vendredi 31 mai 2013

La virulence d’un système où la sincérité gêne !!!



La presse de ce jour , nous apprend qu’une haut fonctionnaire  a été relevée de ses fonctions pour avoir désobéi à certaines règles de tenue dans des espaces donnés.  Oui le gouvernement de la Nouvelle Calédonie vient de relever la directrice des services fiscaux pour avoir manqué à son devoir de suivre les instructions venant du gouvernement.  Bien dit ce sont les règles de la république. Mais quand on sanctionne une personne parce qu’elle dit des vérités, la sanction administrative vire vite à quelque chose  qui ressemble fort à des règlements de compte.  A l’heure où le débat politique pointe sans arrêt la réforme fiscale, on ne peut comprendre un tel geste de la part de l’exécutif local. Cette personne a toujours été à la hauteur des dossiers à traiter , notamment les simulations à faire dans le cadre des travaux relatifs à la réforme fiscale. Mais  parfois l’efficacité peut brouiller des lignes bien entretenues en « back ground ». Ainsi va le monde dans cette petite arène politique , de l’autre bout du pacifique sud !!!

Naku press : Mise en ligne le 31/05/2013

mercredi 29 mai 2013

LE FENUA MAOHI SUR LA LISTE DES PAYS A DECOLONISER !! DES VAGUES A PARIS !!!



Liste de l’ONU des pays à décoloniser : la réinscription de la Polynésie française passe mal à Paris


– La réinscription de la Polynésie française sur la liste des pays à décoloniser, votée en fin de semaine dernière lors d’une session de l’Assemblée Générale de l’ONU, a provoqué le courroux du gouvernement français, qui parle d’ « ingérence », mais aussi de non prise en compte des dernières réalités et évolution politique dans cette collectivité française du Pacifique.

Dans un communiqué, ce week-end, le ministère français des affaires étrangères estime que cette résolution, présentée notamment par plusieurs États océaniens (îles Salomon, Nauru et Tuvalu), le Quai d’Orsay estime que cette adoption « méconnaît les choix démocratiques faits par les Polynésiens et va à l’encontre des objectifs poursuivis par l’ONU ».
Le choix démocratique évoqué est une référence directe aux toutes récentes élections territoriales en Polynésie française, qui ont vu le retour au pouvoir du dirigeant autonomiste (opposé à l’indépendance, dans le terminologie locale) Gaston Flosse, aux dépends de son adversaire indépendantiste Oscar Temaru, qui avait fait, lors de son mandat, de cette réinscription de la Polynésie française sur la liste de l’ONU l’un de ses chevaux de bataille.

« Le 21 avril puis le 5 mai, les électeurs polynésiens ont renouvelé, comme tous les cinq ans, leur assemblée territoriale. Ces élections générales leur ont permis de s’exprimer. Ils ont donné une majorité incontestable aux élus favorables à l’actuel statut d’autonomie. La nouvelle assemblée territoriale, issue de ce processus démocratique, a marqué son désaccord avec le texte de cette résolution qui nie de fait la volonté exprimée de manière claire par la population polynésienne au suffrage universel. Cette résolution est donc une ingérence flagrante, une absence complète de respect pour les choix démocratiques des Polynésiens, un détournement des objectifs que les Nations unies se sont fixés en matière de décolonisation. La France est déterminée à continuer, avec le gouvernement de Polynésie française, à promouvoir le développement politique, économique et social de la Polynésie française », affirme le ministère français des affaires étrangères.
Aux côtés de la France, qui avait refusé de participer à ce vote, vendredi 17 mai 2013 (heure de New York) : plusieurs pays comme les États-Unis, le Royaume-Uni, l’Allemagne ou encore les Pays-Bas.
Certains de ces pays ont évoqué, en expliquant leur position, de processus « dépassé ».
Au plan politique national français, l’une des premières réactions a été celle du Front National qui, dans un communiqué ce week-end également, s’insurge et estime que la Polynésie française « doit demeurer au sein de la République ».
http://www.frontnational.com/2013/05/la-polynesie-francaise-doit-demeurer-au-sein-de-la-republique/

Une autre collectivité française du Pacifique, la Nouvelle-Calédonie, se trouve sur cette même liste de l’ONU des pays à décoloniser depuis le milieu des années 1980.
Cette collectivité, à travers une feuille de route tracée par ‘Accord de Nouméa (1998) et autour des principes de collégialité politique, de destin commun et de possibilité de référendum d’autodétermination entre 2014 et 2018, fait l'objet d’évaluations régulières de la part du Comité « des 24 » de l’ONU, mais aussi de délégations d’organisation régionales telles que le Forum des Îles du Pacifique (FIP) ou encore du Groupe Mélanésien Fer de Lance.

Déclaration du porte-parole du ministère des Affaires étrangères

"La résolution adoptée ce jour par l’Assemblée générale des Nations unies sur la Polynésie française méconnaît les choix démocratiques faits par les Polynésiens et va à l’encontre des objectifs poursuivis par l’ONU.

Le 21 avril puis le 5 mai, les électeurs polynésiens ont renouvelé, comme tous les cinq ans, leur assemblée territoriale. Ces élections générales leur ont permis de s’exprimer. Ils ont donné une majorité incontestable aux élus favorables à l’actuel statut d’autonomie.

La nouvelle assemblée territoriale, issue de ce processus démocratique, a marqué son désaccord avec le texte de cette résolution qui nie de fait la volonté exprimée de manière claire par la population polynésienne au suffrage universel.

Cette résolution est donc une ingérence flagrante, une absence complète de respect pour les choix démocratiques des Polynésiens, un détournement des objectifs que les Nations unies se sont fixés en matière de décolonisation.

La France est déterminée à continuer, avec le gouvernement de Polynésie française, à promouvoir le développement politique, économique et social de la Polynésie française."

PARIS, mardi 21 mai 2013 (Flash d’Océanie)  - sources 
 Naku Press : Mise en ligne le 30/05/2013

samedi 25 mai 2013

L'enjeu du Pacifique dans le nouveau contexte mondial

A la veille du 19ème sommet des Pays de la Mélanésie, Naku press partage avec vous la teneur de ce billet  proposé par une historienne. On peut ne pas partager l'angle du billet mais des éléments d'analyse sont toujours intéressants à prendre... Kanaky est bien dans la zone concernée par cette analyse .... A méditer.. Bonne lecture.



On néglige le Pacifique, On néglige aussi le rôle de la France dans le Pacifique.Alors pourtant que c'est le plus vaste océan, chose non négligeable à l'heure de la maritimisation. Et alors que la bascule américaine se fait de l'Atlantique vers le Pacifique. Réfléchir à la place de la France dans le Pacifique, c'est l'objet de ce billet, proposé par Helène Goiran, qui réside en Nouvelle Calédonie. Merci à elle.


Le nouveau contexte stratégique se caractérise notamment par la maritimisation des enjeux et le déplacement du centre de gravité du monde vers le Pacifique.
Le récent rapport du Sénat, « Maritimisation : la France face à la nouvelle géopolitique des océans », rappelle que la mondialisation a accru l’importance stratégique des enjeux maritimes (routes maritimes et ressources marines et sous-marines) ; la maritimisation des enjeux économiques implique un rôle et une concurrence accrus des Etats en mer. La souveraineté sur les espaces maritimes est donc un élément fondamental de la puissance d’un Etat. La France dispose du deuxième espace maritime du monde et peut donc tirer profit de la maritimisation si elle conserve les moyens de sécuriser ses activités maritimes.
Le centre de gravité économique et financier du monde est dans le Pacifique : le G2 sino-américain s’y fait face, Washington y renforce sa présence et annonce le déploiement prochain de 60% de sa marine de guerre, la Russie y développe sa flotte et intensifie sa diplomatie…
Dans ce cadre, les terres françaises d’Océanie et leurs ZEE constituent des atouts stratégiques, diplomatiques, économiques, scientifiques, culturels, etc.
Plus de la moitié de l’espace maritime français est dans le Pacifique, avec les zones économiques exclusives de la Nouvelle-Calédonie, de la Polynésie française, de Wallis et Futuna et de Clipperton. Ces îles confèrent à la France un statut de puissance du Pacifique, avec les opportunités et les responsabilités qui y sont associées. Les communautés françaises du Pacifique (résidents d’outre-mer, expatriés, diplomates) sont autant de relais de l’action et de l’influence de notre pays à proximité du nouveau centre de gravité du monde.
Dans un environnement où « le renseignement est un enjeu vital, au cœur de notre stratégie de défense » (comme l’a indiqué le ministre le 15 octobre) la possibilité de disposer de moyens de renseignement technique dans tous les océans est incontestablement un avantage.
La présence française, longtemps contestée, y est maintenant souhaitée, comme l’illustre, entre autres, l’intensification de la coopération militaire avec les puissances régionales et les petits Etats océaniens.
La France a longtemps été en butte à la contestation, voire l’hostilité des puissances régionales et des petits Etats océaniens (Essais nucléaires, revendications indépendantistes…).
Elle est désormais non seulement admise mais appréciée, en particulier dans le domaine de la défense et de la sécurité.
C’est ce qu’illustre, par exemple, l’ampleur sans précédent de l’édition 2012 de l’exercice interarmées multinational Croix du Sud, organisé par les forces armées de la Nouvelle-Calédonie : les Etats-Unis, l’Australie, la Nouvelle-Zélande, le Canada, la Grande-Bretagne, la Papouasie-Nouvelle-Guinée, le Vanuatu et les Tonga y engagent des hommes et des moyens. Le Japon y envoie des observateurs.
Le Quadrilateral Defence Coordination Group (Australie, France, Nouvelle-Zélande, USA), qui coordonne l’action de ses membres en faveur des Etats insulaires du Pacifique, en particulier pour la surveillance de leurs ZEE, c'est-à-dire la protection de leurs principales ressources. Le « Quad » symbolise le rapprochement entre Washington, Canberra, Wellington et Paris (via Nouméa). Le 4 juillet 2011, c’est en Nouvelle-Calédonie que l’USS Blue Ridge, bâtiment amiral de la 7e Flotte, a célébré la fête nationale des Etats-Unis.
Sur la vision étasunienne de la place et du rôle de la France dans le Pacifique, on lira avec intérêt l'analyse publiée mi-décembre 2012 par le Center for Strategic & International Studies : "France, the Other Pacific Powe.
Les Forces armées de la Nouvelle-Calédonie, positionnées au cœur de la Mélanésie et à proximité immédiate de l’Australie et de la Nouvelle-Zélande, et celles de la Polynésie française, constituent des plate formes et des relais essentiels pour la défense et la sécurité nationale dans une zone dont l’intérêt est désormais avéré.
Les FANC et les FAPF permettent à l’armée française d’être à la fois sur son territoire et aux antipodes de ses bases métropolitaines. Ainsi proche de ses alliés australiens, néo-zélandais (partenaires de l’OTAN) et américains, elle y développe l’interopérabilité indispensable sur tous les théâtres où elle est engagée avec eux. Les FANC et les FAPF sont des leviers régionaux de la coopération militaire bilatérale et multilatérale de la France. Elles contribuent aussi à la protection des ressources et à l’intégration régionale des collectivités françaises d’Océanie.
Dans le Pacifique comme dans l’Atlantique et l’océan Indien, l’armée française dispose, avec ses bases de défense ultramarines, de structures permanentes excentrées : par leur localisation même, les forces de souveraineté constituent des éléments déterminants d’offensive, de défensive, de riposte et de résilience, garantes d’une meilleure capacité de réaction et d’adaptation aux surprises stratégiques.
La France est, grâce à la Nouvelle-Calédonie, au troisième rang mondial pour les réserves de minerai de nickel : il s’agit là d’un approvisionnement stratégique. Les autres îles françaises du Pacifique pourraient prochainement en assurer d’autres : les campagnes de recherches de l’IFREMER ont confirmé l’intérêt des gisements minéraux sous-marins de Wallis et Futuna et de Clipperton.
Les Etats et territoires océaniens, longtemps pauvres et isolés, deviennent riches de potentialités (poids diplomatique, intérêt stratégique, ressources halieutiques, minérales et énergétiques de leurs ZEE). Ils sont des acteurs de plus en plus importants de la géopolitique mondiale.
Les évolutions géopolitiques actuelles confirment que de petits Etats (comme le Qatar ou les Emirats arabes unis…) peuvent avoir un rôle dépassant largement ce que leur poids réel (économique, démographique, militaire) devrait logiquement leur conférer.
Ainsi les Fidji, poussées par les sanctions imposées par leurs partenaires traditionnels après le coup d’Etat du Commodore Bainimarama à rechercher d’autres coopérations, ont développé et réussi une offensive diplomatique tous azimuts : elles ont été élues par acclamation à la présidence du « G77 et la Chine » pour l’année 2013, dialoguent aussi bien avec Washington et Abou Dhabi aussi bien qu’avec Moscou et Pyongyang, leurs casques bleus constituent la totalité de la Guard Unit de la mission onusienne en Irak, elles président et renforcent le Groupe Fer de lance mélanésien, etc.
Chine, Russie Japon et Corée(s), riverains du Pacifique Nord, y développent leur influence. La France, qui est géographiquement proche d’eux par ses collectivités d'Océanie, est appréciée pour ses valeurs, ses compétences et l’assistance qu’elle apporte (humanitaire, militaire, scientifique…). Elle est un partenaire privilégié.
Les forces armées de la Nouvelle-Calédonie opèrent dans une zone où leurs capacités sont indispensables non seulement aux Français de Nouvelle-Calédonie et de Wallis et Futuna mais aussi aux populations des petits Etats amis, très vulnérables aux catastrophes naturelles : l’édition 2012 du World Risk Report des Nations Unies, publié il y a quelques jours, place de nouveau le Vanuatu au premier rang mondial ; quatre autres Etats de la ZRP du ComSup FANC figurent parmi les quinze pays les plus exposés aux risques. Les moyens français sont régulièrement sollicités dans le cadre de l’Accord FRANZ (France/Australie-Nouvelle-Zélande) pour apporter une assistance.
La Nouvelle-Calédonie, la Polynésie française, Wallis et Futuna sont les seuls PTOM significatifs de l’UE dans le Pacifique: dans un contexte stratégique mouvant, ils sont une chance pour la France et pour l’Europe (« smart defence »). Ils leur confèrent des avantages, réalisés et potentiels, qui sont et seront des éléments déterminants de leur puissance.
Les bases de défense françaises du Pacifique intéressent ou pourraient intéresser les alliés de la France (Union Européenne, OTAN, etc.). Plus généralement, la coopération et la mutualisation des moyens (« smart defence ») sont des éléments indispensables au maintien des capacités dans un contexte de réduction des ressources.
Nouméa et Papeete, positionnées au cœur du Pacifique, travaillent aux mêmes heures que Shanghai, Tokyo et San Francisco et Sydney, pendant que l’Europe dort. Pour les entreprises françaises, les instituts de recherche, les organisations gouvernementales, les administrations, c’est une opportunité à saisir.
En maintenant les capacités de défense et de sécurité dont elle dispose dans le Pacifique, la France préserverait ses intérêts, satisferait ses alliés et contribuerait à la sécurisation du monde.
Hélène Goiran, (docteure en histoire, auditrice de l'IHEDN, Nouméa)
Sources / EGEA - Etudes géopolitiques , européennes et atlantiques
Naku press : mise en ligne le 25 mai 2013
 

jeudi 23 mai 2013

COMMUNIQUE DE PRESSE DU FLNKS


LA GREVE DE L' INTERSYNDICALE / LA DUS DONNE SON ANALYSE ...



Nouméa, le 22 mai 2013


Communiqué de presse sur le mouvement de grève générale
de l’Intersyndicale


La Dynamik Unitaire Sud (DUS) considère la grève générale actuelle initiée et animée par l’Intersyndicale est, évidemment, souhaitable et louable puisqu’elle a pour objectif de combattre la vie chère donc d’obtenir des responsables politiques institutionnels des mesures allant dans ce sens.
La Dynamik Unitaire Sud (DUS) rappelle tout de même que des grandes mesures sociales ont été adoptées en décembre 2011 : leminimum vieillesse de 85 000 F par mois pour les plus de 60 ans vivant des aides sociales et le complémentaire retraite de 90 000 à 115 000 F pour les anciens salariés ayant une faible pension.Il convient de mentionner également d’autres mesures comme le blocage du prix de l’électricité en mars 2012, les primes «Ecocash » sur chauffe-eaux solaires, lesréfrigérateurs et les machines à laver, peu consommateurs en énergie, le blocage du prix ou de la marge de 418 produits, ou encore le billet d’avion à 10.000 francs pour les résidents des iles Loyauté…
Pour donner de la crédibilité à ce mouvement enclenché depuis, maintenant, une semaine, l’Intersyndicale, sans l’USTKE et FO, s’est appuyée sur un certain nombre de rapports d’études réalisés par des experts, se voulant « objectifs », qui, à partir d’un constat d’une situation caractérisée par la vie chère de plus en plus insupportable par une grande partie de la population, recommandent des solutions pour combattre la cherté de la vie.
Néanmoins, quand bien même que des recommandations seraient mises en œuvre,  le mouvement se rendra bien compte tôt ou tard qu’elles n’ont qu’une portée limitée. En effet, elles ne remettent pas en cause réellement la nature des liens entre la France métropole et le pays, qui entretiennent un système favorisant indéniablement la cherté de vie en Nouvelle Calédonie.

Pour la Dynamik Unitaire Sud (DUS), Favoriser plus de concurrence entre les sociétés de la grande distribution ou réduire leurs marges commerciales est souhaitable mais promouvoir la production de certains produits locaux est encore plus bénéfique d'un point de vue économique et social. En outre, la production locale permet d’être moins dépendant vis à vis de l'extérieur...
Chacun sait que plus de concurrence n'est pas forcément garantie pour un meilleur pouvoir d'achat pour le consommateur. Dans le cas de la Nouvelle Calédonie, il est certain que le partage du gâteau entre des concurrents s’effectuera entre un plus grand nombre de concurrents sans pour autant léser leurs chiffres d’affaires.
Il est peu probable que les responsables de la droite coloniale, toute tendance confondue, au pouvoir dans les institutions depuis de nombreuses années veuillent redéfinir la nature du lien politico-institutionnel actuel entre le pays et la France métropole. Cela risque de mettre à terme un pouvoir pérenne et des privilèges hérités du début de l’ère coloniale.
Depuis les législatives de l’année dernière, la volonté affichée d’entamer des réformes économiques et sociales structurelles s’est arrêtée. Les groupes politiques loyalistes au Congrès s’engageant dans une bataille fratricide en vue des échéances électorales de 2014 deviennent plus frileux et moins audacieux. Pire, tous les élus de la droite coloniale au Congrès se sont mis d'accord pour que la réforme globale de la fiscalité qui devait être engagée dès janvier 2012 avec la mise en œuvre de la TGA soit reportée à une date ultérieure.
Quel constat paradoxal voire ubuesque aujourd'hui lorsque ces mêmes groupes politiques se rivalisent à coups de projets de textes pour se poser comme les meilleurs défenseurs d'un pouvoir d'achat des calédoniens.

La Dynamik Unitaire Sud (DUS) considère que le mouvement actuel de grève général contre la vie chère est un signal pour que des réformes structurelles économiques comme la réforme globale de la fiscalité, outil indispensable pour une redistribution de la richesse, soient réellement mises en oeuvre.


                                                                                     Pour la DUS

                                                                                  Sylvain BOIGUIVIE

samedi 4 mai 2013

Lu pour vous dans le Monde Diplomatique ( Avril 2013)





JUSTICE OU EGALITE
Lors de son discours de clôture de la session constitutive de l’Assemblée National cubaine, Mr Raul Castro a réaffirmé le revirement idéologique du régime sur la question de l’égalité ( Cubadebate.cu , 24 février 2013)

Ceux d’entre nous qui avons eu l’honneur d’accompagner Fidel au début de la geste révolutionnaire et dans la lutte insurrectionnelle contre la tyrannie avons également eu le privilège , aux côtés du peuple héroïque, d’observer de nos propres yeux l’œuvre consolidée de la révolution. Néanmoins, notre plus grande satisfaction, c’est notre tranquille et sereine confiance d’être sur le point de remettre  aux prochaines générations la responsabilité de continuer à construire le socialisme (….). Nous le faisons sur la base des objectifs définis par le congrès du parti pour actualiser le modèle économique cubain et parvenir à une société socialiste prospère et durable, une société moins égalitaire , mais plus juste .


NOUVEL IMPERIALISME
Dans une tribune publiée par le FINANCIAL TMES  (12 mars 2013) , le gouverneur de la Banque centrale nigériane, Mr LAMIDO SANUSI, estime  qu’il est crucial pour le développement du Nigéria et du reste de l’Afrique que nous retirions, les lunettes teintées de rose avec lesquelles nous regardons la Chine.

La Chine prend nos produits de base et nous vend des biens manufacturés. Telle était aussi la substance du colonialisme. Les Britanniques  sont venus en Afrique et en Inde pour obtenir matières premières et marchés. L’Afrique s’expose volontairement à une forme d’impérialisme. Le temps du Mouvement des Non alignés qui nous a unis après le colonialisme est révolu. La Chine n’est plus un compagnon de sous développement économique : c’est la deuxième puissance mondiale, capable des mêmes formes d’exploitation que l’Occident. Elle contribue de manière significative à la désindustrialisation et au sous développement de l’Afrique .

Sources : Le monde Diplomatique  ( Edition Avril 2013) – Coupures de presse
Naku press : Mise en ligne le 05 mai 2013

IAII devant la mémoire d’une page de l’histoire du pays !!!




25 ans après , le Peuple kanak s’en souvient  !!

Les médias de la place ont braqué leur caméra et mis tous les moyens pour annoncer l’évènement de ce week end. Les 4 et 5 mai rappellent  des moments d’interrogations, d’incompréhension, d’auto critique, tous les aléas qu’un mouvement de libération peut vivre sur son chemin. Le peuple kanak a pris le temps pour rechercher parmi ses valeurs le geste à faire pour relativiser les choses , panser les blessures que cette histoire a laissé sur des familles , des clans. Aujourd’hui  nous pouvons vivre cette commémoration ensemble.  Ce qui était blocage hier, est aujourd’hui porteur de paroles d’avenir . Jean Marie Tjibaou  parlait de pari de l’intelligence , nous sommes depuis quelques années déjà bien dans le contexte de ce slogan  ( si on peut parler ainsi). Naku press s’en souvient de quelques scènes ou encore des expressions : Kanaky ça de wiz !!! à la fin d’un meeting à Mont ravel , ou encore une fleur à l’oreille à la tête d’une marche des indépendantistes dans les rues de Nouméa , ou encore cette citation : Ni pleurs, Ni larmes, la lutte continue !!! 25 ans après , cette longue marche est maintenant à quelques mois d’un moment décisif pour l’avenir du pays. Tout le monde parle, se pose des questions, on parle d’unité mais avec encore beaucoup de brouillards sur le chemin, des hésitations parfois justifiées par des légèretés , sommes nous en train de vivre les premiers moment du bout de l’entonnoir ?  Le mouvement indépendantiste devra un moment donné se rendre à l’évidence du résultat  de cette longue marche qui a commencé par une revendication culturelle pour vivre maintenant dans un pays presque indépendant. Les derniers comités de pilotage ( issus des derniers comités des signataires) discutent déjà de la question à poser au référendum d’autodétermination. Quelle grande avancée, entre temps  une usine dans le nord pour confirmer la base économique de ce rééquilibrage que l’on a négocié dans le cadre de l’ADN , le drapeau kanak flotte au côtés du tricolore.  Le peuple kanak ne peut qu’être fier de tous ces changements. Il y aura toujours des mécontents, ils sont indispensables pour inciter l’auto critique  et obliger ceux qui sont aux commandes de s’interroger sur la pertinence de leurs actions. A l’heure où la question à poser est peut  être finalisée dans des bureaux de la haute sphère, le mouvement indépendantiste continue à marquer sa vigilance en participant chaque année aux commissions de contrôle des listes électorales.  Il a choisi la voie du dialogue, le bulletin de vote est donc  le seul moyen de confirmer ou refuser l’accès du pays à son indépendance.

Ainsi commémorer des dates historiques , outre la dimension protocolaire , c’est toujours l’occasion d’apporter un plus dans l’interprétation des choses , et affirmer des idées pour avancer. Parce que parler pour dire  , c’est aussi la capacité de se transcender pour passer à autre chose.

Naku press se souvient de ce message d’urgence passé sur le petit écran en plein milieu de l’émission « Ushuaia » : Jean Marie Tjibaou et Yeiwené YEIWENE ont été assinés à Ouvéa »  et pas longtemps après , les hélicoptères se posaient au milieu du parcking de l’hopital , noir de monde.  Des pleurs, des propos comme pour chercher des boucs émissaires …… il fallait se rendre à l’évidence du vide que les deux grands frères et camarades venaient de nous faire vivre …. C’était aussi le temps de se dire  il faut  redoubler de courage pour continuer le chemin encore long.

Naku press : Mise en ligne le 04 mai 2013


vendredi 3 mai 2013

3 Mai , JOURNEE INTERNATIONALE DE LA PRESSE



 Naku press dès sa création sur la toile, a contribué avec ses modestes moyens à la liberté d'expression , aujourd'hui 3 Mai c'est la journée internationale de la liberté de la presse. Pour commémorer aussi cette date à sa façon , Naku press a choisi de faire honneur à cette journaliste éthiopienne actuellement emprisonnée pour avoir exprimé ouvertement ses idées. 

 

La journaliste éthiopienne Reeyot Alemu lauréate du Prix mondial de la liberté de la presse UNESCO/Guillermo Cano 2013

 


PH.unesco.org.

La journaliste éthiopienne Reeyot Alemu, actuellement emprisonnée, est la lauréate du Prix mondial de la liberté de la presse UNESCO/Guillermo Cano 2013. Reeyot Alemu a été recommandée par un jury international indépendant de professionnels des médias en reconnaissance de son « courage exceptionnel, de sa résistance et de son engagement en faveur de la liberté d’expression ».

Le jury a souligné la contribution de Reeyot Alemu à de nombreuses publications indépendantes. Elle traitait des questions politiques et sociales d’une manière critique, s’intéressant aux origines de la pauvreté et à l’égalité entre les sexes. Elle a travaillé pour plusieurs médias indépendants. En 2010, elle a créé sa propre maison d’édition ainsi qu’un magazine mensuel baptisé Change. Tous les deux ont été fermés. En juin 2011, alors qu’elle tenait une chronique régulière dans Feteh, un hebdomadaire national, Reeyot Alemu a été arrêtée. Elle purge actuellement une peine de cinq ans dans la prison de Kality.
Le Prix mondial de la liberté de la presse UNESCO/Guillermo Cano a été créé en 1997 par le Conseil exécutif de l’UNESCO. Il est décerné chaque année lors de la célébration de la Journée mondiale de la liberté de la presse, le 3 mai, qui aura lieu cette année au Costa Rica. 

Sources : Unesco.org
Naku press : Mise en ligne le 03/05/2013
 

mercredi 1 mai 2013

01 MAI 1963 – 01 MAI 2013 : 50 ans après, Kanaky s’en souvient en solidarité avec les frères de West Papua





Ce mercredi 1er mai, alors que l’USTKE organisait son défilé dans les rues de Nouméa , du côté du site du sénat coutumier une centaine de personnes venues à l’appel du Collectif Solidarité Kanaky – West Papua , se sont rassemblées pour commémorer l’annexion par l’ONU de West Papua à l’Indonésie.

Une cérémonie simple dans sa forme mais qui en dit beaucoup sur l’histoire « d’une lutte oubliée » , à quelques heures d’avion de Kanaky. L’histoire de West Papua est très peu connue, c’est le constat.  Le collectif se donne d’ailleurs comme objectif de faire connaître cette histoire, et d’interpeller l’opinion publique locale sur les violences perpétrées par les forces indonésiennes contre le peuple West Papuan, ce pour rejoindre l’élan de solidarité  qui s’est organisé à travers le monde.

Quelques interventions sous les drapeaux hissés devant la salle de délibération du sénat coutumier ont beaucoup insisté sur la dimension humaine qui doit primer dans cet élan de solidarité. Ce sont  des vies humaines qui sont en jeu, voire le génocide de tout un peuple sous le silence des médias, ou du moins un suivi timide voire même inexistant. Ce peuple qui exprime ouvertement le besoin urgent d’une aide internationale, n’arrive pas à se faire entendre, comme dirait un des militants nationalistes west papuan : les chansons sur la libération de West Papua n’ont pas réussi à faire écho dans le monde !!!

La présidence du GFLM prochainement confiée au FLNKS  n’est pas en reste dans les discours. Cet évènement porte quelque part un espoir de voir  l’entrée de West Papua comme membre du Groupe Fer de Lance Mélanésien.  Certains intervenants n’ont pas occulté le fait que comme dans tous les pays riches en ressources naturelles , le dossier West Papua est tributaire de beaucoup d’autres enjeux , qui banalisent voire même ignorent , cette dimension humaine . Oui quand le monde de la finance devient roi dans les relations entre les nations, l’humain est confondu à cette nature que  l’on peut détruire pour trouver ce qui peut nous rapporter de l’argent.

« Nous ne sommes pas des indonésiens, notre culture est ignorée à l’école, de même que nos langues », des affirmations qui nous rappellent une partie de l’histoire de notre peuple. Une question : est ce que nous sommes réellement sortis de ces interrogations, ou sommes nous simplement bercés par de belles réformettes dignes des formes modernes du colonialisme. A méditer ….

Et pour terminer cette petite note, Naku press voudrait saluer ici le collectif  et surtout que cet élan de solidarité puisse trouver écho dans toutes les régions de Kanaky pour que l’on n’oublie pas qu’à quelques heures d’avion de chez nous, des frères continuent à périr sous l’agression indonésienne.

Naku press : mise en ligne le 01/05/2013