mardi 30 décembre 2014

KANAKY : GOUVERNEMENT ON RECONDUIT LES MEMES AU PERCHOIR MAIS ...

Aujourd'hui 13H30 au Boulevard Vauban chacun à sa place , les élus ont élu les 11 membres du gouvernement. 5 listes présentes avec les résultats suivants : 15 voix pour Calédonie Ensemble, 15 voix pour UC FLNKS et Nationalistes, 10 voix pour UNI/LKS , 9 FPU , 5 UCF. Ce qui donne 3 postes chacun pour Calédonie Ensemble , et le FLNKS , 2 pour UNI  et 2 FPU , 1 UCF.  Des noms : Calédonie ensemble : Philippe GERMAIN, Thierry CORNAILLE, Jean Léopold - UC FLNKS et nationalistes : Gilbert TYUIENON , Jean Louis DANGLEBERMES , Anthony LECREN.  - UNI : Déwé GORODEY , Valentine EURISOUKE. , FPU : Cynthia LIGEARD,  Bernard DELADRIERE ,  - UCF : Sonia BACKES.

Mais le gros HIC de cet après midi c'est que les non indépendantistes n'ont pas pu s'entendre pour pouvoir élire le président du gouvernement. Gomes vient de le redire sur RNC qu'il aurait demandé aux indépendantistes de ne pas se mêler des discordes internes au camp non indépendantiste. Les indépendantistes réunis sont au nombre de 5 au gouvernement. Chose prévisible , l'élection du président est renvoyé dans un délai de 5 jours max.

Que faut il comprendre derrière ces agissements ? On remet les mêmes, alors on a fait tomber un gouvernement pour cela , - mais vu les discordes dans le camp non indépendantiste, il était prévisible que ce n'est pas en deux semaines qu'ils allaient remettre en place le Contrat de gouvernance solidaire. Donc pourquoi tout cela , Philippe GOMES donne la perspective de ce blocage , la dissolution du congrès pour retourner aux élections. Est ce possible sur le plan réglementaire, sachant que Calédonie Ensemble n'est pas majoritaire ,  certes GOMES n'arrête pas de rappeler le nombre de voix que sa liste a obtenu lors des dernières provinciales, mais il n'a pas une majorité absolue … Donc ??

Passons le réveillon de ce soir, et prenons les 3 jours de repos pour mieux voir les choses venir la semaine prochaine. Mais on n'oublie pas aussi qu'on a déjà entendu GOMES et Calédonie ensemble tenir des propos qui font comprendre qu'à terme ils veulent être les seuls interlocuteurs du camp pro français face aux indépendantistes , n'est ce pas cela le but de la manoeuvre  ? Heureusement que le budget du pays a déjà été voté, l'ancien gouvernement peut malgré tout continuer à gérer les affaires courantes ….

Naku press : Mise en ligne le 31 décembre 2014

lundi 29 décembre 2014

FLASH INFO : DU COURANT D AIR DANS LES COULISSES

A un jour de la fin de l'année 2014 , Naku press vous livre quelques courants d'air qui animent certains couloirs de bâtiments officiels du pays, comme  sur nos belles routes. Comme quoi il y a le discours et puis il y a la réalité, le plus difficile c'est de savoir bien faire la part des choses pour être bien dans les fonctions ou les tâches dont chacun devra assumer pour le pays.  Les bruits , en communication ne sont jamais considérés comme véridiques, mais il n'y a jamais de fumée sans feu….
Rendez vous sur la page : "LES COULISSES DE L INFO" pour deux petites nouvelles ….

Naku press : Mise en ligne le 30 décembre 2014

dimanche 28 décembre 2014

EDUCATION : Le créole plutôt que le français dans les écoles haïtiennes ?

(sources : rue89.com)
L'enseignement des langues important pour la transmission du savoir, le respect de l'environnement culturel de l'enfant , on ne cessera pas de l'affirmer. En Kanaky , les enseignants militant pour l'enseignement des lanques kanak continuent à se battre pour des aspects pédagogiques, l'inscription dans les programmes et projet éducatif bref la prise en compte de cette préoccupation dans les documents officiels qui feront office de "de code de la route" de l'enseignement demain dans le pays. Naku press vous propose ici un article de "GLOBAL VOICES ON LINE" qui partage l'expérience en la matière d'une école haitienne. Bonne lecture c'est sur la page : "LES BRUITS DE LA REGION" 


Naku press : mise en ligne le 29 décembre 2014

samedi 27 décembre 2014

FLASH INFO : PAS DE GREVE DES AIGUILLEURS DU CIEL POUR LE JOUR DE L AN !!!

Les aiguilleurs du ciel ont fait la grève durant les jours précédant Noel , causant un mécontentement général de la population des îles , usagers de la compagnie Air Calédonie . Durant cette grève beaucoup ont noté le fait que les vols internationaux n'ont pas vraiment été impactés, alors que la compagnie domestique a été touchée avec la suppression de plus de 60% de ses vols, et sur le plan régional , la destination Vanuatu a été également touchée. Pourquoi une telle différence dans le traitement des destinations ? Des choix techniques certes , mais peut être aussi des stratégies de la part des aiguilleurs du ciel pour avoir d'autres voix pour leur cause. Les élus des Iles sont montés au créneau pour défendre leur population fortement pénalisée par cette grève d'avant Noel, n'est ce pas une occasion pour pouvoir dire aux élus des Îles soutenez nous de manière à ce que notre problème soit résolu et on laissera les avions volés librement .... A méditer.   Ce qui est sûr c'est que les aiguilleurs du ciel ont fait preuve de responsabilité pour ne pas faire grève dans les prochains jours précédant le jour de l'an. Mais le nouveau gouvernement aura ce dossier brûlant sur son bureau dès que les secteurs seront attribués. - Naku press vous renvoie sur sa page : ECHO DES ONDES pour un descriptif sommaires des raisons de cette grève. Bonne lecture.

Naku press : Mise en ligne le 28 décembre 2014

LA CHRONIQUE DE NAKU PRESS


« Koniambo KO » c’est le titre du quotidien local : « Les nouvelles calédoniennes » pour donner sa version des faits de cette coulée de métal en fusion à l’usine du nord due à une défaillance technique du Four num 1 de l’usine. L’article parle d’un risque de fermeture définitive du four, alors que les investigations pour retrouver les causes de cet « incident » sont encore en cours. On affirme le risque,  pour amener tout le débat latent sur l’aspect financier du projet avec cette préoccupation de la rentabilité, et du respect du calendrier avec tonnage précis des premières productions. Tout cela doublé par un encadré consacré aux propos du chargé de communication qui lui affiche un chiffre pour évaluer la perte qui est de l’ordre de 330 Millions de francs.

Avec de tels propos , qui ne laisse pas le temps aux études pour confirmer les versions, on est à se demander si ces incidents ne sont pas programmés. L’usine du Nord est un projet porté par les indépendantistes, donc si on peut brouiller les cartes c’est tant mieux. Et on dit ici que les médias de la place font des efforts pour ne pas répondre aux caprices des uns et des autres mais de garder une certaine neutralité dans le traitement de l’information. Mais il est vrai que concrètement aucune presse n’est totalement indépendante. Bref.

Pour une lecture objective des évènements attendons la suite des investigations, mais voilà la logique de l’évènementiel et de l’instantané c’est placer un événement comme un courant d’air qui va impacter l’opinion ( surtout lorsque l’on a le monopole de l’information écrite), et de surcroit , dans le cas présent , par une note négative ( sur l’aspect financier et matériel)  . On ne trouvera pas par exemple une question sur la fréquence de ce type d’incident ailleurs dans le monde, non c’est plonger la tête du lecteur dans les défaillances du projet Koniambo.

Récemment un blog dont l’auteur est une personne bien placée dans les hauts de la tour SMSP, révélait un peu les dessous du montage financier et technique du projet avec des appréciations très critiques. Certes il y a des vérités, mais à prendre argent comptant ce qui est dit, la question immédiate qui vient à l’esprit est la suivante : mais enfin NEAOUTYINE a t il perdu son niveau DEA d’économie pour ne pas voir les déséquilibres affichés du montage….
Affaire à suivre …

Naku press : mise en ligne le 27 décembre 2014


KANAKY : LA DYNAMIK UNITAIRE SUD LE DERNIER NE DES MOUVEMENTS INDEPENDANTISTES KANAK

Naku press vous livre sur sa page LIBRE EXPRESSION, un essai sur la Dynamik unitaire sud  (DUS) . Ce mouvement né d'une scission du Palika en fin 2011 a maintenant 3 ans d'existence sur l'échiquier politique local. Modestement ses militants continuent à s'impliquer dans les actions menées par le FLNKS. Un engagement  qui dépasse le pur formalisme des appareils, la DUS n'est pas membre du FLNKS , malgré plusieurs demandes formulées auprès du BP du Front. La DUS existe et continue à travailler son organisation et son discours. Le contexte actuel est compliqué , et aussi brouillé par des multiples positionnements, des stratégies qui nous laissent lire certaines orientations, et pourtant le peuple kanak continue à être à la marge de beaucoup de choses : la poudre aux yeux c'est l'essence des réformettes ou des ouvertures proposées par l'Accord de Nouméa. Si les hommes n'ont pas changé leur façon de voir les choses, on aura  beau définir des dispositifs mais cela restera lettre morte. A l'image de ce qui se passe en ce moment avec la chute du gouvernement Ligeard comme il y a quelque temps de cela les querelles internes au camp indépendantiste qui ont abouti à l'absence d'un vice président, et le secteur mine ( stratégique de surcroît) non attribué . Bref , la politique comme tout autre science reste dépendant de l'état d'esprit et de la volonté des hommes qui la pratique.
Naku press vous donne rendez vous sur sa page " LIBRE EXPRESSION ", pour une vision de la DUS.

Naku press : Mise en ligne le 27 décembre 2014

vendredi 26 décembre 2014

KANAKY : DJIIDO LA RADIO INDEPENDANTISTE SE REJOUIT DEJA DES PREMIERES LUEURS DE SES 30 ANS !!!



Sudio RDK  26 12 2014  ( crédit photo : Naku press)
L'ACTU DE NAKU PRESS , partage avec vous une synthèse des grandes préoccupations qui seront abordées lors de la prochaine réunion de bilan de l'année 2014. Le sommet de la PINA en février 2014, les élections municipales, provinciales, la mise en place du gouvernement, les premières activités des 30 ans du Front , Djiido continue avec ses faibles moyens à voguer aux côtés de la pirogue. Elle se donne comme objectif au travers d'une grille de programmation ambitieuse, de sonner les premières notes de musique quand ce petit bout de caillou du pacifique Sud , frappera aux portes du concert des nations. Bonne lecture , c'est sur la page : l'ACTU DE NAKU PRESS


Naku press : Mise en ligne le 27 décembre 2014

mercredi 19 novembre 2014

KANAKY : LA FRANCE AUX COTES DES PETITS ETATS INSULAIRES CONFRONTES AUX EFFETS NEFASTES DES CHANGEMENTS CLIMATIQUES

NAKU PRESS publie ci après un extrait de Flash d'Océanie , l'édition du 18 Novembre. La France qui affiche clairement sa position aux côtés des petits états insulaires confrontés aux effets néfastes de la montée des eaux , une position qui se conçoit puisque ces états ont élevé leur voix jusqu'au plus haut niveau des sphères de décision de cette planète. Mais à côté de cela , nous sommes en droit aussi de s'interroger du choix de l'opportunité de ce voyage , pour affirmer une telle posture. Ce voyage s'inscrit initialement , de ce que l'on a compris, dans un souci de venir faire le point avec la classe politique locale , à deux ans du référendum d'auto détermination comme prévu dans l'accord de Nouméa. Et effectivement on peut aussi comprendre que la France profiterait bien de l'occasion pour conforter ses liens avec les pays de la région, notamment avec le  grand continent voisin ( l'Australie) . Bonne lecture et à chacun de se faire son opinion ...


 Le Président de la République française, François Hollande, a affiché en début de semaine la volonté de son pays de se tenir aux côtés des petits États insulaires du Pacifique, parmi les premiers de la planète à être directement confrontés aux effets néfastes des changements climatiques, en premier lieu la montée du niveau des océans.
À l’occasion d’un bref déplacement en Nouvelle-Calédonie, M. Hollande a consacré une bonne partie de l’après-midi de lundi à un « dialogue de haut niveau » avec des chefs d’États et de gouvernements, ainsi que des diplomates et représentants d’organisations régionales et internationales spécialisées dans le développement et l’environnement.

Au siège de la Communauté du Pacifique (CPS, organisme intergouvernemental dont le siège se trouve à Nouméa), M. Hollande, accompagné de son ministre des affaires étrangères, Laurent Fabius, de la ministre française des Outre-mers, George Pau-Langevin et de son conseiller spécial pour la protection de la planète, Nicolas Hulot, s’est exprimé devant un parterre de dirigeants océaniens.
Son message, en substance, a été d’affirmer le prééminence et l’ « urgence » de la situation dans le Pacifique, au regard des changements climatiques et de se faire le porte-voix de leur cause lors de la prochaine grande échéance planétaire : la Conférence des Parties à la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (COP 21), qui se tiendra à Paris en décembre 2015 et dont un des objectifs majeurs est de tenter de parvenir à un accord de dimensions planétaire concernant les mesures en vue de réduire les émissions de gaz à effet de serre.

À l’occasion de sommets internationaux, les États du Pacifique, et de manière générale les États insulaires, n’ont eu de cesse d’alerter la communauté internationale sur leur tangible réalité concernant les effets des changements climatiques.
Ils se sont heurtés jusqu’ici à une fin de non-recevoir, les grands pays pollueurs refusant de réduire leurs niveaux d’émission de gaz à effet de serre.

« La guerre la plus catastrophique est celle que nous menons nous-mêmes contre les générations futures (…) Le monde n’a jamais été confronté à un défi d’une telle ampleur, et c’est la raison pour laquelle la France sera fière d’épauler la communauté océanienne (…) Nous devons définir les moyens qui nous permettront de créer l’environnement économique post-carbone. Si nous négligeons d’accompagner les pays les plus pauvres et les plus vulnérables dans cette transition vers un développement durable, il nous sera impossible de conclure le moindre accord contraignant sur l’action climatique future », a déclaré lundi le Président Hollande.

Ont notamment participé à cette réunion les Premiers ministres des Îles Cook (Henry Puna), de Niue (Toke T. Talagi), de Tuvalu (Enele Sopoaga), de Vanuatu (Joe Natuman), les Présidents de Kiribati (Anote Tong), du gouvernement de la Nouvelle-Calédonie (Cynthia Ligeard), de la Polynésie française (Édouard Fritch) ainsi que plusieurs ministres représentant d’autres gouvernements océaniens.



Parmi les mesures concrètes annoncées par M. Hollande, lundi, à la CPS : le financement par la France d’un nouveau poste d’expert, basé au sein de cette organisation, et qui sera spécialisé dans les questions de changements climatiques.
Par ailleurs, le Président français a appelé de ses vœux le principe d’une allocation systématique du Fonds Vert à la région Océanie.
En retour, Anote Tong, Président de Kiribati, a applaudi les engagements français et promis à son tour le soutien du bloc des États océaniens à la France, notamment dans le cadre de la prochaine conférence de Paris.
« Nos peuples sont résilients ; ils ont réussi jusqu’ici à assurer leur subsistance, mais leur aptitude à survivre est aujourd’hui compromise par le changement climatique, et le temps est peut-être venu pour eux de solliciter l’aide du reste de la communauté internationale. Nous voulons donner à la France l’aide dont elle a besoin pour la préparation de la COP 21 », a affirmé le dirigeant océanien.
L’un des objectifs affichés de cette conférence est de parvenir à un accord visant à limiter le réchauffement planétaire à un maximum de 2 degrés Celsius.

Début novembre 2014, le gouvernement fidjien a appelé à soutenir la nomination du Président de Kiribati, Anote Tong, pour un Prix Nobel de la Paix.
En milieu de semaine dernière, par ailleurs, les Présidents américain et chinois, Barack Obama et Xi Jinping, ont annoncé conjointement leur engagement en matière de lutte contre le réchauffement climatique.

Les pirogues océaniennes veulent rappeler l’Australie à la réalité


En fin de semaine dernière, non loin de la Nouvelle-Calédonie, en Australie, trois pirogues traditionnelles océaniennes ont fait une arrivée remarquée dans le port de Sydney, afin de faire entendre, une nouvelle fois, les appels à l’aide des petites îles océaniennes face à la menace de changements climatiques majeurs.
Cette manifestation navale intervenait à l’occasion de la tenue jusqu’au 19 novembre 2014 de la conférence de l’UICN (Union Internationale pour la Conservation de la Nature), en présence de plusieurs milliers de délégués.

Cette conférence dédiée aux parcs naturels se tient tous les dix ans.

Mais pour cette conférence, c’est à la cause plus globale encore des changements climatiques et de la nécessité de réduire les émissions de gaz à effet de serre, identifiés comme l’une des cause de la montée du niveau des océans, que les militants océaniens ont décidé une nouvelle fois de s’attaquer.
Cette flottille de « vakas » (nom océanien de ces pirogues millénaires utilisées il y a quatre mille ans pour les grandes migrations en provenance d’Asie du Sud-est) avait dans un premier temps traversé le Pacifique, depuis plusieurs points de départ (îles Cook, Samoa, Fidji et Nouvelle-Zélande).
Au cours de leurs voyages, les équipages ont aussi scrupuleusement respecté les méthodes ancestrales de navigation aux étoiles.
Pour la phase finale de ce voyage et l’arrivée à Sydney, plusieurs dirigeants océaniens (dont ceux de Kiribati - Anote Tong-, des îles Cook -Henry Puna- et de Palau -Tommy Remengasau -) ont décidé de monter à bord de ces embarcations, afin de mieux porter encore le message destiné aux grands pays pollueurs.

M. Tong, qui était présent à Sydney cette semaine pour l’arrivée de ces pirogues, a réitéré son message à l’attention des grands pays.
En substance, recourant à l’image du « canari dans la mine », il a rappelé que les grands pays industrialisés auraient tort d’ignorer les appels au secours des petits États insulaires car, selon lui, ce ne sont que les avant-signes d’un dérèglement planétaire qui, en finale, les touchera aussi.


Au plan intérieur, un groupe de militants australiens, jeudi 13 novembre 2014, avait décidé, quant à lui, de décliner encore ce message et dénoncer l’attitude notoirement climatosceptique du Premier ministre Tony Abbott.

Sur la célèbre plage de Bondi Beach, près de Sydney, ils ont été plusieurs dizaines à se rassembler et se faire prendre en phot la tête…. Enfouie dans le sable.
Objectif : dénoncer ce qu’ils considèrent comme la politique de l’autruche menée par le chef de l’exécutif australien, qui a récemment fait abroger une loi instituant une taxe carbone votée par un gouvernement précédent.

À l’occasion de la conférence de l’UICN, l’État australien de Nouvelle-Galles du Sud a annoncé la création d’un parc national, le « Marais éternel », situé dans des marais, au Nord de cet État.
Par ailleurs, l’Australie a annoncé lundi 17 novembre 2014 la signature d’une convention avec la Chine, dont le Président Xi Jinping était en visite officielle, en matière de « coopération » dans le domaine des changements climatiques.

Cet accord, selon les signataires (qui se rencontraient dans le cadre du dialogue ministériel australo-chinois), a pour objectif de signifier l’engagement de ces deux pays dans ce domaine, en particulier pour « l’énergie efficiente, une coopération technologique et des mesures précises des données concernant les émissions de gaz à effet de serre ».

Plusieurs États insulaires du Pacifique, parmi les moins élevés au-dessus du niveau de la mer, sont confrontés à la montée des océans, qui ronge lentement leurs terres arables et habitables.
Ce phénomène concerne notamment les îles Fidji, Kiribati, Marshall, Tuvalu et certaines îles de Vanuatu ou de la Papouasie-Nouvelle-Guinée.
Dans certains États, comme à Fidji, des programmes de déménagements de villages entiers sont déjà en cours.

Le gouvernement de Kiribati, pour sa part, a fait l’acquisition de plusieurs milliers d’hectares de terrain sur l’île fidjienne de Vanua Levu, en prévision de la nécessité de cultiver des ressources alimentaires, voire même d’y déplacer une partie des populations les plus directement menacées par la montée du niveau des océans.


Sources : Flash d'Océanie ( Edition du 18 Novembre 2014)
Naku press : Mise en ligne le 20 novembre 2014

mercredi 12 novembre 2014

KANAKY : LES DEUX GRANDS PARTIS INDEPENDANTISTES ONT FAIT LEUR CONGRES

Naku press salue tout d'abord ces deux grands rendez vous des deux organisations nationalistes. Heureusement que dans notre pays nous avons encore cette chance de pouvoir discuter. Lorsque l'on regarde l'actualité d'ailleurs, o combien on est sans moyen lorsque l'on voit des gens tirer de loin pour empêcher la démocratie de s'exprimer.  Naku press fait ici allusion à ce bus transportant 43 étudiants au Mexique  qui n'est jamais arrivé à destination. Tous les yeux sont tournés vers le pouvoir en place , d'ailleurs fortement contesté … alors que lors de son arrivée au pouvoir , le président actuel du pays prétendait lutter sans relâche contre la corruption. Bref ce petit détour pour dire combien ces temps de discussion sont précieux pour organiser notre parole.

A l'heure de la publication de cet article , nous n'avons que des extraits des interview  radio des leaders des deux partis, et pour l'heure les motions du 45ème congrès de l'Union Calédonienne. Certes qu'un premier sentiment c'est de dire qu'il y a des divergences , mais une autre grille de lecture nous autorise à dire qu'il y a complémentarité. Aucun de ces deux partis n'a remis en cause l'objectif : le combat pour la pleine souveraineté du pays. Les voyages séparés à Paris pour le comité des signataires, ou encore la virgule qui fait pour certains la grosse divergence sur la question des mines, ou encore que l'un reste très ancré jusqu'à en faire une orientation phare de son congrès , le transfert de l'article 27 , tout cela va dans le sens de dire il faut aller jusqu'au bout. Assemblée référendaire pour préparer le pas suivant , ou article 27 , et la préparation du transfert des compétences régaliennes, c'est en quelque sorte  l'image suivant  qu'il faut comprendre : l'autre pousse jusqu'à la ligne d'arrivée et l'autre s'interroge déjà sur le premier pas après cette ligne. Une grille de lecture un peu caricaturée, mais on peut aussi lire les choses ainsi.  Si on défait un peu les querelles de personnes on peut trouver cette lecture.

Déjà la presse locale s'empresse à parler " de haut risque" faisant allusion à l'orientation donnée par l'UC voulant l'unité de l'ensemble de la mouvance indépendantiste au sein du FLNKS. Mais rien d'étonnant venant de la presse locale. Certains prétendent contribuer à la construction du pays, mais entre ce qui est dit et l'incontournable indépendance des journalistes, il y a un temps pour brouiller les esprits. Des bouquins entiers traitent de la désinformation , et de ses ravages. Des exemples pullulent derrière les grands conflits qui ont animé le monde, avec des milliers  de perte en vies humaines.

Sans prétendre vouloir faire le procès de la presse locale , c'est juste un peu d'objectivité que l'on demande pour le respect du contexte politique ( un contexte très fragile , pour reprendre les termes de certains grands responsables politiques français)  dans lequel le pays est en train d'évoluer. Attention au poids des mots…..

Naku press : Mise en ligne le 12 novembre 2014

lundi 10 novembre 2014

PAPEETE : FESTIVAL DE TAPA sur 4 jours un temps fort pour la rencontre des peuples de l'océanie

 Papeete , Pirae, et Puunauia , 3 centres qui vont vivre au rythme de cet évènement durant cette semaine du 11 Novembre 2014 pour l'ouverture de ce festival du Tapa, la toute première pour cet objet d'art bien connu dans le Pacifique
                                                                      
(crédit photo : Naku press)
Un espace à l’initiative de la Delégation de Wallis en Polynésie française. Beaucoup de pays sont présents  a Tahiti pour cet événement , les acteurs ( fabricants de Tapa) , les commerçants intéressés eux par la diversité des produits qui seront présentés, les chercheurs , certains venus d’Europe et des Etats Unis et bien évidemment tous les pays de l’Océanie. Le Tapa, un contenant et un véhicule comme dirait une anthropologue, c’est un objet d’art, qui sert dans le quotidien encore de nos jours, c’est le cas des Iles Wallis et Futuna, les Tonga, les Iles Samoa, et dans d’autres pays, le Tapa commence à se perdre pour n’être qu’un objet de musée. Mais son ancienneté, sa marque dans l’histoire de certains peuples font que les études contemporaines le prennent comme témoin de certains empires coloniaux  à l’exemple de la Hollande qui a dans son histoire, a colonisé une partie de la Nouvelle Guinée.

Tapa de kanaky  : fabricant : Yvon KONA ( Xaracu)   - crédit Photo : Naku press)


Le Tapa est donc un objet qui interroge sur son avenir, mais qui reste témoin de cet adage : la culture traverse le temps. En effet à l’exemple de Kanaky où jusqu’à un passé récent, personne n’a parlé de Tapa, on a parlé de nattes pour envelopper les morts, mais jamais de tapa. A cet événement de 2014, un kanak va faire la démonstration de la fabrication du Tapa à partir des racines de Banian, et surtout que de ce que l’on sait du pays, les tapas dans le temps ne comportent aucun motif. Mais on peut ouvrir une nouvelle page de l’histoire en inventant des motifs pour en faire la spécificité du tapa de Kanaky.
Crédit photo ( Naku press ) - Arue Novembre 2014
La première pièce, bien évidemment retransmets déjà les couleurs du drapeau national kanak. Retrouver le Tapa parmi les pièces qui ont jalonné l’histoire de la société traditionnelle kanak, c’est aussi découvrir que nous les peuples du pacifique avions à une certaine époque les mêmes approches des vertus des éléments de la nature.  En Kanaky le Tapa fait partie des découvertes de  ce groupe de travail du Centre Culturel Jean Marie Tjibaou chargé de la collecte du patrimoine kanak. Après le Quai Branly où des œuvres de  la société kanak datant de plusieurs dizaines d’années en arrière voir plus de 50 ans , cette découverte du Tapa relèvera ici l’apport réel du Centre Culturel dans l’idée défendue par tous : mieux connaître son histoire, pour mieux se projeter dans l’avenir. Une société qui n’a pas d’histoire est une société qui se meurt à petit feu.

Naku press : Mise en ligne le 10 Novembre 2014




mercredi 29 octobre 2014

FLASH INFO : Vanuatu la Chine confirme ne pas être au courant du projet d'usine annoncé par la compagnie minière MKM et le chinois Jin Peî

Il y a quelques semaines de cela , la presse calédonienne a fait état d'un projet d'usine de transformation de minerai à faible teneur au Vanuatu sur l'Ile de Santo. Ce projet concrétise un accord entre la compagnie minière MKM et le chinois Jin Pei. Les coutumiers de Santo n'ont pas attendu pour exprimer leur opposition car pas informées, et Radio Australie , vient de confirmer également la méconnaissance de ce projet par les autorités chinoises. Naku press vous renvoi sur sa page : "LES BRUITS DE LA REGION " pour plus de précisions.  Bonne lecture.

Naku press : Mise en ligne le 30 octobre 2014

FLASH INFO : L'Elysée , confirme la visite de François Hollande en Océanie

François HOLLANDE sera bien dans la région à compter de mi novembre. Après la réunion du G20 qui se tiendra  à Brisbane les 15 et 16 Novembre 2014 , le chef de l'Etat français profitera pour faire quelques visites dont celle de Telopea une école franco australienne en Australie A noter que c'est la première fois dans l'histoire qu'un chef d'Etat français vienne en visite en Australie. Kanaky sera l'étape d'après , aux alentours du 18 Novembre 2014 où le président Hollande fera une allocution à la CPS entre autre. Naku press vous renvois sur sa page : "L ACTU DE NAKU PRESS ". Bonne lecture ... Au fil de l'actu...

 Naku press : Mise en ligne le 30 octobre 2014

mardi 28 octobre 2014

KANAKY : de la contestation dans l’air en prévision de la visite du président de la répubilique française : François HOLLANDE.





A 15 jours de la venue de François HOLLANDE en pays kanak , la droite locale utilise toutes les opportunités médiatiques pour crier des évidences  pour leur camp : le maintien de la Nouvelle Calédonie dans la France.  C’est bien cela l’essentiel à retenir , et on dira qu’en fait rien n’a avancé du tout de leur côté . Depuis ils ont habillé cela avec des déclarations fracassantes à un moment de l’histoire de l’Accord de Nouméa par des propos : « l’ADN un véritable processus d’émancipation ou même de décolonisation »  - large autonomie, une petite nation dans la grande nation etc…. Bref des propos pour être dans le « mouv » comme dirait le langage de la rue .

2014 c’est la dernière mandature de l’Accord de Nouméa , le camp indépendantiste reste ferme sur ses positions : le respect de l’accord de Nouméa , et donc de tout ce qui est prévu dans son calendrier politique. Malgré les propos de nos leaders , exploités par la presse , comme divergents , tous ont réaffirmé le respect de l’objectif : l’indépendance et la pleine souveraineté du pays.

Le président Hollande dont la candidature a été soutenue par certains partis indépendantiste, est bien évidemment considérée comme celui qui va tout organiser pour le « largage » de la Nouvelle Calédonie.  Paris a toujours renvoyé la question de l’avenir de la Nouvelle Calédonie aux calédoniens , une posture que des partis du camp indépendantistes contestent ouvertement pour dire que l’Etat colonisateur ne joue pas son jeu,  mais en même temps : nous arrivons à un moment où l’Etat français est acculé à engager la discussion avec le peuple colonisé. Les indépendantistes ont signé l’Accord de Nouméa , mais n’ont jamais renoncé à leur objectif premier. Donc même si la social démocratie a surfé à un moment donné sur cette adhésion des indépendantistes à cette posture de dialogue , il n’en n’est pas pour autant question d’occulter dans les discussions la question fondamentale de la décolonisation de ce pays.

A quelques jours du 18 Novembre , le mouvement indépendantiste pose encore le débat sur les listes électorales en prévision du référendum. On se rappelle que la hache sur l’urne , c’est aussi pour dire que l’outil démocratique que sont les élections peuvent parfois canalyser l’expression populaire de part la définition du corps électoral, ou encore la question à laquelle le vote doit répondre. Le mouvement indépendantiste ne transigera pas sur ce point , car nous sommes maintenant rendus  à l’heure où notre peuple doit se prononcer sur l’avenir institutionnel du pays , et c’est la suite logique du combat porté par le mouvement indépendantiste depuis. Par tous les moyens institutionnels et politiques , le mouvement indépendantiste a redessiné le pays, et continue à le faire ; cet accord politique qu’il a signé avec l’Etat colonial et ses partenaires locaux , lui donne un premier rendez vous à ce référendum de 2018.

Les agissements de la Droite locale, sont classiques dans de telles situations. Mais il y a des choses qui de fait vont acculer les réflexions à la nécessité d’admettre que désormais le pays devra faire avec ses propres moyens, et ce n’est rien d’autre que la posture d’un pays souverain. La logique pays que les indépendantistes ont toujours porté dans la gestion des affaires, vient maintenant afficher au grand jour toute sa pertinence . Le tout dernier dossier qui illustre  cela , le débat d’orientation budgétaire qui a eu lieu hier. La petite gestion à la bonne franquette pour servir son électorat sonne sa fin. Les indépendantistes parlent de coordination entre les collectivités, ou posent le débat plus sous un angle politique avec la nécessité d’un minimum de cadrage faisant allusion au schéma NC 2025 , alors que  ceux d’en face vont eux  arroser l’opinion publique par des bonnes leçons comptables occultant les débats de fond.

Comme on a su trouver une issue à des situations que l’on a crée pour faire avancer nos revendications, le mouvement nationaliste kanak usera de toute ses forces pour pousser la dernière ligne droite.

Naku press : Mise en ligne le 28 octobre 2014

FIDJI :DIPLOMATIE : Après les élections démocratiques de septembre 2014 , Fidji joue pleinement sa carte d'Etat Souverain

 LE FORUM DES ILES DU PACIFIQUE attendra ....

 Le gouvernement fidjien a clairement rappelé en fin de semaine dernière ses réticences concernant un retour au sein du Forum des Îles du Pacifique (FIP), malgré l’annonce de cette organisation que l’archipel y était réadmis, après cinq années d’exclusion pour cause de putsch.
Le chef de la diplomatie fidjienne, mais aussi le Premier ministre Franck Bainimarama, tous deux architectes de premier plan de la politique étrangère fidjienne au sien d’un précédent gouvernement post-putsch (2007-2014), ont quasi-simultanément réagi à l’annonce du FIP, vendredi 24 octobre 2014, selon laquelle la suspension de Fidji de son statut de membre plein était désormais levée, après la tenue d’élections démocratiques le 27 septembre 2014, puis la mise en place d’un gouvernement dirigé par M. Bainimarama.
Du point de Suva, Fidji n’a nulle intention de réintégrer cette organisation régionale, tant que certaines questions liées au statut de l’Australie et de la Nouvelle-Zélande (ses deux membres les plus importants) n’aura pas été mise sur la table.
Dans les années qui ont suivi le quatrième putsch de son histoire postindépendance, le gouvernement, alors déjà conduit par Franck Bainimarama, alors Contre-amiral et commandant en chef des forces armées, a fait l’objet de sanctions émanant en premier lieu de Canberra et de Wellington.
Dans la foulée, le FIP, puis le Commonwealth imposaient à leur tour des sanctions sous forme d’une suspension du statut de membre des îles Fidji.
Ces deux dernières mesures, depuis les élections de septembre 2017, ont été levées, sur la foi des observations d’un groupe international d’observateur coprésidé par l’Australie.

Mais Suva n’a eu de cesse de fustiger ce qu’il considère comme l’influence excessive de l’Australie et la Nouvelle-Zélande au sein du FIP.
Selon Ratu Inoke Kubuabola, les deux pistes à envisager en matière de réforme au Forum seraient soit que l’Australie et la Nouvelle-Zélande renoncent à leur statut de membre plein au sein de cette organisation, soit, dans l’autre sens, que les partenaires de développement du FIP, comme la Chine, le Japon, les États-Unis ou encore l’Union Européenne deviennent membres pleins du FIP.
Franck Bainimarama, de son côté, a lui aussi confirmé avoir reçu un courrier officiel du FIP, l’informant de sa décision de réintégrer l’archipel en son sein.
Mais, selon lui, les « conditions » de Fidji demeurent intactes et le FIP « devrait maintenant les examiner ».
Le Président en exercice du Forum des Îles du Pacifique (FIP), par ailleurs Président de Palau, Tommy Remengesau, a annoncé vendredi 24 octobre 2014 la réintégration de Fidji au sein de cette organisation régionale, considérée come la voix politique de l’Océanie.
Les relations entre le gouvernement fidjien post-putsch (dirigé par M. Bainimarama) et le FIP ont connu, depuis 2006, de vives tensions, Suva reprochant notamment à cette organisation régionale d’être sous l’influence excessive de ses deux membres le plus prééminents, l’Australie et la Nouvelle-Zélande.
D’autres pays membres du Forum, et en particulier ceux du bloc mélanésien (Papouasie-Nouvelle-Guinée, Vanuatu, îles Salomon) avaient, par contraste, prôné une attitude plus « compréhensive » vis-à-vis des autorités fidjiennes.
Fidji, pour sa part, durant la même période, avait mené une série d’offensives diplomatiques dont la plus significative a été de créer un « Forum de Développement » du Pacifique Sud, regroupant gouvernements et institutions régionales, mais aussi les acteurs du secteur privés et de la société civile.
Ce PIDF (Pacific Islands Development Forum), dont le siège est aussi désormais basé à Suva, se veut une sorte d’ « alter-FIP ».
Fidji, durant la période 2007-2014, a aussi renforcé ses relations avec d’autres partenaires de développement, dont le plus notable est la Chine, mais aussi des pays comme la Russie.

Le Commonwealth aussi

Fin septembre 2014, dix jours après la tenue des premières élections démocratiques à Fidji depuis 2006, le Commonwealth, qui avait aussi exclu l’archipel en septembre 2009, annonçait aussi la réadmission de Fidji en tant que membre de plein droit de ce groupement planétaire de pays, principalement des anciennes colonies britanniques.
Le Commonwealth justifie cette réintégration de Fidji par la tenue, le 17 septembre 2014, d’élections jugées crédibles par un groupe multinational d’observateurs notamment coprésidé par l’Australie.
Autre motif invoqué : la prise de fonctions et la prestation de serment, en milieu de semaine, d’un gouvernement composé de 19 ministres tous issus du suffrage populaire, sous la houlette de l’ancien putschiste Franck Bainimarama.
Lundi 22 septembre 2014, Franck Bainimarama a officiellement prêté serment dans la capitale, en tant que Premier ministre démocratiquement élu.
Il a annoncé dans la foulée la composition d’un gouvernement (14 ministres et cinq ministres délégués) au sein duquel on trouve deux de ses anciens ministres-clés, le chef de la diplomatie Ratu Inoke Kubuabola, ainsi que Aiyaz Sayed-Khaiyum, reconduit mais dans le rôle de ministre des finances, du tourisme et du commerce.
Au cours de sa précédente réunion, le comité ministériel d’action du Commonwealth (CMAG, composé de neuf ministres des affaires, dont le Néo-zélandais Murray McCully et le Salomonais Clay Forau) avait annoncé son intention de réintégrer Fidji en son sein après la tenue d’élections juges libres et juste.
Il y a quelques semaines, les sportifs fidjiens avaient néanmoins été autorisés à participer aux Jeux du Commonwealth, à Glasgow.
Dans son communiqué, le Commonwealth appelle par ailleurs à tous les acteurs de la société fidjienne à « continuer à œuvrer ensemble afin de renforcer la culture démocratique de ce pays » et à « explorer de nouvelles opportunités de dialogue et de réconciliation ».

Le CMAG a aussi salué au passage la présence, au sein de la nouvelle assemblée législative de 50 sièges, de huit femmes, ainsi que la nomination de Mme Jiko Luveni, ancienne ministre des affaires féminines, au poste de Présidente du Parlement.
Quatre femmes sont aussi membres du nouveau gouvernement, qui comprend aussi d’anciens militaires.

D’autres réactions sont venues depuis saluer soit la tenue d’élections pacifiques, soit la formation d’un gouvernement issu des urnes.
Parmi celles-là : celle de l’Union Européenne, important partenaire de développement de cet archipel, par la voie de son Commissaire au Développement, Andris Piebalgs.
« Au vu de ces évolutions, la Commission Européenne formulera des recommandations au Conseil concernant le rétablissement d’une pleine coopération de développement avec Fidji, dans le cadre du 11ème FED », précise M. Piebalgs.
Dans son message, il évoque notamment la volonté de Bruxelles de reprendre et de resserrer le dialogue politique avec Fidji, mais aussi son intention d’actionner le processus de levée du gel du Fonds Européen de Développement (FED), dont Fidji n’a pas bénéficié depuis le dernier putsch en date, à l’exception d’assistance humanitaire.
De ce fait, au cours de près de huit années, Fidji a été privé de plusieurs centaines de millions d’euros, initialement destinés à des programmes de développement et d’aide à un secteur sucrier en grande difficulté et en mal de modernisation.
La décision de reprendre un flux normal en provenance du FED devra passer par le Conseil Européen.

La ministre australienne des affaires étrangères attendue à Suva

Par ailleurs, autre signe de réchauffement coordonné au plan régional, la ministre australienne des affaires étrangères, Julie Bishop, est attendue le 31 octobre 2014 à Fidji pour y rencontrer son homologue, qui occupait déjà ce poste au sein du précédent post-putsch : Ratu Inoke Kubuabola, a annoncé le gouvernement à Suva vendredi.
Lors de cette visite qui devrait officiellement marquer un réchauffement déjà entamé » depuis plusieurs mois entre Suva et Canberra, Mme Bishop devrait conduire une importante délégation.
Elle devrait aussi rencontrer d’autres membres prééminents du gouvernement local, y compris M.
Bainimarama.

Sources : Flash d'Océanie (Edition du 28/10/2014)
Naku press : Mise en ligne le 29 octobre 2014
 

mardi 7 octobre 2014

FIDJI : Jiko LUVENI première femme nommée à la présidence du Parlement fidjien




Pour la première fois de son histoire parlementaire, l’archipel des îles Fidji a élu lundi, lors de la session inaugurale du Parlement issu des élections du 17 septembre 2014, une femme au poste de Président de cette assemblée de cinquante députés.
 
Au cours de cette séance hautement symbolique marquant officiellement le retour de Fidji à la démocratie, huit ans après le coup d’État de décembre 2006, Mme Jiko Luveni, ancienne ministre de la condition féminine au sein du gouvernement post-putsch, et fraîchement élue députée par le scrutin populaire, a été désignée pour présider aux séances de l’assemblée.
 
Dans son discours inaugural, elle a souligné l’honneur que représentait cette tâche, mais aussi le caractère historique de son accession au perchoir, en tant que femme, dans un paysage politique jusqu’ici marqué par une écrasante domination masculine.
« J’espère que cela fournira une source d’inspiration à toutes nos jeunes femmes, pour qu’elles puissent ainsi réaliser pleinement leur potentiel, y compris en politique », a-t-elle déclaré.

Autre avancée dans la parité en politique : lundi, au cours de cette même session inaugurale, Ro Temumu Kepa, chef de file du principal parti d’opposition, le SODELPA, a elle aussi accédé pour la première fois au titre officiel de dirigeante de l’opposition.

Cette séance inaugurale a aussi été marquée, lundi, par la prestation officielle de serment de tous les nouveaux députés, parmi lesquels l’ancien homme fort de Suva et ancien commandant en chef des forces armées, Franck Bainimarama.

Au sein de cet hémicycle, le parti Fiji First de M. Bainimarama, proportionnellement à sa large victoire aux législatives, est représenté à hauteur de 32 sièges.
L’opposition est essentiellement représentée par le SODELPA de Mme Kepa et quelques partis minoritaires.
Un parlement « hi-tech »

Au cours des récentes semaines, la salle de l’Assemblée a fait l’objet d’importantes rénovations.
Ces locaux, situés en plein centre de la capitale Suva, à deux pas des bâtiments du gouvernement, avaient été le théâtre du premier coup d’État survenu à Fidji, le 14 mai 1987, sous les ordres de Sitiveni Rabuka, alors colonel de l’armée de l’archipel.
 
Depuis, cette salle avait été désaffectée et un nouveau complexe avait été érigé, non loin de là.
« 27 ans plus tard, nous nous réunissons sur le site de ce premier coup d’État pour mettre en place une véritable démocratie (…) La portée symbolique de ce retour à cet endroit est très forte. Aujourd’hui, l’histoire a bouclé la boucle », a commenté le Président fidjien Ratu Epeli Nailatikau dans son discours devant les députés.
 
Pour la reprise du processus démocratique, cette salle a notamment été équipée de nouveaux systèmes de communication et de connexions Internet à haut débit.
Chaque député, en fin de semaine dernière, a aussi reçu une tablette numérique des mains du représentant régional du Programme des Nations-Unies pour le Développement (PNUD).
Enfin, les débats du Parlement sont désormais diffusés en direct via Internet sur le site suivant :
http://www.parliamentlive.gov.fj/

De son côté le PNUD a organisé, il y a quelques jours, des séances de formation et de sensibilisation, sorte de « manuel du démocrate », à destination des nouveaux députés.

Sources : Flash d'Océanie Edition du 07 octobre 2014
Naku press : Mise en ligne le 08 octobre 2014

mercredi 24 septembre 2014

1984 2014 : Le FLNKS 30 ans de lutte pour l’indépendance


Nouville , sur un terrain recupéré par un clan kanak du Sud, le FLNKS réunissait ce 24 septembre 2014, les leaders des partis indépendantistes pour fêter ce 30ÈME anniversaire . Beaucoup de monde sont venus aussi honorer ce rendez vous, pour écouter, saluer le travail de ce mouvement qui pour beaucoup de kanaks, reste la seule organisation unitaire. En fait quelqu’un qui ne se reconnaît pas dans les partis qui composent ce front, reste fidèle au FLNKS, le mouvement qui a géré la période des évènements.  
Nouville 24 septembre 2014  Rock Wamytan ( cp : NP)
La presse locale était bien présente, au milieu du terre plein qui accueillait l’événement, est hissé un mât avec la place pour les deux drapeaux : Kanak et Français. Et c’est le 30 ème anniversaire du FLNKS, c’est pour dire le chemin parcouru. Espérons que cette dimension sera bien relayée. Les leaders des partis indépendantistes eux, étaient installés sur une scène avec un fond bien habillé par le drapeau kanak. Voilà pour l’affichage !!!
Dans le public de jeunes, de vieux, de femmes, d’enfants, on remarquera la présence de beaucoup de militants qui ont contribué à écrire l’histoire du FLNKS. Quand tour à tour, les leaders retraçaient des segments de cette histoire, ils citaient des personnes encore présentes dans le public. Moment d’émotion parfois, mais aussi pour dire que 30 ans c’est à la fois beaucoup et peu. Un des leaders dans son intervention l’a affirmé : 30 ans dans 161 ans de colonisation c’est peu, mais durant ces 30 ans le FLNKS a réussi, malgré les difficultés, à projeter la lutte du peuple kanak  très loin dans le processus de la décolonisation.
Nouville 24 Septembre 2014 ( cp : NP)
Parmi les orateurs, qui sont pour la plupart les leaders des partis et mouvements indépendantistes, on notera la présence du président de l’Eglise protestante de Kanaky Nouvelle Calédonie. Le pasteur Wakira qui a rappelé la prise de position de l’Eglise pour l’indépendance du pays, et quelques grandes actions qu’elle a engagé sur le terrain pour accompagner l’émancipation du peuple kanak  dont le travail dans le domaine de la formation confiée à l’Alliance Scolaire.
La courbe des différents discours portait particulièrement sur un rappel de l’histoire avec des appels à la vigilance car la lutte n’est pas pour autant terminé, et en face la France cette puissance assez connue pour la pertinence de ses stratégies afin de retarder cette marche du peuple kanak vers son émancipation. La toute dernière en date : le pilotage et la gestion du dossier du corps électoral, un dossier qui fera la pointe du discours de Rock WAMYTAN qui a publiquement appelé à la mobilisation générale pour le règlement de ce dossier. L’exemple du Peuple SARAHOUI sera cité pour dire que le corps électoral est un enjeu principal pour tous les peuples qui aspirent à leur émancipation par la voie des urnes.  La question du vivre ensemble sera également rappelé pour dire que d’une position kanako kanak le FLNKS a depuis Nainville les Roches fait la place aux autres communautés ; mais le peuple kanak doit d’abord être reconnu chez lui , dixit Jean Pierre Djiaiwe ( Palika).
Nouville 24 septembre 2014 : JP Djiaiwe ( cp : NP)
Une histoire jonchée de difficultés, mais le peuple a toujours su trouver le consensus nécessaire en interne pour avancer. C’est d’ailleurs une des caractéristiques d’un Front, comme le FLNKS qui est composé de partis politiques dotés chacun d’une autonomie de fonctionnement. Un des leaders l’a affirmé  haut et fort, malgré les difficultés, nous y arriverons à l’objectif que l’on s’est fixé : l’indépendance de Kanaky.
Mais cette histoire, doit aussi interpeller l’organisation du simple fait que 30 ans de vie, les choses ont changé, et le FLNKS de 2014 n’est plus celui de 1984. Le temps passe, les divisions internes s’expriment parfois sur la place publique, divergences idéologiques ou stratégique ou encore effets d’égo ; une situation de fait qui demande  un nouveau souffle pour redynamiser le mouvement.  Sylvain Pabouty de la Dynamique Unitaire Sud a interpellé les grands partis du Front sur cette impérieuse nécessité de reformuler son organisation pour mieux affronter les nouveaux défis liés au nouveau contexte politique avec la proximité des grands enjeux de l’Avenir institutionnel du pays avec les référendums d’autodétermination.
Nouville 24/09/2014  ( cp : NP)
Groupe de danses de St Louis ( cp : NP)
 Une préoccupation qui sera reprise par Jean Pierre DETEIX du parti socialiste, qui lui insistera sur la nécessité de ce que l’on met dans le projet de société, pour donner un peu plus de consistance à ce mot d’ordre d’unité. Un petit retour sur la charte du FLNKS pour rappeler que le Front a été créer pour fédérer les forces vives favorables au mot d’ordre d’indépendance , avec initialement comme objectif stratégique : la lutte sur le terrain. Et Gérard REIGNIER secrétaire général de l’Union Calédonie de terminer cet espace discours, en rappelant lui aussi que le FLNKS c’est tout le monde, il n’appartient à personne. Que le combat pour la souveraineté de ce pays est avant tout l’affaire de chacun d’entre nous. Le geste citoyen de s’inscrire sur les listes électorales, constitue déjà une action individuelle pour affirmer sa volonté de participer à la décision sur  l’avenir institutionnel de ce pays.

La journée devait se terminer par une série d’expression culturelle : danses et animation musicale.

Naku press : Mise en ligne le 24 septembre 2014




lundi 22 septembre 2014

HIER QUALIFIE DE DICTATEUR , BAINIMARAMA EST ELU DEMOCRATIQUEMENT A LA TETE DE SON PAYS.

( Crédit photo : Flash d'Océanie  - pad)


Elu à presque 60% des suffrages ce 17 Septembre 2014, Bainimarama ,  "honoré et humble "devant le peuple fidjien. Une grande victoire de la démocratie, dans ce pays , qui suivant les repères occidentaux était bien inscrit sur la voie des régimes dictatoriaux. Mais quand un peuple veut juger les choses suivant ce qu'il ressent , les bonnes classiques n'ont plus aucun écho  dans les analyses. Il y a un an de cela il était venu en Kanaky pour la passation des pouvoirs à la tête du GFLM. On se souvient bien de tous les qualificatifs qui ont même fait écho dans les rouages de la haute administration française, parce que le pays ne devait surtout pas être contaminé par ce type de visiteur !!! Parfois la roue de l'histoire tourne, heureusement car certains n'auront plus qu'à plier leur cartable….  Naku press vous propose un extrait de l'édition de Flash d'Océanie sur ces élections qui font écho dans le monde entier. Elles ont d'ailleurs été saluées par toute la communauté internationale. Bonne lecture , c'est dans  "LES BRUITS DE LA REGION".

Naku press : Mise en ligne le 22 septembre 2014

samedi 30 août 2014

30 ANS C’EST L AGE OÙ ON COMMENCE A APPREHENDER LES VRAIES DIFFICULTÉS DE LA VIE…… Le FLNKS : bientôt 30 ans de lutte pour l’émancipation du peuple kanak.


Dans quelques semaines maintenant, le FLNKS célébrera ses 30 ans d’existence dans le paysage politique calédonien. C’était un 24 Septembre 1984 que les partis indépendantistes ont scellé cette unité qui a fait la naissance du FRONT DE LIBERATION KANAK ET SOCIALISTE, le FLNKS. A un moment donné dans la lutte, la division pour inscrire son identité était nécessaire , mais quand le danger s'accentue en face de nous , il a fallu faire taire ses égos pour retrouver l'essentiel. Parce que notre objectif est au fond le même : retrouver sa dignité dans son pays pour construire sa pleine souveraineté. Le défilé des statuts ou encore des réformettes pour pallier aux revendications nationalistes, finissait par lasser le mouvement nationaliste qui lui aspirait à plus d’émancipation dans la gestion des affaires du pays. Et il fallait dire non , est venu le temps de passer à un autre rythme de marche, et comme partout ailleurs dans le monde il fallait une rupture , et le coup de hache de Machoro sur l’urne à la mairie de Canala, cela voulait dire que le bulletin de vote symbole de la démocratie, ne suffisait plus pour faire avancer les choses dans le pays. 
KOOHNE 12/2008 CONGRES  FLNKS  (CP Naku press)



KOOHNE 2008 Congrès FLNKS  ( CP Naku press)
Oui il fallait passer par cette étape, où le FLNKS s’est vu qualifié de tous les noms dont parfois : un mouvement terroriste.  Un qualificatif dans lequel certains ont trouvé le justificatif de ce qui s’est passé un certain 12 Janvier 1985  sur le plateau de Dogny ,  non loin de la commune de La Foa. De 1985 à 1988 , le FLNKS était à l’apogée de son existence en tant qu’organisation de lutte. Le terrain était monté jusqu’à faire plier les grandes réflexions théoriques de nos leaders, c’était en quelque sorte la traduction de cette rupture qui devait ponctuer la marche pour ouvrir une nouvelle page. Une nouvelle ère marquée par l’obligation du pouvoir central, d’engager avec le FLNKS les premières discussions sur un véritable processus de décolonisation. C’était quelque part la contrepartie que les leaders indépendantistes ont réussi à obtenir du gouvernement central, car il fallait un discours ambitieux pour renvoyer aux militants du terrain, qui eux étaient  réellement engagés dans l’organisation d’une déstabilisation du pays. 

Dialoguer parce qu’il faut avancer avec nos propres forces et surtout nos réalités à tous les niveaux. Les accords de Matignon-Oudinot la première étape de ce processus d’apprentissage d’une forme de collégialité dans la gestion des affaires du pays avec le découpage du pays en région, avec une réelle   possibilité aux nationalistes kanak d’accéder à des postes de commande. Mais cette option du dialogue a marqué l’histoire du mouvement , car finalement cette nouvelle posture politique n’était pas comprise par tous, et certains voient en cela une forme de capitulation. Et les évènements d’Ouvéa nous rappelleront à chaque fois ce passage difficile. 10 ans plus tard, de fait avec les avancées proposées par les Accords de Matignon Oudinot, le FLNKS anticipe déjà les choses et installe dans l’opinion publique l’idée d’un nouvel accord , parce que l’insuffisance des Accords de Matignon ont largement prouvé qu’il faut encore franchir une autre étape pour aller plus loin dans la maîtrise des mécanismes de la gestion d’un pays. L’accord de Nouméa est négocié , avec cette fois-ci l’affichage d’une manière confirmée , d’un réel processus de décolonisation ponctué par des référendums d’autodétermination, après avoir organisé le transfert de nombreuses compétences jusque là gérées par Paris. Nous sommes maintenant en 2014 , dans  la dernière mandature de l’Accord de Nouméa, qui prévoit donc le premier référendum d’autodétermination d’ici 4 ans , en 2018.

CONGRES FLNKS DUMBEA
De tout ce parcours, le FLNKS a vécu au rythme des réflexions, des perturbations au sein de chacune de ses composantes. A rappeler qu’à ses débuts, le FLNKS regroupait non seulement les partis politiques, mais aussi des associations,  des églises, des syndicats. Il avait même ses propres structures : les comités de lutte , les comités de coordination , le bureau politique, - il avait ses propres rendez vous : les conventions, les congrès . Mais très vite les partis le composant ont  repris le dessus priorisant leur propre organisation, une réalité qui est l’écho même des préoccupations du moment. Malgré tout, le FLNKS s’est adapté et il est resté ce mouvement qui a mis son dynamisme de l’époque en sourdine pour se définir une mission étroitement lié aux besoins de gestion des dispositifs qu’il a instauré sur son chemin : le suivi de l’Accord de Nouméa (l’accord politique) et les relations extérieures (parce qu’il est , de part son histoire, le seul représentant officiel du peuple kanak).

Ce petit rétrospectif, (très sommaire), c’est pour dire que le FLNKS a pu faire tout ce chemin pour être maintenant dans les préparatifs  du référendum d’auto détermination , mais en même temps , des limites semblent s’exprimer dans ses capacités de contenir la complexité du nouveau contexte politique, pour peut être dire  qu’il faut passer à autre chose. La cacophonie de ses  composantes de ces derniers temps jettent comme un doute sur sa capacité de tenir un seul discours .  L’élan du nationalisme kanak qui a animé ces 30 années, instaure de nouvelles contradictions demandant un autre niveau de débat.  La dialectique n’est pas qu’un concept théorique, elle est parfois l’outil pertinent  pour mieux gérer les nécessaires mutations.

A tous les militants qui ont aussi contribué à écrire ces 30 années de lutte, Naku pres leur dédie ce petit rétrospectif, certes succinct, peut être des oublis, mais une grille de lecture pour mesurer l’ampleur du travail . A tous merci et bon courage pour la suite, Naku press réitère ici son admiration pour la finesse et la pertinence des analyses qui ont animé nos grands rendez vous, pour ne jamais enterrer cette volonté d’aller jusqu’au bout du chemin.

Naku press : Mise en ligne le  30 Août 2014


mardi 26 août 2014

LA DESSERTE DES ILES : UN DOSSIER À MULTIPLES CONTRAINTES, UN DOSSIER QUI APPELLE A LA CONTRIBUTION DE TOUS…



Comme à chaque rentrée scolaire, ou tout simplement en période de grands flux vers les Iles, la compagnie aérienne domestique, fait la une de l’actualité. Des queues à ne plus en finir dans les aérodromes, des gens mécontents, la direction de la compagnie est parfois contestée ouvertement, le manque de communication est pointée , le gouvernement par ricochet est mis en cause… La population a raison d’exprimer son mécontentement, car avant tout elle se retrouve  consommateur d’une certaine politique de gestion rythmée par de nombreux paramètres. Les règles qui régissent l’aéronautique sont loin d’être celles d’un transport en autobus. Derrière un avion qui tombe en panne, ou une personne qui tombe malade, la compagnie n’a pratiquement pas de marge de manœuvre pour une solution rapide. Il faut trouver le personnel naviguant opérationnel dans la minute qui suit, et une panne ne se prévoit pas.  Et pour compléter la liste : la limitation des capacités d’emport des aéronefs pour cause : la longueur des pistes,  un chapitre que les gens des iles connaissent  bien puisque cela est vieux comme le temps. Autres arguments qui ont quelque part expliqué aussi l’ampleur du problème de ce week-end, c’est aussi la gestion du dispositif : Continuité Pays par les usagers eux mêmes. Ce dispositif oblige à la réservation  de payer l’aller Retour, et le problème est que beaucoup de bénéficiaires de ce dispositif ne se présentent pas  au guichet  le jour de départ,  la compagnie est donc acculée à garder la place jusqu’à la dernière minute.
C’est beaucoup de paramètres, qui rentrent en jeu. Durant ces dernières vacances, à l’exemple de Lifou, l’île accueillait l’organisation d’un peu plus de 40 mariages, c’est l’équivalent de plusieurs personnes venues d’ailleurs.

N’oublions pas aussi que la compagnie continue à travailler le plan de redressement, acté ave les partenaires sociaux depuis 2011. Ce plan de redressement exigé par tout le monde y compris les politiques. Bien évidemment que tout cela ne parle pas beaucoup à celui qui n’arrive pas à trouver de la place. Le dispositif continuité pays mis en place depuis 2012, permet d’avoir un tarif réduit pour un aller retour aux Iles, et en même temps il est accessible à tous les vols. Ce dispositif est pris en charge à hauteur de 75% par la Nouvelle Calédonie et de 25% par les provinces (Iles et Sud) à titre indicatif c’est une enveloppe de l’ordre de 500 Millions . Autres éléments : le flux de passagers entre les iles et la grande terre, va bientôt atteindre la barre de 450000 voyageurs à l’année. La flotte de la compagnie ne compte que 4 ATR 72 avec des limitations d’emport lié à des problèmes d’infrastructures.  Et enfin la réglementation aéroportuaire qui a aussi ses contraintes : il ne peut y avoir de vols au delà de 20H, pour cause la présence des habitations à proximité de la plate forme. On peut aussi se poser la question  suivante : est ce que le plan d’urbanisme de la ville de Nouméa a intégré la présence de cet aérodrome ou quelque part on a bien prévu qu’à terme tout doit déménager de là ? Sans parler de la RP 14 qui constitue un danger permanent à chaque atterrissage …

Les exigences de la réglementation internationale,  les contraintes de gestion et matérielles de la compagnie, le comportement des usagers, font qu’il est désormais temps de mettre un certain nombre de dossier à plat : la longueur des pistes ( car il faut savoir que pour certaines destinations, en l’occurrence celle de Maré : à chaque vol , 15 places doivent rester vide du fait de la longueur de la piste) , la question sécuritaire quant à l’utilisation de la plateforme, la gestion des ressources humaines au sein de la compagnie tout en respectant les contraintes de la réglementation ( notamment l’obligation d’un certain nombre d’heures de repos au bout d’un certain nombre d’heures de vols) , la maintenance des appareils : un calendrier technique qui a aussi ses exigences au bout d’un certain nombre de vols : des visites techniques sont obligatoires ( actuellement un des ATR 72 est parti pour la grande visite technique faite à l’extérieur du Territoire, et l’autre qui doit être immobilisé pour une révision de 3 jours ).
L’ACTU des Aérodromes
Les médias de la place ont depuis longtemps  inscrit dans leur agenda : les perturbations du côté de Magenta et des Iles, pour leur entrée en matière notamment pour les week ends quant l’actu du pays devait simplement se limiter à des marathons ou une journée de quartier … Mais on va mettre cela sur le compte  du sensationnel pour accrocher son audimat. Bref. On sait pertinemment que les médias dans ce pays n’ont jamais vraiment la carte de la construction, ils sont restés accrochés à leur rôle  eux , rechercher le sensationnel , quitte à aller ternir l’image de certains dossiers qui auraient même bousculé le pays quelques temps auparavant.  Par ailleurs, il y a aussi des informations qui sont véhiculées sur les réseaux sociaux parfois pas fondées, ou parfois incomplètes.  Cela ne date pas d’hier que pour prendre l’avion il faut procéder à une réservation, et les prospectus sont suffisamment diffusés auprès des usagers pour donner les délais. Pour le dispositif continuité pays : il faut payer son billet aller retour, et si possible de se présenter au guichet pour le retour, ou encore de penser qu’il faut prévenir la compagnie, d’une modification de date de retour, de manière à libérer la place. 
Le dernier point fait hier soir par la compagnie donne à l’affichage : le nombre de personnes en attente : A Maré : 120 personnes (des gens qui n’ont fait aucune réservation, pour la plupart) , sur Lifou : 26 personnes, et Ouvéa : 30 personnes. Air Calédonie a aussi affreté  les appareils de Air Loyauté, mais là aussi on se retrouve confronter aux limitations horaires liées  à l’exploitation de la plateforme de Magenta.

CONCLUSION
Ce dossier appelle à la contribution de tous : les politiques, la compagnie, la population, l’aviation civile. Par ailleurs, en temps normal, Air calédonie assure normalement la desserte, mais le  problème est que pour les périodes de grands flux, le maritime a aussi du mal à assurer la complémentarité. Donc bien évidemment que les projecteurs se braquent sur la compagnie. A quand aussi un bon bateau pour la desserte des iles,  pourquoi à chaque fois les bateaux après quelques mois d’exploitation, on déclare qu’ils ne sont pas adaptés ... Autant de questions qui font que les gens des Iles seront toujours les victimes d’un certain nombre de décisions qui dépassent le citoyen lambda et l’expression de ses besoins. L’autre alternative c’est de passer outre les exigences de la réglementation internationale et faire primer les spécificités de notre trafic mais à quel prix ?
En tous les cas tout ces problèmes de transport viennent nous signifier aussi que le pays bouge , la population vit désormais de nouveaux besoins , qui de fait viennent bousculer certaines pratiques, certaines orientations qui ont toujours prédominé la gestion des affaires dans ce pays.  A titre indicatif aussi , le Réseau RAI qui a à peine un an d'existence est en train d'atteindre aussi ses limites , les prévisions ont été éclaboussées en un rien de temps. Le chiffre d'affaire prévisionnel pour un mois a pratiquement doublé, et les demandes continuent à alimenter les réflexions au sein du SMTI. 

Naku press  veut simplement, au travers de cet article, apporter quelques éclairages sur ce dossier qui fait couler beaucoup d’encres notamment sur les réseaux sociaux.

Naku press : Mise en ligne le 26 Août 2014