont investis. C'est le cas pour la réunion du GDPL à St Louis même à la Grande Chefferie Wamytan ou de l'AG de l'UGPE qui s'est tenue à la place Constantine à la Vallée du Tir ou de la réunion des femmes sur le site de Vale Goro...

dimanche 19 février 2012

La DUS... Du soutien aux aides cantinières grévistes de Nouméa

Communiqué de presse

Cela fait plus de trois mois que les aides cantinières, des mères de familles pour la plupart, sont mobilisées quotidiennement devant la mairie de Nouméa pour réclamer le respect des droits élémentaires et légitimes pour le moins bafoués par leur employeur : la Ville de Nouméa.

En effet, Pendant des années, la mairie de Nouméa s’est contentée de maintenir les aides cantinières dans une situation de précarité en les indemnisant à 30 000 F CFP par mois, et bien sûr sans aucun droit aux congés payés. Le prétexte d’un quota d’heures réduit ne permettant pas d’améliorer un salaire est inadmissible, irrecevable et irresponsable au regard du coût de la vie qui ne cesse d’augmenter d’une manière chronique d’autant plus que le coût total annuel est estimé à moins 200 millions de F CFP pour un budget de plus de 20 milliards de F CFP.

Responsables, les aides cantinières, soutenues par le syndicat SLUA, rejoint par la CNTP, proposent une réorganisation des services allant dans le sens d’une plus grande efficacité et d’une amélioration de leur situation salariale. Mais, la mairie de Nouméa, qui se targue de gérer la cité de façon citoyenne, persiste dans un mépris en ne prenant pas en compte ces propositions. Pire, aujourd’hui, la mairie de Nouméa préfère communiquer sur le mensonge et le dénigrement sur des mères de familles qui ont toujours su accepté de travailler dans des conditions difficiles sans jamais rien réclamer jusqu’à présent…

Pour la Dynamik Unitaire Sud, la mairie de Nouméa veut une externalisation des services de la cantine afin de procéder à des, prétendues économies budgétaires sur le dos des aides cantinières qui constituent, manifestement, (la classe à abattre ?)un des maillons faibles de l’ensemble des personnels de la collectivité.

Pour la Dynamik Unitaire Sud, cette externalisation s’inscrit bien dans la politique de démantèlement des services publics pratiquée par la mairie de Nouméa depuis des années afin de procéder à des soit disant économies pour, théoriquement, mieux investir, dans d’autres secteurs. Nul n’est dupe de cette tromperie libérale car bon nombre de prestataires privés bénéficiaires, une fois en position de force, exigeront des coûts de prestations toujours plus élevés que, tôt ou tard, les citoyens de Nouméa, notamment les plus faibles, devront supporter.

Pour la Dynamik Unitaire Sud, le conflit entre la mairie de Nouméa et les aides cantinières grévistes n’est pas seulement un conflit social ; il est également un conflit politique, notamment de choix de société entre celle qui méprise les plus faibles et celle qui met l’individu au centre des intérêts de nos collectivités et institutions.

La mairie de Nouméa se trompe lourdement si elle mise sur un enlisement du conflit pour venir à bout des aides cantinières grévistes. Le remplacement des aides cantinières par des agents communaux n’est pas une solution durable. Les aides cantinières sont déterminées.

La Dynamik Unitaire Sud considère que la mairie de Nouméa doit reprendre les négociations sans tarder et en abandonnant le mépris, dont la classe bourgeoise nouméenne sait si bien faire usage lorsqu’elle discute avec les gens de terrain. Elle doit privilégier une véritable approche humaine et non pas seulement comptable dans ces négociations.

Dans ce contexte, la Dynamik Unitaire Sud souhaite, au lieu d’une externalisation des taches des aides cantinières qui nuirait fortement à l’image de la ville de Nouméa, la définition d’un véritable statut et l’ouverture de discussions sur la possibilité « d’utiliser » potentiellement ce personnel pour obtenir un contrat de 35h par semaine.

La manière dont la toute puissante ville de Nouméa gérera ce conflit, en dira long sur sa capacité à dialoguer et à résoudre ce conflit, avec les populations les plus vulnérables.


Pour La Dynamik Unitaire Sud
Sylvain Boiguivie
(Photo SLUA)

samedi 18 février 2012

SAHARA OCCIDENTAL.......

LE RELAIS D’UN ECHO EST UNE FORME DE SOUTIEN

Naku press publie ici un extrait du Monde Diplomatique (Février 2012), un article de OLIVIER QUARANTE : «Résistance Obstinée des Saharaouis». Depuis la signature d’un cessez le feu entre le Front Polisario et le gouvernement marocain, toutes les tentatives de solution diplomatique au Sahara occidental ont échoué. Sur le terrain, la situation dégénère.

Un rappel historique 

«Colonie espagnole depuis 1884, le Sahara Occidental est évacué en 1975 et son territoire, partagé entre le Maroc et la Mauritanie, laquelle va renoncer à ses acquisitions en 1979. Crée en 1973, le Front Polisario proclame l’indépendance du territoire en 1976 et crée la République arabe sarahouie démocratique (RASD), reconnue par l’Organisation de l’Unité Africaine (OUA). La guerre éclate aussitôt entre Rabat et le Front Polisario. Des dizaines de milliers de saharaouis fuient les bombardements et trouvent refuge en Algérie qui, par ailleurs, soutient le Polisario, dans des campements de la région de Tindouf. Un cessez le feu est signé en 1991. Il doit ouvrir la voie à un référendum d’autodétermination.

Malgré l’envoi d’une mission de l’Organisation des Nations unies (ONU), toujours sur place, le référendum n’a jamais eu lieu(1). Pourtant, le Conseil de sécurité, dans sa résolution 1783 adoptée le 31/10 2007, réaffirme sa volonté d’aider les parties à parvenir à une solution politique, juste durable et mutuellement acceptable qui permette l’autodétermination du peuple du Sahara occidental. Le Front Polisario considère qu’un référendum à plusieurs options, y compris l’indépendance doit être organisé, tandis que le Maroc plaide en faveur d’une régime d’autonomie négociée et pour une référendum de confirmation à option unique. A ce jour, le Sahara occidental est considéré par l’ONU comme le dernier territoire non autonome d’Afrique, dont la décolonisation n’est toujours pas  achevée

Un focus sur Wakalal, un des quartiers de Dakla, une ville située à l’extrême sud du Sahara occidental, donne l’image d’une vie quotidienne sous tension. Des déplacements placés sous haute surveillance, un climat de tension bien entretenu : soit un traitement inégal entre les saharaouis et les marocains dans le domaine de l’emplois – bref un contexte qui fait que le sentiment de révolte est à fleur de peau. A l’exemple d’une altercation à la fin d’un match de football, qui s’est terminé par des coups de sabres et des 4*4 fonçant sur des foules.
Outre ces violences physiques  opposant les deux communautés, le rachat des consciences est aussi une pratique courante. Distribution d’argent dans les bidonvilles, les campements contrôlés par le Front Polisario, pour faire revenir les gens vers la mère patrie, - ou encore une carte de promotion nationale en échange de travaux d’intérêt général, proposée à de nombreux saharaouis.

Sur un plan national : organisation d’une spéculation sur les ressources naturelles, et notamment les richesses marines avec l’ouverture des zones de pêches à des navires européens et russes, une activité qui échappent à l’industrie locale.  Le peuplement  un autre levier pour creuser les inégalités avec la priorité aux marocains du Nord sur de nombreux secteurs d’activité économique.

Naku press propose cette lecture tout en regardant aussi ce qui se passe dans le pays, mais d’une manière très subtile. Coiffé par de belles paroles, parfois on renonce à l’esprit critique, mais c’est tout simplement parce que l’on veut et on a intérêt à occulter les vrais problèmes ou encore les vrais objectifs des politiques défendus par certains.  A l’heure où les curseurs se mettent sur la problématique de l’avenir institutionnel du pays, le peuple continue lui à vivre une réalité où ces belles pratiques vieilles comme le temps, continuent à sévir. 

Pari de l’intelligence, rééquilibrage, une croissance économique qui fait de Kanaky la boule de cristal de cette partie du Pacifique, mais nous n’oublions pas que la croissance est aussi un vecteur d’inégalités sociales marquantes expliquant parfois certains dysfonctionnements de la société.

Naku press termine ce petit détour par une petite pensée de solidarité aux camarades du Front Polisario.

Mise en ligne le 18/02/2012 . Naku press.



mercredi 15 février 2012

Levée de drapeau à la mairie de Moindou: une victoire de plus pour la stratégie unitaire



Hier après midi, en présence des militants FLNKS de la région, notamment ceux de l'UC et de la DUS (Dynamik Unitaire Sud), les élus municipaux de Moindou, ceux qui ont voté pour la levée du drapeau, ont organisé une cérémonie symbolique. C'est une cérémonie coutumière:  les deux présidents des conseils coutumiers Xaracùù et Ajié Arô qui ont fait le déplacement ont remercié aux élus municipaux (RUMP, FLNKS et sans étiquette) qui ont pris leur responsabilité pour l'avenir et les jeunes... Jean Marie Hovereux, ex-n° 2 et ex-adjoint au maire de Moindou, devenu sans étiquette, a répondu ainsi que la mairesse RUMP de Farino, Mme Ghislaine Arlie.

En fait, auparavant, la réunion du conseil municipal a été expéditive: 8 contre 7 pour la levée en quelques minutes. 2 indépendantistes parmi les "contre" ! Bizarre... Mais si bizarre que cela pour les "gens" du coin.

Maintenant, il ne reste plus Bourail et La Foa !

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Retranscription "mot à mot" RRB FEV 16 MAT – MOINDOU


Journaliste : Depuis hier, les deux drapeaux flottent sur la mairie de Moindou. La décision a été prise hier, en début d'après-midi, à la majorité du conseil municipal, par huit voix contre sept. Une décision qui était réclamée depuis longtemps, par plusieurs conseillers municipaux, parmi lesquels Numa Huard, conseiller municipal du Rassemblement :

Numa Huard : Une réunion qui s'est passée très rapidement, mais de manière très positive, puisque le conseil municipal a voté à la majorité la levée du drapeau. Au niveau des élus qui ont voté pour, on a deux élus de l'UMP et ceux de l'UC et puis des élus sans étiquette. Immédiatement après, il y a une cérémonie coutumière qui s'est faite et qui a été très émouvante, puisque les coutumiers ont tenu à remercier particulièrement les Caldoches, comme ils l'ont dit, et l'UMP, puisqu'un gros travail a été fait là-dessus, et ensuite, la levée des drapeaux s'est faite automatiquement. Donc là, à l'heure où je vous parle, les deux drapeaux flottent sur la commune de Moindou.

Journaliste : Et une décision adoptée contre l'avis du maire Calédonie ensemble, Jo Peyronnet. Écoutez sa réaction :

Jo Peyronnet : Bon, une majorité s'est dégagée à une voix près, huit contre sept. Je le regrette, parce que je ne suis pas du tout pour monter ce drapeau qui représente pas tous les Kanaks. Moi, je suis pour le drapeau commun, mais bon, je suis respectueux de la démocratie. Je m'incline devant cette décision, ils sont majoritaires, et je ne vois pas qu'est-ce que je pourrais faire.

Journaliste : Et désormais, seules les mairies de La Foa et de Bourail n'arborent pas le double drapeau.



jeudi 9 février 2012

"Crois-moi camarade, si tu veux voter utile, vote Mélenchon"


Une confidence: c'est vrai que Madoÿ, s'il devait participer aux présidentielles françaises (ce qui n'est pas du tout sûr ....) a un faible pour Mélenchon...

LEMONDE.FR
09.02.12
08h24 • Mis à jour le 09.02.12
09h58

Jean-Luc Mélenchon en meeting à Montpellier, le 8 février 2012.AFP/PASCAL GUYOT

Montpellier, envoyé spécial - Précédé de quelques musiciens, Jean-Luc Mélenchon a fendu une foule compacte pour rejoindre la tribune. Selon le Front de gauche, ils étaient 8 000 réunis, mercredi 8 février, au parc des expositions de Montpellier. Il y a des jeunes et des plus vieux, des drapeaux du Parti de gauche et du Parti communiste (PCF), ceux qui ont arrêté leur choix, ceux qui hésitent toujours et d'autres encore qui sont venus par curiosité.

Dans une interview accordée à Midi Libre, mercredi, le candidat du Front de gauche à la présidentielle assurait avoir des chances d'être au second tour de la présidentielle. Peu sont aussi optimistes, mais tous espèrent que M. Mélenchon arrivera à faire entendre la voix de la gauche de la gauche dans la campagne présidentielle. "Il faut être réaliste, Mélenchon ne sera pas au second tour", reconnaît André, un militant de longue date du PCF. L'enjeu, estime-t-il, est d'engranger le plus de voix possible – pourquoi pas "un score à deux chiffres"– pour faire infléchir la position de François Hollande.

"Chaque point que Mélenchon gagnera au premier tour éloignera le PS de la tentation du capitalisme", renchérit Albert, un autre "vieux de la vieille" du PCF. Albert, 72 ans, est agréablement surpris du tour que prend la campagne de M. Mélenchon. Il était plutôt sceptique quand son parti a décidé de ne pas présenter de candidat. "Cet accord électoral a été un crève-cœur pour moi. On a avalisé le fait que le PCF était politiquement mort", regrette ce retraité de la fonction publique. Le candidat du Front de gauche l'a tellement convaincu qu'il "en a oublié que [ce dernier] avait été pendant des années et des années un cadre du PS".

"Aux meeting de Marie-Georges [Buffet], il n'y avait que des têtes blanches. Ça fait plaisir de voir qu'ici, la moitié de l'assistance est composée de jeunes gens. Ma génération, c'est terminé et c'est déjà une grande victoire pour Mélenchon et pour la gauche d'avoir réussi à fédérer une partie de la jeunesse", se réjouit-il.

UN "COURS MAGISTRAL" SUR LES MÉCANISMES DE L'UNION EUROPÉENNE

Parmi les plus jeunes, beaucoup assistent à l'un de leur premier meeting politique. Manuel a 20 ans. Au printemps, il élira pour la première fois un président de la République. Celui qui n'avait pas encore eu l'occasion de voir son candidat à la tribune est emballé "par la fermeté de son discours, par l'aura de cet homme qui renonce au renoncement".

Il pense à s'engager au Parti de gauche, voire dans la campagne. "Les derniers développements de la crise économique donnent raison à Mélenchon sur toute la ligne", explique-t-il avec enthousiasme. Il précise : "Face à un capitalisme toujours plus féroce, on n'a pas d'autre choix que de mettre l'humain d'abord. C'est peut-être un slogan, mais je suis convaincu que c'est la seule chose à faire pour que l'on reprenne la main sur ce monde qui nous échappe."
A la tribune, le candidat du Front de gauche s'est lancé dans une explication des mécanismes de l'Union européenne (UE) qui, assure-t-il, ôtera aux Etats leur capacité à agir de leur propre chef. Le discours est technique et l'auditoire se dissipe quelque peu. Tous ne sont pas certains qu'un meeting est le lieu pour un tel "cours magistral".
Marion, plus convaincue que jamais par M. Mélenchon, n'est pas de cet avis : "C'est important qu'il ne prenne pas les gens pour des bœufs ! La finance en général, c'est quelque chose que l'on refuse d'expliquer au peuple. Mélenchon a le mérite d'aller au charbon pour expliquer ce qui concerne tout le monde, il fait appel àl'intelligence de chacun plutôt qu'à une idéologie."
ILS SONT NOMBREUX À NE PAS VOULOIR ENTENDRE PARLER DE VOTE UTILE
Hakim, lui, est toujours indécis. Il votera à gauche, c'est sûr. Mais il a été "traumatisé par le 21 avril 2002" et l'arrivée de Jean-Marie Le Pen au deuxième tour de la présidentielle. Il est tenté par un "vote de raison" pour le candidat le mieux placé dans les sondages, mais plus la campagne avance, plus il regrette la "frilosité" de François Hollande quant à la "mise au pas de la finance". Il reprend à son compte la pique de M. Mélenchon adressée au candidat PS qu'il a accusé de s'y attaquer "armé d'un pistolet à bouchon".
Jean-Marc le précède dans la queue de la buvette et tente de le convaincre : "Les sondages se suivent et se ressemblent ; Hollande a une avance confortable. Alors, crois moi, camarade,si tu veux voter utile, vote Mélenchon !" Ils sont nombreux ici à ne pas vouloir entendre parler de vote utile.
"J'ai 28 ans et j'ai toujours voté PS, sans conviction", déplore Marie, employée de bureau à Montpellier, qui glissera un bulletin Mélenchon dans l'urne. "Quand je vois l'état du PS dans la région, je ne suis pas fière de moi", ajoute-t-elle en référence aux malversations financières présumées de l'ancien président de la fédération de l'Hérault, Robert Navarro. Bien qu'exclu du PS, ce dernier est membre de l'équipe de campagne de François Hollande. "Quand on a l'ambition de diriger la France, on fait attention à ses fréquentations", conclut Danièle qui a quitté le PS pour le PCF dans les années 1980 et qui se réjouit " qu'une force soit en train de se reconstruire ".

Jonathan Parienté

Djiido et sa ligne éditoriale....

Au moment où Djiido, la radio nationaliste kanak, présente sa nouvelle grille de programme 2012, Madoÿ a pensé qu'il n'est pas inintéressant de publier sa ligne éditoriale...

Néa le 09/02/2012 : présentation programmation 2012

http://www.radiodjiido.nc/forum/portal.php


Djiido en langue fwai est l'aiguille qui sert à attacher les bottes de paille sur le toît de la case traditionnelle. Cet outil est indispensable à la construction du foyer : il unifie les bottes qui représentent les différents clans ou ethnies; il permet de s'abriter des intempéries; il permet également de rassembler différents intérêts et courant de pensée au sein d'une même case. En nommant ainsi la radio, Jean-Marie Djibaou lui a attribué une âme. Comme l'aiguille, Djiido est indispensable à l'unité du peuple kanak et à la construction du pays.

Si le nom de la radio porte une résonnance symbolique forte, c'est aussi à cause du contexte dans lequel la radio a vu le jour, sous l'égide du FLNKS, un certain 24 septembre 1985. Il s'agissait alors de porter fièrement la voix des anti-colonialistes et des progressistes face à la propagande de l'Etat français et de la droite réactionnaire locale. Ainsi l'orientation de la radio Djiido ne pouvait être que résolument engagée. Le 24 septembre 2005, Djiido, radio associative et libre, fêtera ses 20 ans. Son histoire fait partie intégrante du mouvement kanak qui lutte pour son émancipation et sa liberté depuis le 24 septembre 1853.

Aujourd'hui, comme pour les Accords de Matignon signés en 1988, Djiido ne peut que s'inscrire dans les grandes orientations de l'Accord de Nouméa. A ce titre, elle a pour ambition de faciliter la compréhension de l'Accord et de contribuer à ce que les citoyens s'approprient ce même Accord.

Fidèle également à ses engagements initiaux, Djiido demeure un flambeau au service des populations organisées dans la défense et la promotion de lendemains meilleurs dans la vie quotidienne que ce soit au niveau de l'éducation, de la santé, du logement, de la culture ou du développement durable.

Elle défend et défendra toujours les aspirations des kanaks et des exploités, et elle doit aussi s'adresser à toutes les communautés du pays qu'elles soient caldoches, océaniennes, européennes et antillaises pour les plus importantes.

Djiido est une radio pluraliste; les programmes sont d'ordre divers : politique, culturel, éducatif, social, économique et religieux. Elle traite de la société calédonienne dans sa globalité : un fait particulier décrit et commenté ne peut être compris et appréhendé s'il n'est pas traîté et replacé dans un contexte bien précis. Les programmes sont exempts de toute discrimination raciale, religieuse, philosophique et sexiste. Elle soutiendra les programmes et les informations qui font la promotion de l'identité kanak et de la citoyenneté.

Une autre dominante de cette ligne éditoriale : l'objectivité. Née pour récuser la désinformation la plus méprisante, Djiido se doit d'être exemplaire dans le traitement qu'elle effectue de l'information. Indépendants de toute pression, les journalistes doivent vérifier la véracité de toute information.

Ainsi, non seulement, la radio décrit une situation, un fait ou un événement donné pour les auditeurs mais elle rapporte, le cas échéant des solutions disponibles à ces mêmes auditeurs. Conscients de l'influence qu'occupe une radio comme Djiido auprès des citoyens, les journalistes et les animateurs s'engagent à ne promouvoir ni violence ni être complices de manipulation politicienne et autres de quelques bords que ce soit.

De plus, issus d'une culture qui lutte contre l'esprit de marchandisation à outrance, les journalistes et animateurs s'engagent également à respecter la dignité de la personne humaine. Toute personne a une famille et/ou appartient à un clan. La ligne déontologique des journalistes est insipée de la convention collective française et du code de déontologie du Quebec.

Si l'ancrage dans les réalités politiques, économiques, sociales, culturelles et coutumières du pays est important, radio Djiido se doit, tout naturellment, d'être plus qu'attentive à la situation économique et sociale des autres pays de la région du Pacifique. Le rendu des informations issues de l'Océanie doit être un réflexe naturel.

Djiido valorise les relations de coopération dans tout les domaines entre les pays de la région du Pacifique et la Kanaky, en particulier avec les pays membres du Groupe Fer de Lance. Fidèle à ses convictions progressistes, Djiido se fera l'écho des mouvements populaires et des individus qui se battent dans leur pays pour leur propre émancipation et celle de l'ensemble de leurs concitoyens. De ce fait, le personnel de la radio Djiido entretient des relations avec des confrères de la région partageant les mêmes convictions. Djiido est membre de l'association des journalistes du Pacifique, la PINA (Pacific Islands National Association).

Pour ce qui relève des nouvelles internationales, radio Djiido se doit de trier et de sélectionner ce qui sera diffusé sur les ondes. Cette sélection s'effectuera selon un critère bien spécifique.

Ainsi, face aux flots d'informations déversés en permanence et accentués par les moyens modernes de la communication, Djiido privilégie les nouvelles qui relatent les luttent populaires pour l'émancipation des individus, des communautés et des peuples. Ainsi le temps consacré au journal est réparti comme suit : 60% réservé aux nouvelles locales, 30% aux informations de la Région Pacifique et 10% à l'international.

Pour ce faire, Djiido noue des liens avec des radios libres et associatives en France et dans le monde. Pour défendre également ses intérêts Djiido entretient des relations partenariales avec la Confédération Nationale de Radios Libres (CNRL).
Nouméa le 08/08/2005
Néa le 23/01/2012 (devant l'Avenir)


Le président du Conseil d'Administration d'Edipop
Charles PIDJOT