L'ACTU DE NAKU PRESS

KANAKY : le gouvernement nouvellement élu n'a toujours pas de président !!!


Les choses se compliquent , la droite locale n'a pas pu s'entendre pour porter la candidature de Philippe Germain de Calédonie Ensemble. Ce jeudi 31 Août , après avoir été élu par les membres du congrès, les 11 membres du gouvernement  , convoqués par le Haussaire , devaient élire le président. Le verdict de cette élection en a décidé autrement avec 5 voix pour et 6 votes blancs . Résultat pas de président. Suivant les bruits de couloir : le haussaire attendra que les conditions soient réunies pour de nouveau convoquer  une nouvelle élection. A noter que les indépendantistes n'ont pas jugé nécessaire de présenter une candidature, une façon de reconnaitre la majorité existante des forces de droite. Mais voilà , il n'y a pas eu de consensus entre les plate formiates et les républicains calédoniens de Sonia Backes.  Question : va t-on revivre l'expérience que l'on a connu après la chute du gouvernement Ligeard  ?  Simplement que le contexte a changé avec notamment un agenda bien serré entre les prochaines sénatoriales, le comité des signataires et la venue annoncée du premier ministre français . Espérons que les gens sauront faire preuve de bon sens pour comprendre que les intérêts supérieurs du pays , doivent passer avant tout …

Le week end peut porter conseil , espérons le …. pour l'ensemble des calédoniens qui risquent de sentir très vite les effets d'un blocage institutionnel.

Publication du 1er Septembre 2017






Haie d'hibiscus ... Naku bay ( CP/NP)


Quelques produits  made in Kanaky !!!


En attendant un texte plus complet , quelques photos pour un avant goût de ce qui a été vu ce week end lors de la fête de la mandarine à Canala ( Xaracuu).

cp /Naku press  1er juillet 2017
A la recherche d'une robe de mariée pour le mariage coutumier , une combinaison de différents matériaux : pandanus, tapa, fibre de racines de bourao ….. Le début d'un nouvel ère , comme la natte de bonjour qui continue à s'imposer dans nos échanges ...













cp / naku press  1er juillet 2017




Un stand à l'entrée du site dédié au marché de produits vivriers, c'était ce week end à Canala . ( Bravo à celui ou ceux qui ont déterré l'igname !!! , de la patience pour aucune égratignure ….)

Publication du 2 juillet 2017






Haie d'hibiscus ... Naku bay ( CP/NP)

KANAKY : Vallée du Tir un quartier où les murs ont beaucoup de choses à dire !!!!
Le quartier est dérangé par de nombreux travaux ( néo bus, des nouveaux bâtiments etc..) , quand on passe en voiture, on est obligé de ralentir , et finalement on prend le temps de regarder les alentours, et on découvre des pages entières écrites à mi
Vallée du Tir  l'entrée d'une petite résidence ( Cp/NP)
hauteur des murs , avec un langage codé. Qu'est ce que ces messages veulent bien dire ? Personne ne le saura, c'est une forme de communication qui n'est lisible que par leurs auteurs. Pourquoi écrire sur les murs visibles par tout le monde d'abord, et condamnés par certains pour le côté salissant.  Derrière ces tags , on y voit dégradation, mais pourquoi dégradation ? Parfois l'indifférence par rapport aux biens publics , les choses ne m'appartiennent pas , du coup je peux modifier la couleur d'un pan de murs, en y mettant des tags d'une autre couleur …  Pourquoi ici , et pas dans les rues de Port Vila ni Honiara ?  Question à se poser.  Autre aspect , la peinture utilisée n'est pas donnée, on peut aussi penser que cela alimente bien les vendeurs de ces produits.  Récemment un écho dans la presse pour dire qu'on allait interdire la vente de ces produits à des jeunes d'un certain âge, encore des "mesurettes" qui ne régleront pas le problème …  Notre pays est sale, diront certains amateurs des émissions "coup de gueule" , parce que les gens ne respectent pas les choses, pourquoi ce non respect, pourquoi ces incivilités ?  Un fait générationnel  ? peut être…. à quand les murs qui ne parleront plus ? .. A suivre .

Publication du 25 juin 2017

Haie d'hibiscus ... Naku bay ( CP/NP)


KANAKY :    Enfin des JT en langues du pays !!!!
La deuxième chaîne de Télévision du Pays , Calédonia , lancera prochainement les premiers journaux télévisés en  langue . Les langues qui ont été répertoriées sont les suivantes : Paici, Xaracu, Ajie  et Drehu.  Un projet porté avec la collaboration de l'ALK . La première édition en langue sera donc lancée le 27 juin 2017 à 18 heures et une rediffusion à 19 heures.
Publication du 24 juin 2017

Haie d'hibiscus ... Naku bay ( CP/NP)

Quand la culture se met à imiter la société  !!! C'est aussi une forme d'expression …..
L'art et la culture , s'inspirent aussi des faits de la société , pour les retraduire dans un autre langage. Outre la relation de l'homme avec la nature, il y a aussi la relation entre les hommes et tout ce que cela amène à la vie dans la société. Cette semaine , au Centre Tjibaou , une pièce de théâtre anime les soirées jusqu'à ce dimanche ( 25 juin) , et elle s'intitule : " Fin mal barrés". Son auteur , une personne connue pour ces pièces à en mourir de rire, mais un message malgré tout : Marithé SIWENE.
Le titre en dit long , à constater ce qui se passe actuellement dans le pays, on peut comprendre cet écho théâtral. Une lassitude, mais aussi des interrogations de la population, le référendum de 2018 se dessine bien à l'horizon ….. Comme quoi , tous les supports sont finalement sollicités par cette actualité politique du référendum qui va commencer à monter dans l'opinion publique locale. 
Publication du 23 juin 2017

Haie d'hibiscus ... Naku bay ( CP/NP)



Flash info : la Chine adopte une taxe sur les émissions polluantes


Les pollueurs vont payer : la Chine s’est dotée d’une loi taxant les émissions polluantes des activités industrielles, une première du genre. Une semaine après un épisode de pollution extrême dans tout le nord du pays, le Parlement chinois, chambre d’enregistrement des décisions du gouvernement, a voté dimanche 25 décembre une taxe sur les rejets de polluants dans l’air, l’eau, le sol, ou encore sur la pollution sonore. Mais ni le dioxyde de carbone (CO2), principal responsable du réchauffement de la planète, ni les déchets nucléaires ne sont concernés. La taxe sera appliquée à partir de janvier 2018.


En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/planete/article/2016/12/27/la-chine-adopte-une-taxe-sur-les-emissions-polluantes_

Haie d'hibiscus ... Naku bay ( CP/NP)

L'abstention des Etats Unis au vote de la résolution 2334 de l'ONU par le conseil de sécurité , choque l'opinion américaine qui parle même du dernier acte de la mauvaise gouvernance internationale d'Obama…. 

Dans son édition du 24 décembre 2016 fait état du vote de la résolution 2334 de l'Onu par le conseil de sécurité , condamnant la colonisation israélienne. Et la virgule , et non des moindre, qui choque l'opinion américaine, mais aussi internationale c'est l'abstention du président Obama , alors que tout le monde, naturellement , comptait les Etats Unis parmi les voix contre.   En l'occurrence par ce vote, le Conseil de Sécurité de l'Onu va exiger la cessation immédiate de l'occupation des territoires palestiniens occupés dont Jérusalem Est.  Et  "Le Monde" de titrer son édition de ce 24 décembre 2016 : "Obama a décidé de laisser à son successeur à la Maison blanche, un héritage dont il ne pourra s'en défaire".  
La presse américaine s'en est allé à mot découvert, pour qualifier cette dernière position du président Obama , le Boston Hérald  qui dans son éditorial qualifie cette position comme le dernier acte de  la mauvaise gouvernance internationale de Obama , et le New York Post , dénonce une trahison choquante , un geste sournois et malhonnête.
Mais tout le monde n'en doute pas une seconde, que Donald Trump ait déjà pris ses dispositions , il a déjà communiqué le nom du futur ambassadeur  en Israel  : Mr FRIEDMAN , une personnalité connue pour son soutien idéologique à la colonisation et son opposition à un état palestinien.
Naku press retiendra dans cet évènement , de taille , lorsque l'on connait la longue marche du peuple palestinien contre la colonisation des territoires occupés, une évolution des mentalités, même si on sait qu'en diplomatie la règle des contreparties reste celle qui ficèle en amont les positions affichées au grand public. Donald Trump , une personnalité , qui interroge à la fois l'opinion américaine mais aussi le niveau international , sur de nombreux points annoncés comme orientations phares de sa gouvernance , arrive à la maison blanche avec cette première embûche .  Comme dirait l'autre , quand la roue de l'histoire continue à tourner , elle peut parfois ébranler des fondamentaux qui continuent à guider ce monde de la finance et de l'intérêt d'une minorité.
Sources : Le monde édition du 24 décembre 2016
Naku press : Mise en ligne le 25 décembre 2016




Haie d'hibiscus ... Naku bay ( CP/NP)


Ces 638 fois où la CIA 
a voulu se débarrasser de 
Fidel Castro

Stylo et cigares empoisonnés, LSD, poison pour faire 
tomber sa barbe… La CIA a tout essayé pour tuer ou 
faire disparaître le dirigeant cubain.
LE MONDE | 26.11.2016 à 12h47 • Mis à jour le 27.11.2016 à 02h08 | Par
C’est une des plus grandes ironies de l’histoire. Le jour de l’assassinat du 
président américain John Kennedy, le 22 novembre 1963, un responsable de 
la CIA confiait un stylo empoisonné à une « taupe » cubaine pour qu’il l’utilise 
contre Fidel Castro, alors l’ennemi juré des Etats-Unis. Pourtant, au 
même moment, un émissaire de Kennedy rencontrait le numéro un cubain 
pour tenter de trouver des moyens d’améliorer les relations entre la grande
 puissance et son petit voisin.

Cette anecdote, révélée en 1975 par une commission 
du Sénat américain (la « Commission Church »), montre 
qu’après la prise de pouvoir par Castro et jusqu’en 1965, 
la CIA, la principale agence de renseignements 
américaine, a cherché à se débarrasser de lui en 
encourageant, voire en soutenant, des projets d’assassinat.
Avant de songer à l’élimination physique, la CIA a d’abord 
tenté de le discréditer en s’attaquant à son image, durant 
les dernières années de la présidence de Dwight D. Eisenhower,
 de mars à août 1960. Avec des projets rocambolesques : il y a eu 
`l’idée de disperser un produit chimique aux effets similaires à 
celui du LSD dans un studio de télévision où Castro devait 
enregistrer un discours, ou bien d’imprégner une de ses 
boîtes de cigare avec le même produit…

Poison anti-barbe
Certains ont même pensé à s’attaquer à sa barbe, telle
 Dalila coupant les cheveux à Samson. N’avait-il pas dit 
lors d’une interview avec une télévision américaine 
juste après son arrivée au pouvoir : « Ma barbe signifie
 plein de choses pour mon pays. » Un projet baptisé 
« La Barbe » fut lancé : il prévoyait de saupoudrer les 
chaussures du « comandante » avec un produit chimique 
dépilatoire… L’idée était de mener cette action lors 
d’un voyage à l’étranger, dans l’hôtel où le dirigeant 
cubain descendrait. On comptait sur le fait qu’il 
mettrait ses chaussures dans le couloir pour les 
faire cirer. Des tests furent menés sur des animaux,
 mais le projet fut abandonné, car Castro annula
 son déplacement.
La commission Church a recensé au moins huit 
projets d’assassinat, avec le recours parfois à 
des membres de la pègre de Las Vegas et aux 
Cubains anticastristes exilés à Miami. En 1975,
 Fidel Castro remettait au sénateur George McGovern 
une liste de 24 tentatives d’assassinat à son encontre, 
accusant la CIA. Dans un documentaire de 2006, des 
anticastristes recensent jusqu’à 638 projets d’attentats…
La plupart n’ont pas été mis à exécution, mais les moyens
 auxquels ses auteurs avaient pensé sont dignes des meilleurs 
romans d’espionnage : des plus classiques, comme des fusils 
très puissants, aux plus élaborés comme des pilules
 empoisonnées, le fameux stylo ou des armes bactériologiques…
Un documentaire produit par la chaîne britannique Channel 
4 était revenu en 2006 sur ces infractueuses tentatives.

Début 1963, les services techniques de la CIA ont mené
 ainsi des tests pour contaminer une tenue de plongée, car
 Fidel Castro aimait pratiquer la plongée sous-marine. Les agents
 étudièrent même la possibilité de piéger un coquillage là où le 
dirigeant cubain aimait nager, mais aucun n’était assez grand 
pour abriter un explosif. Les renseignements américains avaient 
également un contact avec une « taupe » située au plus haut
 niveau du pouvoir cubain. Il lui fut remis un stylo empoisonné,
 puis on lui confia une cache d’armes, mais les relations furent 
rompues en 1965 pour des raisons de sécurité.
On imagina également d’empoisonner les cigares préférés du 
dirigeant cubain. Ces projets furent menés, à l’occasion, en
 impliquant des membres de la mafia de Las Vegas et des
 anticastristes cubains exilés à Miami par l’intermédiaire d’un
 ancien membre de la CIA, Robert Maheu.

L’échec de la baie des cochons

Les dirigeants de la CIA avaient-ils le soutien des 
présidents américains ? La commission n’a pas pu 
répondre à cette question. En tout cas, sous l’administration
 Eisenhower fut lancé le projet de renverser le régime cubain 
en envoyant des exilés cubains à Cuba. Le programme fut 
approuvé en mars 1959 par le président Eisenhower. 
Des camps d’entraînement furent mis en place au Guatemala.
 Peu après sa prise de fonctions, en février 1961, le président 
Kennedy approuva le projet. Le 17 avril 1961, 1 400 exilés 
cubains débarquaient dans la baie des cochons, sur la côte 
sud de Cuba. Mais ce fut un échec total. Peu après, 
les Etats-Unis lançaient l’Opération Mongoose
 (mangouste) pour tenter de déstabiliser le régime castriste.
Après les révélations de la commission Church, 
qui condamna ce genre de pratiques, certains anticastristes 
n’abandonnèrent pas leur espoir de tuer leur principal ennemi. 
En vain. Lorsqu’il s’est rendu aux Etats-Unis en 1979 pour donner 
un discours devant l’ONU, dans l’avion, les journalistes lui 
demandèrent s’il portait un gilet pare-balles. Fidel Castro ouvrit 
sa chemise sur son torse nu et lança : « J’ai un gilet moral. »
Fidel Castro est finalement mort de vieillesse vendredi 25 novembre, 
déjouant tous les pièges de ses ennemis.
Naku press : Mise en ligne le 26 novembre 2016



Haie d'hibiscus ... Naku bay ( CP/NP)

Décès de Fidel Castro: une page d'histoire se tourne, les réactions se succèdent


























Fidel Castro, père de la Révolution cubaine ici en Argentine, le 21 juillet 2006.REUTERS/Andres Stapff
Suite au décès ce samedi 26 novembre de Fidel Castro, père de la Révolution cubaine et dirigeant du régime communiste pendant près de cinq décennies, les hommages se succèdent. Si certains saluent cette figure du XXe siècle, d’autres n’oublient pas les « désillusions » qu’il a entraînées.

C’est une page de l’histoire qui se tourne ce samedi 26 novembre. Fidel Castro, le père de la révolution cubaine, s’est éteint à La Havane à l’âge de 90 ans. Ses funérailles auront lieu le 4 décembre à Santiago de Cuba (sud) et les autorités de l’île ont décrété un deuil national de 9 jours. En attendant, des hommages officiels ont été rendus à travers le monde entier.
A commencer par la Russie. « Cet homme d'Etat émérite est à juste titre considéré comme le symbole d'une époque de l'Histoire moderne du monde », a déclaré le président russe Vladimir Poutine, jugeant que Fidel Castro « était un ami sincère et fiable ».
Toujours à Moscou, « Fidel a résisté et a fortifié son pays au cours du blocus américain le plus dur, quand il y avait une pression monumentale sur lui et il a pu (...) mener son pays sur la voie du développement indépendant », a affirmé ex-dirigeant soviétique, Mikhaïl Gorbatchev.
Le président cubain, Fidel Castro et son homologue russe, Vladimir Poutine, le 13 décembre 2000.ADALBERTO ROQUE/AFP
Toujours en Europe, François Hollande a déclaré que l’homme décédé à l’âge de 90 ans « avait incarné la révolution cubaine, dans les espoirs qu'elle avait suscités puis dans les désillusions qu'elle avait provoquées ». Il a par ailleurs ajouté qu’en tant qu’« acteur de la Guerre froide (...) il avait su représenter pour les Cubains la fierté du rejet de la domination extérieure ». Dans la foulée, le président français a demandé que l'embargo qui « pénalise Cuba soit définitivement » levé, lors d'une déclaration à la presse samedi à Antananarivo où il s’est rendu pour le sommet de la Francophonie.
Il avait « une stature historique », a réagi le chef conservateur du gouvernement espagnol, en soulignant dans un communiqué son impact pour Cuba et sa « grande influence » pour la région.
  1. Sources : RFI.  Edition du 26 novembre 2016
  2. Naku press : miss en ligne le 26 novembre 2016



Haie d'hibiscus ... Naku bay ( CP/NP)

Il ne se passe une semaine , sans que le transport soit un sujet dans les médias !!!! 

15 ans s'est écoulé depuis, et la population de l'Ile de Maré verra un avion  de la compagnie Air calédonie, décoller avec plus de 10 sièges non occupés. A chaque période de pointe ce petit détail prend de suite de l'ampleur, et les "Maré" seront toujours les premiers à monter dans les tours. Cela peut se comprendre , mais quand le temps social ne partage pas le même cadran que la technique, eh bien il y  a quelque part , quelqu'un qui subit les conséquences. Ces sièges laissés vide dans l'avion trouvent une explication dans des questions techniques, et principalement la longueur de la piste , qui pour des questions de sécurité, ne permet pas à un avion de décoller avec un poids maximum. Mais comme dit un adage bien local : mieux vaut tard que jamais … Enfin les coutumiers du coin ont fini par s'entendre pour comprendre qu'il faut céder  ce bout de foncier pour permettre à la compagnie d'optimiser la desserte de l'Ile. Il a fallu du temps, mais le sens de l'intérêt général a fini par prendre le dessus . C'est ainsi que la Province des Iles a pu engager les travaux pour le rallongement de la piste d'atterrissage , et c'est donc ce jeudi 27 octobre 2016 que le premier avion a pu décoller de Maré avec tous les sièges remplis.  Il reste encore Ouvéa ,qui connait le même problème, mais les pourparlers sont en cours avec les coutumiers du coin pour  la mise à disposition du bout de foncier nécessaire au rallongement de la piste.  Et d'ailleurs cette ile est doublement pénalisée du fait que Bético ne peut pas pour le moment desservir  l'Ile pour cause d'infrastructure portuaire , dont le chantier est en cours de finition.  Mais les choses se règlent progressivement et c'est cela qu'il faut retenir  pour rester positif, car parfois vouloir courir plus vite que le temps de la discussion , n'est pas forcément la bonne solution.

Naku press : Mise en ligne le 30 Octobre 2016

Haie d'hibiscus ... Naku bay ( CP/NP)



Un petit tour sur l'actu du mois  de septembre … de la politique , un peu d'économie  !!! 






























































Nous sommes à quelques mois de la fin de l’année, et les voix continuent à rappeler  à tous qu’il faut aller s’inscrire sur les listes électorales. Une partie du camp indépendantiste ne transige pas sur la question des 25000 kanaks non inscrits automatiquement sur la liste référendaire, et prévoit d’ailleurs une mobilisation sur le sujet pour le 26 octobre. Sur le plan international, cette question est relayée auprès de l’ONU, pour d’ailleurs demander une autre mission des experts avant le référendum et ce afin de travailler pour l’instauration d’un scrutin irréprochable. Et toujours sur le plan international, au Vénézuela lors du 17ème sommet du Mouvement des Pays non alignés ( ce mouvement dont un des principes fondamentaux est la décolonisation)  le FLNKS par la voix du représentant de sa cellule des relations extérieures Mr MICKAEL FOREST insiste et je cite : «  Au regarde de la charte des Nations Unies et des principes du mouvement des Non Alignés il est inenvisageable qu’un nombre important de kanaks soient exclus  du vote au référendum ». Dans ces espaces on parle de sincérité et de transparence des listes électorales.
Quant à l’Etat, lui
L’état fidèle aux recommandations du rapport des experts de l’ONU a lancé sa campagne d’information, la foire des Iles a été choisie pour être le premier tremplin de cette campagne de proximité. Suivront les foires de Koumac et la foire du Pacifique.

Alors que ce débat sur les listes électorales continuent à occuper certains discours au niveau local, on apprend que le prochain comité des signataires se tiendra  le 7 novembre à Paris, pour faire le point sur les conclusions du travail de concertation lancé par l’état depuis le début de cette année  avec les groupes politiques sur les compétences régaliennes,  la question de la citoyenneté et la nationalité et l’article 27 de loi organique.

On se rappelle que pour l’Etat ces réunions serviront à relever les points de divergence et de convergence, et on pourrait penser que Paris fera peut être une synthèse.

Mais on sait par ailleurs que certains groupes politiques ont boudé ces réunions menées par le haussariat, quand d’autres y participent mais précisant qu’ils n’acteront rien, alors que d’autres se plaignent d’être les seuls à rendre des papiers , et enfin pour ne pas le citer le groupe des républicains par la voix de son chef de fil  Pierre FROGIER :  milite pour une nouvelle solution partagée , et il dit ceci je cite : «  le référendum ne résoudra rien , il ne fera que des perdants. Il faut une nouvelle solution partagée que les populations devront ratifier » Alors que Calédonie ensemble parle de Référendum éclairé, et les indépendantistes eux ne veulent pas entendre parler d’accord, ils ont assez donné en 1988 et 1998

 Attendons donc le 7 novembre pour savoir comment Paris va devoir rassembler tout le monde autour d’une issue possible... 

A noter en passant quelques mouvements au niveau du ministère de l’Outre mer, Mme PAUL LANGEVIN a cédé sa place à Mme Ericka BAREIGTS ex secrétaire d’Etat en charge de l’Egalité Réelle. Elle est originaire de la  Réunion, diplômée en droits des affaires, membre du Parti socialiste depuis 30 ans, ainsi son premier gros rendez vous avec le dossier calédonien c’est bien le prochain comité des signataires.

Revenons au pays, la Nouvelle Calédonie enfin membre à part entière du Forum des Iles du pacifique, elle sera le 17ème membre, et la Polynésie le 18ème membre. C’est une décision du 10 septembre 2016 lors du 47ème sommet  du Forum qui s’est tenue  dans l’archipel des Iles carolines aux Etats fédérés de la Micronésie. L’entrée de la Nouvelle Calédonie au sein de cette organisation régionale a été accueillie avec beaucoup d’intérêt par les Etats membres, qui pour la plupart souhaite entreprendre des relations de partenariats sur différents sujets. Le Forum du pacifique est composé  de 16 pays membres (cf lnc) pour la plupart ce sont les Etats indépendants de la région. C’est une organisation qui a été crée en 1971 à Wellington et les secteurs concernés par ses missions sont : l’environnement, la télécom, l’aviation civile, l’énergie, la sécurité, le commerce , la  pêche, et la communication maritime.
Pour Philippe Germain le président du gouvernement de la NC l’arrivée du pays au sein du Forum, je cite : ouvre un nouvel horizon, et je cite toujours : « Pourquoi ne pas faciliter la circulation de nos étudiants, de notre jeunesse, il pense aussi au Médipole de Koutio qui est un outil exceptionnel  à l’échelle de la région.

Et d’ailleurs aussitôt dit, aussitôt fait, prochainement une mission est prévue sur l’Australie. Avant cette mission le gouvernement a dévoilé les plan d’orientations pour le soutien à l’export, ou OSE.  En effet avec un déficit de 153 Milliards de la balance commerciale, le ralentissement de l’économie accentué par la chute du cours du nickel, impose de diversifier l’économie pour créer de nouveaux relais de croissance. L’accroissement du marché local  par le développement des exportations  constitue un des leviers retenus par le gouvernement. Quelques orientations stratégiques :

1/ Equilibrer les relations commerciales  (création de collaborations entre les producteurs locaux et les distributeurs étrangers)

 2/ Engager Avenir Export  (crée en 2015 : le cluster Avenir Export avec ces 80 membres dédié à l’export des entreprises calédoniennes aura une position centrale dans la gouvernance),

3/ Accompagner les entreprises : un crédit d’impôt sera proposé aux entreprises développant des activités à l’export, les provinces y contribueront également à cette aide. ,

4/ Créer des cellules : mise en place d’une entité dédiée à la mise en oeuvre des actions de diplomatie économique, spécialement mobilisé sur l’export.

5/ Lever les freins : le gouvernement a décidé de lancer les réformes visant à la simplification de l’environnement réglementaire de l’export, et sur le plan fiscal envisager un allègement des charges pesant sur les coûts de l’export.

Un chiffre pour terminer sur ce chapitre : Hors secteur du nickel et de la métallurgie, les exportations en 2015 s’élevaient à près de 8,6 milliards.

Cela va nous permettre d’aller sur les propos d’un économiste connu dans le pays : Olivier Sudrie, à qui Les Nouvelles de l’Economie a consacré deux pages dans sa dernière édition : Olivier Sudrie soutient le fait que le nickel ne représente que moins de 10% de la richesse crée en Nouvelle Calédonie, des calculs démontrent que sur 100 de richesse crée par le nickel , il ne reste que 30 dans l’économie locale. Il réaffirme que la croissance qu’a connu les pays les 10 dernières années est due essentiellement à des facteurs exogènes : la construction des deux usines , la hausse régulière des transferts publics métropolitains et enfin les investissement publics : l’aéroport de TTA, le médipôle , la SAV etc… Maintenant que ces facteurs vont progressivement se ralentir, la croissance va s’arreter et il faut trouver d’autres relais de croissance bien d’ici. Et il cite de nouveau la productivité : produire plus à moyen constant (produire plus avec les mêmes moyens, cela entrainera la baisse des couts de production et donc du prix.)

Voilà ce sont des orientations qui sont proposées, parce que des indicateurs confirme s’il n’y a pas d’effort de fait, le pays s’oriente vers de réelles difficultés. On parlait juste de ces actions d’export proposées aux entreprises calédoniennes, exporter à bon marché , cela suppose que les prix de vente du produit fini ne soit pas trop élevé pour être compétitif , et on revient dans la boucle : productivité et compétitivité.

Sur un tout autre domaine : celui de l’immobilier qui au Nord par exemple a pris l’impact des difficultés récentes de l’usine du nord. Ainsi de nombreux logements sont restés vide, et les locations baissent. Un rapport commandé par la province nord prévoit une dynamique dans le secteur d’ici 2025, une conclusion qui ne semble pas être conforme avec la réalité du moment. Le maire de pouembout qui affirme qu’il y a plus de logements que de demandes, alors que le responsable de la cellule Koniambo parle de tassement progressif après une période de surchauffe.

Le directeur général du Forum de  l’immobilier, Philippe DEMAZEL, affirme que l’immobilier ne connâit pas réellement de crise.
. Les principaux enjeux du domaine de l’immobilier c’est la construction des logements sociaux et intermédiaires : 10 000  demandes de logement restent insatisfaites et plus de 2000 logements sont crées chaque année. 12,5 Milliards pour le prêt à taux zéro : 500 projets sont réalisés grâce à ce dispositif avec une moyenne de 25 Millions par habitation. C’est un dispositif que le gouvernement entend encore étendre  par ce que le logement est au cœur des préoccupations publiques.

S'agissant du secteur nickel  on notera que  les deux usines du Sud et du Nord renvoient  à chaque fois la décision de la suite à donner à leurs activités dans le pays. Maintenant on nous parle de la  fin de l’année. Dans le nord la direction de KNS a annoncé les premières mesures sociales : avec la suppression de 140 emplois dont 50 occupés par des locaux.
. Selon  les explications des dirigeants de la société, cette mesure permet d’éviter 800 licenciements dans un proche avenir, et dans l’immédiat il faut envoyer un signal fort aux actionnaires, pour les inciter à  revoir la décision d’investir pour la réparation du 2ème four, et de relancer l’usine. Une position contestée par le CE qui à la suite des conclusions d’une expertise faite dans le cadre du droit d’alerte, estime que la suppression des emplois ne représente une économie de 2% sur la masse salariale globale, donc ce qui confirme bien qu’il s’agit d’une mesure pour un signe aux actionnaires. Une réunion est de nouveau prévu ce 12 octobre entre le CE et la direction de KNS.


A signaler qu’actuellement le cours du nickel est aux alentours de 10 315 dollars la tonne. Et puis comme nous sommes dans les chiffres, quelques données concernant d’autres domaines / (Cf copie les nouvelles de l’économie)

Naku press : miss en ligne le 15 octobre 2016

Haie d'hibiscus ... Naku bay ( CP/NP)



 Le 24 septembre 2016  fait  écho du Nord au Sud  !!!

Mais pas avec le même contenu , et état d'esprit. Au sud comme d'habitude c'est le comité 150 ans après qui organise les festivités sur la place du Mwa ka , avec une thématique pour animer les discours et réflexions de la journée. En 2016 c'est : "Affirmons notre identité " en écho au problème des 25000 kanaks non inscrits sur la liste référendaire.  La partie protocolaire fait place aux discours qui pour le coup ont parfois du mal à trouver la bonne passerelle pour faire de la complémentarité des propos. Entre les propos de certains orateurs qui clament haut et fort : le droit d'abord aux kanaks avant d'aller parler de citoyenneté , et d'autres qui disent qu'au nom de la citoyenneté ce ne sera pas une ethnie qui dominera les autres, qu'il n'y aura plus de kanak , de wallisiens, de caldoches etc... mais des citoyens calédoniens, ... pas évident de trouver la complémentarité .

Et pire : la ministre chargée de la culture et de la citoyenneté , interrogée au JT de ce soir sur NC 1ère , a été claire : il n'y a pas eu de discussion entre le comité 150 ans après et le gouvernement pour l'organisation des festivités du 24/09/2016. Elle a organisé la fête de la citoyenneté à Poum avec une forte présence des peuples de l'océanie ( Tahitien et Wallisien) , c'est cela construire la citoyenneté calédonienne, pour l'orientation de la fête au Mwa ka, elle a simplement renvoyé le journaliste aux organisateurs de cette fête. 

Ces deux évènements veulent parler de la même chose mais à Poum nous sommes déjà en train d'aller travailler avec les autres ethnies , pour continuer à consolider les bases d'une citoyenneté , alors qu'au mwa ka le comité 150 ans après veut d'abord résoudre le problème de cette petite poussière qui risque de laisser 25 000 kanaks sur le bord de la route. 

La presse comme d'habitude va prendre les choses au premier degré pour aller chercher la contradiction. Encore faut-il que les acteurs de ces évènements aient bien conscience de la diversité des actions pour arriver au même but et donc de pouvoir le dire , pour de nouveau éclairer le citoyen lambda qui lui va simplement se poser la question pourquoi Poum et MWA ka pourquoi pas un seul endroit. 

Naku press vous livre cette lecture , car il faut éviter de tomber dans le jeu de certains médias qui ont trop l'habitude de livrer des analyses  à partir d'une lecture simplement de l'évènementiel .  En l'occurrence là ce sont des activités organisées par des indépendantistes !!! Ministre d'un côté et militants de l'autre.

Naku press : mise en ligne le 25 septembre 2016
 



Haie d'hibiscus ... Naku bay ( CP/NP)


Bientôt septembre , plus particulièrement la date du 11 !! 


Un fait qui pourrait paraître sans importance , une mesure liée à l'urbanisation , et à la forte pression qui s'annonce à l'entrée nord  de la ville de Nouméa , oui un endroit où on avait l'habitude de s'arrêter avant de partir dans le nord, ou encore un lieu de rendez vous avant de rejoindre des lieux de réunion …. eh oui à compter du 11 septembre , la station du Péage sera fermée définitivement. C'est une page d'histoire qui se ferme pour en ouvrir une autre celle du nouveau médipôle.  Fini les arrêts du soir pour prendre sa baguette de pain, le temps aussi de savourer les quelques notes de musique avec ces DJ ou ces groupes souvent là pour donner un peu de gaité , à l'entrée de la petite épicerie. Non loin de là , le Médipôle qui accueillera bientôt ses premiers malades, va attirer du monde dans le quartier. Et déjà non loin de l'entrée principale, commerces , salle de fitness , petit snacks , pharmacie, banques , professions libérales ont déjà pris place. Une rue qui longe les immeubles , nous donnent l'impression d'être ailleurs et non pas simplement de l'autre côté de la voie express.  Pour ceux qui ont quitté le pays il y a une dizaine d'années de cela, ne pourront plus retrouver ces collines vierges changeant de couleur au fil des saisons , tantôt couleur poils de roussette, tantôt vertes de prairies, oui adieu la nature, et bonjour la nouvelle génération de building. 
Un petit rétro pour fermer définitivement une page. Et désormais pour les retardataires il faudra faire votre essence à Nouméa sinon à Tontouta pour la prochaine station sur la RT1, sinon il faudra rentrer dans la ZAC PANDA , mais seulement d'ici un mois.

Naku press : Mise en ligne le 29 août 2016

Haie d'hibiscus ... Naku bay ( CP/NP)


Quand un village décide de sortir de ses cendres , tous ces atouts sont mis au grand jour !!!

Il y a quelques temps de cela Thio était le village pointé par l'opinion publique comme étant un "coin" où se passe que des choses négatives , mais Thio ne l'oublions pas a eu à célébrer l'année dernière les 140 ans de présence de la SLN , donc une zone d'activité économique à ne pas négliger dans l'histoire du pays. Mais comme toute activité de développement si l'on ne borde pas tous les aspects , un moment où un autre des effets négatifs peuvent prendre le dessus. Pour Thio c'est un peu cela : 140 ans de
présence de la SLN, ce n'est pas pour autant que la gestion des matériaux provenant des sites miniers soient bien gérés  pour éviter des débordements de rivière, ou encore un village qui soit digne de ce nom avec des infrastructures à la hauteur de cette richesse qui a retenu la SLN dans le coin depuis 140 ans. Mais l'évolution des choses, a fait qu'à un moment donné , la population s'est levée pour dire non aux inondations, non à la violence.  Depuis les grandes pluies de 2013 , il y a un comité de pilotage qui a été mis en place pour suivre les travaux de curage des rivières , et par rapport à la violence on se souvient des efforts qui ont été déployé en début d'année avec la semaine de délocalisation de l'antenne Télé de NC 1ère , et une étude actuellement en cours pour un diagnostic social. Mais Thio en dehors de la mine a beaucoup d'autres ressources , tel le tourisme, la pêche, l'agriculture , c'est ainsi que l'idée de créer un port économique avait été lancée au temps de l'ancien maire Louis MAPERI, et que ce projet est toujours dans l'air. Justement à l'heure où la diversification de l'économie calédonienne est devenue un sujet d'actualité avec la crise du nickel , Thio a pris l'initiative d'optimiser le tourisme par des petites actions : tel la fête de la montagne  ( pour mettre en valeur le savoir faire des populations locales, mais surtout qu'il y a autre chose à exploiter que la mine) de même que prochainement il y aura la fête du poulpe.  Dernièrement le musée de la Mine a proposé un stage sur l'acceuil  touristique et organisation d'évènements , un peu en prévision de cette fête du poulpe qui se tiendra  le 11 juin à Borendy. 

Naku press : mise en ligne le 06 mai 2016



Haie d'hibiscus ... Naku bay ( CP/NP)


Le nouveau plan Do kamo pour une autre politique de santé continue à faire écho dans le pays !!!

 A Lifou dans la tribu de Thuahaik a eu lieu le vendredi dernier la première soirée de conte sur la natte. "De ces soirées de conte, on tente autant que faire se peut, de promouvoir la santé auprès de la population, d'être fidèle au plan de santé Do kamo voté à l'unanimité par les élus du congrès le 24 mars dernier.  Il s'agit d'être épanoui dans un état de complet bien être physique, mental , social et spirituel" ce sont les propos de l'un des conteurs de la troupe "Lapa lapa iê" qui fait des tournées dans l'île en attendant le prochain festival de GUam. Jus de fruits maison, feuille de choux kanak farcis à la viande, salade d'avocats , de papaye, ... une table offerte avec que les produits du terroir. Une petite soirée pour mette un peu d'animation autour d'un fond de sensibilisation. 

Au nord de la Grande Terre, dans la commune de Kaala Gomen : la marche c'est la santé , c'est en fait une marche dans le secteur de la tribu de Tregon qui a valu ce titre dans les Nouvelles de ce 05 mai. De l'activité physique pour les personnes sédentaires, ou atteintes du diabète et de l'hypertension, cette marche a été initiée par la DASS -PS via le projet : Tous ensemble avec Motivation ( TEAM). Un projet qui va aussi contribuer à cette volonté de la Mairie de redynamiser le village en déclenchant aussi des activités pour les séniors.

Sources  : LNC
Naku press : Mise en ligne le 06 mai 2016

Haie d'hibiscus ... Naku bay ( CP/NP)




Quand la culture rime avec citoyenneté, des espaces se partagent facilement et effacent les frontières entre les civilisations pour laisser place aux amitiés liées par la vie quotidienne.  Naku press vous propose une vidéo , tournée ce samedi à la tribu de Nonhoue ( Canala) . Un groupe de danse composé d'une tahitienne et de deux jeunes femmes kanakes , au son d'une musique tahitienne !!! A apprécier !!!!  Les faits sont tout autre chose que les paroles ....







Haie d'hibiscus ... Naku bay ( CP/NP)


Enfin le FLNKS va tenir son congrès ce week end à Kowe kara , ci après des extraits de la convocation des partis composantes.  Attendons donc  la fin du week end pour avoir les résolutions, bon courage et surtout bon débats aux participants.

Le FLNKS a tenu son dernier Congrès le 7 Décembre 2013 à la mairie de Poya. A 2 ans de la consultation su l’accession du Pays à la pleine souveraineté, il est plus que nécessaire que le FLNKS se retrouve en Congrès afin d’analyser la situation du Pays 28 ans après la signature de l’Accord de Matignon et 18 ans après celle de l’Accord de Nouméa qui engage le Pays dans un processus de décolonisation et d’émancipation initié par le FLNKS dans le cadre de l’objectif du Front, l’accession du Pays à la pleine souveraineté.
Le Bureau Politique vous propose un ordre du jour de ce Congrès :

I°) Constat et analyse de la situation :
Constats et analyses qui doivent être sur les objectifs, les orientations que nous avons préconisées et au vu des politiques que nous portons sur la base de 4 grandes thématiques : Politique – Culturelle - Economique – Social.

II°) Quelle stratégie du FLNKS :
Pour obtenir la majorité lors de la consultation de 2018 et ainsi accéder à la pleine souveraineté du Pays, il est demandé à chaque groupe de pression de
développer leurs propres stratégies au niveau local, régional et internationale ainsi que celles qui pourraient être mises en commun au sein du FLNKS.

III°) Organisation du FLNKS :
Par rapport aux constats et à la stratégie, comment doit s’organiser le FLNKS, quelles doivent être les missions du FLNKS ?
Tel est l’ordre du jour proposé par le Bureau Politique pour notre XXXIVème Congrès dont le thème est « Sérénité et Confiance pour Gagner 2018 ».
 

Haie d'hibiscus ... Naku bay ( CP/NP)

 

 Qui n'aurait jamais cru qu'en Kanaky on pouvait aussi admirer des beaux panoramas que nous offre la nature !!!

 C'était simplement un certain vendredi soir (18h)  au coucher du soleil. Presque gratuite la carte postale !!! Merci Kanaky....

Naku press : Mise en ligne le 26 février 2016

 

 

 En Australie , une ministre aborigène se bat pour obtenir le droit de parler dans sa langue au parlement.

Une grenade culturelle dira Radio Australie, pour qualifier ces quelques secondes qu'a pris l'intervention de  Bress Price ( ministre des services communautaires dans le Territoire du Nord ) dans sa langue pour dire : "C'est toujours vous qui parlez" , en Walpiri  ( une langue d'Australie Centrale). Bien évidemment qu'on se dépêchera de lui rappeler que la langue officielle c'est l'anglais , et qu'il est dans l'intérêt de tous d'utiliser l'anglais pour une question de respect mutuel, de courtoisie et de décence.  La ministre aborigène dira : " on s'en prend parfois à moi parce que l'anglais est ma deuxième langue et que je ne parle l'anglais comme une anglophone , on me dit de ne pas regarder ma feuille , de lever la tête , ce gendre d'insinuations j'en ai marre ....  En fait , cette possibilité existe mais la ministre devra au préalable en faire la demande , mais d'un autre côté on évoque les difficultés d'avoir des interprètes qui puissent faire la traduction en simultanée .... Donc on peut comprendre que désormais ce ne sera pas possible.  

Pour faire la relation avec le pays: ici tout le monde s'exprime en français , évidemment qu'aucune des langues kanaks encore parlées , n'est connue de tous, et encore moins que les institutions auraient eu l'idée de prévoir de l'interprétariat .  La ministre aborigène lors de ces explications à la suite de son intervention en lanque , a souligné le fait que cela est nécessaire pour son électorat qui ne comprend pas forcément l'anglais. 

Naku press : mise en ligne le 20 février 2016

 

 

Haie d'hibiscus ... Naku bay ( CP/NP)

Transport : un sujet toujours a la une de l'actu … Protocole signé avec l'intersyndicale  : COGETRA et la Fédération des fonctionnaires …

Ce mardi 8 février un protocole d'accord a été signé entre le gouvernement , l Etat et l'intersyndicale : COGETRA , Fédération des fonctionnaires , une grève donc évitée de justesse avant la rentrée scolaire. Les revendications portaient essentiellement sur des problèmes de relation sociale à l'intérieur de la Direction de l'aviation civile , et deux questions portant sur les manques à gagner de la compagnie domestique suite aux problèmes des contrôleurs aériens. Le protocole a finalement porté sur 3 points : l'audit général de la Direction  de l'aviation civile , ce qui permettrait de faire le point sur le transfert de la compétence police et sécurité aérienne  ( transféré depuis Janvier 2013) , la révision des relations techniques entre la Direction de l'aviation civile et les opérateurs , usagers de la piste de Magenta et enfin un point pour exiger de la compagnie domestique la tenue d'un CA pour confirmer à la COGETRA les pistes envisagées pour combler le manque à gagner de la compagnie domestique.

Naku press : miss en ligne le 14 février 2016

Haie d'hibiscus ... Naku bay ( CP/NP)


Contrakmine en AG à Tomo ce week end ( samedi 9 Janvier 2016).

Comme annoncé la semaine dernière dans la presse, Contrakmine a tenu son AG avec comme principal objectif : faire le point des suites du grand mouvement de 2015 ( qui avait quelque peu paralysé la capitale : Nouméa et sa proche banlieue). Il en est donc ressorti la nécessité d'une rencontre avec les institutionnels pour un point sur le suivi du protocole d'accord. Les constats dressés par Contrakmine : sur l'exportation du minerai très pauvre , le gouvernement n'aura lâché que pour deux bateaux à destination de la Chine - pas de volonté apparente des autorités politiques du pays , d'associer Contrakmine dans les discussions sur la stratégie minière du pays , qui rappelons le , sera un des sujets prévus à l'Ordre du jour du prochain comité des signataires ( programmé pour les 4, 5 et 6 février à Paris). Un courrier va donc partir pour demander un rendez vous au gouvernement. Contrakmine veut s'inscrire dans le temps, et donc son bureau a été renouvelé , tout en gardant le tandem de tête : Max Foucher président, et Maî : président d'honneur. Il a été également question de cotisations et de la nomination d'un permanent.



TOUJOURS DU NICKEL : VAVOUTO ,  l'arrêt du deuxième four est programmé…
Après une stabilisation en 2015 , le deuxième four est également sujet à un défaut de conception . Il faudrait donc l'arrêter tous les deux ou trois mois, ce qui n'est économiquement pas viable selon les propos de Peter HANCOCK. Le four numéro 1 remis en service mais sera sous contrôle pendant quelques mois avant que la décision ne soit prise pour l'arrêt du deuxième four. Quant au cours du Nickel qui pourrait nous laisser croire à l'opportunité de ne faire tourner qu'un four durant 2016 , rien de cela , car les cours ne sont pas près de remonter, la demande chinoise continue à se réduire laissant l'offre supérieure  à la demande.

Mais l'inquiétude reste présente dans les propos de Peter Hancock , quant à l'avenir du nickel dans l'économie de la Calédonie : la calédonie n'est pas un pays compétitif, et donc par voie de conséquence KNS ne voit pas le besoin d'une autre vague de dimensionnement. Mais avec une seule ligne de production pour 2016 , KNS pourrait produire 100% de ses besoins.  Et c'est donc aujourd'hui qu'il y aura la première coulée du four numéro 1. 

Une bonne nouvelle malgré tout pour l'usine du Nord, mais le contexte exige bien évidemment plus de vigilance dans le management des décisions opérationnelles. L'équipe directionnelle en place semble bien prendre le pas pour tenir le cap dans une situation qui reste morose. A retenir que KNS a choisi la qualité avec une production en teneur de nickel plus élevée pour mieux maitriser ses coûts unitaires .

Sources : LNC édition du 11 janvier 2016
Naku press : Mise en ligne le 11 janvier 2016

Haie d'hibiscus ... Naku bay ( CP/NP)

  LES FAITS MARQUANT DE LA SEMAINE  du 07 au 12 décembre 2015 ..... De la UNE de l'actualité locale au petit encadré ...

L'économie 

Du Minerai de Nickel

Le rebondissement du dossier mines avec les dernières nouvelles de la sté QNI en Australie , un des clients traditionnel du minerai calédonien et d'une éventuelle décision d'Eramet d'abandonner la fabrication de mattes à l'usine de Doniambo. La fabrication de mattes représente 15% de la production annuelle de l'usine de Doniambo  mais jugée peu rentable . Par les temps qui courent avec l'annonce d'un déficit de l'ordre de 25 Milliards pour cette année 2015,  Eramet n'a pas mis longtemps pour annoncer cette mesure. Mais derrière c'est  60 employés qui devront être reclassés ailleurs . Cette mesure engendrerait , d'après le estimations une économie de 3 à 4 Milliards. Les syndicats eux entrevoient derrière toutes ces mesures, car n'oublions pas que la question de la centrale C est toujours en suspens pour le moment, à terme la décision d'Eramet de se séparer de la SLN. La conséquence directe : c'est l'arrêt d'un four , et la fermeture d'un centre minier. Aux toutes dernières informations : Eramet aurait donné  son accord pour aider la SLN à absorber ses déficits mais à la seule condition  que la SLN  puisse travailler sa compétitivité.

Côté QNI / La crise actuelle du cours du nckel met en difficulté une des sociétés de Clive Palmer  celle de Quensland Nickel.  Il réclame donc 3.8 Milliards de fcfp de royalties au chinois CITIC Pacific  qui exploite un gisement situé sur une immense propriété appartenant à Clive Palmer , en vertu d'un bail de 25 ans. De cette situation , des emplois sont menacés : 800 à Yabulu et 500 en Nouvelle Calédonie . Une estimation qui est confirmée par Louis Ballande interviewé récemment par une des radios de la Place.

 

Du bois ............

L'exportation du bois de santal brut , interdit par un arrêté du gouvernement de la Nouvelle Calédonie. Une décision qui risque de faire des remous notamment aux Iles dans les prochaines semaines. Le santal calédonien est très recherché pour sa qualité, il attire donc du monde mais qui commerce parfois dans des conditions mettant même en danger les distilleries locales.


 Un peu d'actualité socio éducative.....

La FOL enfin un peu d'argent pour espérer réellement un nouveau look . Après plus de 20 ans de demande d'aide, enfin la province sud accorde une aide de 600 millions sur un coût global d'investissement de 1.2 Milliards pour un nouvel aménagement du bâtiment qui surplombe la ville juste au dessus de la cathédrale de Nouméa. Une salle de spectacle de 400 m² avec 600 places, et des dizaines de bureaux , la FOL compte bien continuer ses missions actuelles dont la principale est celle d'accueillir des activités de formation ou encore différentes initiatives prises et organisées par le milieu associatif.

Enseignement : le Lycée de Mont Dore ( plus précisément de St Michel) 762 places, pour des classes allant de la seconde à la terminale . Une structure qui ouvrira ses portes en 2017 pour l'externat , et l'internat est plutôt prévu pour 2018. Le maire de la ville du Mont Dore, le vice recteur et le Haussaire étaient cette semaine en visite sur le chantier pour constater  l'avancée des travaux.

Dans le nord de la grande agglomération , l'enseignement catholique fait son entrée dans la commune de Dumbéa avec l'implantation d'une école primaire et d'une maternelle . Le permis de construire a été signé , et les travaux ont débuté.


 Et enfin un peu d'histoire

Un peu d'histoire : 3 ha et maintenant 220 hectare c'est la superficie occupée actuellement par l'usine de Doniambo. Neuf navires qui transportaient du minerai au siècle dernier ont été ensevelis par des tonnes de scories dans l'Anse Uaré . Et du même sort mais cette fois çi à la baie de la Moselle là où se trouve implanté le restaurant Le Bout du Monde, c'est  5 qui ont été recouverts par du remblais en 1988

Sources : la presse locale  

Naku press : mise en ligne le 12 décembre 2015


 

 

Haie d'hibiscus ... Naku bay ( CP/NP)

 IDEOLOGIES CHANGEANTES, ALLIANCES DECONCERTANTES . 

COMMENT ECHAPPER A LA CONFUSION POLITIQUE ?

 ( Par Serge HALIMI)

Plus de quatre ans après le début des révoltes arabes et les manifestations planétaires contre l'envol des inégalités des "indignés" à Occupy Wall Street-, l'absence de résultats immédiats et la perte de repères clairs  découragent les ardeurs à transformer la société et le monde. Un désenchantement s'exprime : "Tout ça pour ça?". De vieux partis de décomposent ou change de nom. Des alliances insolites se multiplient, ce qui bouscule également les catégories politiques habituelles. La Russie dénonce les "fascistes de Kiev" mais accueille à Saint Pétersbourg un rassemblement de l'extrême droits européenne ; la France alterne proclamations vertueuses sur la démocratie, la laicité, et soutien redoublé à la monarchie saoudienne ; le Front National ( FN) prétend se réjouir du triomphe électoral d'une gauche radicale et internationaliste à Athènes. 

La machine médiatique amplifie ce brouillage d'autant plus naturellement que sa cadence s'accèlère et qu'elle ne sait plus produire que des sujets haletants propres à retenir  l'attention et à susciter le voyeurisme, la compassion hébétée, la peur. L'extr^me droit et le fondamentalisme religieux profitent souvent du désarroi général et del a mise en avant quasi systématique des thèmes qui leu sont chers. Combattants rivaux du "choc des civilisations" ils propagent la nostalgie d'un retour à un univers de traditions , d'obéissance, de foi. Ils défendent un ordre social pétri autant que pétrifié par le culte de l'identité, de la terre, de la guerre, des morts. 

Ici et là des tendtives de débordement, d'échappée belle, se heurtent comme en Grèce, à un bloc compact de malveillance et d'interdits. Les intérêts en jeu sont puissants ; la bataille, forcément inégale.

Sortir de la nasse exigerait une vision claire des forces sociales, à mettre en branle, des alliés à gagner à sa cause, des priorités sur lesquelles fonder une action. Or, aux repères cardinaux qui ont armé les combats émancipateurs, d'autrefois, - la droite et la gauche , l'impérialisme et le progressisme, l'ethnie et le peuple - semble mieux que jamais s'appliquer une observation de l'écrivain Jean Paulhan : "Tout a été dit . Sans doute . Si les mots n'avaient changé de sens; et les sens , de mots ".

Extrait du Monde Diplomatique 

Naku press : mise en ligne le 25 octobre 2015

 

 

Haie d'hibiscus ... Naku bay ( CP/NP)

 

Le retour d’une économie du lien ?


Antonin  estime d’ailleurs que l’économie collaborative n’en est qu’à ses prémices : "elle représente une formidable opportunité pour inventer un nouveau modèle de société mettant l’humain au centre." Mais ce "nouveau" monde en marche n'a en fait rien de nouveau précise-t-il, "la parenthèse d'économie de l'accumulation soutenue par une 'consommation ostentatoire' entamée il y a 50 ans touche à sa fin. L'économie du lien est de retour, souhaitons-lui la bienvenue." Pour Stan, il s’agit surtout de "redonner le pouvoir aux individus et la tendance, lourde, s’observe d’ores et déjà : on passe de la concurrence généralisée à la coopération à tous les étages".
 

 

Haie d'hibiscus ... Naku bay ( CP/NP)

 

 

Au fil de l'actu de ces derniers temps !!!

Les conflits sur certains sites miniers , les blocages sur le site d'enfouillissement des cendres de Prony Energie à Gadji sur la commune de Paita , les problèmes budgétaires du pays , les deux nouvelles usines qui passent réellement dans leur phase de production avec les mesures sociales qui s'en suivent , les problèmes de financement des prestations sociales par la CAFAT , bref un tableau noir qui interroge. Concours de circontances certes, mais pourquoi en 2015 ? Les problèmes des controleurs aériens qui met en jeu tout le travail qui devait être fait depuis sur la reforme de la fonction publique , pratiquement une bombe à retardement. Ce soir au JT de NC 1ère on annonce déjà des suppressions de vol de la compagnie domestique , c'est encore des problèmes à l'horizon ... Bizarre comme ambiance mais en même temps on va dire que nous sommes à 3 ans de 2018 , et il n'est pas exclu , que ces problème presagent déjà

Quand un industriel rejoint son planning , le virage peut ne pas être pour tout le monde !!!

Ce lundi 29 Juin 2015, Valé faisait la restitution des états généraux de la sous traitance ,  dans un hôtel de l'Anse Vata. Une centaine de personnes présentes à ce rendez vous : des sous traitants, des institutions, divers organismes intéressés par le sujet. La réunion a débuté par un tour d'horizon par la situation macro économique du secteur nickel avec la chute libre des cours  de ces derniers mois , actuellement il frôle les 11000 ou 12 000 la tonne.Tout cela pour dire que la situation est difficile et que les économies s'imposent . Mais en fait Valé entame sa communication du passage de l'usine pilote, à l'usine de production. Tous les postes qui doivent être réorganisés sont passés en revue à commencer par la question importante de la sécurité et l'hygiène , l'organisation du transport du personnel , des espaces pour la maintenance , de la fourniture de repas, pour ne citer que les plus importants. En bref  , sur ces différents postes , les sous traitants jusqu'à présent bénéficiaient d'un appui de la société , par la gratuité de beaucoup de choses. D'ici la fin de cette années , les choses vont changer , chaque sous traitant devra organiser : le transport de ses employés, son approvisionnement en carburant , la fourniture des repas , et surtout que Valé a confirmé qu'ils seront plus curieux sur les contrats ; des référencements seront établis et les sous traitants devront les respecter pour espérer être retenus lors des prochains appels d'offre. Mais VAlé semble être maître de la situation car il a aussi tout prévu pour permettre aux sous traitants de ne pas sursaturer leur prestation à l'exemple des espaces de maintenance à construire dans les normes, qui seront à proximité de l'usine. ( jusque là tout le monde redescendait sur Nouméa ).  
Valé a communiqué sur son nouveau décor pour la suite de son activité, bien évidemment qu'ils n'ont pas cessé de rappeler les difficultés du secteur, qui d'ailleurs a déjà des impacts sur d'autres sites dans le monde. 
En même temps NC 1ère annonçait dans l'agenda de cette semaine  la fermeture d'une partie de la base vie de Vavouto , le commentaire semblait expliquer cette mesure par l'impact de la baisse d'activité liée à la mise en réparation du deuxième four. 

La question que l'on peut se poser : est ce que le pays a de quoi faire faces aux éventuelles conséquences sociales de ces mesures , logiques dans la gestion des plannings des grands groupes industriels dans le management de leur projet ?  On peut avoir des doutes, quand on voit les difficultés de financement de la protection sociale … 
Dossier à suivre ….

Naku press : miss en ligne le 29 Juin 2015

Haie d'hibiscus ... Naku bay ( CP/NP)

 Djiido fête ses 30 ans avec le peuple qui l'a vu naitre  : elle a porté la voix des sans voix !!!

 Djiido a commencé les activités pour la célébration de ses 30 ans d'existence.  Elle a fait vibrer la commune de Hienghène avec la participation des gens venus de la plupart des tribus de la région, et des artistes venus témoigner leur soutien à cette radio qui leur a permis de se faire connaître au niveau du pays et même sur le plan régional et international. Bien évidemment que le travail d'accompagnement et de soutien au combat politique pour l'indépendance , n'a pas été oublié dans les débats et forums organisés à cette occasion. Cette semaine qui vient de se terminer la radio était sur Lifou , et a terminé ce séjour pour marquer les 30 ans , hier avec en même la clôture de la fête de la musique sur l'île. Là aussi les artistes ont défilé sur la petite scène qui surplombe le terrain de Qanono ( une tribu situé au centre de Wé) pour dire leur reconnaissance à tout le travail porté par la radio comme également les politiques de l'Ile qui d'ailleurs rappelons le n'ont jamais hésité à aider la radio soit par des conventions de financement ou encore sur le plan matériel. 

Mais le hic dans tout cela c'est que ces évènements que Djiido crée pour commencer à fêter ses 30 ans d'existence , passe sous silence , à part sur ses propres ondes. NC 1ère a fait comprendre à ses journalistes qui ont demandé à en faire un sujet , qu'il n'en n'était pas question. Bravo pour la démocratie, et surtout le pluralisme de l'info. Par ailleurs il court également le bruit que le gouvernement ne verserait pas un sous à RRB , idem pour la province Sud , une véritable chasse à la sorcière !!! Enfin tout cela interroge sur bien de points pour la société vers laquelle nous voulons faire évoluer ce pays. En même temps c'est du classique lorsque l'on veut faire taire toute alternative pour imposer une seule option, c'est simple on musèle la presse pour ne garder que celle qui dessert l'option élue pour la cause du pays , selon la volonté de certains.  Un sujet à suivre et observer .... car il en dira long pour la suite des affaires.....

Naku press : mise en ligne le 28 juin 2015

Haie d'hibiscus ... Naku bay ( CP/NP)

 

 

 

 

Le Costa Rica produit depuis le début de l'année 100 % de son électricité à partir d'énergies renouvelables. Ce record est dû a des spécificités géographiques et une volonté politique affichée.

Pas de pétrole, ni de charbon, que du renouvelable. Depuis le début de l’année, le Costa Rica est devenu un paradis pour écolos et pour ceux qui croient que l'avenir de l'électricité réside dans les sources d'énergie renouvelables. Ce petit pays d'Amérique centrale a, en effet, établi un record : fournir de l’électricité à tout le monde pendant 75 jours sans passer par la case énergie fossile.
La quasi-totalité des besoins costaricains a pu être couverte grâce à sa production hydraulique, a annoncé l'Institut costaricain d'électricité (ICE), la société nationale et publique d'électricité. Le reste du mix énergétique de ce début d'année provient de la géothermie (transformer la chaleur du sous-sol en énergie), la biomasse (transformer les déchets en énergie par combustion), l'éolien et le solaire.
Coup de pouce de la nature
La production en électricité des centrales hydrauliques du pays a reçu un sérieux coup de pouce de la nature depuis le début de l'année. Des fortes pluies ont, en effet, rempli les quatre principales réserves d'eau du pays bien au-delà des anticipations de l'ICE.
La prouesse du Costa Rica tient, aussi, aux spécificités de ce petit pays de 51 100 km². Il ne compte que cinq millions d'habitants, son économie est encore fortement tournée vers le tourisme et l'agriculture, et ne compte que peu d'industries très gourmandes en énergie.
Le Costa Rica était donc le candidat naturel idéal pour établir ce record. Les autorités ont, cependant, tout fait pour le décrocher. Le pays est réputé depuis plusieurs années pour être à la pointe du développement des énergies renouvelables. Sous l'impulsion de gouvernement, par exemple, l'éolien et du géothermique ont augmenté de plus en 10 % en un an. C'est l'État "d'Amérique centrale qui a la plus importante proportion d'énergies renouvelables dans son mix électrique (91 %)", peut-on lire dans le rapport annuel de 2013 sur la production d'électricité d'origine renouvelable de la fondation Énergies pour le monde et de l'Observatoire des énergies renouvelables.
Couverture optimale et tarifs modérés ?
Si les autorités misent avant tout sur l'hydraulique, le Costa Rica possède une autre botte secrète : les volcans. Plus de 14 % de la production d'électricité du pays avait une origine géothermique en 2012 et l'État compte faire plus. Aller chercher la chaleur dans les sous-sols à proximité des volcans permet de ne plus être tributaire du niveau de précipitations.
Actuellement, cinq centrales géothermiques sont actives, dont quatre sont situées sur le flanc du volcan Miravalles, dans le nord du pays. La dernière, mise en route en 2011, se trouve aux abords du volcan Rincon de la Vieja, dans le nord-ouest. L'État a décidé, en juillet 2014, d'investir 958 millions de dollars en plus pour développer les installations géothermiques près de ce volcan. Pour les autorités, ce projet représente une étape cruciale pour atteindre l'objectif d'être neutre en émission de carbone en 2021.
Le Costa Rica ne s'est pas lancé dans cette quête du Graal vert uniquement pour battre des records. Cette priorité accordée aux énergies renouvelables lui a déjà permis d'être le pays à offrir la deuxième meilleure couverture en électricité (99,4 %) d'Amérique latine derrière l'Uruguay, à des "tarifs particulièrement bas pour la population", rappelle Sophie Vorrath, spécialiste des énergies renouvelables sur le blog américain Reneweconomy.
Mais le ciel vert costaricain n'est pas dénué de nuage pour autant. Ainsi, le futur méga-barrage d’El Diquis, un projet porté par ICE, rencontre de fortes oppositions au sein des populations indigènes du sud du Costa Rica. Ce grand chantier, qui doit être achevé en 2016, devrait notamment signer la fin d'une communauté entière d'Indiens de la région qui serait alors privée de ses terres.
Par ailleurs, le pari des énergies renouvelables n'est tenable au Costa Rica que tant que le pays ne développe pas son industrie lourde. Un choix qui risque d’être perçu comme un frein à la croissance économique à plus ou moins long terme.
 Première publication : 25/03/2015
Sources : France 24
Naku press : Mise en ligne le 31 mars 2015















 OBJET : GESTION DU DEPOTOIR DE VOH 
Le Président Voh le 20 janvier 2015 
Tél : 785451 
Email : jacques.loquet@gmail.com 
à 
Monsieur le Président de la Province Nord 
Monsieur le Président, 
La gestion des déchets de notre dépotoir communal se dégrade lamentablement en portant une atteinte grave à l’environnement et à la santé publique puisque les effluents toxiques déversés dans la mangrove impactent la flore et les poissons et crustacées consommés régulièrement par la population. Les déchets stockés sont régulièrement enflammés pour favoriser leur réduction et ces foyers dégagent une fumée polluante, certainement chargée (entre-autres) de dioxine. Nous constatons également la présence d’eaux stagnantes favorisant le développent de la leptospirose transportée par les rats qui pullulent dans le secteur, et bien évidemment, de moustiques, vecteurs d’épidémies multiples. 
Il est dommage que cette décharge non contrôlée continue d’accentuer les modifications du milieu marin et particulièrement une mangrove qui compose le coeur de Voh. 
La réflexion sur la gestion des déchets perdure et aucune amélioration n’est enregistrée à ce jour. Une taxation de déchets qu’on retrouve dans les palétuviers est mal perçue par une population irritée qui risque de réagir d’un moment à l’autre. Nos multiples interventions sur le sujet sont restées sans suite et notre volonté de démarche constructive n’a plus d’issue. 
A cet effet, nous vous sollicitons pour qu’une solution alternative rapide soit appliquée pour élimer les impacts inadmissibles d’un dépotoir qu’il faut maintenant déplacer dans l’urgence. 
Vous trouverez ci-après, quelques clichés qui expriment parfaitement la gravité de la situation. 
Recevez, Monsieur le président, l’assurance de mes sentiments les plus respectueux. 

Jacques LOQUET 

Naku press : Mise en ligne le 21 janvier 2015



 KANAKY : Média et communication


A l’aube de ses 30 ans ; Djiido fait son bilan . La voix qu’elle a porté retentit maintenant au-delà des océans , pour même arriver aux portes de la maison des grandes nations de ce monde.


Une année qui se termine c’est l’heure du bilan. La petite équipe de la coordination de la Radio s’est réunie une bonne partie de la journée à la station de la Vallée du Tir , pour faire le bilan de l’année 2014. En effet 2014 pour la radio était une année charnière : au menu les deux élections ( municipales, et les provinciales) , et par-dessus tout en début d’année, la Radio avait pris en charge l’organisation du sommet de la PINA ( Pacific Islands News Association) . Et puis 2004  à 2014 c’est aussi les 30 ans du FLNKS , la Radio s’est aussi inscrite dans l’ensemble des actions menées par le comité 30 ans , pour faire écho de toutes les commémorations depuis donc le 24 Septembre 2014.
RDK 26 12 2014 ( crédit photo : Naku press)
Cette radio indépendantiste a toujours fait avec les moyens dont elle dispose. En effet elle vit à pratiquement presque 90% des subventions qu’elle reçoit des collectivités publiques et les 10% restant de ses fonds propres ( communiqués et publicité). Plus le temps passe, et les querelles politiques viennent aussi discuter des montants attribués aux radios, et depuis deux ans maintenant , la radio a noté une baisse conséquente de certaines subventions. Une réalité qui a préoccupé les discussions lors du bilan , cela veut simplement dire que Djiido devra désormais consolider ses fonds propres tout en explorant d’autres possibilités de sources de financement.
La coordination en réunion : studio RDK 26 12 2014
Djiido couvre désormais une bonne partie du pays et des îles , cela passe par la location des relais de radio diffusion auprès de l’OPT , et la facture représente presque 50% des recettes annuelles ( subventions + fonds propres).  Djiido s’est donné comme priorité de pouvoir apporter le message partout dans tout le pays. C’est chose faite puisqu ‘en 2015 elle prévoit terminer la ceinture du pays avec la location de deux relais supplémentaires. Djiido c’est la radio qui est écoutée désormais par son « public » mais elle fait aussi  musique de fond  dans certains super marché de la place, ou encore dans les transports en commun, pour dire qu’à la veille de ses 30 ans,  Djiido peut  être fière du chemin parcouru malgré les difficultés. Elle pourrait d’ailleurs se revendiquer du niveau jusqu’où le mouvement nationaliste est allé pour porter la revendication kanak, ou tout simplement , au même titre que les autres médias ,elle a contribué à mettre les conditions pour que le dialogue puisse encore primer dans les débats politiques. Ce n’est pas chose facile de brandir cette préoccupation d’équilibre à l’antenne à la fois au sein du mouvement indépendantiste mais aussi avec le monde non indépendantiste. Depuis 2005 quand le Bureau Politique du Front a décidé d’ouvrir l’antenne aux autres voix justement pour accompagner tout le travail qui est demandé par l’Accord de Nouméa, Djiido a essayé d’adapter son contenu et sa façon de traiter l’information. Sa couleur indépendantiste demande désormais plus de pertinence dans le traitement de l’information , pour afficher son empreinte dans  la manière de couvrir certains évènements.  Elle a beaucoup contribué à l’avènement du mouvement nationaliste dans les institutions, mais pour autant avec l’évolution des technologies de communication, Djiido veut garder l’étiquette de radio de proximité : ce sont les opérations de décentralisations qui amène le micro à la portée de la population. Ces opérations sont très prisées par les communes , les églises et certaines associations.

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Thierry KAMEREMOIN  directeur de la RDK   26 12 2014 ( CP : naku press)
Présente  partout , le bon compagnon , la radio est le média le plus écouté, Djiido continuera à optimiser sa présence sur ce créneau. Une grille de programmation très ambitieuse, pour toujours tirer vers le haut , l’équipe se lance un défi celui de permettre à la radio d’être présente au grand rendez vous de ce pays .

Naku press : Mise en ligne le 27 12 2014






 L’Élysée confirme la venue de François Hollande en Océanie La Présidence de la République française a officialisé mardi la visite d’État du Président François Hollande, en Australie, les 18 et 19 novembre 2014 à l’occasion de la tenue à Brisbane du sommet du G20.
Outre cette rencontre internationale, le chef de l’État français devrait aussi s’entretenir avec le Premier ministre australien Tony Abbott et se rendre successivement, outre Brisbane, à Sydney et dans la capitale fédérale Canberra, a indiqué la Présidence dans un communiqué qui souligne le caractère historique de ce déplacement dans la mesure où « il s’agira de la première visite d’État en Australie d’un Président français ».
Au programme australien du Président Hollande : un hommage aux soldats australiens tombés sur le sol français pendant la Première guerre Mondiale, notamment au cours des terribles batailles qui ont ensanglanté le Nord de la France.
Il devrait aussi, selon un programme provisoire, visiter une école franco-australienne, Telopea.
L’un des objectifs affichés par Paris : « renforcer les liens historiques et les relations économiques, avec la participation d’une délégation importante d’entreprises françaises ».
Le 23 octobre 2014, le ministre australien de la défense David Johnston annonçait l’octroi d’un nouveau contrat de fourniture d’équipement et d’expertise pour la formation au pilotage d’hélicoptères pour les forces de la marine et de l’armée de l’air.
Ce matériel, censé équiper un nouveau centre de formation aux pilotes sur la base d’Albatross-Nowra (Nouvelle-Galles-du-Sud) sera fourni en partie par Thales, sous forme de simulateurs de vol adaptés aux appareils actuellement en service (y compris des nouveaux hélicoptères de la classe Tigre, comme le MRH-90 -multi-rôle hélicoptère-).
Valeur totale de ce marché : plus de sept cent millions de dollars australiens.
Cette base d’entraînement devrait être pleinement opérationnelle courant 2018.
Il est également prévu qu’il rencontre à Sydney, avec sa délégation économique, un groupe d’acteurs économiques influents australiens, mais aussi les responsables et acteurs d’une association de mise en réseau de chercheurs français en Australie, la FRAN (French Researchers in Australia Network).
Ces chercheurs français sont typiquement en poste en Australie, que ce soit dans des universités, des agences, des laboratoires ou encore des organismes de recherche.


Avant l’Australie : la Nouvelle-Calédonie

Juste avant son arrivée en Australie, le Président français se trouvera déjà dans la zone Pacifique, en Nouvelle-Calédonie, où il est attendu du 16 au 18 novembre 2014.
Dans cette collectivité française du Pacifique, M. Hollande devrait rencontre un large éventail de représentants du paysage politique local, tous bord confondus, côtés indépendantistes et partis favorable au maintien de la Nouvelle-Calédonie dans l’ensemble français.
Il devrait aussi participer à plusieurs cérémonies à caractère coutumier, notamment se recueillir sur les tombes des deux dirigeants emblématiques de cet archipel, Jean-Marie Tjibaou (indépendantiste) et Jacques Lafleur (pro-France), qui avaient jeté les fondations d’un avenir apaisé après une première moitié des années 1980 marquée par une quasi-guerre civile.
Il devrait aussi donner un coup de projecteur aux projets économiques censés « rééquilibrer » les disparités entre le Nord et le Sud de l’île principale, et visiter le chantier de l’usine de traitement du nickel sur le massif de Koniambo (Nord), dont des actionnaires sont des intérêts mélanésiens indigènes.

Une étape présidentielle à la CPS

À Nouméa, le Président français devrait aussi consacrer une partie de son emploi du temps à une visite au siège du Secrétariat Général de la Communauté du Pacifique (CPS), organisation intergouvernementale régionale qui rassemble la plupart des pays et territoires du Pacifique.
Il devrait y prononcer une allocution dédiée à la place et à l’action de la France dans le Pacifique, notamment via ses trois collectivités insulaires que sont la Nouvelle-Calédonie, la Polynésie française et Wallis-et-Futuna.

Le 17 septembre 2014, le Directeur général de la Communauté du Pacifique, Colin Tukuitonga, se trouvait à Paris en compagnie de ses deux adjoints, pour notamment rencontrer George Pau-Langevin, Ministre française des outre-mer, ainsi que l’Ambassadeur Christian Lechervy, Secrétaire Permanent pour le Pacifique.
Lors de cette réunion de travail, il a été question de « l’attachement de la France à l’organisation internationale de coopération ayant son siège depuis 65 ans en Nouvelle-Calédonie ».
Au plan de la francophonie, la ministre des Outre-mer a « souligné l’importance accordée à la langue de travail française au sein de la plus ancienne des organisations de coopération du Pacifique. Elle a marqué la disponibilité de la France à renforcer notamment les programmes de coopération dans le domaine de la lutte contre les changements climatiques. Elle a insisté sur le plein soutien de l’État aux stratégies d’insertions régionales et de coopération de la Nouvelle-Calédonie, de Wallis-et-Futuna et de la Polynésie française, les trois communautés d’Outre-mer françaises du Pacifique étant également membres de la Communauté du Pacifique ».
Par ailleurs, à cette occasion, la ministre Pau-Langevin a indiqué le soutien du gouvernement français à la candidature de la CPS au statut d'observateur permanent auprès de l'ONU.
Ce soutien a été exprimé lors de l’Assemblée Générale des Nations-Unies, à New York, fin septembre 2014.


Sources : Flash d'Océanie ( Edition du 29 octobre 2014)
Naku press : Mise en ligne le 29 octobre 2014










Nouméa : 160 ans déjà (1854-2014). Autant d’années que la colonisation de ce pays par la France...


Nouméa la capitale, la ville blanche où vivent 75% de la population du pays. Nouméa la presqu’île qui au fil du temps , connaît d’énormes problèmes d’accessibilité , malgré les grandes réflexions pour mettre des routes, des ponts , des carrefours, des rond points , tous les jours, Nouméa doit pouvoir faire rentrer plus de 60 000 voitures !!!  A quelques rares exceptions, tout le monde connaît Nouméa soit pour des raisons pratiques, médicales , scolaires etc…. Mais en fait quelle est l’histoire de cette ville pourquoi avoir choisi une presqu’île ?



Dorothée DUSSY , anthropologue au CNRS  membre de l’URIS ( institut de recherches interdisciplinaires sur les enjeux sociaux : politique , santé et société…) a écrit un ouvrage intitulé : «  Nouméa , Ville océanienne ? » et dans le chapitre consacré à « La planification et les politiques urbaines »  elle donne de nombreux éléments permettant de comprendre le pourquoi du choix du site, avec tous les problèmes pratiques liés même à l’endroit.  Voici un extrait : «  Le site initial de la vielle de Nouméa fut choisi par Tardy de Montravel ; « dans la pensée du fondateur , il importait surtout de créer une ville militaire et administrative » et non pas de choisir le terrain d’une extension urbaine future » … /…  « La fonction première de Nouméa était effectivement la communication : désigner un point d’arrivée aux navires et à leur cargaison, contrôler et redistribuer les candidats à la colonisation ; en revanche, la communication culturelle était sans objet , les Kanak étant d’emblée exclus de la construction urbaine. Aux premiers temps de son développement Nouméa joua plus volontiers un rôle de « front » ethnique que de carrefour culturel ».  Un des problèmes cruciaux : l’eau , ce fût le défaut principale imputé au site. En effet le ruisseau le plus prés est celui du Pont des Français ( à 10km), il fallait donc compter sur l’eau de pluie…..



Un ouvrage à lire , pour mieux connaître les origines de la ville de Nouméa, il propose également une lecture anthropologique de la ville, et un chapitre entier est consacré aux squats, une réalité incontournable jusqu’à nos jours.



Nouméa , ville océanienne , un slogan souvent repris dans les programmes électoraux , un concept qui s’installe petit à petit dans les politiques d’aménagement , mais  beaucoup reste encore à faire.



Comme dirait un adage : « il vaut mieux d’abord savoir d’où l’on vient pour comprendre le présent et prévoir l’avenir »

Naku press : Mise en ligne le 22 juin 2014


















Discours de Lumumba, le 30 juin 1960
Ce discours prononcé devant le roi des Belges, Axel Marie Gustave Baudoin, est réputé avoir scellé le sort funeste de Patrice Emery Lumumba.  En effet, il marquait d’emblée la ferme volonté du Premier ministre congolais d’exercer toute la souveraineté politique que supposait le principe de l’indépendance conquis de haute lutte face au colon. Or, les élites colonialistes belges entendaient continuer de piller les ressources du Congo, tout en feignant d’approuver une indépendance qu’elles prétendaient officiellement avoir octroyée, tandis qu’elles insinuaient officieusement que les Congolais n’y étaient pas encore préparés.

Congolais et Congolaises,
Combattants de l’indépendance aujourd’hui victorieux,
Je vous salue au nom du gouvernement congolais.

A vous tous, mes amis, qui avez lutté sans relâche à nos côtés, je vous demande de faire de ce 30juin 1960 une date illustre que vous garderez ineffaçablement gravée dans vos cœurs, une date dont vous enseignerez avec fierté la signification à vos enfants, pour que ceux-ci à leur tour fassent connaître à leurs fils et leurs petits-fils l’histoire glorieuse de notre lutte pour la liberté.
Car cette indépendance du Congo, si elle est proclamée aujourd’hui dans l’entente avec la Belgique, pays ami avec qui nous traitons d’égal à égal, nul congolais digne de ce nom ne pourra jamais oublier cependant que c’est par la lutte  qu’elle a été conquise, une lutte de tous les jours, une lutte ardente et idéaliste, une lutte dans laquelle nous n’avons ménagé ni nos forces, ni nos privations, ni nos souffrances, ni notre sang.

Cette lutte, qui fut de larmes, de feu et de sang, nous en sommes fiers jusqu’au plus profond de nous-mêmes, car ce fut une lutte noble et juste, une lutte indispensable pour mettre fin à l’humiliant esclavage qui nous était imposé par la force. Ce que fut notre sort en 80 ans de régime colonialiste, nos blessures sont trop fraîches et trop douloureuses encore pour que nous puissions les chasser de notre mémoire. Nous avons connu le travail harassant, exigé en échange de salaires qui ne nous permettaient ni de manger, ni de nous vêtir ou de nous loger décemment, ni d’élever nos enfants comme des êtres chers.

Nous avons connu les ironies, les insultes, les coups que nous devions subir matin, midi et soir, parce que nous étions nègres. Qui oubliera qu’à un noir on disait « tu », non certes comme à un ami, mais parce que le « vous » honorable était réservé aux seuls Blancs ?
Nous avons connu que nos terres furent spoliées au nom de textes prétendument légaux qui ne faisaient que reconnaître le droit du plus fort. Nous avons connu que la loi n’était jamais la même selon qu’il s’agissait d’un Blanc ou d’un Noir : accommodante pour les uns, cruelle et inhumaine pour les autres. Nous avons connu les souffrances atroces des relégués pour opinions politiques ou croyances religieuses ; exilés dans leur propre patrie, leur sort était vraiment pire que la mort elle-même.
Nous avons connu qu’il y avait dans les villes des maisons magnifiques pour les blancs et des paillottes croulantes pour les Noirs, qu’n Noir n’était admis ni dans les cinémas, ni dans les restaurants, ni dans les magasins dits européens ; qu’un Noir voyageait à même la coque des péniches, aux pieds du blanc dans sa cabine de luxe.
Qui oubliera enfin les fusillades où périrent tant de nos frères, les cachots où furent brutalement jetés ceux qui ne voulaient plus se soumettre au régime d’une justice d’oppression et d’exploitation ?

Tout cela, mes frères, nous en avons profondément souffert. Mais tout cela aussi, nous que le vote de vos représentants élus a agréé pour diriger notre cher pays, nous qui avons souffert dans notre corps et dans notre cœur de l’oppression colonialiste, nous vous le disons tout haut, tout cela est désormais fini. La République du Congo a té proclamée et notre pays est maintenant entre les mains de ses propres enfants. Ensemble, mes frères, mes sœurs, nous allons commencer une nouvelle lutte, une lutte sublime qui va mener notre pays à la paix, à la prospérité et à la grandeur. Nous allons établir ensemble la justice sociale et assurer que chacun reçoive la juste rémunération de son travail. Nous allons montrer au monde ce que peut faire l’homme noir quand il travaille dans la liberté et nous allons faire du Congo le centre de rayonnement de l’Afrique toute entière. Nous allons veiller à ce que les terres de notre patrie profitent véritablement à ses enfants. Nous allons revoir toutes les lois d’autrefois et en faire de nouvelles qui seront justes et nobles.

Nous allons mettre fin à l’oppression de la pensée libre et faire en sorte que tous les citoyens jouissent pleinement des libertés fondamentales prévues dans la Déclaration des droits de l’Homme.
Nous allons supprimer efficacement toute discrimination quelle qu’elle soit et donner à chacun la juste place que lui vaudront sa dignité humaine, son travail et son dévouement au pays. Nous allons faire régner nos pas la paix des fusils et des baïonnettes, mais la paix des cœurs et des bonnes volontés.
Et pour cela, chers compatriotes, soyez sûrs que nous pourrons compter non seulement sur nos forces énormes et nos richesses immenses,  mais sur l’assistance de nombreux pays étrangers dont nous accepterons la collaboration chaque fois qu’elle sera loyale et ne cherchera pas à nous imposer une politique quelle qu’elle soit. Dans ce domaine, la Belgique qui, comprenant enfin le sens de l’histoire, n’a pas essayé de s’opposer à notre indépendance, est prête à nous accorder son aide et son amitié, et un traité vient d’être signé dans ce sens entre nos deux pays égaux et indépendants. Cette coopération, j’en suis sûr, sera profitable aux deux pays. De notre côté, tout en restant vigilants, nous saurons respecter les engagements librement consentis .
Ainsi, tant à  l’intérieur qu’à l’extérieur, le Congo nouveau, notre chère République, que mon gouvernement va créer, sera un pays riche, libre et prospère. Mais pour que nous arrivions sans retard à ce but, vous tous, législateurs et citoyens congolais, je vous demande de m’aider de toutes vos forces. Je vous demande à tous d’oublier les querelles tribales qui nous épuisent et risquent de nous faire mépriser à l’étranger.

Je demande à la minorité parlementaire d’aider mo n gouvernement par une opposition constructive et de rester strictement dans les voies légales et démocratiques. Je vous demande à tous de ne reculer devant aucun sacrifice pour assurer la réussite de notre grandiose entreprise. Je vous demande enfin de respecter inconditionnellement la vie et les biens de vos concitoyens et des étrangers établis dans notre pays. Si la conduite de ces étrangers laisse à désirer, notre justice sera prompte à les expulser du territoire de la République ; si par contre leur conduite est bonne, il faut les laisser en paix, car eux aussi travaillent à la prospérité de notre pays. L’indépendance du Congo marque un pas décisif vers la libération de tout le continent africain.

Voilà, Sire, Excellences, Mesdames, Messieurs, mes chers compatriotes, mes frères de race, mes frères de lutte, ce que j’ai voulu vous dire au nom du gouvernement en ce jour magnifique de notre indépendance complète et souveraine. Notre gouvernement fort, national, populaire, sera le salut de ce pays.
J’invite tous les citoyens congolais, hommes, femmes et enfants, à se mettre résolument au travail en vue de créer une économie nationale prospère qui consacrera notre indépendance économique.

Hommage aux combattants de la liberté nationale !
Vive l’indépendance et l’Unité africaine !
Vive le Congo indépendant et souverain !


L’assassinat de Lumumba par des forces occidentales coalisées est emblématique de l’assassinat quasi systématique des aspirations légitimes des nations nègres à se gouverner elles-mêmes, à exploiter leurs propres ressources pour leur prospérité collective. Chacun peut lire ce  discours fallacieusement prétendu de lèse-majesté belge, mais qui est d’abord et surtout l’expression profonde d’une volonté juste et vraie, d’une ambition mââtique : « [...] faire du Congo le centre de rayonnement de l’Afrique toute entière. [...] veiller à ce que les terres de notre patrie profitent véritablement à ses enfants ».
Lumumba a donc été sauvagement assassiné parce qu’il voulait que le Congo fût aux Congolais, que les immenses richesses de l’Afrique « profitent véritablement à ses enfants ». Tous les leaders africains ayant exprimé, avec plus ou moins de véhémence, de telles aspirations ont été éliminés d’une façon ou d’une autre par des Etats étrangers criminels aidés de leurs acolytes locaux. Cette criminalité séculaire en Afrique d’Etats étrangers est la principale cause exogène du « drame de l’Afrique » ; une cause qu’il faut plus que jamais dénoncer dans toutes les instances internationales, pointer sans ambages, à chaque infime occasion, ces fossoyeurs qui se donnent pour des sauveurs, pour des « partenaires au co-développement ».
Par KLAH Popo
Sources :  Afrocentricite.com
Naku press : Mise en ligne le 17 juin 2014



















Communiqué du 15.06.2014

Publié le 15 Juin 2014 par Anthony LECREN in communiqueGuy TamaiNC1ere
Aujourd’hui certains journalistes s’activent à exploiter une affaire dramatique à des fins politiques. Je déplore ces manipulations d’informations qui ne visent qu’à grossir les incompréhensions et les polémiques.
Fort de mes convictions, ces basses manœuvres ne me déroutent pas de mes missions et de mon engagement politique. C’est encore une fois en dépit des principes de respect des relations avec notre regretté camarade Guy Tamaï que l’on tente d’exploiter sans vergogne ce drame, pour jeter l’opprobre et nous jeter en pâture à l’opinion.
Dans ces moments de douleurs pour les familles endeuillés, il serait bien de témoigner un peu plus discernement et de compassion.
Anthony LECREN









En soutien du travail mené par la commission politique et citoyenneté, Naku press publie en actu cette mémoire concernant la radiation sur les listes électorales. Loin d'être un acte de racisme de quelle que nature que ce soit, cette action n'est qu'un rappel à l'ordre au respect des dispositions qui ont été actées ensemble dans le  cadre de l'Accord de Nouméa.  Naku press invite ici à la lecture pour mieux comprendre l'angle de cette action tant décriée par la classe politique locale, allant même jusqu'à fustiger des propos allant jusqu'à réfuter littéralement la contribution de certains experts à ce travail …. Surfer sur l'apparence des choses sans en chercher à analyser les causes profondes , peut parfois tromper l'opinion publique …. Bonne lecture ….



cour de cassation
chambres civiles

memoire ampliatif
radiation de la liste spéciale
Commune de nouméa - Nouvelle-Calédonie
Jugements groupés



Par remise contre récépissé au greffe du Tribunal de Première Instance de Nouméa (contentieux des listes électorales)

POUR :
Madeleine Ounou, née le 27 mai 1943 à Polliat (01), demeurant 35 rue Patrick Djiram, 98800 Nouméa, et inscrit sur la liste électorale de la commune de Nouméa sous le n° 00846,
Mathias Chauchat, né le 6 novembre 1956 à Châteaudun, demeurant 1B rue du Cavalère, VDC et inscrit sur la liste électorale de la commune de Nouméa sous le n° 00 180,
Florenda NIRIKANI, née le 5 septembre 1982 à Nouméa, demeurant 50 rue du Dr Collard, bât H3-41, Cité Pierre Lenquette, 98800 Nouméa et inscrite sur la liste électorale de la commune de Nouméa,

Maryka KAPOERI, née le 21 juin 1956 à Ouvéa, demeurant à Bat H3 22 Tindu 10 rue Auguste Demene et inscrite sur la liste électorale de la commune de Nouméa sous le n° 440 0315

En qualité de tiers électeur de la ville de Nouméa, membre ou non membre de la commission administrative spéciale, et en application des articles L. 25 et R. 13 du Code électoral,

CONTRE 426 jugements du Tribunal de Première Instance de Nouméa dont la liste est annexée.


Avertissement :
Il n’existe, de la part des tiers électeurs, aucune intention d’un contentieux de masse devant la Cour de cassation. Mais le montant des frais irrépétibles, demandés par l’avocat des parties et accordés par les juges, implique de trancher la question juridique pour l’ensemble des recours ayant condamné les tiers électeurs à une indemnité. Les tiers électeurs, dans le présent mémoire ampliatif, demandent l’application des jurisprudences répétées de la Cour de cassation, obtenues au fil des années et qui demeurent en pratique inappliquées tant par l’Etat que par les communes et même par la juridiction de Première Instance qui se refuse à tout examen. Les tiers électeurs demandent à la Cour de cassation la fixation de règles efficaces d’examen des recours électoraux en Nouvelle-Calédonie, où l’enjeu est tout autre que le contentieux électoral de la Métropole.
Les jugements sont classés par juge, n° d’affaire et partie, ce qui facilite l’examen des moyens de cassation. Une copie électronique du tableur Excel est disponible sur simple demande, le greffe se limitant à des saisies et envois en pdf.

Pièce n° 1 : Liste annexée des jugements du Tribunal de Première Instance de Nouméa avec mention du nom des parties

***

faits

Selon l’Accord de Nouméa, au point 2.2.1., « le corps électoral aux assemblées des provinces et au Congrès sera restreint : il sera réservé aux électeurs qui remplissaient les conditions pour voter au scrutin de 1998, à ceux qui, inscrits au tableau annexe, rempliront une condition de domicile de dix ans à la date de l'élection, ainsi qu'aux électeurs atteignant l'âge de la majorité pour la première fois après 1998 et qui, soit justifieront de dix ans de domicile en 1998, soit auront eu un parent remplissant les conditions pour être électeur au scrutin de la fin de 1998, soit, ayant eu un parent inscrit sur un tableau annexe justifieront d'une durée de domicile de dix ans en Nouvelle-Calédonie à la date de l'élection ».
La condition d’inscription sur le tableau annexe y figure expressément.
Suivant l’article 188 de la loi organique du 19 mars 1998 relative à la Nouvelle-Calédonie : I. - Le congrès et les assemblées de province sont élus par un corps électoral composé des électeurs satisfaisant à l'une des conditions suivantes :
a) Remplir les conditions pour être inscrits sur les listes électorales de la Nouvelle-Calédonie établies en vue de la consultation du 8 novembre 1998 ;
b) Etre inscrits sur le tableau annexe et domiciliés depuis dix ans en Nouvelle-Calédonie à la date de l'élection au congrès et aux assemblées de province ;
c) Avoir atteint l'âge de la majorité après le 31 octobre 1998 et soit justifier de dix ans de domicile en Nouvelle-Calédonie en 1998, soit avoir eu un de leurs parents remplissant les conditions pour être électeur au scrutin du 8 novembre 1998, soit avoir un de leurs parents inscrit au tableau annexe et justifier d'une durée de domicile de dix ans en Nouvelle-Calédonie à la date de l'élection.
L’article 188 a) de la loi organique vise les personnes vivant en Nouvelle-Calédonie dès avant le référendum de 1988 (Accord de Matignon) et nées avant le 31 octobre 1980 (18 ans à la consultation). Ces personnes ont bénéficié du droit du sol. On ne leur demande pas d’être inscrits sur une liste électorale, mais simplement « d’en remplir les conditions ».

L’article LO 188 b) vise les arrivants entre 1988 et 1998, à qui on demande une condition de « 10 années de domicile » en Nouvelle-Calédonie. Le critère incontestable du point de départ est la présence sur la liste générale de 1998 (par définition, avec la mention « non admis à voter » à la consultation de 1998, c’est-à-dire en figurant sur le tableau annexe). Ce critère est mentionné dans l’Accord de Nouméa au point 2.2.1., et expressément écrit dans la loi organique : « être inscrit sur le tableau annexe ». Le tableau annexe représente la liste de tous ceux qui pourront devenir citoyens par le droit du sol. Ce tableau annexe de 1998 est destiné à disparaître au bout de 10 ans par retranchement des départs, des décès et des accessions à la citoyenneté calédonienne.

L’article 188 c) vise les jeunes, ayant atteint l’âge de la majorité après le 31 octobre 1998, c’est-à-dire nés après le 31 octobre 1980.  On est passé au droit du sang. Il leur faut un parent citoyen pour être eux-mêmes citoyens, soit que ce parent, lui-même arrivé, remplisse les conditions du 188 b), soit que ce parent ait bénéficié de la double reconnaissance de 1988 ; il leur suffit alors de « remplir les conditions » du scrutin.

La loi constitutionnelle n° 2007-237 du 23 février 2007, loi interprétative, a modifié l’article 76, dernier alinéa, de la Constitution comme suit : « Pour la définition du corps électoral appelé à élire les membres des assemblées délibérantes de la Nouvelle-Calédonie et des provinces, le tableau auquel se réfèrent l'accord mentionné à l'article 76 et les articles 188 et 189 de la loi organique n° 99-209 du 19 mars 1999 relative à la Nouvelle-Calédonie est le tableau dressé à l'occasion du scrutin prévu audit article 76 et comprenant les personnes non admises à y participer ». Cette loi constitutionnelle sur le « gel » du corps électoral n’a fait que rétablir la bonne interprétation de l’Accord de Nouméa après la décision du Conseil constitutionnel n° 99-410 DC du 15 mars 1999. La loi constitutionnelle n’a qu’une portée interprétative. Son interprétation fait corps avec le texte interprété, sans le modifier.

Sur cette base, les tiers électeurs ont procédé à un recensement des électeurs de la liste spéciale, qui ne sont pas nés en Nouvelle-Calédonie, qui, nés avant le 31 octobre 1980, relèvent de l’article 188 b) de la loi organique et qui ne figurent pas sur la liste électorale générale de février 1998, qui comprend à la fois les populations intéressées et le tableau annexe de 1998, fournie par la DIRAG.

Cette liste de 1998 sera transmise à la Cour, soit par nos soins à première demande, soit par le Tribunal de Première Instance pour la garantie des données contenues. 

Il convient de mesurer l’importance politique de cette question et de la contextualiser. Les recours en radiation concernaient les 33 communes de Nouvelle-Calédonie et portaient sur 5638 personnes. 30 noms concernaient les Îles et 201 noms le Nord. 5407 personnes concernent le Sud, concentrées dans les 4 communes du Grand Nouméa. Il y avait 135 964 personnes inscrites sur la liste spéciale en 2009, qui représente 87,63 % du corps électoral global, - 12,37 %). Le corps électoral spécial au Sud en 2009 était de 83 648 personnes. La fraction de l’électorat contestée atteint 6,46 % du corps électoral du Sud, 1 membre du Congrès ayant représenté 2614 voix au Sud en 2009. Cette affaire porte en elle la contestation potentielle de l’élection devant le Conseil d'Etat.

La portée humaine ne doit pas non plus être négligée. Ce qui est en cause, pour les uns, est leur appartenance symbolique à la Nouvelle-Calédonie, et pour les autres la fin du peuplement extérieur de la Nouvelle-Calédonie, dite « colonie de peuplement », dans le strict respect des Accords de Matignon et de Nouméa, accords de décolonisation.

L’interprétation politique des dispositions de l’Accord de Nouméa a été fournie par Roch Wamytan, actuel président du Congrès de la Nouvelle-Calédonie et signataire de l’Accord de Nouméa au nom du FLNKS, le 27 février 2014.


Pièce n° 2 : Communiqué de presse de Roch Wamytan en date du 27 février 2014


Les opérations préparatoires aux recours
Les tiers électeurs n’ont jamais souhaité des contentieux de masse devant le Tribunal de Première Instance. Dès l’origine, tout a été tenté pour associer l’administration à une opération de clarification des listes électorales, bien en amont. Les listes, tant en vérification en vue d’une radiation ou d’une inscription, ont été transmises au Haut-commissaire de la République, après de nombreuses rencontres, le 12 décembre 2013 en l’engageant à en saisir la commission administrative spéciale dont c’est le rôle.

Pièce n° 3 : Lettre du président du Congrès au Haut-commissaire de la République en date du 12 décembre 2013

Les tableaux remis par la suite par les tiers électeurs, membres de la commission, à la commission administrative spéciale, n’ont jamais fait l’objet du moindre examen, ni de la moindre investigation, par un vote majoritaire de rejet dans les commissions administratives spéciales, tant en inscription qu’en radiation.

Appliquant des consignes illégales et impératives, la commission administrative a refusé toute délibération sur les demandes d’inscription ou de radiations, soit au motif de l’absence de demande personnelle, soit au motif de l’absence de preuve. La commission, à la majorité, a refusé toute information, notamment une demande de justification de la date d’arrivée en Nouvelle-Calédonie pour les radiations et une attestation coutumière de présence en Nouvelle-Calédonie pour les inscriptions. Les tableaux ont simplement été annexés au procès-verbal de la commission concernée. Or le doublement des moyens par l’Etat servait précisément à trouver le temps nécessaire à cet examen de clarification des listes qui n’a jamais été réalisé.

La seule démonstration produite par la commission administrative spéciale en 2014, dont le fonctionnement a été systématiquement politisé, est qu’on a juridiquement tort quand on est politiquement minoritaire. C’est la seule raison pour laquelle les tiers électeurs se sont engagés dans un contentieux de masse du aux dysfonctionnements répétés et volontaires des administrations de l’Etat et des communes du Sud.


Le déroulement de la procédure orale devant le Tribunal de Première Instance :
L’oralité des débats qui régit la procédure du contentieux électoral politique a privé de toute information les électeurs impliqués dans ces procédures, les recours ne leur ayant jamais été transmis. De ce fait, les électeurs ne savaient pas de quoi il s’agissait, et ce, d’autant plus que les lettres de transmission étaient toutes d’un modèle identique : « vous êtes convoqués en vue d’une inscription ou d’une radiation sur la liste électorale ; veuillez vous munir de toute justification utile », sans rien préciser. Le texte mêle inscription et radiation et ne précise pas qu’il s’agit de la liste spéciale, d’où de nombreuses confusions. La tenue des débats était nécessairement très confuse.

Pièce n° 4 : La convocation type aux audiences

Le Tribunal de Première Instance a voulu tenir le calendrier d’arrêt des listes électorales déterminé par le Haut-commissaire de la République, soit un arrêt des listes du 15 au 17 avril. Il était impossible de procéder à ces auditions convenablement dans un tel délai. 900 personnes environ ont été personnellement entendues en 2 jours et demi d’audiences. Beaucoup renonçaient en raison des délais ou prenaient un avocat qui faisait du démarchage et de l’offre de service personnalisée dans les files d’attente et jusque sur les bancs des salles d’audience. Les partis non indépendantistes, relayés par une « association de défense des citoyens calédoniens », faisaient également du démarchage dans les files d’attente faisant signer les mandats de leur avocat, y compris dans l’enceinte fermée du Tribunal et jusque dans les salles d’audience. Les électeurs partaient après signature, sans attendre de comparaitre. Nous avons signalé ces faits au Bâtonnier de l’Ordre.
Le fait que les audiences se soient déroulées dans des salles différentes, par ordre alphabétique et non pas par commune et par bureau, a rendu très difficile le suivi des dossiers individuels. Le mélange des différentes communes nécessitait de répartir les tiers électeurs d’une salle à l’autre sans qu’ils puissent savoir à quel moment viendrait un électeur de leur commune et de leur bureau, en raison des absences et de l’ampleur des bordereaux de convocation à consulter dans l’urgence. Prendre un avocat a été nécessaire en raison du risque d’irrecevabilité des demandes, lorsqu’aucun tiers électeur de la commune concernée n’était présent.
Le Tribunal de Première Instance n’a pas non plus distingué, comme les recours le faisaient précisément, entre les demandes de radiation de 2014, pour lesquelles les tiers électeurs avaient des arguments personnalisés à faire valoir à partir des notes prises lors des séances de la commission administrative spéciale, et les radiations du passé.
Les audiences se sont déroulées de manière très différente suivant les salles et les juges : Certains juges posaient des questions pertinentes (date d’arrivée, absences régularisables, présence sur la liste générale de 1998), lorsque d’autres se contentaient de demander à l’électeur s’il avait quelque chose à dire ou un justificatif à remettre, sans lui préciser quoi, le protégeant ainsi de toute déclaration spontanée qui aurait pu révéler une situation irrégulière sur la liste spéciale. Toutes les personnes défendues par un avocat se sont bornées à refuser d’apporter la moindre précision sur la situation individuelle de l’électeur, répétant que tout reposait sur la seule démonstration du tiers électeur. Pour exemple, la comparution de Mme X dite Marie Komaroti a abouti à une des rares radiations au Sud. Mme Komaroti signale spontanément au juge avoir été naturalisée française en 2001 et le juge souligne, comme à regrets, « dès lors il est établi par les déclarations spontanées de l’électeur intéressé, dont il convient de souligner l’honnêteté, qu’elle était de nationalité étrangère jusque 2001 et, dès lors, ne pouvait être électrice (…) ».

Pièce n° 5 : Jugement du Tribunal de Première Instance de Nouméa n° 14/03165 du 11 avril 2014 Mme X dite Marie KOMAROTI

La pratique des juges était variable pour donner la parole aux tiers électeurs. Prétextant qu’ils étaient représentés par un avocat, certains juges leur interdisaient de s’exprimer même lorsque l’avocat était dans une autre salle ou en vidéo conférence avec la section détachée de Koné. D’autres juges laissaient les tiers électeurs s’exprimer, dossier par dossier, y compris en présence de l’avocat. Dans les Îles, ni l’avocat, ni les tiers électeurs n’ont reçu de convocation et le juge a conclu à l’irrecevabilité de tous les dossiers.
Jamais la question de procédure, c’est-à-dire la demande des tiers électeurs d’une production forcée des documents nominatifs de la commission administrative spéciale, n’a été examinée ou même débattue malgré les demandes répétées à chaque début d’audience. L’ensemble était « renvoyé au fond » et les entretiens commençaient sans méthode et sans éléments, autres que parfois la vérification de l’absence de l’électeur sur la liste générale de 1998.
Il convient également, pour la bonne information de la Cour, de mentionner la différence évidente de traitement devant le Tribunal de Première Instance de Nouméa entre les recours en inscription des Kanak et les recours en radiation des Européens. Les Kanak comparaissaient à la barre, comme les accusés d’un procès, et on exigeait d’eux qu’ils parlent fort pour être entendus. A l’opposé, les Européens avaient le droit de venir jusqu’au bureau du juge et de parler doucement de leur situation, sans qu'on puisse les entendre, dans un petit conciliabule privé. Ces rôles sociaux sont tellement intériorisés en Nouvelle-Calédonie que personne, pas même les magistrats dont l’immense majorité n’est pas citoyenne du pays, ne paraît s'en offusquer.

Il ne s’agissait pas d’une justice sereine et les règles d’un procès équitable n’ont pas été respectées. A l’évidence, la solution de rejet du litige a été décidée avant même le début des auditions, et ces auditions n’ont été faites que pour le respect des formes, sans même tenter, pour certains magistrats, de le dissimuler.
Au vu des entretiens, lorsqu’ils ont eu lieu, les « faux positifs », c’est-à-dire les personnes arrivées avant 1988 et ne justifiant pas de leur présence sur la liste électorale générale de 1998, représentaient un maximum de 5 % et moins de 10 %. L’immense majorité ne pouvait que constater son incapacité à remplir les critères légaux. Ce chiffre est corroboré par les radiations intervenues, sur examen des dossiers, à la section détachée de Koné.
·      Pour la province Sud, 5413 demandes de radiation ont été déposées, 11 ont été obtenues, soit un taux de 0,20 %.
·      Pour la province Nord, 205 demandes de radiation ont été déposées, 183 ont été obtenues, soit un taux de 90,14 % %.
·      Pour la province des Îles, 36 demandes de radiation ont été déposées, 0 ont été obtenues, soit un taux de 0 %, en raison d’une absence de convocation de l’avocat et des tiers électeurs.

Pièce n° 6 : Article des Nouvelles calédoniennes du 16 avril 2014 « Une loi, deux mesures » par Philippe Frédière

La jurisprudence du Tribunal de Première Instance de Nouméa est largement identique à celle rendue à l’occasion des quelques recours de l’année dernière, alors que les tiers électeurs apportaient en 2014 un élément de preuve nouveau et déterminant, l’absence de l’électeur sur la liste électorale générale de 1998. Ce fait nouveau résulte de la transmission de la liste électorale générale, demandée avec une grande insistance par les partis indépendantistes, et rendue publique par le Haut-commissaire en 2013. Le calendrier des recours, concomitant avec les élections provinciales du 11 mai 2013, ne résulte d’aucun choix volontaire des tiers électeurs.
Le phénomène d’inscriptions « anormales » s’accélère d’ailleurs dans la commission administrative spéciale, d’abord en raison de sa pratique de vote majoritaire, ensuite en l’absence de tout contrôle devant la justice administrative dont la saisine est exclusivement réservée au Haut-commissaire, enfin du fait de l’ineffectivité des recours devant le Tribunal de Première Instance de Nouméa, en raison de sa jurisprudence présente, qu’il est demandé à la Cour de cassation de casser.
La contrariété des jugements intervenus met en cause le principe d’égalité de traitement des justiciables devant la justice, entre le Nord, les Îles et le Sud, entre les comparants et les non comparants, entre ceux qui parlent spontanément et ceux qui dissimulent. Les jugements contradictoires intervenus démontrent la non fiabilité de la liste électorale spéciale en Nouvelle-Calédonie et l’urgence à mettre en place un contrôle juridictionnel efficace des inscriptions indues d’électeurs.

***

DISCUSSION


PREMIER MOYEN DE CASSATION
Il est fait grief aux jugements attaqués d'avoir « Débouté les requérants de toutes leurs demandes »
Aux motifs suivants :
« Sur le travail de la commission administrative spéciale :
Il est constant que le tribunal statuant en matière électorale n'est pas juge d'appel des décisions de la commission administrative et qu'il ne lui appartient pas de contrôler la régularité des travaux de ladite commission ou d'évaluer la pertinence des consignes qu'elle aurait suivies.
Sur la charge de la preuve:
En matière électorale, la charge de la preuve pèse sur le réclamant car la commission administrative a déjà examiné le dossier individuel de l'électeur intéressé pour prendre sa décision. Il n'appartient donc pas au juge de suppléer le requérant dans l'administration de la preuve lorsqu'il conteste la décision de ladite commission mais il lui incombe en revanche de vérifier concrètement la pertinence des preuves qui lui sont soumises ou la réalité de l'impossibilité alléguée.
C'est donc au requérant, tiers électeur, qui invoque l'impossibilité de la preuve, de justifier de ce qu'il a préalablement sollicité les institutions dont il prétend qu'elles posséderaient les pièces probantes indispensables au succès de sa requête.
En l'espèce, il n'est justifié d'aucune demande préalable auprès des autorités de l'Etat, de la mairie ou de l'ISEE ou de celles énumérées par l'article R 213 III du code électoral, il n'y a donc pas lieu d'enjoindre à ces institutions de produire les pièces sollicitées alors qu'elles n'ont jamais été demandées par le requérant lui-même.
Les tiers électeurs se bornent à considérer que  X …., n'étant pas inscrit(e) sur le tableau annexe de 1998, doit apporter la preuve de sa présence depuis 1988 alors qu'il est constant que la charge de la preuve pèse exclusivement sur le requérant en matière électorale ce qui signifie qu'il doit rapporter la preuve que l'électeur intéressé ne remplit aucune des conditions prévues par l'article 188 de la loi du 19 mars 1999. Cette preuve n'étant pas apportée en l'espèce, il convient de rejeter les demandes ».

I. Première branche :
Alors que tout électeur intéressé peut contester les décisions de la commission administrative devant le Tribunal d'instance (Tribunal de Première Instance en Nouvelle-Calédonie) sur le fondement de l'article L. 25 du Code électoral ;  que le jugement qui affirme d'une part que le Tribunal statuant en matière électorale n'est pas juge d'appel des décisions de la commission administrative et qu'il ne lui appartient pas de contrôler la régularité des travaux de ladite commission ni d'évaluer la pertinence des consignes qu'elle aurait suivies tout en motivant le rejet du recours du tiers électeur par l'énoncé que la preuve pèse sur le réclamant car la commission administrative a déjà examiné le dossier individuel de l'électeur intéressé pour prendre sa décision, ce dont il se déduit que le juge refuse, non seulement de contrôler la régularité des travaux de la commission, non seulement d'évaluer la pertinence des consignes qu'elle aurait suivies, mais encore d'examiner le bien fondé des recours qui lui sont soumis au motif que les commission ont procédé aux vérifications requises, viole l'article L. 25 du Code électoral.
La compétence du Tribunal de Première Instance a été discutée aux audiences, en faisant valoir que le Tribunal de Première Instance n’est pas juge d’appel des décisions de la commission administrative spéciale et que le contentieux relèverait de la juridiction administrative. Cette discussion doit être écartée pour deux motifs :

La première est la rédaction littérale de l’article L. 25 du Code électoral lui-même qui dispose : « Les décisions de la commission administrative peuvent être contestées par les électeurs intéressés devant le tribunal d'instance. Dans les mêmes conditions, tout électeur inscrit sur la liste électorale de la commune peut réclamer l'inscription ou la radiation d'un électeur omis ou indûment inscrit. Le même droit appartient au préfet ou sous-préfet ».
La seconde est l’article R. 12 du Code électoral qui dispose : « Si le préfet estime que les formalités et les délais prescrits n'ont pas été observés, il doit, dans les deux jours de la réception du tableau, déférer les opérations de la commission administrative au tribunal administratif qui statuera dans les trois jours et fixera, s'il y a lieu, le délai dans lequel les opérations annulées devront être refaites. Le préfet qui défère les opérations de révision au tribunal administratif doit en aviser immédiatement le tribunal d'instance compétent. Le délai d'appel contre le jugement du tribunal administratif est de dix jours. Il court contre toute partie à l'instance à compter du jour de la notification du jugement à cette partie, sans que puissent être appliquées les dispositions du premier alinéa de l'article R. 811-5 du code de justice administrative ».
On notera que cette possibilité de recours est exclusivement réservée au Préfet, Haut-commissaire de la République en Nouvelle-Calédonie, à l’origine même de l’encouragement donné aux dysfonctionnements de la commission administrative spéciale, en annonçant une position de principe illégale des représentants de l’administration.

Si on suivait l’argumentation de la défense, il n’y aurait plus de juge compétent.

Tous les jugements déférés déclinent cet argument.
Qu'en l'espèce, le Tribunal de Première Instance s’est ainsi mépris, au motif d’une violation de la loi, en écrivant « qu’il est constant que le tribunal statuant en matière électorale n’est pas juge d’appel des décisions de la commission administrative et qu’il ne lui appartient pas de contrôler la régularité des travaux de ladite commission, ni d’évaluer la pertinence des consignes qu’elle aurait suivies ». 


II. Deuxième branche :
Alors que sur les fondements de l'article 188 de la loi organique du 19 mars 1999 relative à la Nouvelle-Calédonie, l'électeur doit pour être inscrit sur la liste électorale spéciale remplir certaines conditions cumulatives ; que le Tribunal affirme que le tiers électeur se borne à considérer que Mme X... n'étant pas inscrite sur le tableau annexe de 1998, doit apporter la preuve de sa présence depuis 1988, ce que le tiers électeur ne fait pas ; qu'en statuant ainsi, alors que la présence sur le territoire de l'électeur ne constitue pas une condition suffisante, susceptible de pallier l'absence de l'inscription de l'électeur en cause sur les listes électorales générale, le juge qui s'est déterminé par des motifs impropres à justifier sa décision a violé la loi par fausse application et refus d'application.
C’est pour ces raisons qu’un double développement est nécessaire, à la fois sur l’existence du tableau et la condition d’inscription sur le tableau annexe de 1998.

II. 1. L’existence du tableau

Le tableau annexe de 1998, visé dans l’article 188 de la loi organique n° 99-209 du 19 mars 1999 relative à la Nouvelle-Calédonie, comprenait l’ensemble des personnes non admises à voter. Ce tableau devait faire l’objet d’une « révision annuelle » selon les termes de l’article 188 IV de la loi organique. Cette révision devait consister uniquement en la radiation des personnes décédées, des personnes ayant quitté la Nouvelle-Calédonie ou des personnes ayant atteint la durée de résidence de 10 ans et qui accédaient à la citoyenneté. Le tableau de 1998 aurait du disparaître en 2008 par extinction. Or, les mairies, du fait de la querelle sur le corps électoral glissant née de la jurisprudence du Conseil constitutionnel, ont continué à y inscrire des personnes arrivées en Nouvelle-Calédonie après le 8 novembre 1998. La plupart des mairies, comme la commission administrative spéciale, ont systématiquement refusé de vérifier ce critère légal, au profit d’une simple date d’arrivée en Nouvelle-Calédonie ou d’une durée de résidence.

La difficulté souvent présentée est que le tableau annexe de novembre 1998 n'existerait pas, ainsi que le disent le Haut commissaire et les non indépendantistes. Cette date de « novembre 1998 » ajoute d’abord à la loi. Ensuite, il est vrai qu’on a effectivement voté suivant la liste générale établie au 28 février 1998 pour le « référendum d'autodétermination », ce qui est la procédure normale d’arrêt des listes électorales. La mention « non admis à voter » y représente le tableau annexe. Cela signifie que des personnes ont pu vouloir s'inscrire devant le Tribunal de Première Instance pour compléter la liste. Des jeunes aussi. L'Etat aurait du ensuite enregistrer l’ensemble et mettre à jour ce tableau annexe, ce qu'il n'a pas fait. On ne peut opposer une absence de liste aux tiers électeurs et il convient d’agir avec le seul document de référence existant, la liste électorale générale de 1998, comme la Cour de cassation l’a exprimé avec réalisme dans l’arrêt chambre civile 2, du 16 novembre 2011, n° de pourvoi : 11-61169, Mme Jollivel.

Le Haut-commissariat a fourni, seulement en 2013 la liste électorale générale de février 1998, et ce, malgré les demandes répétées et le Code électoral qui lui fait une obligation de communication. Le motif répété était que le tableau annexe n’existait pas et qu’il ne pouvait donner communication d’une pièce inexistante. Après l’arrêt Jollivel, la demande de communication a porté précisément sur la liste électorale générale de 1998, dont un unique original papier avait été archivé dans les locaux de la DIRAG (Direction de la réglementation et de l’administration générale au Haut-commissariat de la République). Elle présente sous la forme d’un listing informatique accordéon, où le tableau annexe apparaît en creux avec la mention, électeur par électeur « ne peut pas voter ».

La liste électorale générale transmise comprend à la fois les populations intéressées et le tableau annexe de 1998, à partir duquel on peut retrouver les inscriptions demandées par la loi organique et exigées par la jurisprudence de la Cour de cassation. Cette mise à disposition tardive de la liste électorale de 1998 et de son tableau annexe est la seule cause du calendrier de demande de révision des listes électorales, trop proche des provinciales de 2014, malgré plusieurs demandes d’examen politique de la question, faites par le FLNKS au Comité des signataires.

II. 2. La condition d’inscription sur le tableau annexe de 1998

La Cour de cassation a exigé en 2011 le respect de la condition légale, l'inscription sur la liste spéciale, et non pas une date d’arrivée ou une simple durée de séjour ; Cour de cassation, chambre civile 2, du 16 novembre 2011, n° de pourvoi : 11-61169, Mme Jollivel :  « attendu que le paragraphe 1-a) de l'article 188 de la loi organique n° 99-209 du 19 mars 1999 relative à la Nouvelle-Calédonie permet l'inscription sur la liste électorale spéciale à l'élection du congrès et des assemblées de province de Nouvelle-Calédonie des électeurs ayant rempli les conditions pour être inscrits sur les listes électorales de la Nouvelle-Calédonie établies en vue de la consultation du 8 novembre 1998 ; que le paragraphe 1-b) du même article prévoit aussi l'inscription sur cette liste électorale spéciale des personnes inscrites sur le tableau annexe et domiciliées en Nouvelle-Calédonie depuis dix ans à la date de l'élection ; que l'article 77, dernier alinéa, de la Constitution, tel que modifié par la loi constitutionnelle n° 2007-237 du 23 février 2007, précise que le tableau annexe est celui dressé à l'occasion du scrutin du 8 novembre 1998 et comprenant les personnes non admises à y participer ;
Et attendu que le jugement retient que Mme Y..., quoique présente sur le territoire depuis plus d'une année en novembre 1998, n'avait pas, pour des raisons personnelles, fait le nécessaire pour être inscrite sur la liste générale et, de ce fait, sur le tableau annexe ou sur la liste spéciale ; qu'elle ne s'est inscrite sur la liste générale qu'en 2007 ; que de ces constatations et énonciations, le tribunal de première instance a exactement déduit que Mme Y... ne pouvait être inscrite sur la liste électorale spéciale de sa commune ».
Cette jurisprudence a été confirmée à nouveau par la Cour de cassation, dans un arrêt explicite, du 5 décembre 2012, pourvoi n° 12-60.526, Mme Oesterlin 1. L’arrêt de la Cour de cassation du 12 décembre 2013, dit Oesterlin 2, sous le n° de pourvoi: 13-60217 confirme, à l’occasion d’une question de naturalisation, que l’article 188 a) vise les personnes vivant en Nouvelle-Calédonie dès avant le référendum de 1988 (Accord de Matignon) et nées avant le 31 octobre 1980 (18 ans à la consultation) et qu’ils doivent simplement « remplir les conditions pour le scrutin », sans qu’on ne leur demande « d’être inscrits » sur le tableau annexe. Cet arrêt signale d’ailleurs s’agissant d’une étrangère établie avant 1988 (Matignon) et naturalisée après 1998 qu’elle ne peut remplir rétroactivement la condition de la citoyenneté (« être français au 8 novembre 1998 »). En 2013, on applique le droit de 2013, voilà l’enseignement de cet arrêt.

Une argumentation fréquemment opposée par la défense considère que l’arrêt de la Cour de cassation va au-delà de la référence constitutionnelle au tableau annexe : « la Haute juridiction remplace l’expression « remplir les conditions » par « ayant rempli les conditions », ce qui n’est pas équivalent ». Pour comprendre cette confusion entretenue, il faut reprendre les conditions de l’article LO. 188, qui sont alternatives (satisfaire « à l'une des conditions suivantes ») :

·      Le point a) Remplir les conditions pour être inscrits sur les listes électorales de la Nouvelle-Calédonie établies en vue de la consultation du 8 novembre 1998  vise exclusivement ceux qui pouvaient voter en 1998, donc avaient droit, par leur présence depuis 1988 en Nouvelle-Calédonie, à l’inscription sur le tableau des citoyens (c’est-à-dire suivant l’article 76 de la Constitution « les personnes remplissant les conditions fixées à l'article 2 de la loi n° 88-1028 du 9 novembre 1988 »). Mme Jollivel n’avait qu’un an de présence et ne pouvait donc pas voter à ce titre en 1998. Mme Oesterlin, au contraire, relève du 188 a), mais n’a pas la nationalité française à cette époque.
·      Le point b) Etre inscrits sur le tableau annexe et domiciliés depuis dix ans en Nouvelle-Calédonie à la date de l'élection au congrès et aux assemblées de province vise exclusivement les personnes non citoyennes arrivées entre 1988 et 1998. On note qu’il faut impérativement « être inscrit sur le tableau annexe ». Or Mme Jollivel ne remplissait pas cette condition, présente depuis 1997, mais inscrite seulement en 2007.
·      Le point c) Avoir atteint l'âge de la majorité après le 31 octobre 1998 et soit justifier de dix ans de domicile en Nouvelle-Calédonie en 1998, soit avoir eu un de leurs parents remplissant les conditions pour être électeur au scrutin du 8 novembre 1998, soit avoir un de leurs parents inscrit au tableau annexe et justifier d'une durée de domicile de dix ans en Nouvelle-Calédonie à la date de l'élection vise les jeunes. On est passé en 1998 au droit du sang : il faut nécessairement, outre la condition de 10 ans de résidence continue, un parent citoyen, soit au titre du 188 a), soit au titre du 188 b).
La confusion entretenue mélange les termes de l’article 188 a) et de l’article 188 b), alors qu’ils ne s’adressent pas aux mêmes publics. Pour les personnes « qui remplissaient les conditions pour voter en 1988 » et donc en 1998 (1er gel de 10 ans), il leur suffit de pouvoir être inscrits sur la liste du scrutin du 8 novembre 1998. Mais ces personnes sont citoyennes. Pour les personnes arrivées entre 1988 et 1998, il faut bien, à la différence, avoir « été inscrit » sur le tableau annexe avant le 8 novembre 1998. Toute autre interprétation consisterait en une révision constitutionnelle implicite. On notera qu’une déclaration devant l’Assemblée nationale d’un personnage public, fusse-t-il Premier ministre, ne modifie ni la loi, ni la Constitution (Accord de Nouméa, point 2.2.1.).

Tous les jugements déférés déclinent cet argument.
Qu’en l’espèce, le Tribunal de Première Instance, en ne prenant pas en considération dans ses jugements le fait nouveau que représente la preuve apportée en 2014 de la non inscription sur la liste générale de 1998 et son tableau annexe, et pourtant soulevée dans les mémoires, a violé la loi par fausse application et refus d'application.


III. Troisième branche :
Alors qu'il incombe au juge au juge de l'élection, sur le fondement de l'article L. 34 du Code électoral, à peine de méconnaître son office, et de priver sa décision de base légale, de procéder aux vérifications qui lui incombent ; qu'en présence d'une demande précise du tiers électeur qui lui demandait d'enjoindre de produire toutes pièces utiles aux autorités de l'Etat, de la mairie ou de l'ISEE, le juge qui a rejeté cette demande du tiers électeur sans procéder aux vérifications qui lui étaient demandée et qui lui incombaient au motif que le tiers électeur n'avait pas lui même présenté, préalablement une telle demande de production de pièces auprès des mêmes autorités publique, a méconnu son office et privé sa décision de base légale.
Le défaut de base légale est réalisé lorsque le jugement attaqué contient des motifs insuffisants pour que la Cour de cassation puisse exercer son contrôle en droit.

La difficulté majeure réside dans la preuve à apporter, car la charge de la preuve incombe au tiers électeur requérant. Toutefois, les éléments graves, précis et concordants apportés dans la présente requête, comme devant la commission administrative spéciale, suffisent à constituer une présomption de fait que la personne ne remplit pas les conditions de la loi. Le travail de vérification a été effectué pour l’ensemble des communes de la Nouvelle-Calédonie, dans la perspective d’éviter une demande de radiation d’un électeur inscrit sur le tableau de 1998 dans une autre commune.

Les tableaux remis par les tiers électeurs, membres des commissions, n’ont jamais fait l’objet du moindre examen, ni de la moindre investigation, par un vote majoritaire de rejet dans les commissions administratives spéciales, en raison des consignes impératives et illégales données par l’Etat au représentant de l’administration. En effet, le Premier ministre Jean-Marc Ayrault avait expliqué, mardi 25 février 2014 à l'Assemblée nationale, les « principes clairs » qui devront guider la révision des listes électorales de Nouvelle-Calédonie pour les élections provinciales. « Sur la question du corps électoral restreint, vous pouvez avoir l'assurance que le Haut-commissaire de la République [...] œuvrera pour une application des règles de révision des listes strictement conforme à l'intention des signataires de l'accord de Nouméa ». « Ainsi, doivent être électeurs aux élections provinciales toutes les personnes majeures installées en Nouvelle-Calédonie le 8 novembre 1998 au plus tard, après avoir satisfait à la condition de dix ans de domicile, ainsi que leurs descendants atteignant par la suite la majorité. L'examen de la condition d'installation en Nouvelle-Calédonie en 1998 devra être conduit avec un soin particulier, sur la base de la consultation de la liste électorale générale de 1998 ou de tout élément établissant cette installation » (source Le Monde du 26 février 2014). Appliquant des consignes illégales données par circulaire impérative, les commissions administratives ont refusé toute délibération sur les demandes de vérification ou de radiations au motif de l’absence de preuve. La commission, à la majorité, a refusé toute information, notamment une demande de justification de la date d’arrivée en Nouvelle-Calédonie. La motivation du rejet, figurant au procès-verbal de réunion de la commission, est « l’absence d’éléments de preuve autre que la non inscription éventuelle des personnes concernées sur la liste générale de 1998 ». Les tableaux ont simplement été annexés au procès-verbal de la commission concernée. Or le doublement des moyens par l’Etat servait précisément à trouver le temps nécessaire à cet examen de clarification des listes qui n’a jamais été réalisé.

La seule démonstration produite par la commission administrative spéciale en 2014, dont le fonctionnement a été systématiquement politisé, est qu’on a juridiquement tort quand on est politiquement minoritaire.

Il revenait pourtant à la commission administrative spéciale de rechercher, par un moyen d’information, si la personne remplissait bien les conditions d’une éventuelle inscription sur la liste spéciale, alors que la condition d’inscription sur la liste générale de 1998 n’était, avec certitude, pas remplie. Seules des personnes arrivées avant 1988 et inscrites tardivement après 1998 pourraient relever de l’article 188 a) de la loi organique, dont des personnes absentes à un certain moment et bénéficiaires de la jurisprudence Kilikili (Cour de cassation, 26 mai 2005 Kilikili, pourvoi n° B 05-60.166). Quelques jeunes également, faciles à identifier par leur date de naissance, auraient pu s’inscrire devant le Tribunal de Première Instance après février 1998 et avant novembre 1998.

La difficulté de discriminer entre ces groupes est que ces personnes arrivées avant 1988 n’ont qu’à « remplir les conditions du scrutin » de 1998, alors que l’autre groupe des personnes arrivées entre 1988 et 1998 doit être « inscrit au tableau annexe » de 1998. Il existe plusieurs possibilités techniques, par des mesures d’information ordonnées par le Tribunal, d’accéder à la démonstration de la preuve.

a.     La consultation du registre des arrivées à Tontouta, tenu par la police de l’air et des frontières jusque 1999, pourrait permettre rapidement un croisement des listes et éliminer ceux arrivés avant 1988. La communication de ce registre a été demandée en commission, au moins au Mont Dore et à Nouméa. Selon le représentant de l’administration, il aurait été détruit par l’Etat, la même année, car attentatoire à la liberté constitutionnelle de circulation sur l’ensemble de la République, à la suite du jugement du Tribunal administratif de Nouvelle-Calédonie Ravel de 1999. Ce registre n’est pas consultable directement par les tiers électeurs, mais il l’est par le juge ou pouvait l’être par la commission. La démarche de consultation a néanmoins été rejetée par principe par la commission. Le Tribunal pourrait a minima, ordonner la production forcée des pièces, en l’espèce le registre des arrivées à Tontouta, tenu jusqu’en 1999, à l’Etat qui attesterait ou pas officiellement de sa destruction, en application de l’article 138 et 139 du Code de procédure civile de la Nouvelle-Calédonie.

b.     De même, il semblerait, selon les réponses orales fournies en mairie, que les fonds de dossiers, au vu desquels la commission administrative spéciale a statué, soient systématiquement détruits après expiration des délais de recours. Suivant l’article 189 VI de la loi organique, « les dispositions du chapitre II du titre Ier du livre Ier du Code électoral, à l'exception des articles L. 11 à L. 16, des deuxième à dernier alinéas de l'article L. 17, et des articles L. 17-1, L. 23, L. 37 et L. 40 sont applicables pour l'établissement de la liste électorale spéciale prévue au I ». L’article L. 17-1 du Code électoral qui est spécifiquement non applicable en Nouvelle-Calédonie dispose : « Les commissions administratives font détruire les informations qui leur sont transmises soit à l'expiration des délais des recours prévus aux articles L. 20 et L. 25 soit, dans le cas où un recours a été introduit, après l'intervention de la décision définitive ». En Nouvelle-Calédonie, les mairies ont l’obligation de conserver ces pièces à partir desquelles les commissions administratives successives ont statué. Il s’agit d’une obligation impérative compte tenu des enjeux du corps électoral en Nouvelle-Calédonie et ces pièces doivent nécessairement être conservées pendant tout le processus de l’Accord de Nouméa. Le Tribunal doit a minima, ordonner à la mairie et à l’Etat la production forcée de ces pièces, en l’espèce le procès-verbal des inscriptions des années antérieures accompagnées des pièces justificatives individuelles pour tous les noms groupés, en application de l’article 138 et 139 du Code de procédure civile de la Nouvelle-Calédonie.

c.     Le Code électoral dispose d’un article dédié à la Nouvelle-Calédonie en matière de conservation et traitement des données nominatives informatisées confiées à l'Institut territorial de la statistique et des études économiques de la Nouvelle-Calédonie (ISEE) : l’article R. 213. Le Code électoral fait obligation à l’ISEE de tenir à jour les listes électorales et le tableau annexe. Les catégories d’informations disponibles comprennent notamment : « 4° Date de dépôt de la demande d'inscription sur la ou les listes électorales spéciales ; 5° Date de l'inscription de l'électeur sur le tableau annexe à la liste électorale spéciale ». Cette double information permet aisément de retrouver le dossier individuel de la personne par année d’inscription sur la liste électorale générale (tableau annexe) ou sur la liste spéciale, et partant le dossier individuel conservé en mairie. Suivant ce même article R. 213 III du Code électoral, « les destinataires des informations traitées sont : 1° Le Haut-commissaire de la République pour lui permettre d'informer le gouvernement de la Nouvelle-Calédonie de l'évolution du corps électoral ; 2° Les maires de la Nouvelle-Calédonie pour ce qui concerne leur commune ; 3° L'Institut national de la statistique et des études économiques et, à Mayotte, en Polynésie française et dans les îles Wallis-et-Futuna, le représentant de l'Etat chargé du contrôle des listes électorales, pour les informations de la nature de celles qui sont mentionnées au 6° du I ; Les présidents des commissions administratives spéciales pour la tenue des listes électorales spéciales et de leur tableau annexe ». Le Tribunal doit a minima, ordonner à l’ISEE, et secondairement aux autorités listées à l’article R 213 III du Code électoral, la production forcée de ces pièces, en l’espèce les informations nominatives individuelles figurant à l’article R 213 II du Code électoral pour tous les noms groupés, et faisant mention des années d’inscription sur la liste électorale spéciale, en application de l’article 138 et 139 du Code de procédure civile de la Nouvelle-Calédonie.

d.     Un autre procédé complémentaire est d’ordonner aux électeurs concernés, défendeurs, la production de toutes pièces nécessaires à justifier de leur présence en Nouvelle-Calédonie avant le 8 novembre 1988 ou à défaut, d’une absence légitime à la même date. A défaut de production de ces pièces, le Tribunal peut demander à ces personnes de comparaître, en notifiant une astreinte ou  un avertissement en vue d’une radiation à l’ensemble des personnes non inscrites sur la liste générale de 1998. Dans un souci de bonne administration de la justice, il doit s’agir préférentiellement d’un avertissement en vue de la radiation, et non pas d’une simple mesure d’information, car les consignes politiques de ne pas se présenter à la juridiction, sans la contrainte de la radiation, empêcheront tout examen et le Tribunal verrait son fonctionnement instrumentalisé par des personnes prétendument « loyalistes ». Le Tribunal en trouve le fondement  l’article R14 du Code électoral : « Le tribunal statue, sans forme et sur simple avertissement donné trois jours à l'avance à toutes les parties intéressées, dans les dix jours du recours ou, le cas échéant, de la décision du tribunal administratif saisi en application de l'article L. 20. Trois jours également à l'avance, le greffe du tribunal avise du recours le préfet, qui peut présenter des observations. Le tribunal se prononce après avoir vérifié notamment la validité des justifications produites par l'électeur à l'appui de sa demande d'inscription devant la commission administrative compétente ».
Suivant l’article 11 du Code de procédure civile de la Nouvelle-Calédonie, « les parties sont tenues d'apporter leur concours aux mesures d'instruction sauf au juge à tirer toute conséquence d'une abstention ou d'un refus. Si une partie détient un élément de preuve, le juge peut, à la requête de l'autre partie, lui enjoindre de le produire, au besoin à peine d'astreinte. Il peut, à la requête de l'une des parties, demander ou ordonner, au besoin sous la même peine, la production de tous documents détenus par des tiers s'il n'existe pas d'empêchement légitime ».
Il serait absurde au Tribunal de tirer une conséquence automatique défavorable aux prétentions de l’une des parties d’une absence de communication de l’autre partie ou de sa non comparution, contrairement à l’obligation de recherche de la vérité prescrite par le Code de procédure civile et aux règles d’un procès équitable.
Ainsi, en obtenant préalablement le fichier ISEE, qui doit nécessairement comprendre la date d’inscription pour chacun des noms groupés sur la liste spéciale, on peut facilement demander à la mairie concernée, de manière ciblée sur une année d’inscription, les dossiers individuels, accompagnés des pièces justificatives donnés à la commission spéciale. Il suffit alors de vérifier les conditions légales, sans avoir à demander plus que la commission électorale spéciale n’a eu besoin pour statuer. Ce travail, qui n’a pu être effectué par la commission administrative spéciale dont c’était pourtant la mission, était important, mais il était réalisable par le Tribunal de Première Instance dans des délais compatibles avec l’élection provinciale. La convocation des électeurs servait essentiellement au respect du principe du contradictoire, sans que l’électeur puisse, par son absence, opposer une absence de preuves.

Rappel des précédents arrêts de la Cour de cassation

                Civ. 3, 15 juin 1976, Bull. civ. III, no 262 ; JCP 1976. IV. 264
                Civ 2, 06 avril 1995 Bull civ 1995, II, n° 118 ;
                Civ 2, 11 septembre 2003 Bull civ 2003, II, n° 250 ;
                Civ 2, 03 juin 2004 Bull civ 2004, II, n° 266 ;
                Civ 2, 30 avril 2007 Bull civ 2007, II, n° 110 ;
                Civ 2, 14 juin 2006 Bull civ 2006, II, n° 157 ; voir Rapport annuel de la           Cour de Cassation 2006, p. 416-417 ; cette jurisprudence est directement applicable à la Nouvelle-Calédonie.
La Cour de cassation estime généralement que la production forcée des articles 11 et 138 à 142 du CPC n’est qu'une simple faculté, dont l’exercice est laissé au pouvoir discrétionnaire de la juridiction. Cependant, ce pouvoir discrétionnaire du juge n’est pas sans limite. Lorsque la production porte sur un fait concluant, c’est-à-dire susceptible de justifier, s’il est prouvé, inéluctablement la prétention juridique de l’intéressé, la jurisprudence comme la doctrine admettent que le juge perde toute faculté d’appréciation de l’opportunité d'enjoindre.
On se reportera ainsi à Civ. 3e, 15 juin 1976, Bull. civ. III, no 262 ; JCP 1976. IV. 264 : « Que, si (…) les juges du fond disposent ne principe d’un pouvoir souverain pour apprécier la pertinence d’une offre de preuve et l’opportunité d’une mesure d’instruction, il en est autrement lorsque les faits articulés, si leur existence était établie, auraient légalement pour conséquence inéluctable de justifier la demande ». Cette jurisprudence date de 1976 et est devenue constante ; elle est reprise à de nombreuses occasions, au delà même de la seule chambre civile : Cour de cassation, chambre sociale, 6 octobre 2010, n° de pourvoi: 09-40976 : « Alors que si les juges du fond disposent d'un pouvoir souverain pour apprécier l'opportunité d'une mesure d'instruction, il en est autrement lorsque les faits articulés, si leur existence était établie, auraient légalement pour conséquence inéluctable de justifier la demande ; qu'en rejetant la demande de Madame X..., aux motifs que celle-ci ne rapportait pas la preuve nécessaire au soutien de sa prétention, sans avoir ordonné une mesure d'instruction susceptible d'établir les faits allégués, la cour d'appel a privé sa décision de base légale au regard de l'article 145 du code de procédure civile ».
Il pèse alors sur le juge l’obligation de veiller scrupuleusement à ce que le principe du contradictoire soit toujours respecté. Le pouvoir discrétionnaire du juge n'empêche pas un contrôle de la Cour de cassation sur la production forcée, ce qui est demandé ici.
Dans notre espèce, le pouvoir des juges du fond n’est plus souverain, puisque l’offre de preuve porte sur un fait précis et circonstancié, c’est-à-dire la production des dossiers des commissions administratives spéciales en mairie, qui ont pour conséquence inéluctable de justifier la demande. Il s’agit, de plus, de la seule façon de les établir, puisque ces documents ne sont pas directement communicables aux tiers électeurs, mais seulement au préfet, au maire, au président de la commission administrative spéciale, ainsi qu’au juge, suivant l’article R. 213 III du Code électoral. Il n’y avait ainsi, contrairement à ce qu’il a jugé,  pas d’alternative légale, pour le Tribunal de Première Instance, autre que d’ordonner les mesures d’information demandées, à savoir :
·      Ordonner à l’Etat la production forcée des pièces, en l’espèce le registre des arrivées à Tontouta, tenu jusqu’en 1999, en application de l’article 138 et 139 du Code de procédure civile de la Nouvelle-Calédonie,

·      Ordonner à l’ISEE, et secondairement aux autorités listées à l’article R 213 III du Code électoral, la production forcée des pièces, en l’espèce les informations nominatives individuelles figurant à l’article R 213 II du Code électoral pour tous les noms groupés, et faisant mention des années d’inscription sur la liste électorale spéciale, en application de l’article 138 et 139 du Code de procédure civile de la Nouvelle-Calédonie.

·      Ordonner à la mairie et à l’Etat la production forcée des pièces, en l’espèce le procès verbal des inscriptions des années antérieures accompagnées des pièces justificatives individuelles pour tous les noms groupés, en application de l’article 138 et 139 du Code de procédure civile de la Nouvelle-Calédonie.

·      Ordonner aux électeurs concernés la production de toute pièce nécessaire à justifier de leur présence en Nouvelle-Calédonie avant le 8 novembre 1988 (Matignon) ou à défaut, d’une absence légitime à la même date, si nécessaire à peine de radiation et d’astreinte, suivant l’article 11 du Code de procédure civile de la Nouvelle-Calédonie,

C’est d’ailleurs en ce sens qu’il a été ordonné par le juge de la section détachée de Koné.

Pièce n° 7 : Jugement du Tribunal de Première Instance, section détachée de Koné n° 14/00203 du 11 avril 2014

C’est également en ce sens que la Cour de cassation a statué dans les nombreux pourvois cités en Métropole et dans les pourvois n° 06-60.101 et 06-60.104, arrêt n° 943 du 14 juin 2006, Mme Patricia Ohlen, qui est un précédent applicable à la Nouvelle-Calédonie :
« Sur le moyen unique :
Vu l’article L. 34 du code électoral ;
Attendu, selon le jugement attaqué et les productions, que la commission administrative spéciale chargée d’établir, conformément aux dispositions de l’article 189-II de la loi organique n° 99-209 du 19 mars 1999 relative à la Nouvelle-Calédonie, la liste électorale spéciale à l’élection du Congrès et des assemblées de province de la commune de Nouméa, a refusé d’y inscrire Mme Y... ; que celle-ci a saisi le tribunal de première instance d’un recours en application de l’article 189-IV de ladite loi ;
Attendu que, pour débouter Mme Y... de sa demande, le jugement énonce que peuvent être inscrits les électeurs figurant sur les listes électorales de la Nouvelle-Calédonie établies en vue de la consultation du 8 novembre 1998 ; que Mme Y... ne démontre pas qu’elle remplissait les conditions pour être inscrite sur ces listes ;
Qu’en statuant ainsi, sans procéder aux vérifications qui lui incombaient, le juge a méconnu son office et violé le texte susvisé ;
PAR CES MOTIFS :
CASSE ET ANNULE, dans toutes ses dispositions, le jugement rendu le 5 avril 2006, entre les parties, par le tribunal de première instance de Nouméa ; remet, en conséquence, la cause et les parties dans l’état où elles se trouvaient avant ledit jugement et, pour être fait droit, les renvoie devant le tribunal de première instance de Mata Utu ».
Cet arrêt a fait l’objet d’une mention au Bulletin n° 157 et d’une mention au Rapport annuel de la Cour de Cassation 2006, p. 416-417, avec ce commentaire : « il a été décidé qu’il appartenait au juge de l’élection, à peine de méconnaître l’office qui est le sien (…) de procéder aux vérifications lui incombant. Ainsi, le juge qui se trouve en mesure d’accéder à des documents administratifs susceptibles de le renseigner sur les droits d’un requérant à être inscrit sur la liste électorale, ne peut pour rejeter le recours de celui-ci, se contenter d’énoncer que l’intéressé n’établit pas les conditions de son inscription. Il appartient en effet au juge de l’élection de vérifier, dans la mesure des informations se trouvant à sa disposition, et à l’aide de celles-ci, si l’électeur a ou non vocation à figurer sur la liste électorale et, dans l’affirmative, d’accueillir son recours (…) ».
Le Tribunal de Première Instance a donc délibérément méconnu son office, en ne recherchant pas les éléments de fait nécessaires à l’établissement de la situation de l’électeur.
Tous les jugements déférés déclinent ces arguments.
Qu'en l'espèce, le Tribunal de Première Instance, en jugeant que « la charge de la preuve pèse exclusivement sur le requérant en matière électorale, ce qui signifie qu’il doit rapporter la preuve que l’électeur intéressé ne remplit aucune des conditions prévues par l’article 188 de la loi du 19 mars 1999 », a manqué de base légale et violé la jurisprudence constante de la Cour de cassation en matière de production forcée.

IV. Quatrième branche :
Alors que tout requérant se voit garantir le droit, par l'article 6.1 de la convention européenne des droits de l'homme, de voir sa cause entendue en justice débattue contradictoirement sur la base d'un principe de l'égalité des armes et ne peut se voir imposer une preuve impossible à rapporter ; qu'en présence d'une demande du tiers électeur qui lui demandait d'enjoindre de produire toutes pièces utiles aux autorités de l'Etat, de la mairie ou de l'ISEE, le juge qui a rejeté cette demande sans ordonner la communication  des pièces demandées ni en conséquence procéder aux vérifications qui lui étaient demandée, et ce sans s'assurer de la possibilité qu'avait l'électeur d'obtenir lesdites pièces, non communicables à des tiers, le juge se fondant sur un motif impropre à justifier sa décision, a privé le tiers électeur de la possibilité de faire entendre sa requête en mettant à sa charge une preuve impossible à rapporter et, partant  méconnu ensemble le droit à un procès équitable, le principe de l'égalité des armes et le droit d'accès au juge garantis par l'article 6.1 de la convention européenne des droits de l'homme.
Le Tribunal de Première instance de Nouméa a systématiquement essayé de se défausser de ses responsabilités par une argutie juridique : « En l’espèce, il n’est justifié d’aucune demande préalable auprès des autorités de l’Etat, de la mairie ou de l’ISEE ou de celles énumérées par l’article R213 III du Code électoral, il n’y a donc pas lieu d’enjoindre à ces institutions de produire les pièces sollicitées alors qu’elles n’ont jamais été demandées par le requérant lui-même ». Cet argument est particulièrement spécieux, parce qu’il donne l’illusion du bon sens, oblige à des formalités préalables inutiles, voire impossibles. Rien de garantit en effet que l’administration établira un certificat de refus de production de pièces dont chacun sait, sauf dans l’enceinte du Tribunal de Première Instance de Nouméa, qu’elles ne peuvent être communiquées aux tiers.

Rappelons à nouveau que ces informations ne peuvent en vertu de l’article R. 213 III du Code électoral n’être confiées qu’à des autorités déterminées (maire, préfet, président de la commissionna administrative spéciale), parmi lesquelles ne figurent pas les tiers électeurs, fussent-ils membres de la commission administrative spéciale. On ajoutera que la Commission d’Accès aux Documents administratifs (CADA) rappelle régulièrement les règles de communication administrative ; des tiers ne peuvent avoir accès aux données nominatives d’une autre personne, que ce soit dans le cas d’espèce les dossiers de la commission administrative spéciale, ou devant les administrations de l’Etat ou de la Nouvelle-Calédonie, la production de l’arrêté de mutation du fonctionnaire en Nouvelle-Calédonie ou son arrête attributif des droits à la prime d’éloignement faisant état de sa date d’arrivée dans le pays comme de ses ayant-droits.

Dans l’avis n° 20101886 dans sa séance du 6 mai 2010, la CADA a estimé que « les pièces présentées à l’appui d’une demande d’inscription sur la liste électorale sont reçues par la commune dans le cadre de sa mission de service public. Elles revêtent, par suite, un caractère administratif. Toutefois, elle considère que la plupart de ces pièces intéressent la vie privée des personnes qui accomplissent une telle démarche et ne sont donc pas communicables aux tiers, en vertu du II de l’article 6 de la loi du 17 juillet 1978. Il en va ainsi, en particulier, des justificatifs d’identité et de domicile fournis à l’appui de la demande. Par suite, la commission émet un avis défavorable à la communication des dossiers sollicités. Seule la demande d’inscription elle-même est susceptible d’être communiquée, après occultation des mentions intéressant la vie privée (date et lieu de naissance, adresse...). Elle précise à toutes fins utiles qu’en vertu des articles L. 28 et R. 16 du code électoral, tout électeur peut obtenir communication de la liste électorale elle-même, à condition de s’engager à ne pas en faire un usage purement commercial. En outre, il est loisible à un électeur de contester l’inscription d’une personne sur la liste électorale, dans les conditions prévues par le même code » (http://www.cada.fr/avis-20101886,20101886.html).

On notera, pour une information complète, que le président du Congrès avait demandé au Haut-commissaire de la République l’accès à la liste nominative des fonctionnaires de l’Etat ayant interrompu leur séjour entre 1988 et 1998, sans obtenir de réponse du représentant de l’Etat (PJ n° 3 in fine).

Si la Cour de cassation ne cassait pas les jugements déférés, il deviendrait impossible aux tiers électeurs d’apporter la preuve, soit d’une installation après 1998, soit de l’absence d’installation avant 1988. C’est la preuve impossible, probatio diabolica : il n'est pas possible de fournir une preuve de l’inexistence du diable. C’est pourquoi on ne peut interpréter un texte de manière à empêcher son application par l’une des parties, ce qui romprait le principe d’égalité des parties et le droit à un procès équitable. Au delà d’une présomption de fait suffisante, qui est dans notre cas la preuve de la non inscription sur le tableau annexe, la charge de la preuve se renverse nécessairement. Ce point de renverse est fixé par le juge en fonction de l’incertitude résiduelle, le nombre de personnes pouvant se justifier étant beaucoup plus faible que celui des personnes ne pouvant se justifier. A défaut de corriger la preuve impossible, ces procédures deviennent une farce.

Qu'en l'espèce, le Tribunal de Première Instance, en jugeant « qu’il n’est justifié d’aucune demande préalable auprès des autorités de l’Etat, de la mairie ou de l’ISEE ou de celles énumérées par l’article R213 III du Code électoral », alors que ces documents ne sont expressément pas transmissibles aux tiers, a manqué de base légale.


V. Cinquième branche :

Alors que sur le fondement de l’article L. R. 7 du Code électoral, « la commission administrative retranche de la liste : sans préjudice de l'application de l'article L. 40, les électeurs décédés, ceux dont la radiation a été ordonnée par l'autorité compétente et ceux qui ont perdu les qualités requises par la loi ; les électeurs qu'elle reconnaît avoir été indûment inscrits quoique leur inscription n'ait point été attaquée » ; que les arguments de la défense ont fait valoir un droit acquis de l’électeur à être maintenu sur les listes électorales ; que le Tribunal de Première Instance s’est borné à débouter les tiers électeurs de leurs prétentions ; qu’il n’a pas répondu au moyen soulevé à l’audience dans les conclusions de la défense ; qu’il a ainsi entaché son jugement d’une insuffisance de motivation.

Le Haut-commissaire de la République a diffusé son interprétation, sinon ses consignes, sur les radios avant même le travail de la commission administrative spéciale. Il a indiqué de l’arrêt de la Cour de cassation, chambre civile 2, n° de pourvoi 13-60217 du 12 décembre 2013, dit Mme Oesterlin 2, donnait mandat de refuser toute radiation, si l’inscription était intervenu avant la loi constitutionnelle n° 2007-237 du 23 février 2007. Selon lui, l’arrêt garantissait les droits acquis. Cet arrêt dispose dans un considérant final : « les dispositions de la loi organique du 19 mars 1999 et celles de la loi constitutionnelle du 27 février 2007, définissant la composition du corps électoral appelé à voter aux élections du congrès et des assemblées de province de Nouvelle-Calédonie ne s'appliquant qu'aux consultations postérieures à leur entrée en vigueur, elles n'ont pas d'effet rétroactif ». Ce considérant se comprend dans le cadre spécifique de l’arrêt Oesterlin où l’intéressée, installée en Nouvelle-Calédonie depuis 1984 et relevant de l’article LO. 188 a) n’y a acquis la nationalité française qu’en 2009 et n’avait pas besoin d’une inscription sur la liste électorale de 1998, mais devait remplir la condition de nationalité au 8 novembre 1998.

Voilà l’extrait de l’interview du Haut-commissaire de la République : « Il y a des textes. Ces textes ont été votés, y compris en 2007, à la quasi-unanimité, je reconnais que Pierre Frogier ne l'a pas voté, donc, ces textes ont été votés et il y a pas seulement des textes, il y a la jurisprudence de la Cour de cassation qui est très importante. Mais elle est très importante quand je l'examine dans sa globalité. Ne nous arrêtons pas à l'arrêt (Jolivel?) de 2011, comme certains professeurs de droit public, sélectifs dans leur analyse, voudraient le faire. Examinons aussi l'arrêt (Oesterling?) du 12 décembre 2013, je dis bien 2013, qui rétablit les choses et qui rétablit notamment l'esprit des choses. Il est hors de question, comme on l'entend dire, qu'on élimine des gens installés de longue date, avant 88, sous prétexte qu'ils auraient omis de s'inscrire sur la liste électorale de 98, mais où voit-on cela ? Attention ! Halte-là !  Ne faisons pas peur aux électeurs pour faire, encore une fois, monter la tension des gens, comme je l'ai dit ici même le 31 décembre. Ce sont les mêmes nervis, les mêmes turlupins qui veulent faire peur au peuple. Arrêtons le massacre ! Ensuite, il y a les gens qui se sont inscrits avant 2007, mais, pourquoi voudriez-vous qu'on leur applique rétroactivement ce qui a été décidé en 2007 ? Et puis les gens qui sont arrivés en…, qui ont voulu s'inscrire en 2007 mais qui étaient arrivés en 98, etc., là, il faut être, pour l'essentiel, inscrits sur la liste de 98. De toute façon, qu'on comprenne bien qu'il ne s'agit pas d'une sorte de purge à partir d'une liste de suspects, il s'agit de travail au cas par cas, électeur par électeur, dans la sérénité des commissions composées de cinq personnes, un magistrat, un représentant du maire, un représentant du haussaire et deux représentants des électeurs. Tout ça va se faire dans la sérénité, c'est pourquoi on a 12 juges, au lieu de six. On va prendre son temps. S'il y a des doutes, on va les lever ».


Pièce n° 8 : Retranscription Mot pour Mot de l’intervention du Haut-commissaire sur Radio Djiido le 21 février 2014.


On ne peut pas tirer de ce considérant de l’arrêt Oesterlin une généralisation particulière à la condition de non anticipation ou de méconnaissance par l’électeur qui relève de l’article LO. 188 b) d’une condition posée ultérieurement par la loi. En effet, aux termes des dispositions de l’article L. 9 du Code électoral, « l’inscription sur les listes électorales est obligatoire ». Selon l’adage « nemo auditur propriam suam turpitudinem allegans » et au vu les dispositions constitutionnelles et législatives précitées, toute personne non inscrite sur la liste spéciale de 1998 et son tableau annexe ne peut invoquer cet argument au soutien de ses prétentions et encourt la radiation d’office sur la liste spéciale de l’année en cours, sans pouvoir y opposer quelques motifs personnels que ce soit.

Suivant l’article L. 25 du Code électoral, « les décisions de la commission administrative peuvent être contestées par les électeurs intéressés devant le tribunal d'instance. Dans les mêmes conditions, tout électeur inscrit sur la liste électorale de la commune peut réclamer (…) la radiation d'un électeur (…) indûment inscrit ». Suivant l’article R7 du Code électoral applicable en Nouvelle-Calédonie dans sa version modifiée par le décret n° 2006-1244 du 11 octobre 2006, « la commission administrative retranche de la liste : sans préjudice de l'application de l'article L. 40, les électeurs décédés, ceux dont la radiation a été ordonnée par l'autorité compétente et ceux qui ont perdu les qualités requises par la loi ; les électeurs qu'elle reconnaît avoir été indûment inscrits quoique leur inscription n'ait point été attaquée ». Du fait même de la révision annuelle des listes électorales, on peut ainsi contester une inscription irrégulière, même ancienne, à l’occasion du recours que peut faire tout tiers électeur devant le Tribunal de Première Instance en application de l’article L 25 du Code électoral (art. R 13). La contestation peut porter sur tout inscrit, pas seulement les radiés ou nouveaux inscrits. Il faut pour cela que le requérant soit lui même inscrit sur la liste électorale et vienne contester la validité de l'inscription de l'autre personne.

En droit électoral, c’est-à-dire en matière de droits politiques, le principe est qu’il n’y pas de droit acquis, même au nom de la sécurité juridique. On se situe dans une matière qui relève, comme par exemple le droit pénal, de l'ordre public. Personne ne devrait pouvoir, dans l'un ou l'autre de ces domaines, invoquer un droit acquis sur la base d'une erreur, voire d'une tolérance, ou même d'une jurisprudence ou d’une législation ancienne et aujourd’hui dépassée. L’inscription ou la radiation se feront en effet suivant les dispositions législatives, réglementaires et jurisprudentielles applicables au jour de la nouvelle décision, sans même qu’il y ait lieu de démontrer que l’inscription est abusive ou frauduleuse.

Cette position est étayée par la jurisprudence constante de la Cour de cassation. Tout électeur précédemment inscrit sur la liste électorale d'une commune bénéficie, notamment à l'occasion des opérations annuelles de révision, du principe de la permanence des listes. Ce principe a pour effet de créer en faveur de son droit à être maintenu sur ladite liste une présomption, c’est-à-dire que l’électeur ne bénéficie d’aucun droit acquis. Cette présomption ne peut être détruite que par la preuve contraire qu'il ne rentre dans aucune des situations lui permettant de demeurer inscrit. L’expression « demeurer inscrit » signe nécessairement l’usage du droit applicable l'année de la révision (Cour de cassation 
chambre civile 2, 
audience publique du 19 avril 1984, 
n° de pourvoi : 84-60160). C’est pourquoi il est demandé au juge de vérifier, lors de l’année en cours, les conditions de la loi organique, interprétée par la loi constitutionnelle de 2007.

On notera, si cela à nouveau plaidé par la défense, qu’aucune question prioritaire de constitutionnalité n’est recevable à l’encontre d’une disposition de la loi organique, car elle a fait l’objet d’un contrôle de constitutionnalité à l’occasion de chacune des révisions successives, et ainsi encore en 2013. Le juge constitutionnel, à l’occasion du contrôle de constitutionnalité d’une loi avant promulgation, peut se saisir de n’importe quelle dispositions, y compris non modifiée (Conseil constitutionnel n° 85-187 DC du 25 janvier 1985 Etat d’urgence en Nouvelle-Calédonie). Le Conseil d'Etat a ainsi refusé le 29 juin 2011 de transmettre au Conseil constitutionnel une QPC portant sur une loi organique (de la Polynésie française) au motif que le Conseil constitutionnel doit être regardé comme s’étant prononcé sur la conformité à la Constitution de chacune des dispositions de la loi organique qui lui est systématiquement soumise (Conseil d'Etat n° 347214 du 29 juin 2011, Président de l’assemblée de la Polynésie française).
Tous les jugements déférés déclinent cet argument.
Qu’en conséquence, le Tribunal de Première Instance, en déboutant les tiers électeurs de leurs prétentions, sans répondre au moyen tiré de la garantie des droits acquis des électeurs indument inscrits soulevé à l’audience dans les conclusions de la défense, a entaché son jugement d’une insuffisance de motivation.


***


SECOND MOYEN DE CASSATION
Il est fait grief au jugement attaqué d'avoir « condamné les tiers électeurs à une indemnité sur le fondement de l'article 700 du code de procédure civile » ; alors que tout requérant se voit garantir le droit, par l'article 6.1 de la convention européenne des droits de l'homme, de voir sa cause entendue en justice et de pouvoir exercer les voies de recours prévues par la loi ;  que, même si la fixation des frais irrépétibles relève du pouvoir discrétionnaire du juge, celui-ci ne peut sous le couvert de leur multiplication à la faveur d'un contentieux de masse et répétitif,  et alloués à un même conseil, et qui de ce fait jouent la même fonction que des dommages intérêts punitifs interdits pas la loi, priver la partie condamnée du droit d'exercer les voies légales de recours ; qu'en statuant ainsi qu'il l'a fait le juge a méconnu ensemble les droits et garanties affirmés par l'article 6.1 de la convention européenne des droits de l'homme, et le principe de la prohibition des dommages intérêts punitifs.
Selon la Cour de cassation (par exemple Cass, civ. 2, 7 octobre 2010, n° de pourvoi : 10-60250 10-60251), aucun texte n'interdit à un électeur, fût-il membre de la commission administrative, de contester devant le tribunal, en sa qualité d'électeur inscrit, l'inscription ou la radiation d'un autre électeur. C’est particulièrement le cas en Nouvelle-Calédonie des membres de la commission administrative spéciale qui représentent les grandes forces politiques indépendantiste ou non indépendantiste et qui sont les seuls informés du fonctionnement collégial de ces commissions, en application de l’article 189 II de la loi organique n° 99-209 relative à la Nouvelle-Calédonie, sans pour autant avoir accès par eux-mêmes aux dossiers individuels des électeurs concernés.
Les jugements font état d’une « absence de justification à l’audience de la qualité de tiers électeur inscrit sur la liste électorale spéciale de la commune », à l’exception de tel ou tel selon les juges et les audiences. Certains jugements se bornent parfois à constater une irrecevabilité totale, alors que les tiers électeurs étaient présents au Tribunal dans une salle ou une autre. Le juge a demandé la production au début de certaines audiences de la carte d’électeur à la liste spéciale, pièce non obligatoire, alors que les tiers électeurs avaient amené leurs seuls papiers d’identité et que le juge du Tribunal de Première Instance détient lui-même la liste électorale spéciale qu’il lui suffisait de consulter. Même après que les tiers électeurs aient apporté leur carte ou une attestation d’inscription sur la liste spéciale établie par la mairie, de nombreux jugements continuent de faire état d’une absence de production de leur qualité. Les jugements sont incohérents reconnaissant aux mêmes tiers électeurs tantôt leur qualité, tantôt leur déniant.
Les tiers électeurs étaient représentés par un avocat précisément pour éviter une telle irrecevabilité, comme cela est mentionné sur l’ensemble des jugements, « demandeurs représentés ou assistés par Me Labro ». Les convocations, informations ou jugements lui ont été délivrées à lui seul. L’avocat avait reçu l’assurance du président du Tribunal de Première Instance qu’il serait sollicité, si un juge souhaitait avoir une représentation, lorsque les tiers électeurs étaient dispersés ou qu’il s’agissait d’une commune de brousse, noyée dans le flot de l’agglomération. Il se déplaçait ainsi d’une salle à l’autre, comme les tiers électeurs sur simple demande, les convocations étant audiencées non par commune, mais par ordre alphabétique. Il était matériellement impossible de siéger dans les audiences parallèles. Parfois, comme pour la commune du Mont Dore ou la province des Îles Loyauté notamment, ni l’avocat ni les tiers électeurs n’ont été convoqués et ignoraient la tenue des audiences. L’avocat détenait les copies de ces pièces qui lui avaient été données avec son mandat de représentation ; ce travail avait été accompli pour toutes les communes du pays. Aucune demande de production de ces pièces n’a été faite à l’avocat par le juge, ni aucune proposition de régularisation par le juge. Cette irrecevabilité, qui n’a jamais été opposée à l’audience, a été découverte dans la production des jugements. Il s’agissait d’amener vers une condamnation à des frais irrépétibles, nombreux en matière de radiation, sans que les tiers électeurs puissent être une partie recevable pour agir en cassation.

Cette irrecevabilité est contraire à l’adage suivant lequel « l’avocat est cru sur sa robe » et à la présomption ad litem du mandat de l’avocat, suivant l’article 416 du Code de procédure civile de la Nouvelle-Calédonie. S’il souhaitait prononcer une irrecevabilité sur ce motif, le juge aurait du nécessairement demander à l’avocat la production de ces pièces dont il disposait et qu’il pouvait produire. Une interprétation contraire, empêchant la représentation par un avocat, porterait atteinte à l’équilibre des parties au procès.

Tous les jugements déclinent cet argument, avec des situations variables selon le tiers électeur présent dans une salle ou une autre, malgré la mention systématique de leur « représentation par Me Labro, avocat ».
Les tiers électeurs justifient de leur qualité d’électeurs inscrits sur la liste spéciale.


Pièce jointe n° 9 : Les justifications d’identité et d’inscription sur la liste spéciale des tiers électeurs.


Selon l’article 700 du Code de procédure civile de la Nouvelle-Calédonie, « dans toutes les instances, le juge condamne la partie tenue aux dépens ou à défaut, la partie perdante à payer à l'autre partie la somme qu'il détermine, au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. Le juge tient compte de l'équité ou de la situation économique de la partie condamnée. Il peut, même d'office, pour des raisons tirées des mêmes considérations, dire qu'il n'y a pas lieu à cette condamnation ».

Les jugements du Tribunal de Première Instance mettent à la charge des tiers électeurs la somme de 10 000 FCFP, parfois 20 000 FCFP (soit environ 83,30 €, parfois 166,66 €) par électeur représenté au titre des frais irrépétibles, ce qui, pour un contentieux de masse, aboutit à des montants qu’aucun des tiers électeurs, personnellement ou même solidairement, n’est en mesure de payer. Ils ne sont toutefois pas assortis de la formule exécutoire. Cette somme totale est de 6 270 000 FCFP correspondant à 52 250 € ; la somme pour Nouméa est de 4 250 000 FCFP (35 416 €).

Les tiers électeurs sont des citoyens engagés qui ne font pas les recours dans un intérêt personnel, mais collectif, et dans le souci de la loi. D’une certaine manière et très paradoxalement, ils ont suppléé aux carences des communes et de l’Etat. Le droit électoral exige l’intervention de tiers électeurs et interdit le recours aux structures juridiques collectives, notamment aux partis politiques. Les tiers électeurs prennent ainsi, par défaut, une responsabilité individuelle dans une affaire collective, à l’occasion d’un recours gratuit qu’il ne faut pas tenter de dissuader, au nom même de la protection de l’Etat de droit.

De leur côté, les électeurs de Nouvelle-Calédonie ne peuvent bénéficier de la paix intervenue dans le pays à la suite de la signature des Accords de Matignon et de Nouméa et des avantages à résider dans le pays, sans subir en contrepartie de menus inconvénients liés au maintien de la confiance dans les institutions publiques de l’Etat. Il s’agit d’inconvénients normaux de la vie en société, au nom de l’intérêt public, qu’ils doivent pouvoir accepter. Un minimum de pédagogie de la part du Tribunal aurait été plus approprié auprès des personnes comparantes, plutôt qu’une délégitimation de ces procédures.

Suivant l’article 1009-1 du Code de procédure civile, « hors les matières où le pourvoi empêche l'exécution de la décision attaquée, le premier président ou son délégué décide, à la demande du défendeur et après avoir recueilli l'avis du procureur général et les observations des parties, la radiation d'une affaire lorsque le demandeur ne justifie pas avoir exécuté la décision frappée de pourvoi, à moins qu'il ne lui apparaisse que l'exécution serait de nature à entraîner des conséquences manifestement excessives ou que le demandeur est dans l'impossibilité d'exécuter la décision ». La demande du défendeur doit, à peine d'irrecevabilité prononcée d'office, être présentée avant l'expiration des délais prescrits aux articles 982 et 991. La décision de radiation n'emporte pas suspension des délais impartis au demandeur au pourvoi par les articles 978 et 989. Au cas où l’avocat des parties comparantes demanderait l’exécution provisoire des jugements, la demande d’admission du pourvoi est faite immédiatement, les demandeurs remplissant les conditions de l’article 1009-1 du Code de procédure civile. La demande de frais irrépétibles est manifestement excessive, s’agissant de l’action désintéressée de tiers électeurs, dont la plupart a une situation de revenus très modestes. Il s’agit pour le Tribunal de Première Instance de tenter, par intimidation, d’empêcher tout renouvellement d’un contentieux de masse, alors même que les tiers électeurs n’ont eu de cesse de demander un fonctionnement normal de l’Etat, de la commission administrative spéciale, comme des mairies de l’agglomération de Nouméa, comme le démontre le déroulé des faits ci-dessus.

à supposer que l’on puisse assimiler à des frais irrépétibles un manque à gagner lié à une perte de temps, il n’est pas possible de qualifier de la sorte un préjudice moral ou une volonté de sanctionner les indépendantistes, dont la nature juridique serait différente. Ainsi, l’indemnisation du préjudice moral lié au déroulement d’un procès ne relève pas de la nécessité de rembourser les frais irrépétibles occasionnés à l’une des parties par le procès, mais plutôt de l’application des règles de la responsabilité civile fondée sur l’abus du droit d’ester en justice de l’un des litigants, ce qui reste à démontrer. En fait ces frais irrépétibles, multipliés par autant de recours, jouent le rôle de « dommage-intérêts punitifs » destinés à étrangler financièrement ceux qui font des recours. En voulant intimider les tiers électeurs pour les dissuader d’agir, en tentant de faire indemniser au moyen de frais irrépétibles les seuls électeurs comparants représentés pour un préjudice moral et politique dans le déroulement d’une procédure jugée par lui abusive et excessive, le Tribunal de Première Instance a manqué de neutralité et s’est trompé dans l’interprétation de la règle de droit dont il disposait.

Une irrecevabilité opposée à un tiers électeur qui ne peut assumer cette charge financière le prive du droit à un procès équitable et ainsi à l'accès au juge. Ce serait clairement contraire à l’article 6.1 de la conventions européenne de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales.

Il s’ajoute que la présence d’un avocat n’avait aucune nécessité. Soit le juge se saisissait des dossiers de la commission administrative spéciale et tous les électeurs étaient traités de manière identique, qu’ils comparaissent ou non. Soit le juge ne demandait aucune production forcée et il suffisait de ne pas se présenter à l’audience pour que le tiers électeur soit débouté sur la charge de la preuve. Les tiers électeurs l’avaient annoncé sur les antennes des radios nouméennes qui faisaient une campagne très active de promotion de l’association de défense des « citoyens » calédoniens.

Pièce n° 10 : Retranscription Mot à Mot RRB Magazine Citoyen du 8 avril 2014

L’avocate s’est contentée de ne fournir au juge aucune précision sur les dossiers individuels en se bornant à répéter que la charge de la preuve incombait au tiers électeur. Les paiements à l’association de défense du droit de vote étaient volontaires, l’avocate étant rémunérée par l’association, et expliquait qu’on ferait payer les indépendantistes... Il est anormal que le juge du Tribunal de Première Instance ait participé à une politique d’intimidation en matière de recours, au risque de perdre sa neutralité.

Compte tenu du comportement de l’avocate à l’audience et des pratiques de démarchage auprès des électeurs retracées dans le déroulé des faits du présent recours, et sans que le Tribunal ne soit intervenu, une plainte a été déposée auprès du Bâtonnier. De ce fait, les frais irrépétibles apparaissent d’autant plus injustifiés.

Pièce n° 11 : lettre de tiers électeurs au Bâtonnier du 10 avril 2014

Tous les jugements déférés font état de cet argument.
Il est ainsi demandé à la Cour de déclarer le présent recours recevable en application de l’article 1009-1 du Code de procédure civile et dire qu'il n'y a pas lieu d'ordonner le paiement de frais irrépétibles à l'encontre des tiers électeurs.

Qu’en conséquence, en tentant de faire indemniser par des « dommages intérêts punitifs » les seuls électeurs comparants représentés, pour un préjudice moral et politique dans le déroulement d’une procédure jugée, par lui, abusive et excessive, le Tribunal de Première Instance s’est mépris dans l’interprétation de la règle de droit dont il disposait ; qu'en statuant ainsi qu'il l'a fait le juge a méconnu ensemble les droits et garanties affirmés par l'article 6.1 de la convention européenne des droits de l'homme, et le principe de la prohibition des dommages intérêts punitifs.

***

PAR CES MOTIFS et tous autres à produire, déduire, suppléer, même d’office, les exposants concluent à ce qu'il plaise à la Cour de Cassation


Vu les articles 188 et 189 de la loi organique n° 99-209 du 19 mars 1999,
Vu les articles L. 25 et R. 7 du Code électoral applicable en Nouvelle-Calédonie,

CASSER et ANNULER les jugements déférés, avec toutes conséquences de droit,
Et ordonner le renvoi de l'affaire pour qu'il soit statué au fond conformément à la loi.

A Nouméa, le 13 mai 2014,


Les tiers électeurs



Madeleine Ounou :

 Mathias Chauchat :

Florenda NIRIKANI :


Maryka KAPOERI :
































DANS LE GRAND SUD DU PAYS / LA POPULATION AUTOCHTONE PRISE ENTRE L'ARGENT ET LA SAUVEGARDE DE LA MERE NATURE 

Une situation pas spécifique en la matière, dans tous les pays du monde où l'on a des gros projets à la dimension de cette usine de Valé INCO implantée dans le Sud du pays, il y a toujours ce problème entre les besoins de développement économique et le risque sur l'environnement. Valé Inco , entre erreur humaine, et défaillance technique, les populations autochtones du sud ne savent plus comment se positionner. Certaines voix s'élèvent réellement pour la fermeture de l'usine, mais comment va t- on faire pour le millier de salariés employés par cette usine. Les pourparlers continuent , mais sujet bien difficile.  Le quotidien local rapporte ce matin  une prochaine réunion prévue pour le 24 Mai , en attendant le Comité consultatif coutumier environnemental ( CCCE) instauré avec l'industriel en 2009, étudiera différentes hypothèses , dont la fermeture définitive de l'usine et leurs impacts.
AFFAIRE A SUIVRE ….

Naku press : Mise en ligne le 14 mai 2014













Cette fin d'après midi du samedi 10 mai 2014 , un dernier tour dans les squats pour donner les dernières consignes de vote. La liste indépendantiste était  à proximité de l'ancien péage ( Koutio). Devant quelques vingtaines de personnes présentes, les  colistiers de la liste : Construisons notre nation arc en ciel ont tour à tour pris la parole pour ré expliquer le pourquoi de la liste, ainsi que la dynamique qui l'anime : la dimension pays, la nécessité d'être uni dans le sud, c'est la dernière ligne droite il faut aller voter en masse, ces élections nous donnent la clé pour la nouvelle page de l'histoire du pays. Les gens eux sont préoccupés par le fait qu'ils sont du nord et s'installent ici dans le sud, est ce qu'ils ont réellement leur place ici, ou encore si les indépendantistes ne sont pas majoritaires demain, est ce que les squats continueront à exister ? Des questions classiques quand on a aussi une liste tirée par un grand chef coutumier du sud. 

Naku press : Mise en ligne le 10 mai 2014 à 23H








En souvenir des références qui nous ont servi à une certaine époque de l'évolution de la lutte pour l'indépendance , Naku press publie ci après l'extrait d'un article tiré du site de RFI. 

Diên Biên Phu, soixante ans plus tard
par RFI

Vétérans de la bataille de Diên Biên Phu participant aux célébrations du soixantième anniversaire de la bataille, le 7 mai 2014.
        
Il y a 60 ans s’achevait la bataille de Diên Biên Phu, opposant l’armée française aux forces du Việt Minh, qui se solda par la défaite de la France. Date pivot pour l’histoire de la décolonisation, c’est également un affrontement épouvantable au bilan humain très lourd. Retour sur cet événement historique avec l’historien Pierre Brocheux.
Le 7 mai 1954, la bataille de Diê Biên Phu se termine après 56 jours de lutte féroce entre les deux camps et marque la fin de neuf années de combats en Indochine, ouvrant la voie à l'indépendance du Vietnam. Mais ce nom a aujourd’hui une forte résonnance, aussi bien en France qu’au Viêtnam, qui dépasse le simple cadre de la bataille. L'historien franco-vietnamien Pierre Brocheux, auteur entre autres d' Histoire du Vietnam contemporain et de Les décolonisations au XXe siècle, La fin des empires européens et japonais, explique quel sens donner à cette bataille.
La signification du déclin de l’Empire français
« La bataille de Diên Biên Phu est la plus grande défaite de l’armée française devant une armée de colonisés, c'est-à-dire une armée que l’on considérait jusque-là comme n’étant pas à la hauteur de la lutte d’une guerre moderne, explique Pierre Brocheux, historien franco-vietnamien. C’est la fin de la guerre d’Indochine, menée par les Français contre les Vietnamiens, mais c’est aussi la fin de l’imperium français en Extrême-Orient, et c’est le début de la fin de l’empire français tout court ».
En effet, la fin de la guerre d’Indochine n’est qu’un prélude aux affrontements à venir. «En novembre de la même année, l’insurrection commence en Algérie. Et ce sera le début d’une guerre sans nom, comme l’a été la guerre d’Indochine, puisqu’il n’y a jamais eu de déclaration de guerre », déclare Pierre Brocheux. 

Une paix rapide facilitée par un contexte politique instable
Les accords de Genève sont ratifiés le 22 juillet 1954, soit seulement quelques mois après Diên Biên Phu. Les gouvernements français précédents étaient conscients que le conflit n’était plus supportable, et Pierre Mendès France, investi président du Conseil le 18 juin, désire achever la guerre aussi vite que possible, selon Pierre Brocheux : « Pierre Mendès France s’était donné la tâche de réaliser la paix en une nuit ». Et c’est après une nuit de négociations extrêmement serrées que les accords sont finalement signés et ratifiés par les deux parties.
Pierre Brocheux rappelle le rôle que joue l’instabilité ministérielle permanente de la quatrième République : « Il n’y avait pas de projet d’avenir, pas de politique vraiment bien tracée, il fallait terminer cette guerre ». C’est d’ailleurs l’annonce de la bataille de Diên Biên Phu qui précipite la chute du gouvernement de Joseph Laniel et le remplacement de ce dernier par Pierre Mendès France quelques semaines plus tard.
« Pas la première grande défaite française »
Mais malgré toute son importance, Diên Biên Phu n’est pas la première défaite française d’envergure des guerres de décolonisation. « En Indochine la première grande défaite française est celle de Cao Bang-Lang Son, où l’armée française a été écrasée sur la Route Coloniale numéro 4, précise Pierre Brocheux. C’est à ce moment-là qu’a eu lieu la plus grande bataille, qu’un officier français historien compare à la bataille de Valmy pour l’armée républicaine française, et à la bataille de Bailén au Portugal, où les armées napoléoniennes ont été battues ».
Loin des commémorations officielles, ce sont aujourd'hui des témoignages de simples soldats et participants à cette bataille qui émergent et illustrent la violence du conflit.
Le rappel d'une date historique doit inciter chacun à aller chercher plus d'éléments pour comprendre les raisons de ces guerres qui ont fait beaucoup de pertes humaines .
REUTERS/Kham Edition du 7 mai 2014
Naku press : Mise en ligne le 8 mai 2014







KANAKY : La grande conclusion d'une semaine 
bien animée !!!

Depuis le début de la semaine avec le clash au gouvernement entre le représentant de l'Etat et le Vice président,  l'actualité de la semaine a été le théâtre des débats concernant les élections municipales, la question de la liste spéciale avec les radiations portées par le FLNKS. Le vent commence à souffler , et les premières feuilles se détachent : le RUMP qui monte maintenant au créneau pour dire aussi son intention de demander la radiation de plusieurs électeurs des listes des mairies indépendantistes, Calédonie ensemble qui brandit la jurisprudence pour justifier de l'importance d'une virgule qui viendrait contredire les arguments de droit avancés par le FLNKS pour demander la radiation de plus  de 6000 électeurs indûments inscrits sur les listes spéciales. Bref .

Qu'est ce que l'on peut retenir avec le recul du week end : le FLNKS qui constate que même le respect du droit dès lors qu'il n'est pas fait dans l'intérêt des courants majoritaires dans le pays ,  il est contesté et appelle même des agissements parfois dignes d'un jeu de billes dans une cour de récréation.  Et un plus haut niveau un représentant de l'Etat qui n'a pas pu retenir ses propos toujours sur le même sujet, il en est ressorti que le JT de ce soir annonce un communiqué du Haut Commissaire de la république évoquant le renoncement à ses engagements publics . Quid de  cette info, pourquoi ce communiqué , aurait-on reçu des ordres de Paris, suite à la pétarade de la semaine dernière. ?

Quand le peuple kanak commence à appliquer le droit  à la lettre, tout d'un coup il devient du n'importe quoi et on va venir lui reprocher de bouger l'histoire, alors qu'il faut rester sur des acquis. Oui les dernières braises vont être difficiles à éteindre. Mais tout ce tintamarre de la semaine , signifie qu'il y a un pas qui est en train de se faire puisque l'on gêne. Et la roue de l'histoire continue à tourner , nous sommes actuellement dans un virage où certains ont du mal à tourner leur volant pour suivre la courbe.

Le pari de l'intelligence , à chacun de se donner les moyens pour user de cette affirmation comme le slogan qui doit guider les comportements pour les prochaines semaines. Certains viennent même jusqu'à chercher des propos radicaux tenus par certains ténors lors des législatives  pour expliquer cette "radicalisation du FLNKS sur la question des listes.Certes un peu de vérité à cette thèse mais surtout qu'un peuple colonisé qui voit les premier rayons de son émancipation , a tout simplement besoin de s'assurer que l'on va réunir toutes les conditions pour y arriver , donc on va balayer correctement les dossiers de manière à ce que nous mettons tous les éléments  à notre profit.

Le respect du droit, des initiatives pour nous aider à effacer les traces d'une histoire récente, le peuple kanak cherchera en permanence les moyens pour avancer . Le combat pour la dignité n'a pas d'obstacle en soi, car en fait il s'agit d'un combat pour une survie.  Ce qu'il faut espérer c'est que les forces politiques présentes ne s'arrêtent pas uniquement sur des théories de politique politicienne , car dans ce pays pour avancer jusqu'à aujourd'hui ce sont des concepts comme le dialogue, la compréhension mutuelle  , qui ont balisé le chemin de ceux qui ont ouvert ce boulevard sur lequel se trouve actuellement le pays.  Le processus de décolonisation est engagé , donnons chacun ce que nous avons pour comprendre que dans ce pays une histoire n'a pas encore été refermée, malgré tout ce que nous avons pu vivre.

Naku press : Mise en ligne le 23 Février 2014







SABRA ET CHATILA , 31 ans après , ce massacre refait surface dans l'actualité !!!
Au peuple palestinien qui continue à pleurer ses morts, Sabra et Chatila on s'en souvient c'était en 1982 , partout dans le monde des manifestations pour dénoncer cet acte ignoble. La mort de Ariel SHARON ce personnage qui était aux commandes , et qui n'a pas hésité à afficher clairement son opposition à la création d'un état palestinien , nous rappelle de fait cet évènement car cela fait bien partie de son agenda !!! si l'on peut dire ainsi les choses. En effet le dossier palestinien tantôt il est laissé en sourdine par la presse, tantôt il brûle les écran. Une situation qui signifie tout simplement que le peuple palestinien continue sa marche , et cherche par tous les moyens la stabilisation et la confirmation d'un véritable état palestinien. Une des difficultés c'est comme le disait si bien une des citations de Yasser ARAFAT : "on nous a rayé de la géographie, mais notre culture nous permettra de traverser le temps". Un peu pour dire un palestinien en vie , il portera en lui l'espoir de voir un jour l'émergence d'une Palestine comme les palestiniens l'ont rêvé .....

Aux camarades palestiniens , avec qui nous avions défilé dans les rues à Grenoble pour dénoncer Sabra et Chatila , Naku press ne peut  que saluer le courage de votre peuple qui tous les jours subit des pertes humaines. Quand on entend parler de Jérusalem ou de la bande de Gaza on sait que c'est soit un accord qui es en discussion ou encore des obus ou des militaires israeliens qui ont fait encore de leurs dans un des quartiers à prédominance palestinienne. Et les dernières gouttes d'encre de l'actu sur la question : c'est c projets de logement confirmé par Israel  : 1800 logements au total dans les colonies avec 1076 à Jérusalem Est et 801 en Gisjordanie.Cette nouvelle initiative rendue public au lendemain du départ du secrétaire d'Etat Américain  John KERRY , va de nouveau compromettre les pourparlers autour du plan de paix . Affaire à suivre ....

Naku press : Mise en ligne le 12 janvier 2014



(crédit ph . NP) - derrière cette belle plage, toute une histoire !!






Pour faire écho à l'article paru dans les Nouvelles Calédoniennes sur les jardins familiales dans les zones urbaines de Nouméa , Naku press vous propose à la lecture ce projet  expérimenté en Mozambique.

Promotion de l'agriculture urbaine et périurbaine familiale



L'objectif général du projet est de développer de façon durable l'agriculture urbaine et périurbaine à Maputo et sa périphérie, en particulier par l'augmentation des compétences des capacités des producteurs, de leurs organisations et institutions d'appui.
Objectif
L'objectif général du projet est de développer de façon durable l'agriculture urbaine et périurbaine à Maputo et sa périphérie (notamment Matola), en particulier par l'augmentation des compétences des capacités des  producteurs, de leurs organisations et institutions d'appui.


( crédit photo : AFD)
Le projet a pour objectifs spécifiques :
- de contribuer à la stabilité sociale et à la souveraineté alimentaire du Mozambique par l'augmentation de la production locale d'aliments,
- de contribuer à la préservation de l'environnement et de la santé publique par une production agricole plus durable,
- d'augmenter les compétences et les capacités d'intervention des acteurs publics et privés du secteur agricole.
Activités et résultats attendus

Résultat 1 : Les organisations de producteurs ont renforcé leurs capacités, proposent des services adaptés à leurs membres et les représentent efficacement auprès des
institutions publiques.
Pour atteindre ce résultat, les activités suivantes sont prévues :
- renforcement des organisations de producteurs existantes (gestion, gouvernance)
- appui au travail en réseau, à la création d’unions d’associations au niveau des districts


Résultat 2 : Les services d’appui au secteur de l’Agriculture urbaine et péri urbaine (AUPU) répondent efficacement aux nécessités des producteurs.
Pour atteindre ce résultat, les activités suivantes sont prévues :
- diagnostic des dispositifs de formation et vulgarisation actuellement utilisés et élaboration d’un programme de formation des techniciens,
- formation continue du personnel technique des institutions d’appui.

Résultat 3 : 1 000 agriculteurs et 50 jeunes améliorent leur production et leurs revenus tout en réduisant les impacts négatifs sur l’environnement.
Pour atteindre ce résultat, les activités suivantes sont prévues :
- formation des agriculteurs et expérimentation participative de pratiques agricoles agro écologiques : diversification des cultures, fertilisation organique, lutte contre les
maladies et les ravageurs,
- appui à des projets productifs portés par des agriculteurs et leurs organisations :
amélioration des systèmes d’irrigation, amélioration de l’accès aux semences et outils, organisation de la commercialisation,
- formation et insertion de jeunes dans l’activité agricole.

Résultat 4 : Les institutions publiques et privées du secteur de l’AUPU dialoguent et élaborent des stratégies communes d’appui à l’AUPU.
Pour atteindre ce résultat, il est prévu un appui à la création et au fonctionnement d’un forum sur les politiques d’appui à l’AUPU.


Sources : le courrier de l'AFD
Naku press : Mise en ligne le 11 Janvier 2014




(crédit ph . NP) - derrière cette belle plage, toute une histoire !!

 Le numéro 24 de la Voie du FLNKS est sorti....


Numéro 24 Décembre 2013  ( Photo : NP)

La Voie du FLNKS vient de diffuser son numéro 24 . A la une en gros titre : Les élections de 2014 , l’enjeu : L UNITE DU MOUVEMENT INDEPENDANTISTE.  Un titre qui donne le ton, puisque deux pages seront consacrés aux motions des différents partis composantes du FLNKS : l’UC , le PALIKA , l’UPM , et le RDO. Des motions qui admettent toutes la nécessité d’une démarche unitaire pour avoir un rapport de force au niveau des institutions du Pays.  Confirmée par l’histoire du Peuple kanak, l’unité du mouvement indépendantiste doit rester une priorité pour les prochaines élections. Ne laissons pas la place aux seuls discours qui prônent le statut quo , par des réformettes ou encore des propos démesurés pas dignes d’un milieu politique qui se veut être censé et respectueux de l’histoire de ce pays.



Toujours dans ce numéro , une rubrique régionale , celle qui fait écho du travail mené par le Front dans la région via la cellule des relations extérieures et le président du GFLM.



 Et enfin cette fin d’année 2013 : 31/12/2013 dernier délai pour l’inscription sur les listes électorales, la Voie du FLNKS le rappelle pour ceux qui ne sont pas encore inscrits. Noel et le jour de l’an s’approchent, l’alcool sera bien au rendez vous, la Voie du FLNKS rappelle quelques consignes , avec ce souci d’éveiller l’esprit de responsabilité de chacun face à ce fléau , bien connu pour ces méfaits sur nos populations depuis la colonisation de ce pays.



La Voie du FLNKS est en vente depuis la semaine dernière dans les points de vente habituel. Le numéro est vendu à 100 cfp , dans les ventes à la criée sur les marchés ou dans les quartiers.



La Rédaction.


 

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UNE TOUTE PREMIERE : NC 1ère discutée par les populations de Canala !!!!
Cet après –midi du 25 septembre 2013 , une partie de la population de Canala s’est donnée rendez vous devant les portes de NC 1ère la seule chaîne de télévision du pays. La raison de ce rendez vous : venir exprimer leur mécontentement  par rapport à l’angle d’un reportage  sur la commune et la relation qui a été faite entre un procès concernant un ressortissant de la commune et le rôle des autorités coutumières de la région. 

La délégation a été reçue par les membres de la direction de NC 1ère dont le directeur adjoint et la rédactrice en chef ainsi que quelques journalistes. Un échange de propos  assez directs entre le porte parole de la délégation de Canala et la direction de la station, mais tout ceci parce que la direction de NC 1ère par la voix d’un journaliste kanak voulait  faire comprendre l’interaction qu’il y a entre un média comme NC 1ère et la population dont elle est censé servir. Que cette relation doit être dynamique , et que l’action de cet après midi était la bienvenue.

La population de Canala elle s’est déplacée pour régler une faute déjà commise, et donc elle avait déjà très peu de place à accorder à des explications d’abord à connotation très théoriques. Mais comme dirait l’autre, il y a toujours un moment dans la discussion où les mots se croisent pour finalement faire admettre que l’on se complète et que l’action de cet après midi aura servi pour se dire : enfin tu connais désormais mon point de vue, et moi aussi je sais ce que tu peux faire.

Mais la télévision arrose toute l’opinion publique , et ce qu’elle dit est trop souvent accepté comme vérité par une grande partie de la population. C’est cet aspect là qui fâche. Après avoir reçu la délégation dans les locaux , la direction a acté le principe d’une rencontre entre la population de Canala et le directeur général de la station

Toutefois , les membres de la direction présents cet après midi, ont reconnu qu’il y avait quelque chose à revoir dans la manière de traiter l’information. Une affirmation qui prendra une autre dimension du moins auprès de la population de Canala ; une fois avoir reçu la direction générale de NC  1ère.

C’est connu que dans toute société l’information a un rôle primordial pour le maintien de la cohésion sociale. C’est un peu au nom de ce principe que les Canala ont fait le déplacement cet après midi sur Nouméa , pour venir dire : non nous ne partageons pas cet image que vous avez voulu donner à notre région.  C’est aussi cela la démocratie, ne pas tout accepter parce que vous avez la technique, oui mais c’est le terrain qui offre la matière, et c’est tout simplement un minimum de respect que les gens ont demandé cet après midi.

Il restera beaucoup de choses à dire sur cette télévision, mais NC 1ère c’est aussi le seul écran pour le moment qui nous fait remonter les images du terrain, à elle maintenant de gérer au mieux sa crédibilité auprès des populations locales. Une deuxième télévision sera bientôt en service donc la population aura de quoi bien faire un choix, ou d’apprécier une autre approche du traitement de l’information.

Naku press : Mise en ligne le 25 septembre 2013.

(crédit ph . NP) - derrière cette belle plage, toute une histoire !!





AU DELA DU PAYS ET DE LA REGION …………..

A l’ère du Schéma global des transports et de la mobilité , Naku press publie ici l’extrait d’un article tiré du site de l’AFD , un article qui donne l’aperçu des multitudes d’impact que peut avoir l’organisation d’un réseau de transport dans une ville …

Vers des transports urbains de qualité au Bangladesh

Dacca, mégalopole de 16 millions d’habitants est la capitale d’un des pays les pauvres du monde, le Bangladesh. Elle est aussi une des villes les plus denses et congestionnées d’Asie. L’AFD, qui vient d’ouvrir un bureau à Dacca, participe à la réalisation d’un système efficace de transports urbains de masse, sobre en émissions de carbone, financièrement soutenable, à même de structurer un développement urbain de qualité. Premier projet : le financement du réseau de Bus à haut niveau de services (BRT, Bus Rapid Transit)

Un impératif de développement économique, social et environnemental durable
L’extension des réseaux d’infrastructures et de services de transport urbain n’a pas suivi la forte croissance démographique et spatiale de la capitale bangladaise. La majeure partie de la ville est ainsi congestionnée pendant quasiment toute la journée. Cette situation de crise est devenue progressivement critique depuis le début des années 2000. Car la congestion handicape lourdement le développement d’un pays qui demeure parmi les plus pauvres du continent.
 
Face à cette situation, la Banque asiatique de développement (BAsD), la Banque mondiale et l’Agence de coopération internationale japonaise (JICA) appuient la mise en œuvre du plan directeur des transports du Grand Dacca qui recommande le développement d’un système maillé de six axes de transports de masse : trois corridors de Bus Rapid Transit sur site propre et trois lignes de métro.
La BAsD, bailleur de fonds principal et cheville ouvrière du projet de Bus Rapid Transit a invité l’AFD à se joindre au plan de financement.
Les effets positifs attendus du projet de Bus Rapid Transit sont d’ordre économique, social, environnemental et institutionnel.
 
 
Effets économiques
 
L’agglomération du Grand Dacca, premier centre économique du pays, attire sans cesse de nouveaux migrants qui quittent la campagne pour espérer une vie meilleure. Le district urbain de Gazipur, qui constitue la frange nord du Grand Dacca, est l’une des principales zones d’accueil de ces migrants. Gazipur abrite en effet, outre trois universités, de très nombreuses petites entreprises. Il constitue un centre majeur de production textile du Bangladesh : 272 usines se trouvent aux abords de l’axe qui relie l’aéroport de Dacca à la gare de Gazipur. 
 
Les effets économiques de la restructuration des transports de l’axe Dacca-Gazipur et de la mise en place d’un Bus Rapid Transit comprennent principalement la diminution du temps de transport des usagers qui utiliseront le BRT au lieu des bus conventionnels, la diminution de la congestion de la voirie générale, et la diminution du temps de transport des autres véhicules. Elles impliqueront, en outre, la diminution des coûts d’exploitation de tous les autres véhicules circulant sur l’axe.
A moyen et à long termes, la qualité de la desserte en BRT attirera de nouveaux programmes d’habitat et d’activités et contribuera à limiter l’étalement urbain. Cette dynamique de développement urbain renforcera d’autant le trafic des transports collectifs et la rentabilité du système de BRT.
 
 
Effets sociaux

Le Bus Rapid Transit permettra une meilleure accessibilité aux emplois et aux équipements urbains de l’ensemble de la population, notamment des catégories sociales captives du transport public : femmes, enfants, personnes âgées, personnes à mobilité réduite, étudiants, et la grande majorité des populations des classes moyennes. 
Le système Bus Rapid Transit restera autant « financièrement accessible » que les bus conventionnels actuels, tout en apportant plus de confort et un gain considérable de temps de trajet. 
La population féminine sera la première bénéficiaire, car elle est importante dans la frange urbaine de Gazipur : 80 % de la main-d’œuvre dans les usines textiles est féminine. Assurer des services de transports urbains sécurisés et fiables, dotés de places assises réservées aux femmes, aura un effet significatif sur la promotion du genre, en termes d’accès aux emplois et aux services urbains. 
Un autre effet social tangible est la possibilité d’utilisation du corridor réservé par les véhicules de secours en cas d’extrême urgence : incendie, attentat, accidents... Le projet s’inscrit aussi dans les objectifs généraux de réduction de la pauvreté et de développement participatif.
 
Effets environnementaux

Les autobus vétustes actuels, motorisés au gazole, englués dans la congestion automobile, seront en grande partie remplacés par des véhicules modernes, motorisés au gaz, énergétiquement plus efficaces, circulant sans entrave sur une infrastructure dédiée. Les autobus conventionnels qui ne seront pas remplacés par des BRT, les véhicules de marchandises et les voitures particulières circuleront dans de meilleures conditions, en consommant moins d’énergie et en polluant moins. 
En d’autres termes, les premiers effets environnementaux du projet sont la diminution de la congestion urbaine, la réduction des émissions de particules polluantes et leur bienfait sur la santé publique, la réduction des émissions de gaz à effet de serre, estimée, en incluant les gains des bus de rabattement, à 40.000 tCO2 par an, soit un volume suffisant pour envisager la vente de crédits carbone au titre du Mécanisme de développement propre du Protocole de Kyoto. 
A moyen et à long termes, les effets environnementaux du projet sont également de structurer le développement urbain en l’organisant et en le densifiant le long de l’axe, notamment autour des principales stations qui seront de véritables pôles urbains multimodaux. 
 
Effets institutionnels

Les effets attendus du projet sont aussi d’ordre institutionnel par la mise en place et le renforcement de capacité de structures d’organisation d’un système intégré durable de transports publics urbains : l’entité publique en charge de l’organisation et de la gestion du système de Bus Rapid Transit, d’une part, l’autorité unique d’organisation et de coordination de l’ensemble des transports du Grand Dacca (Dhaka Transport Coordination Authority), d’autre part. Ces structures, qui seront confortées par l’assistance technique apportée par le projet conçu par la BAsD et par la subvention additionnelle que mobilisera l’AFD auprès de l’Union européenne, seront ainsi en mesure de mener à bien la mutation d’un système complexe, où les intérêts sont multiples.
 
Un des projets de Bus Rapid Transit les plus avancés

Le  projet est l’un des plus avancés qui aura été conçu à ce jour, car il tient compte des réussites, mais aussi des lacunes, des systèmes analogues mis en service sur tous les continents depuis le début des années 2000. 
 
Le projet porte, d’une part, sur la réalisation physique de la partie nord (20 km) du premier corridor BRT prévu au plan directeur (corridor nord-sud de 40 km), d’autre part, sur la mise en place institutionnelle des structures de gestion du futur réseau complet de BRT. Cette section de 20 km reliera l’aéroport de Dacca et le centre d’affaires d’Uttara à la gare ferroviaire de Gazipur, en desservant une frange urbaine en développement très rapide. La population actuelle, de l’ordre de 1 million d’habitants, pourrait tripler d’ici 2025, ainsi que le nombre d’emplois, qui atteint déjà le million : la zone desservie abrite notamment 272 entreprises textiles et 3 universités. 
 
Le trafic attendu est estimé à 120.000 passagers par jour en 2017 (première année pleine de mise en service) et 330.000 passagers par jour en 2027. Dans le même temps, les autres transports publics, qu’ils soient assurés par les autobus conventionnels dont les lignes auront été restructurées autour du corridor BRT, ou par les petits modes artisanaux complémentaires du BRT (richshaws, cyclo-pousses), auront vu aussi leur trafic augmenter d’au moins 20%.
 
Au-delà des améliorations physiques, une attention particulière sera portée, d’une part, à la mobilisation de ressources par la récupération publique de la valorisation foncière des sites desservis, d’autre part, à l’intégration des petits opérateurs artisanaux, notamment les nombreux cyclo-pousses tellement précieux pour le « trajet du dernier kilomètre ». Ces approches feront l’originalité et si possible le succès du système de BRT de Dacca.
 
Sources : Site de l’AFD  ( Edition du 03/09/2013)
Naku press : Mise en ligne le 06 Septembre 2013





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L’Union Européenne  annonce 150.000 euros pour les îles Marshall victimes de la sécheresse

 L’Union Européenne a annoncé lundi le déblocage d’une enveloppe de quelque 150.000 euros dans le cadre de l’aide humanitaire aux populations frappées par la sécheresse et la pénurie d’eau potable qui frappe depuis plusieurs mois les îles Marshall.
Cette enveloppe européenne entre dans le cadre du programme « ECHO » (Cellule Aide humanitaire et protection civile de la Commission Européenne), dédié à l’humanitaire.
Aux îles Marshall, la situation résultant d’une pénurie prolongée d’eau potable a entraîné la proclamation d’un état de catastrophe naturelle, pour un nombre estimé à plus de six mille cinq cents personnes direction touchées, a annoncé la délégation de l’UE pour le Pacifique, basée à Suva (Fidji).
 
Cette annonce coïncide avec l’arrivée aux îles Marshall de la Commissaire européenne aux affaires climatiques, Connie Hedegaard, qui y représente cette semaine l’UE au 44ème sommet annuel des dirigeants des États membres du Forum des Îles du Pacifique (FIP).
« Pour la région Pacifique, les catastrophes directement liées aux changements climatiques sont en train de devenir la norme. Les îles Marshall peuvent compter sur le soutien de l’Europe dans leur lutte contre les changements climatiques. Cette aide sera utilisée pour construire 117 réservoirs d’eau supplémentaires, réparer les systèmes existants de collecte d’eau de pluie et financer des programmes de sensibilisation à l’hygiène », a-t-elle déclaré.
Les programmes liés à la mise en œuvre de ce financement seront menés par la fédération international des Croix Rouges et Croissants Rouges, ONG qui avait lancé un appel en faveur des îles Marshall en juin 2013.

ECHO : récente aide post-cyclone Evan pour Fidji et Samoa

Mi-février 2013, l’Union Européenne annonçait pour sa part une nouvelle enveloppe d’aide post-cyclone Evan de quelque 1,8 million d’euros pour Fidji et Samoa.
Cette enveloppe européenne, annoncée jeudi 14 février 2013 à Bruxelles, entrait aussi dans le cadre du programme « ECHO ».
Elle a été débloquée à la suite d’une évaluation effectuée, quelques jours après le passage du cyclone Evan, mi-décembre 2012, à Fidji et à Samoa.

Dans ces deux pays, d’importants dégâts matériels ont été constatés (infrastructures, ponts et chaussées, réseaux électrique et téléphonique), mais des milliers de personnes ont aussi été déplacées.
L’aide européenne se portera en priorité sur des problématiques d’accès à l’eau potable, d’assainissement, et de reconstruction de logements.
Le programme ECHO était intervenu tout récemment à Fidji, qui avait été frappée, toujours dans la même région du Nord et de l’Ouest de l’île principale de Viti Levu, par de graves inondations, en janvier et en mars 2012.
L’enveloppe alors débloquée était de 200.000 euros.
Au plan régional, ECHO finance, à hauteur de trois millions d’euros, des programmes dédiés à des actions de formation, de sensibilisation et de préparation des populations aux catastrophes naturelles.

Sources : Flash d’Océanie ( Edition du 02/9/2013)
Naku press : Mise en ligne le 02 Septembre 2013




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Madagascar : menace de famine a cause de crickets (15 juillet 2013)


13 millions de personnes sont actuellement menacés de famines et de malnutrition suite à une terrible invasion de criquets. Une nouvelle catastrophe pour la population qui se remet encore difficilement du passage du cylone Haruna.




Six mois après  le passage du cyclone Haruna qui a ravagé le Sud-Ouest de Madagascar, la région est victime d’une attaque de criquets. A l’heure actuelle, plus de 40 millions d’hectares de terres cultivables ont déjà été dévastées. Une véritable catastrophe pour les quelques 13 millions d’habitants qui vivent de l’agriculture. Une sévère famine est à craindre dans les prochains mois si rien n’est fait pour soutenir la population.


Dès octobre 2012, des alertes avaient été lancées pour signaler la présence de criquets dans le Sud de Madagascar. Mais les pluies apportées par le cyclone Haruna en février 2013 ont favorisé l’éclosion rapide des larves. Faute de financement, la situation n’a pas pu être maîtrisée et les essaims, parfois long d’une centaine de kilomètres, ont proliféré vers le Nord, détruisant tout sur leur passage.


Les principales régions où intervient Aide et Action (Androy et Atsimo Andrefana) sont sévèrement touchées : les récoltes sont maigres, les silos sont vides et les denrées alimentaires se font rares sur les marchés. Les prix ont triplés, voire quadruplés dans certaines localités. Par ailleurs il est difficile pour les familles de se procurer des semences pour la prochaine saison.


L’absentéisme dans les écoles est de plus en plus sévère. De nombreux enfants du district de Sakaraha ont abandonné l’école pour suivre leurs familles et travailler dans les mines de saphir à des dizaines de kilomètres de leur village. En raison de l’absence des élèves, certains de nos programmes fonctionnent déjà au ralenti. La réalisation de la correspondance fin d’année les écoles d’Andingoza et de Berombotsy dans la zone d’Andranolava a ainsi pris du retard à cause de l’absence de la quasi-totalité des élèves.


Sources : Le magazine de Aide et Action
Naku press : mise en ligne le 28 Août 2013




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L'Ecole un passeport pour la vie !!!


L'EDUCATION POUR TOUS EST NOTRE ENGAGEMENT

Pour Aide et Action, l’éducation est à la base du développement des Etats mais aussi des personnes. Aujourd’hui, malgré les efforts consentis, l’objectif d’une éducation de qualité pour tous est loin d’être atteint. Plusieurs facteurs sont susceptibles de freiner la poursuite de cet objectif. C’est en agissant sur ces freins, en sensibilisant et en appuyant les Etats et les populations dans la réalisation de leurs projets éducatifs qu’Aide et Action contribue, par l’éducation, à changer le monde.



En 2011, 67 millions d'enfants n'ont toujours pas accès à l'éducation. Les filles, les enfants vulnérables, issus des minorités ou des milieux les plus pauvres, sont les principaux exclus de l'éducation. Alors que le développement et la croissance sont conditionnés par l'accès au savoir et aux connaissances, 796 millions d'adultes ne savent ni lire, ni écrire. Aide et Action agit pour que l’éducation devienne une réalité pour tous.






L’éducation, un enjeu de développement
L’éducation est la pierre essentielle du développement humain. Développé dans les années 1990 par les Nations Unies, l’Indice du Développement Humain (IDH) mesure le progrès des nations. Cet indicateur - qui prend compte des conditions d’éducation dans les Etats - a permis de reconnaître l’accès à l’éducation comme un facteur déterminant du développement humain.



Ainsi, alors que le manque d’éducation était longtemps perçu comme une conséquence de la pauvreté, l’éducation est apparue comme le principal levier de la croissance et du développement. Le droit fondamental à l’éducation donne le pouvoir à chacun de faire des choix. Il est l’outil le plus puissant vers l’émancipation.



Suite à ce constat, la communauté internationale s’est engagée une première fois lors de la Conférence mondiale sur l’Education pour tous à Jomtien, Thaïlande (1990). Les représentants de 155 pays et de quelques 150 organisations gouvernementales et non-gouvernementales ont adopté la Déclaration mondiale sur l’Education pour tous. Des objectifs et stratégies ont été fixés, encourageant ainsi les Etats à intensifier leurs efforts pour avancer vers l’objectif d’Education pour tous en 2000. Dix ans plus tard, alors que de nombreux pays étaient loin d’avoir atteint l’objectif d’Education pour tous, la communauté internationale s’est réunie une seconde fois à Dakar, Sénégal (2000), fixant ainsi de nouveaux objectifs pour 2015.





« L’éducation, un enjeu de développement humain »

 

Le dossier complet réalisé par Aide et Action a fait l’objet d’une publication sur le site de Curiosphere TV, la chaîne webvidéo éducative de France 5. > Voir le dossier

Les freins à l’éducation


S’il faut reconnaître la volonté politique affichée de réaliser l’objectif d’Education pour tous, les Etats et organisations sont toutefois confrontés à de nombreux obstacles. La pauvreté des pays et des familles constitue le premier frein à l’éducation. En raison des faibles budgets de l’Etat alloués à l’enseignement, on observe, par exemple, dans les pays dits « en développement » un manque d’écoles et d’infrastructures, un manque de formation des enseignants ainsi que des conditions scolaires précaires. A cela, s’ajoute la précarité des familles. Les parents perçoivent souvent l’école comme peu efficace, ne justifiant pas les investissements nécessaires à la scolarisation des enfants. Il faut donc les sensibiliser et remédier à la précarité des ménages ainsi qu’à l’inaptitude du système scolaire à convaincre les familles de l’importance de l’école.



D’autres freins sont d’ordre socio-culturel. Pourquoi, par exemple, aujourd’hui encore, des millions de femmes et de filles sont exclues de l’éducation ? Les raisons sont diverses : préférence aux garçons, mariage et grossesse précoces, insécurité à l’école, travaux ménagers… Aide et Action développe l’éducation des filles dès la petite enfance et sensibilise les mères à leurs droits fondamentaux. Il faut aussi éliminer les stéréotypes des manuels scolaires représentant les femmes et les filles dans un rôle restreint.



Enfin, on peut identifier un troisième frein à l’éducation lié au handicap. Plus de 500 millions de personnes dans le monde vivent en situation de handicap. L’exclusion est sans aucun doute l’une des plus grandes violences faites à ces personnes. L’école, lieu de socialisation par excellence, pratique trop souvent la mise à l’écart. Pour répondre à cette souffrance, les stratégies d’inclusion peuvent apporter des éléments de réponse.



Agir pour faire de l’éducation une réalité pour tous

Aide et Action s’engage, chaque année, dans la Campagne Mondiale pour l’Education (CME). L’objectif est de sensibiliser les populations à l’importance de l’éducation et de veiller à ce que les gouvernements tiennent leurs promesses pour faire de l’objectif d’Education pour tous une réalité concrète.



Avec plus de 119 projets menés dans 25 pays, Aide et Action agit dans neuf domaines d’intervention : l’accès et la qualité de l’éducation, l’éducation à la vie, à la santé, des femmes et des filles, au développement durable et à la citoyenneté mondiale, l’éducation inclusive, la petite enfance, la migration et enfin, l’urgence et la post-urgence.


Sources : Le magazine de Aide et Action
Naku press : mise en ligne le 28 Août 2013




(crédit ph . NP) - derrière cette belle plage, toute une histoire !!




AU FIL DE L EAU  ........ les petits pas de la stratégie unitaire dans le SUD !!!

La DYNAMIK FLNKS Sud /PT continue à faire écho du discours de l'unité du mouvement nationaliste sur le terrain. Le 24 Août prochain il organise sa journée nationaliste à la tribu de KARIKOUIE  à Paita. Cette journée portera sur la thématique de la jeunesse. Transversale, d'actualité , cette thématique est celle de l'avenir du pays ... La jeunesse d'aujourd'hui , l'adulte de demain, c'est maintenant qu'il faut l'éduquer, l'aider à braver les dures réalités de la vie, en lui donnant les outils et les moyens nécessaires. Face à la politique , la jeunesse se voit soit révoltée parce qu'il a compris le discours, ou abandonnée parce qu'elle est restée dans la posture de la victime dénudée de tous ses moyens et qui n'a plus que ses larmes pour pleurer ou encore ses bras et ses pieds pour nuire parce que marginalisée.  La Dynamik FLNKS Sud /PT se donne comme ambition d'aider cette jeunesse à saisir l'essentiel, saisir le sens du combat et de l'action pour changer les choses. Electeur demain en 2014, ou bachelier, ou demandeurs d'emplois, la jeunesse doit être remis à sa juste place dans la société. 2014 , l'Accord de Nouméa nous demande à tous d'être debout dans le pays, et de se dire, je dois aussi apporter ma pierre à la construction du destin commun , et simplement être acteur ...
La Dynamik FLNKS Sud /PT invitera aussi des intervenants pour des éclairages sur les différentes problématiques liées à la situation de la jeunesse.  Un temps d'échange, de partage, de construction d'un pas de plus sur ce long chemin balisé depuis la nuit des temps par nos vieux . Ce samedi 24 Août , l'histoire de la revendication kanak sera aussi au rendez vous.... A ceux qui veulent se mettre dans cet élan pour la préparation de 2014, venez nombreux à la tribu de Karikuie ( Paita) à partir de 08h30 le samedi 24 Août 2013

Naku press : Mise en ligne le 09 Août 2013.








(crédit ph . NP) - derrière cette belle plage, toute une histoire !!



Les séparatistes de Papouasie occidentale apprécient l'invitation du Fer de Lance


C'est au Vanuatu que le pasteur Alan Nafuki s'est fait le porte-voix.
C'est a Nouméa à partir du 19 juin que les Mélanésiens du Fer de Lance se réunissent. (Credit: AFP) 
Le Pasteur Nafuki est le président de l'Association pour la libération de la Papouasie occidentale, une province indonésienne,  s'est déclaré enchanté par l'invitation du FLNKS (Front de libération national kanak socialiste) au sommet du Groupe Mélanésien Fer de Lance (GMFL)  prévu à partir du 19 juin à Nouméa.

Cette invitation, souligne le pasteur Nafuki, est l'aboutissement d'années de lutte : « Et maintenant nous avons un résultat avec le GMFL en Nouvelle-Calédonie. Je pense que c'est une étape majeure dans l'Histoire de la Papouasie occidentale  depuis 1961. »

Notons qu'il n'est pas dit que les autorités indonésiennes permettront à une délégation de Papouasie occidentale à se rendre à Nouméa.


Sources : Radio Australie 
Naku press : Mise en ligne le 09 Juin 2013


(crédit ph . NP) - derrière cette belle plage, toute une histoire !!




JEAN PIERRE DJIAIWE inéligible pour  3 ans ….

Une décision est tombée, le FLNKS pond ce jour un communiqué d’excuse pour le manque de vigilance , et un soutien  à Jean Pierre. Il arrive parfois que sur le chemin de la lutte on se trompe, mais il y a aussi des sentiers sur lesquels nous n’avons pas droit à l’erreur. La lutte dans les institutions, c’est un terrain sur lequel nous sommes , chaque jour appelé à la vigilance parce que nos gestes peuvent parfois compromettre notre propre cheminement. S’agissant de la gestion des comptes de campagne , c’est un dossier, qui mêle compétence technique et conscience politique, bref des choses à ne pas prendre à la légère. Un mandataire financier dès sa nomination, porte l’avenir de la liste.  Le manque de vigilance exprimée par la direction du Front , paraît un peu léger par rapport aux conséquences d’une telle décision du conseil constitutionnel.  Bien évidemment que le Front doit dire un mot, mais ne pas excuser ceux qui ont manqué de vigilance. On veut peut être couvrir des personnes, d’autres voix se sont élevées pour pointer une responsabilité générale du mouvement . Avant l’identité d’un mouvement , ce sont des personnes , et dommage que dans un mouvement de libération l’on ne sache pas , à un moment donné appeler un chat , un chat… C’est grave d’arrondir les angles quand c’est encore entre nous que l’on fait tomber un des nôtres , surtout que nous n’étions pas en situation de guerre pour justifier cela par une pression quelconque…
Naku press apporte son soutien à Jean Pierre, et lui rend toutes les reconnaissances pour tout le travail qui a été fait depuis. Aussi nous pouvons dire que cela fait partie des aléas du chemin mais quand même….

Naku press : Mise en ligne le 31/05/2013
(crédit PH. NP)





Naku press publie ci -après des extraits de la synthèse faite sur une thématique bien d'actualité , celle des frontières à l'heure de la mondialisation . (Manière de Voir une publication du Monde Diplomatique )  Certaines des affirmations sont à méditer -- Bonne lecture ...
 

Manière de voir

FRONTIERES EN PARTAGE
Un titre provocateur  pour ce beau numéro de Manière de voir consacré aux frontières, qui réussit  le pari d’offrir un tour d’horizon planétaire de ces espaces en profonde transformation.

(…) La suppression des frontières est un vieux rêve. (…) Ces dernières années cet idéal a été paradoxalement par les promoteurs de la mondialisation libérale, qui prônent la libre circulation des biens et des personnes dans un « monde sans barrières » selon les mots d’un ancien directeur de l’Organisation mondiale du commerce ( OMC).

Ce passage en revue des derniers soubresauts géopolitiques va bien sûr à l’encontre des mots d’ordre libertaires : dans le jeu mondial, les dominés se retrouvent en situation de revendiquer pour eux  l’instrument de leur domination, c'est-à-dire l’invention de nouvelles frontières. Le jeu de dominos fractal «  à la soudanaise » montre bien que le contexte postcolonial a de commun avec les anciennes logiques de partage de l’Afrique.

Louis C.D. Joos soulignait en 1965 « l’artificialité »  des frontières africaines il précise que toutes les limites internationales revêtent ce caractère conventionnel. Si l’accent est mis sur l’importance de la course aux ressources dans les appétits territoriaux, l’auteur questionne également sur l’évolution des conditions de la puissance : désormais, les Etats ne sont plus seuls à vouloir s’approprier un territoire au nom d’une extension de leur souveraineté ; des acteurs mobiles ( migrants, entreprises …)  les concurrencent.

Sources : Le Monde Diplomatique – Edition Avril 2013
Naku press : mise en ligne le 05 mai 2013


(crédit ph. NP)





Naku press , publie ci-après un article paru dans le  "Monde". Un article qui pose bien les problèmes de l'école française, ainsi que les limites d'une politique éducative. Bonne lecture...

"La morale laïque, culture commune nécessaire au ciment d'une société"



Propos recueillis par Maryline Baumard

Yann Algan est professeur d'économie à Sciences Po. En 2009, il a reçu le prix du meilleur jeune économiste français décerné par Le Monde et Le cercle des économistes pour ses travaux sur les relations entre confiance et économie. En 2012 il cosigne " La fabrique de la défiance... et comment s'en sortir " (Albin Michel), un livre où l'école tient une large place (Prix Lycéen du Meilleur livre d'économie). A ses yeux, plus qu'une morale laïque, ce dont a surtout besoin l'école française est de profondément réformer ses méthodes pédagogiques pour enseigner la coopération dès le plus jeune âge.

A vos yeux d'économiste, qu'est-ce qu'une " morale laïque " ?

Indépendamment des religions et des choix de chacun, c'est la culture commune nécessaire au ciment d'une société. Une morale laïque promeut les valeurs de tolérance, de coopération, de solidarité et crée un code commun des comportements pour vivre en bonne harmonie. J'ai toutefois quelques réticences vis-à-vis du terme de " morale " que je trouve surchargée. La référence sous-jacente à notre Troisième République est naturellement importante. Mais le rôle de l'école n'est il pas plutôt de transmettre une instruction civique ? Quels grands principes " moraux " l'école doit-elle transmettre, si ce n'est l'art du vivre ensemble ?

Pourtant, le terme même est plébiscité par les parents. Tout le monde en redemande. Pourquoi ?

Ce plébiscite est la preuve que notre société souffre du manque de coopération et de réciprocité. Les parents comptent sur l'école pour changer cet état de fait. Ces attentes sont légitimes, mais se heurtent à une dure réalité : l'école actuelle a beau enseigner l'instruction civique, elle ne permet pas le développement de ces valeurs.

Vous préciseriez ?

Toutes les mesures internationales, notamment à partir des enquêtes PISA de l'OCDE, montrent que l'écolier français se sent beaucoup moins bien à l'école que les enfants des autres pays développés : il se sent moins appartenir à une communauté et souffre d'absence de coopération. Notre école a beau rappeler les grands principes de vie ensemble, elle développe moins le goût de la coopération que celui de la compétition. Dans une étude récente avec Pierre Cahuc et Andrei Shleifer, publiée dans l'American Economic Journal, nous montrons que ce déficit de capital social des écoliers français est lié aux méthodes pédagogiques trop verticales dans notre système éducatif. Selon les enquêtes internationales, les écoliers français sont ceux qui apprennent le moins à travailler en groupe, et consacrent l'essentiel de leur temps à prendre des notes au tableau. Or la coopération, la confiance, se construit dès le plus jeune âge !

Lorsque vous analysez dans vos livres qu'en France plus qu'ailleurs nous vivons dans une société de la défiance, en fait vous dites tout simplement que la morale laïque fait défaut à notre société ?

Oui. Parmi les 97 pays couverts par les enquêtes World Value Survey, qui mesure le bonheur de vivre ensemble, la France se situe au 58ème rang. Seul un Français sur 5 fait confiance aux autres, c'est trois fois moins que dans les pays nordiques, mais aussi beaucoup moins que dans les autres pays développés. La défiance imprègne l'ensemble de la société française. Elle se manifeste à l'encontre de la classe politique, des institutions comme la justice, au sein de l'entreprise et plus généralement envers tous ceux que l'on ne connaît pas. Notre pays est dominé par l'idée que le bonheur est privé et le malheur public. Comment voulez-vous que nous vivions bien ensemble ?

Une telle défiance a évidemment un prix en terme de développement ?

Nos sociétés modernes devraient disposer d'une organisation horizontale laissant une part d'initiative à chacun et reconnaissant les compétences de tous. Or, pour remplacer nos structures hiérarchiques au bénéfice de structures horizontales, il faut un minimum de confiance entre concitoyens ou collègues du travail. Ce n'est pas notre cas et nous nous retrouvons avec les entreprises parmi les plus hiérarchiques des pays développés. Le coût économique d'une telle organisation verticale était moindre dans un monde fordiste, un monde du produit manufacturé, mais dans une société de la connaissance, ça ne marche plus. On a trop de déperdition d'intelligence. Dans nos sociétés de l'innovation et des services, tout le monde peut avoir une bonne idée ! La France ne l'a toujours pas compris.

En plus cela a un coût humain ?

Oui, le sentiment d'absence de coopération à un coût humain beaucoup plus important que le simple coût économique. Vivre dans une société où l'on se défie de nos institutions publiques et de nos entreprises pour réguler les principaux risques de notre vie (sanitaires, environnementaux, économiques) est extrêmement anxiogène et angoissant. Pas étonnant que les Français soient les champions du monde des anti-déprésseurs.

Pour remédier à cela, l'école joue un rôle fondamental. Les compétences sociales et plus généralement les capacités non cognitives comme la coopération avec les autres, l'estime de soi et la confiance dans autrui, se développent très tôt, dès 3-4 ans. Aux Etats-Unis, des études scientifiques suivent depuis 40 ans l'expérience du Perry Preschool Project, où des enfants ont été très tôt sensibilisés à ces principes de socialisation. Ces enfants ont mieux réussi, sont plus souvent en emploi, moins tombées dans la criminalité que les échantillons témoins d'enfant qui avaient les mêmes caractéristiques sociologiques, le même QI, au départ mais qui n'ont pas bénéficié d'un tel programme. A Montréal, nous étudiions une enquête du même type initiée en 1983 auprès de très jeunes garçons présentant des difficultés d'insertion sociale. Les jeunes sensibilisés aux valeurs du vivre ensemble ont une probabilité d'être en emploi de 10 points supérieure à celle du groupe témoin d'enfants qui n'ont pas bénéficié de ce type d'enseignement basé sur la coopération.

Mais ce n'est pas un enseignement de morale laïque qui a lui seul permettra ces changements ?

Il est toujours important de rappeler les grands principes, mais un enseignement moral théorique ne suffira pas à changer les comportements. On a beau lire Liberté-égalité-fraternité au fronton des écoles, cela ne garantit pas que ces trois idéaux soient effectifs à l'école et plus généralement dans notre société. Ce qui est important c'est de faire vivre ces notions.

Je crois surtout que notre école insiste trop exclusivement sur les capacités cognitives sans se soucier des capacités sociales de coopération avec les autres. Selon des enquêtes internationales (Pirls et Timss) sur les pratiques scolaires, 56% des élèves français de 14 ans déclarent consacrer l'intégralité de leurs cours à prendre des notes au tableau en silence. C'est le taux le plus élevé de l'OCDE après le Japon et la Turquie. Où est l'échange, le partage, la relation ? D'autant qu'à contrario, 72% de nos jeunes déclarent ne jamais avoir appris à travailler en groupes avec leurs camarades !

Comment voulez-vous qu'on développe la coopération, l'esprit de groupe à l'école, puis ensuite dans le monde de l'entreprise?

L'école française est vraiment restée sur un mode de transmission verticale du savoir. Or un enfant confronté à un enseignement vertical croit moins aux vertus de la coopération, à l'intérêt de la confiance, puisqu'il ne l'a pas expérimenté !

Vous pensez que la Réfondation de l'école sera l'occasion de cette révolution ?

Saluons les efforts du Ministre d'ouvrir au moins le débat. La prise de conscience du déficit de coopération de notre société est aujourd'hui très largement partagée. Mais si l'on veut refonder l'école française, il ne suffira pas d'introduire un cours de grands principes généraux sur la morale laïque. Il faudra réformer en profondeur les méthodes pédagogiques verticales de l'école française et apprendre dès le plus jeune âge à coopérer, à travailler en groupe, à innover, et à avoir le droit de se tromper ! Il est essentiel également de proposer aux enseignements des formations pédagogiques dignes de ce nom. Les enseignants sont les premiers à souffrir du déficit de formation sur les pratiques pédagogiques. Et surtout il faudra évaluer l'efficacité de ces politiques. Le retour de la morale laïque est un serpent de mer qui revient tout le temps. Pour faire avancer concrètement le débat, donnons nous enfin les moyens d'évaluer sérieusement les effets d'un changement des méthodes d'enseignement.

Maryline Baumard
Sources : Journal  " Le Monde"
Naku press : Mise en ligne le 23/04/2013



(crédit ph. NP)- un chemin qui mène quelque part ....





LA DYNAMIK FLNKS SUD /PT 
ORGANISE une mobilisation sur la Citoyenneté
ce SAMEDI 06 Avril 2013  a NOUMEA  !


La Dynamik FLNKS Sud/PT , est une organisation mise en place au lendemain des élections provinciales de 2009. Une structure qui s’est donné comme principal objectif  , le suivi de l’action politique dans les institutions. 4 élus sur 40 à la province Sud , c’est une minorité mais leur présence dans les différentes commissions de travail au sein de l’institution constitue autant d’espaces pour défendre les positions indépendantistes.  Depuis sa création , cette structure de proximité , a fait régulièrement des rencontres avec les élus pour apprécier ensemble la progression  de certains dossiers jugés stratégiques pour le mouvement indépendantiste  dans le Sud , voire même au niveau du pays.

Jusque l’année dernière la Dynamik FLNKS Sud /Pt n’était constituée que par des représentants des 4 partis du FLNKS, c’est donc en Juillet 2012 , lors d’une AG  à Paita que le Parti travailliste a décidé d’intégrer cette structure pour préparer ensemble 2014.

Lors de sa dernière AG de Goro , la Dynamik FLNKS Sud a décidé d’un planning d’activités pour sensibiliser l’opinion sur des dossiers restés en souffrance depuis, mais qui doivent maintenant aboutir au vu du calendrier politique fixé par l’Accord de Nouméa. Parmi ces dossiers : la  Citoyenneté.  Un mot qui dit long , un mot qui dit sans signification lorsque l’on jette un regard sur la réalité dans le pays, un mot qui s’inscrit dans la hiérarchie des étapes juridiques de l’émergence d’une nouvelle nation.  Difficile, quand on en juge de l’avancée des discussions sur ce dossier, mais le processus de décolonisation exige  la tenue des débats autour de cette question. Jusque là , des grandes déclarations ont conforté « certaines oreilles » , ceux là même qui crieront sur tous les toits que les choses avancent. Bref , dans la déclaration de politique générale du gouvernement , nous avons noté le concept d’un code de la citoyenneté.  Oui des annonces mais à quand les actes ?

La Dynamik FLNKS Sud /PT a décidé d’une mobilisation populaire sur ce dossier, pour dire tout haut à l’opinion publique, que malgré les beaux discours, certains ont encore la main accroché au frein à mains sur la question. Mais pour les indépendantistes, ils rappelleront que la citoyenneté fait partie des mots clés de l’accord de Nouméa. Adepte à faire une chose à la fois, le mouvement nationaliste kanak s’est mobilisé coûte que coûte sur la question de la mine, et à ce jour nous comptons déjà les jours pour apprécier les premières coulées de l’Usine du Nord, - depuis quelques moments déjà les militants indépendantistes ont pris le pas dans les médias locaux pour sensibiliser la population sur la nécessité de s’inscrire sur les listes électorales et voter ,  jusqu’à même obliger l’Etat français à faire de la communication sur le sujet. Bref. A côté du droit de vote, il y a l’accès à l’emploi , bien évidemment qu’il y a eu un texte voté sur la priorité aux gens du pays sur l’emploi  , mais comme dans tout autre secteur, aucune structure de contrôle n’a été mis en place pour le suivi de son application.

La population a le droit de savoir, où en est-on sur cette question primordiale qui nous concerne tous, et surtout les futures générations. En même temps aussi  mobilisons nous pour dire à ceux qui ont la charge du dossier d’accélérer le processus comme dirait l’autre.   
RENDEZ VOUS DONC  A LA MARCHE PREVUE LE SAMEDI 06 AVRIL 2013 A NOUMEA !! 

 Naku press : mise en ligne le 01/04/2013

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Naku press publie ci-après un extrait de la lettre de l’AFD  le bras financier de la coopération française dans le monde.

 

L'AFD soutient l'Inde dans les moments difficiles"

Après des réformes économiques entamées dans les années 90, l’Inde a vu son développement s’accélérer. Et pourtant, le manque d’infrastructures constitue un goulot d’étranglement majeur pour l’économie indienne. L'AFD s'appuie sur le besoin de modernisation des équipements pour promouvoir une croissance sobre en carbone et la protection de la biodiversité, malmenée par la croissance démographique et économique. Interview d'Aude Flogny-Catrisse, directrice de l'AFD en Inde.

Que diriez-vous de la situation indienne en termes de développement ? Quelle en est votre lecture ?
L’Inde est un immense pays dont le développement est extrêmement contrasté, où la richesse opulente côtoie la pauvreté la plus criante.
Deuxième pays le plus peuplé du monde, 1,24 milliard d’habitants dont plus de 800 millions vivent avec moins de 2$ par jour, l’Inde est de très loin le plus pauvre des BRICS (groupe des cinq pays émergents : Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du sud) per capita.

Après des réformes économiques entamées dans les années 90, l’Inde a vu son développement s’accélérer et devenir dans les années 2000 l’une des nouvelles puissances émergentes, sur les plans économique et politique globaux. L’Inde voit cependant aujourd’hui ses fondamentaux économiques se dégrader et sa croissance se ralentir.

Quel est le mandat de l’AFD en Inde ? Dans quels secteurs, sur quel type de projet concentrons-nous nos financements ?
L’AFD a ouvert son bureau en 2007 puis signé en 2008 un protocole d’accord avec un mandat de préservation des biens publics mondiaux, plus particulièrement la lutte contre les changements climatiques et la conservation de la biodiversité.

Ce mandat se traduit en premier lieu par le soutien à une croissance économique moins énergivore et moins dépendante des énergies fossiles. Nous cherchons donc à appuyer les initiatives promouvant les énergies renouvelables et l’efficacité énergétique.

Notre deuxième axe d’intervention est la maîtrise de l’urbanisation croissante par le développement d’infrastructures sobres en carbone dans les secteurs du transport urbain et de la gestion de l’eau.

Enfin, la protection de l’environnement et notamment de la biodiversité du pays, très malmenée par la croissance démographique et économique de ces dernières années, est également une priorité.



Qu’est-ce qui intéresse les Indiens dans l’accompagnement de l’AFD ?
Le mandat de l’AFD a été bien accepté par les autorités indiennes parce que nous finançons certains projets d’infrastructures urbaines indispensables à la poursuite de la croissance économique et qui figurent dans leur plan quinquennal.

Qui sont nos partenaires ?
L’organisation du financement des politiques publiques en Inde est une autre caractéristique de l’administration indienne qui a aidé l’AFD dans le développement de sa présence. Pour chaque secteur prioritaire, l’administration dispose d’une agence financière (IREDA pour le financement des énergies renouvelables, PFC et REC pour le financement des infrastructures électriques, SIDBI pour le financement des PME, NABARD pour le financement du développement rural, IIFCL pour le financement des infrastructures). Ces institutions  financières publiques, plus ou moins autonomes financièrement, sont les interlocuteurs naturels de l’AFD qui peut intervenir tant en prêt souverain (à l’Etat) qu’en non souverain, si le bilan de l’institution financière le permet.

Et que leur apporte effectivement l'AFD ?
Au niveau technique et savoir faire, les lignes de crédits environnementales à des institutions financières publiques sont accompagnées d’un volet d’ assistance technique (mise à disposition d'un expert). Cette assistance technique, au travers d’expertise française, permet de renforcer, par exemple, les capacités de l'institution financière que nous soutenons, dans d’élaboration de critères d’attribution des financements des énergies renouvelables et de l’efficacité énergétique.

Ce renforcement de capacités consiste également en des formations et voyages d'étude en France et en Europe sur des technologies encore mal maîtrisées comme le solaire à concentration. Ce volet d’accompagnement permet aussi de renforcer le volet RSE ( responsabilité environnementale et sociale ) de certains partenaires de l’AFD en contribuant à l’élaboration et la mise œuvre de politiques RSE.
Comment l'AFD finance-t-elle les projets qu'elle a identifiés ? Plutôt en dons, en prêts ?
L’AFD intervient en Inde en prêts souverains (à l'Etat) ou non souverains aux conditios du marché. Cela signifie que l’Etat français ne fournit pas d’effort budgétaire pour bonifier l’offre financière de l’AFD en Inde.

S’agissant des prêts souverains, l’emprunteur est le ministère des Finances indien, qui peut rétrocéder le prêt à un état fédéré ou une institution publique. Ce mode de financement permet de financer des projets spécifiques à des Etats de l’Union et nouer des partenariats avec des administrations et élus aux niveaux des états dont l’autonomie reste somme toute très limitée.

Dans le cas des lignes de crédit, ce mode de financement en intermédiation bancaire permet à l’AFD d’accompagner et de renforcer une institution bancaire publique tout en multipliant les bénéficiaires de financements dans un secteur déterminé, contribuant ainsi à un effet de levier.

Quelles sont les perspectives pour l’AFD en Inde ?
Le manque d’infrastructures constitue un goulot d’étranglement majeur pour l’économie indienne. Chaque année, l’absence ou la vétusté d’infrastructures basiques ampute la croissance du pays de plusieurs points. Très conscient de ce frein au développement et à la croissance, le Gouvernement indien a fait du secteur des infrastructures une priorité nationale depuis le milieu des années 2000. Ainsi, alors que le 11ème plan quinquennal (2007-2011) ambitionnait d’atteindre un niveau d’investissements de 500 milliards de dollars, le 12ème plan, qui couvre la période 2012-2017 vise la réalisation d’investissements dans les infrastructures à hauteur de 1000 milliards de dollars. Pour atteindre ces objectifs très ambitieux, dans un contexte caractérisé par un budget contraint, le Gouvernement indien favorise la création de structures (véhicules) dédiées pour mobiliser des financements internes. Devant l’ampleur des besoins, y compris en équipements et en expertise, l’Inde doit cependant aussi recourir à des financements externes.

Lorsque l’AFD a ouvert son bureau en 2007 puis signé en 2008 avec le ministère des Finances indien un accord d’établissement, l’Inde recevait environ 2,5 Mds$ d’Aide publique au développement (APD) chaque année. Les coopérations britannique et allemande étaient implantées depuis l’Indépendance. L’AFD n’était pas forcément attendue.

Aujourd’hui, l’AFD est une agence bilatérale qui augmente ses engagements en faveur de l’Inde  (233 millions d’euros de prêts en 2012) alors que plusieurs bailleurs ont annoncé la réduction de leur aide en subvention tels l’Union européenne ou le DFID (coopération britannique).

L’AFD qui a indiqué son intention de porter ses engagements annuels à 300-350 millions d’euros au service d’une croissance verte et solidaire.

Naku press : Mise en ligne le 08/02/2013



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REPUBLIQUE DOMINICAINE : La nature au cœur de l’action

A Guyabo, République Dominicaine, Aide et action met en place deux projets d’éducation à l’environnement, à la gestion de l’eau et à la reforestation. Le point sur ces projets qui visent le développement durable d’une communauté pauvre et isolée.

Déboisement, érosion, eau contaminée …, des problèmes environnementaux se multiplient en Haiti et en République Dominicaine et exposent les deux pays à des catastrophes naturelles récurrentes et à de sérieux problèmes de santé publique. Au vu de ce constat alarmant, Aide et Action a mis en place en 2006 un projet dans le district municipal de Guayabo afin de faciliter  l’accès à l’eau potable pour des familles isolées. Depuis quatre ans maintenant, un aqueduc relie le village à l’eau potable. Libérés de la corvée de l’eau, les enfants sont désormais le temps pour aller à l’école.

ACAJOU et COEUR DE PIGEON
L’ensemble de la communauté a également été formée à la gestion efficace de l’eau, notamment pour des vergers familiaux. En partenariat avec le Ministère de l’Agriculture, les assemblées communautaires et Aide et Action ont réhabilité des terrains pour 50 familles, acheté du matériel agricole et formé 50 femmes à la production de légumes.
Aujourd’hui, les formations sur la gestion durable de l’eau continuent, mais un nouveau projet vient compléter ce programme. Pour que le développement local de la communauté de Gyayabo s’inscrive dans la durée, le reboisement avec la création d’une pépinière moderne a ét mis en place. Pour ce faire, il a fallu analyser les zones à reboiser, les espèces à planter et impliquer techniciens et décideurs locaux, dont le ministère de l’Environnement. Réutilisant les structures métalliques d’une pépinière de 625m² et un système d’irrigation sont rapidement sortis du sol. Pour éviter l’usage d’engrais chimique, une fosse servant à produire du compost a été creusée. Enfin, des journées de reboisement ont été organisées. De l’élève au fonctionnaire gouvernemental, près de 400 personnes se sont retroussées les manches pour planter pins, acajous ou encore « Cœurs de pigeons », des cerisiers très robustes.

Fin 2012,, plus de 100 000 arbustes auront ainsi été replantés, permettant à toute une communauté de subvenir à ses besoins tout en préservant la nature. Et après leurs cours, les enfants pourront bientôt jouer à l’ombre d’un pin et cueillir.

Sources : Le magazine de Aide et Action (Num 125 - décembre 2012)

Naku press : Mise en ligne le 01/01/2013.




 Info express !!! Info express !!! 


LA VOIE DU FLNKS , l’organe d’information du FRONT DE LIBERATION KANAK SOCIALISTE , vient de sortir le numéro 20 , avec en titre : LE DERNIER COMITE DES SIGNATAIRES CONFIRME L’ACCORD DE NOUMEA DANS LE PROCESSUS DE DECOLONISATION .

Dans ce dernier numéro de l’année 2012 , vous trouverez les principales motions de politique générale des partis composantes du FLNKS, une base d’information intéressante, - un article sur la jeunesse et l’alcool , un article qui relève les différentes responsabilités engagées derrière ce spectacle de désolation , ces accidents qui rythment l’actualité des week end, - une réflexion de la jeunesse sur le développement économique sur le foncier coutumier , une génération qui s’intéresse aux enjeux d’avenir du pays – La destruction des cases cette nouvelle qui a désolé tout le monde , pourquoi un tel spectacle ? Des cases qui gênent les voitures c’est le titre de l’article sur le sujet . Compter sur ses propres forces , la conclusion de l’éditorial écrit par la direction du front, est une idée qui est transversale dans les articles de ce dernier numéro.  Et enfin la petite lucarne habituelle sur la région avec les préparatifs précédant la passation de la présidence du Groupe fer de lance mélanésien au FLNKS en 2013 . Nous sommes à une semaine de la fin de l’année 2012 , la Voie du FLNKS rappelle , encore les délais pour les inscriptions sur les listes électorales spéciales , avec les démarches à faire, un passage obligé si on veut voter pour les prochaines provinciales en 2014. Vous l’aurez compris , ce dernier numéro acte bien cette fin d’année pour dire que l’Accord de Nouméa reste la feuille de route pour l’accès à la pleine souveraineté du pays, et le FLNKS confirme sa volonté d’intégrer réellement le pays dans la gestion des affaires de la région , et notamment dans la grande famille de la mélanésie.

La VOIE DU FLNKS , est vendu à 100 cfp vous le trouverez dans les points de vente habituels, et elle est aussi vendue à la criée sur les marchés de Nouméa.

Naku press : Mise en ligne le 23/12/2012





LE 21/12/2012, jour de la fin du monde déclaré par le calendrier MAYA !!


En Calédonie dans le milieu politique c’est depuis la semaine dernière le bal des mots pour terminer aujourd’hui par la valse tahitienne qui va débuter ce matin au congrès : le vote de la motion de censure déposée par le groupe Calédonie Ensemble.



La classe politique calédonienne est revenue de Paris, gonflée de cette bouffée d’oxygène de l’Elysée à la sauce antillaise. D’ailleurs certains sont satisfaits, d’autres ont estimé que la sauce elle a été un peu envahissante, à la Lurel au poste d’animateur. Bref. Le problème c’est que cette bouffée d’oxygène n’a pas été jusqu’aux poumons de certains, et que donc ils continuent à respirer de cet air de Kanaky à la sauce locale avec les petites bagarres intestines, parfois frôlant les logiques des jeux de bille dans la cour de récréation. Mais nous sommes en politique, et ces valses dont on ne sait jamais qui commande la musique, ne sont finalement pas si neutres que cela. Les législatives ont été le fait déclencheur de tout un visage caché du milieu politique calédonien à la veille des échéances importantes pour l’avenir du pays. Ces derniers jours, voire ces derniers mois, la droite locale n’a pas cessé de s’entredéchirer par médias interposé. Et les arguments censés dans ce débat il fallait vraiment aller les chercher. Entre donner de l’ampleur à des indicateurs sociaux , économiques comme étant des dossiers jamais traités, ( alors que les choses sont en cours ) et les combats de chefs tel que celui engagé actuellement dans le RUMP, finalement est ce que nous ne sommes en train d’assister à ce que certaines idéologies qualifient de : la contradiction des intérêts d’une petite bourgeoisie qui a toujours fait la pluie et le beau temps dans le pays. Certes que le discours porté par le mouvement nationaliste kanak a fait son chemin et réussi à faire dire à certains du camp adverse, qu’il faut maintenant réfléchir sur un projet de société, ce qui est un changement du statut quo : la Calédonie dans la France. Mais voilà, ce genre d’évolution dans le discours politique ne plait pas forcément à tout le monde. Accepter le drapeau kanak aux côtés du bleu blanc rouge, c’est mériter une mort politique. Et la majorité qui s’est dégagé aux législatives veut bien dire cela, ou alerter certain sur ce risque « imminent ». Ces genres d’initiatives froissent, parce que nous sommes encore dans le débat purement politique, donc on essaie de surfer pour essayer de trouver la moindre brèche à utiliser pour éteindre définitivement ce slogan d’indépendance qui gêne la vue !!! . Mais comme le processus de décolonisation est constitutionnalisé, à un moment donné, certains ont compris que le train est bien parti. Donc les intérêts sont menacés, certains d’ailleurs ont occupé les tribunaux ces derniers temps. Il faut à tous prix se battre pour s’accrocher aux postes de pouvoir, ce n’est plus que cela qui explique ces agressivités format BC BG du camp non indépendantiste de ces derniers temps. Dans tout cela qui ne doit pas perdre le sang froid, c’est bien le mouvement nationaliste kanak, à l’initiative de qui ces accords ont été signés. Mais certains sont déjà en train de gérer l’après 2014, et commencent à se bousculer pour pointer untel et un tel alors que les nationalistes ont d’abord comme enjeu de gagner un rapport de force suffisant pour mener à bout le processus engagé par l’accord de Nouméa. Il faut parfois que nous sachions aussi sortir de notre « petite bulle » et voir qu’il y a le pays et non pas se cantonner que sur un petit périmètre , parce que oublier ce rapport de force nécessaire pour l’aboutissement de l’Accord de Nouméa, c’est assurer sa place dans la catégorie des grands démagogues qualifiées pour abuser de la confiance du peuple pour d’abord ses propres intérêts. Il parait que la politique est devenu un fond de commerce certes, mais ne pourrait-on pas laisser cela pour les autres, et les nationalistes de prendre une autre posture ? C’est toute la question.
Naku press continuera à plaider pour une logique pays, par ce que c’est cette dimension qui est portée par l’Accord de Nouméa. Les Accords ont été signés parce qu’il fallait preuve d’intelligence, et accepter de continuer le combat dans les institutions, cela a été le choix du mouvement.



Naku press : Mise en ligne le 21/12/2012

LA PETITE FEUILLE DE COCOTIER ……………………. Le numéro de  Novembre 2012

Ce mois de Novembre 2012 , un mois bien politique pour kanaky. Les congrès de nos partis nationalistes pour repréciser les mots d’ordre ou pour renouveler nos équipes dirigeantes, tout est en place pour repartir pour une année.  La droite locale aussi convoque ses instances dirigeantes , mais plutôt avec comme un vent de turbulence, le dernier JT de NC 1ère d’hier ( Lundi 26/11/2012) en a fait état. Espérons simplement qu’un vent de sérénité viendra calmer les ardeurs , et de permettre à tous de remettre la raison au centre des discussions.

La visite du Ministre des Outre Mers , Mr Victorin LUREL , a bien évidemment occupé largement l’actualité du pays. Les visites classiques d’un représentant de l’Etat , pour remarteler la nécessaire intervention de l’Etat pour soutenir les gros programmes de développement du pays ou encore accompagner le processus de décolonisation. Les propos connus maintenant de la « mère patrie », l’avenir du pays , c’est votre problème , tout dépendra de votre capacité d’agir ensemble pour le bien de tous.  Oui si nous avons engagé un processus de décolonisation, quelque part c’est prendre ses propres responsabilités pour la gestion des affaires , mais il est vrai  que certains liens ont encore du mal à se défaire de la  puissance de tutelle.  Normal parce que plus de 150 ans de colonisation ne se défait pas en un jour , mais l’artillerie institutionnelle qui a hissé l’accord de Nouméa , oblige à certaines choses et ce d’une manière irréversible : les transferts de compétence. Le boulevard qui est ouvert, mais bien évidemment il y aura toujours des cailloux pour éviter le tapis rouge aux indépendantistes.

D’ailleurs cette visite du Ministre a permis de soulever quelques dossiers traînant encore des problèmes , l’UGPE , le groupement des Parents d’élèves à 80% gérés par des militants nationalistes est allé dans les rues partout où le ministre s’est rendu pour parler de l’enseignement des langues kanaks , dans les institutions les nationalistes ont quelque part réaffirmé leur refus de bouger la clé de répartition, comme juste avant , ces mêmes nationalistes ont réussi à faire à ce que le rapport DUTIHEUL sur la stratégie industrielle ne soit pas un document final mais plutôt un rapport d’étape, parce qu’il y a encore des choses à rediscuter.

Le mouvement nationaliste avance malgré tout, il a les aléas du chemin à gérer mais le discours réussit bien à tracer un contours, qui petit à petit trouve les tournures de phrases , les problématiques  à discuter , les perspectives , bref des préoccupations normales pour un mouvement qui a quelque chose à construire. Aucun système au monde n’est parfait, mais retenons l’essentiel pour avancer. Nos différences doivent être une richesse pour affiner petit à petit notre projet final qui est la pleine souveraineté de notre pays.

La gestion d’un pays c’est d’abord l’affaire de ceux qui y habitent , le Ministre a confirmé cela en terminant un de ses discours en disant : « quelque soit le résultat du référendum vous serez un pays quasiment souverain . Et alors c’est une société de cohésion que aurez à construire ».

Naku press : Mise en ligne le 27/11/2012 à 8h01







DES AFFAIRES EN COURS DANS LA HAUTE CLASSE POLITIQUE CALEDONIENNE !!




Naku press partage ici un article traitant des affaires en cours de ces grands messieurs issues de la haute classe politique du Pays !!! A quand la moralisation de la vie politique ?

Par Sylvain Duchampt

• Publié le 22/11/2012
07:41, mis à jour le 22/11/2012
15:41

Le député de la seconde circonscription, Philippe Gomès, et le Président du gouvernement, Harold Martin font actuellement l'objet, respectivement, d'une enquête préliminaire et d'une information judiciaire.


Dans le milieu judiciaire on appelle cela les « dossiers signalés ». Une veille discrète par le parquet général du travail des juges sur des enquêtes concernant des personnalités afin d'en informer le ministère de la Justice. La Nouvelle-Calédonie n’échappe pas à la règle. Actuellement, deux dossiers attirent particulièrement l’attention au palais de justice de Nouméa. Une enquête préliminaire et une information judiciaire concernant deux hommes politiques locaux de premier plan : Philippe Gomès et Harold Martin.

En juillet 2011, Philippe Gomès dénonçait « le caractère raciste, inadmissible et dangereux d’une démarche qui aboutit à stigmatiser la communauté wallisienne et futunienne en la livrant complaisamment à la vindicte populaire. » L'ancien président de la Province Sud venait d'être auditionné par la section de recherche de gendarmerie dans le cadre d'une enquête préliminaire menée sur l’attribution de subventions et d’emplois d’insertion PPIC à plusieurs associations wallisiennes et futuniennes par la Province Sud durant les mois précédents l'élection provinciale de mai 2009. Seize mois plus tard, les enquêteurs viennent de rendre leurs conclusions sur ce dossier. Elles sont depuis près d'un mois sur le bureau du vice- procureur Hervé Ansker.



150 millions de francs et 8O emplois

Tout a commencé par une intervention publique de Didier Leroux en assemblée provinciale (23 février 2009) : « La Province Sud aurait accordé récemment de nombreuses subventions à des associations nouvellement créées œuvrant au sein de cette communauté. (...) Outre ces subventions, des PPIC leur auraient également été attribués, ainsi qu’à des chefs coutumiers. Enfin des conventions auraient été signées avec des districts de Wallis et Futuna. (...) En cette période préélectorale, l’utilisation inconsidérée que faites de l’argent des contribuables s’apparente à une dérive clientéliste inacceptable. » (Les Nouvelles Calédoniennes -vendredi 29 juillet 2011).

La justice a cherché à savoir dans quelles conditions et pour quelles raisons ces subventions et ces emplois d’insertion ont été octroyés. Au total, ce sont près de 150 millions de francs qui auraient été versés à la veille des élections provinciales de 2009 et près de 80 emplois attribués, comme le souligne la chambre territoriale des comptes dans l'un de ses rapports sur les finances de la Province Sud en 2012 . Plusieurs dizaines de personnes, notamment des chefs coutumiers, ont été entendus dans cette affaire et auraient révélés les dessous du dispositif. L’un d’entre eux nous avait confié avoir bénéficié d’un emploi PPIC pour travailler au sein de l’une de ces associations. Il reconnaitra en réalité être payé à travers cet emploi pour assurer la sécurité lors des meetings de campagne de Calédonie Ensemble.

Auditionné comme témoin assisté, Philippe Gomès estimait être victime d’un dossier monté de toutes pièces par le Rassemblement-UMP à quelques mois du scrutin législatif de 2012 : « Cette affaire est un mauvais procès, une boule puante préélectorale aux relents racistes qui pourrait bien se retourner contre ceux qui l’ont lancée » La Province Sud s’est portée partie civile dans cette affaire. Elle devra attendre d’ici la mi-décembre 2012 avant de connaître la décision du parquet de Nouméa quant à un renvoi de l'actuel député de la seconde circonscription devant un tribunal. D'ici là, Philippe Gomès saura si sa condamnation dans l'affaire SPOT sera confirmée ou non.

Prise illégale d'intérêts

L’autre dossier est une histoire de rendez-vous manqués, ceux d'Harold Martin et de la juge d'instruction Emmanuelle Quindry. Le président du gouvernement reçoit en septembre dernier une convocation de la justice pour une probable mise en examen pour prise illégale d’intérêts (voir ICI ) dans le dossier des terrains de Païta. Une affaire sur fond d'autorisation d'ouverture d'un centre commercial et de règlement de comptes politiques entre vieux amis. En avril 2010, la commission provinciale d'urbanisme commercial de la Province Sud se penche sur le dossier de la SARL NOVA. Un projet d'Hyper U construit sur un terrain de onze hectares situé à l'entrée de la commune de Païta dans une zone dénommée « la Plaine de la gendarmerie ». Une commission à laquelle participe Harold Martin, en tant que maire de la commune, et durant laquelle il va donner un avis favorable à ce projet. Philippe Michel, de Calédonie Ensemble, dénonce alors un conflit d'intérêts de la part du maire. Ce terrain appartenait à la famille Martin (à la fois à Harold Martin à son frère et à sa sœur) avant d'être cédé à l'aide d'un compromis de vente en juin 2007 à la SARL NOVA, détenue à l'époque par les hommes d'affaires Claude François, François-Xavier Bonnet et Jean-Marc Bruel, pour 250 millions de Francs.

Calédonie Ensemble distribue à plusieurs rédactions locales, dont NC Première, un dossier complet expliquant comment Harold Martin aurait favorisé ce projet dans lequel il a un intérêt. Le changement de classement du terrain est notamment pointé du doigt. Situés en zone UB, réservée à l'habitat résidentiel, les 10 hectares de terre vont passer, après la signature du compromis de vente, en catégorie UE, réservé aux équipements collectifs. Le principal intéressé clame alors « avoir fait les choses dans les règles » et s'estime victime d'un contre-feu de Calédonie Ensemble pour faire oublier les ennuis judiciaires de Philippe Gomes dans l'affaire SPOT.La Justice considère cependant qu'il y a matière à ouvrir une enquête préliminaire dans le courant de l'année 2010. Quelques mois plus tard, l'affaire est confiée à un juge d'instruction.



Congé maternité du juge

C'est dans le cadre de cette information judiciaire qu'Harold Martin apprend sa convocation devant la juge d'instruction Emmanuelle Quindry. L'audition est une première fois repoussée à la demande de l'actuel président du gouvernement en raison d’un déplacement au Groënland pour le forum des pays et territoires d’outre-mer relevant de l’Union européenne. Un autre rendez-vous est pris pour le 9 octobre suivant. Nouveau raté. Harold Martin s'envole à la dernière minute pour New York. Il doit y prononcer un discours devant l’ONU le jour même de sa convocation devant la justice. Harold Martin à la chance avec lui. Emmanuelle Quindry part justement le lendemain (le 10 octobre 2012) en congé maternité. La convocation du maire de Païta - et sa possible mise en examen - n’interviendra que d’ici le retour de la juge d'instruction. Harold Martin a gagné un sursis probablement jusqu’à l’an prochain. Il évite pour le moment une deuxième mise en examen en un an, après celle intervenue en octobre 2011 pour prise illégale d'intérêt et favoritisme dans l'attribution du marché de défiscalisation de la 3G à l'OPT.


La section locale du parti Socialiste et plusieurs syndicats s'interrogent sur la lenteur de ces affaires concernant des hommes politiques locaux. Ils s'inquiètent de la véritable volonté de la justice calédonienne de les voir aboutir mais aussi du manque de moyens pour traiter ce type d'enquêtes. La question des “dossiers signalés” devrait alimenter les discussions, dans les prochains jours, lors des entretiens avec le ministre des Outre-Mers, Victorin Lurel.

Naku press : Mise en ligne le 23/11/2012


























LA DYNAMIQUE UNITAIRE SUD (LA D.U.S.) en coordination générale , quel bilan après un an d'existence ?


5/11/2011 à la maison commune de St Sébastien, des militants du Palika ne se retrouvant plus dans les nouvelles stratégies développées par le parti, ont annoncé officiellement à la presse la création de la D.U.S. Un an après la DUS marquera un temps d’arrêt pour apprécier ce qu’il a pu développer comme travail sur le terrain et dans les institutions, là où ses militants sont présents. Ce bout de chemin servira pour continuer à poser son organisation et affiner sa stratégie par rapport au mot d’ordre d’unité du mouvement nationaliste particulièrement dans la province Sud.



Demain samedi 17/11/2012, la D.U.S. se retrouvera en coordination générale au Restaurant l’Eau Vive du Pacifique à partir de 8h30. Et le lendemain, les militants de la DUS se retrouveront autour d’un pot à la Maison commune de St Sébastien, question de marquer à sa façon cette première année d’existence.



A ceux qui auront eu l’occasion de lire cette rubrique actualité de Naku Press, et qui souhaitent connaître d’avantage sur ce qui fait, la consistance du travail de la DUS , venez vous joindre à nous à la maison commune de St Sébastien ( commune du Mont Dore) , c'est à partir de 9h00 , ce dimanche 18/11/2012 .  Un espace de convivialité et d'échange autour des objectifs du mouvement mais aussi de cette date du 18 Novembre qui a marqué un tournant dans l'histoire de la lutte du peuple Kanak !!!


Naku Press : Mise en ligne le 16/11/2012 à 11h45




 
La petite feuille de cocotier  de Naku press !!!



Hier ils ont réussi leur coup, ils sont maintenant sur les sièges de député à Paris. Forts de cela , bien évidemment qu’ils ont tout fait pour prendre la présidence du congrès la plus haute instance de décision du pays. Depuis cette semaine, les premières phrases sont sorties pour dire qu’ils vont peut être faire tomber le gouvernement . On annonce cela comme une éventualité, mais on soumet l’opinion publique locale à une période de réflexion , histoire de  couper un peu le souffle de certains, parce que les décisions se prendront la semaine prochaine. Certainement  que des copains vont commencer à compter les secondes, mais nous sommes en politiques, et c’est bien la bagarre des égos qui va être mis au devant de la scène. Mais quand même  regardons un peu dans le rétroviseur , ceux qui chantent fort actuellement ce sont ceux qui n’ont qu’une représentativité de  10 élus au congrès . Mais bon on ira au plus gros, on va retenir pour l’instant cette marée électorale qui les a porté  à la députation à Paris.

Nous sommes à deux ans d’une échéance importante pour l’avenir du pays, et on va remplir les colonnes du seul quotidien par des propos qui ressemblent très fortement à des discussions du « Café du commerce ». Donner de la lisibilité à ce qui peut être la perspective de l’Accord de Nouméa, c’est une préoccupation à reléguer au second plan, c’est d’abord du genre : « toi tu as dit cela  - alors pourquoi tu ne changes pas de camp et va rejoindre les indépendantistes , vas  y met ton drapeau rouge !!! - ou encore : on parle de préalable  et on bloques la réforme globale de la fiscalité, - et enfin on boycotte le dernier comité de pilotage sur l’avenir institutionnel du pays , une instance mise en place par un comité des signataires avec l’approbation de tous les groupes politiques,  voyons soyons un peu sérieux !!!  Stratégie de communication, rien à dire, du 20 sur 20 pour de la politique politicienne bien imprégnée d’une sacrée dose  de …..  . Le ton est donné , on va tirer sur tout , parce que la voix minoritaire  ( au sens du corps électoral prévu par l’accord de Nouméa) qui a réussi à convaincre le reste pour prendre le perchoir au congrès , elle va tout faire pour gagner l’adhésion de l’opinion en vue des prochaines échéances provinciales.

Côté indépendantiste , le petit jeu de démocratie interne au FLNKS est revenu au devant de la scène avec les dernières déclarations de l’une des composantes du Front. Des divergences de fond ou as-t-on simplement oublié que nous n’avons pas encore gagner la partie, mais le camp indépendantiste n’est pas non plus immunisé contre la course au pouvoir !!  Sur l’hypothèse de faire démissionner le gouvernement, on va pointer la dernière chute du gouvernement provoquée par l’une des composantes du FLNKS, pour qualifier cela d’initiatives faisant traîner les choses pour peu de résultats, et puis sur la question de la présidence du Groupe de Fer de Lance mélanésien on va aller reprocher que l’on a du travail dans le pays et qu’il vaudrait mieux laisser passer le tour aux autres frères de la région. Mais la position du FLNKS c’est finalement de prendre la présidence du GFLM.  Malgré tout le FLNKS  continue à gérer ses contradictions internes, l’expérience a démontré que le mouvement a toujours su se retrouver quand il le faut . La gestion d’une situation d’urgence impose une diversité de réflexion et d’action, le tout est que cet ensemble d’action desserve l’essentiel pour l’objectif que nous défendons. La parole qui a mobilisé nos énergies depuis que nous avons saisi le diagnostic de notre situation de colonisé, n’est pas encore bien assise dans le pays. Elle a déjà parcouru beaucoup de chemin pour maintenant nous permettre d’avoir des leviers de pouvoir au niveau local, mais sa dimension aspire à la naissance d’un nouveau pays. Nous continuons à panser nos blessures, nos enfants se tuent pratiquement tous les week ends sur nos routes, à un tel point que les spots de sensibilisation sur les dangers d’accidents,  on ne verra que des jeunes kanaks blessés pour cause de non port de la ceinture, ou encore abus d’alcool au volant. Des situations qui  sollicitent à chaque fois, la responsabilité de chacun. Se battre pour avoir sa place  aux  commandes du pays ( politique et économique), assurer en même temps les exigences de notre civilisation , et avoir toute la vigilance pour parer aux effets pervers de la modernisation , c’est autant de défis que nous devons y faire face pour avancer. Mais rien n’arrêtera la détermination d’un peuple qui se bat pour sa dignité. Chaque jour a son lot de contrariété : la toute dernière en date – la mairie de Nouméa qui fait la place avec un parterre de fleurs au quartier de China town , et nos cases elles ne sont pas les bienvenues !! Qu’on se le dise en passant. Heureusement que nous avons aussi des leviers qui nous ont permis d’offrir une autre place pour nos cases dans la ville.

Naku press : Mise en ligne le 21/10/2012 à 22h42




Allemagne: la taxe sur les énergies vertes en hausse de 50% en 2013


Lundi 15 octobre 2012, 11h42
Les principaux opérateurs de réseaux électriques en Allemagne ont annoncé lundi un relèvement de près de 50% de la taxe payée par les consommateurs allemands pour soutenir le développement des énergies vertes, suite à la décision de Berlin de sortir du nucléaire.
"En 2013, les consommateurs vont contribuer au développement des énergies renouvelables dans le secteur de l'électricité à hauteur de 5,277 centimes par kilowattheure", soit une hausse de près de 47% par rapport à l'an passée (3,592 centimes/kilowattheure), ont annoncé les quatre principaux opérateurs allemands, 50Hertz, Amprion, TenneT et TransnetBW, dans un communiqué.
Une hausse qui correspond pour un foyer de trois personnes consommant 3.500 kilowattheure par an à une dépense supplémentaire d'environ 60 euros, soit au total 185 euros.
Ce montant à payer est fixé par la loi qui régit en Allemagne le soutien aux énergies vertes, via de généreux prix garantis aux opérateurs d'éoliennes, de panneaux solaires, etc.
La différence entre ce prix garanti et celui du marché, plus faible, est reportée sur les factures des consommateurs via une surtaxe de plusieurs dizaines de milliards d'euros chaque année.
"En tout, le montant de la surtaxe s'élèvera à 20,36 milliards d'euros" en 2013, souligne le communiqué.
Principale raison de cette hausse en 2013, l'explosion des panneaux solaires et des parcs éoliens en Allemagne devrait permettre de fournir plus d'électricité verte en Allemagne tandis que le prix de marché du mégawattheure devrait diminuer, est-il expliqué dans le communiqué.
L'Allemagne, qui a décidé de renoncer au nucléaire d'ici 2022, a pour ambition d'être un pionnier au niveau mondial en matière énergétique. Mais elle se heurte à des problèmes techniques, des impasses de financement et des réticences au niveau local, face notamment à l'installation de nouvelles lignes électriques.
Une réforme de la loi sur les énergies renouvelables est "absolument inévitable et nécessaire", a estimé vendredi le ministre de l'Environnement Peter Altmaier, alors que les critiques concernant la hausse du coût de l'énergie se multiplient.


 Sources : Le Journal du Net - Actu ( 15/10/2012)

Naku press : Mise en ligne le 16/10/2012 à 07h19




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Le Cambodge en deuil du père de l'indépendance, Norodom Sihanouk

Norodom Sihanouk le 30 octobre 2006 à Pékin.
Norodom Sihanouk à Pékin en 2006

Par RFI

En cette journée de Fête des morts, ce lundi 15 octobre 2012, le Cambodge s'est réveillé avec la nouvelle de la disparition du roi-père Norodom Sihanouk, emporté par une crise cardiaque à l'âge de 89 ans à Pékin où il résidait. Peu après l'annonce du décès, la Chine a officiellement déploré la perte d'un «grand ami».
Avec notre correspondante à Phnom Penh, Stéphanie Gée
Les drapeaux sont en berne dans le pays et les chaînes de télévision diffusent en boucle la nouvelle. Sihanouk aura marqué pendant plus de soixante ans l'histoire mouvementée du Cambodge.
Ce fin stratège politique réussit en 1953 à délivrer pacifiquement son pays de 90 ans de protectorat français. Il entreprend alors une modernisation du Cambodge. Son régime ne sera pas démocratique mais trouve sa place sur la scène internationale. Sihanouk est en effet l'un des fondateurs du mouvement des pays non alignés.
Renversé par un coup d'Etat en 1970, il organise la résistance en s'associant à ses ennemis d'hier, les communistes, et devient en 1975 le premier chef d'Etat du régime de Pol Pot. Les Khmers rouges auront réussi à gonfler leurs rangs grâce à cette alliance avec cette figure considérée alors comme divine et adulée par le peuple.
Quand le pays tombe ensuite entre les mains du Vietnam, Sihanouk se bat contre cette occupation étrangère en restant l'ami des Khmers rouges dont il n'ignore rien des crimes. Des négociations entre les parties en lice sous l'égide des Nations unies conduisent à son retour sur le trône en 1993.
Affaibli par l'âge et sur l'échiquier politique, préoccupé par l'avenir de la monarchie cambodgienne, il renonce à la couronne en 2004 en faveur de son fils Sihamoni. Intouchable de son vivant, sa disparition va permettre de faire le jour sur le prince de l'ombre que certains l'accusent d'avoir été.

Sources RFI : 15/10/2012
Naku press : Mise en ligne le 15/10/2012 à 23h32




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SARAMEA : La fête du café




Photo : Naku press (120908)
Photo Naku press : le marché (120908)


 Ce samedi 08/09/2012 ,une petite affluence vers la commune de Sarraméa , pour retrouver les bons arômes du café , et apprécier également les produits du terroir , sans oublier les plantes. Un public pas très nombreux mais de « grosses pointures » étaient au rendez vous  à commencer par le nouveau président du congrès, une élue de l’Avenir Ensemble, bien évidemment la maire de La Foa . Cela dit en passant : toutes les occasions sont bonnes pour commencer sa petite campagne !!  Un historien aussi pour raconter ce qui s’est passé dans la région, avec la révolte de 1878 , Jerry DELATHIERE était  là pour cette note d’histoire, par ce que le café est une plante qui a accompagné la colonisation européenne partout dans le monde. Originaire d’Ethiopie, elle est maintenant la deuxième boisson populaire dans le monde après l’eau. En effet des statistiques relèvent que le café fait travailler 25 Millions de personnes pour faire vivre 125 millions. Présente en Asie, en Océanie, en Amérique , cette plante fait partie de ces richesses que l’on expose aussi sur les marchés internationaux. Sa qualité, sa saveur, sa préparation , ces éléments qui font de cette boisson parfois la principale ressource économique d’un pays ou du moins un élément dont la part n’est pas à négliger dans le PIB.

En Kanaky cette plante est arrivée bien évidemment avec la colonisation. Les kanaks et les indonésiens étaient les premières ethnies à être employés dans les grandes caféières  appartenant à des familles de colons. Le café est donc rentré dans les mœurs pour être aussi la boisson que l’on prend au petit déjeuner. Sa culture nécessite bien évidemment un minimum de moyen. La préparation de la graine après sa cueillette pour être torréfiée, est un processus simple mais qui demandait de la main d’œuvre.  A l’époque , la cueillette de café faisait partie des activités que l’on faisait pour avoir un peu d’argent durant les vacances, du moins dans les familles kanak. Le Café calédonien est un produit de grande qualité , pour cause le climat du pays qui s’y prête bien à sa culture, mais le choix de l’industrialisation axée sur le secteur de la mine, des activités de service beaucoup plus attrayantes ont quelque peu contribué à l’abandon du café. Des initiatives ont été lancé dans le Nord pour redynamiser le café , dans le cadre de la diversification des activités, mais cela reste très timide. La production locale n’arrive pas à satisfaire la demande locale . Sur les étales on trouve aussi du café venant des pays de la Mélanésie ou même des pays d’Europe voire même d’Amériques. La cherté de la vie dans le pays, oblige les calédoniens à acheter la boîte de Nescafé ( un pur produit de Nestlé) , pour agrémenter le petit déjeuner ou la pause digestive du déjeuner.

Une question que l’on peut se poser pourquoi le pays n’arrive pas à produire pour sa propre consommation ? Comme les œufs , que l’on fait venir de la Nouvelle Zélande ou d’Australie pour satisfaire le marché local – ce sont des choses que l’on pourrait produire localement ?  Des questions qui restent posées, mais qui interrogent sur l’opportunité d’une véritable politique économique du pays. 
Photo Naku press : La toréfaction  (120908)

Naku press : Mise en ligne le 08/09/2012 à 23h27







SOCIETE : « L’infobésité » ou la surcharge informationnelle -   la nouvelle maladie de l’entreprise moderne.

Comme toute chose , les autoroutes de l’information, les nouvelles techniques d’information et de communication ont eux aussi, un côté pervers –  Les chercheurs ont trouvé le terme de l’INFOBESITE pour désigner le stress provoqué par les pluies de SMS, de tweets, des messages facebook.

Une étude réalisée par ONEPOLL pour la société MINDJET en mars 2012 , a démontré qu’en France : 46% des salariés sont infobèses , incapables de digérer les informations dont ils sont bombardés toute la journée, et en ROYAUME UNI, 65% des salariés sont submergés par le correspondance électronique.

« L’infobésité »  a aussi un impact sur le fonctionnement de l’entreprise : le salarié devient à la fois récepteur et émetteur  ce qui contribue à la multiplicité de l’information et d’instructions au sein d’une même entreprise.

Stress mais aussi manque de productivité. Le chercheur Thierry VENIND qualifie l’impact d’un message reçu comme « UNE URGENCE QUI SUCCEDE A L’URGENCE ». Un message reçu sollicite de fait une réponse. « La TORTURE DE LA GOUTTE D’EAU » c’est cette obligation de consacrer 2 à 8 mn  à la consultation de la messagerie sur une fourchette de temps donné.


Stress , manque de productivité , les conséquences de cette surcharge informationnelle témoignent  d’une chose : le temps technique n’est pas forcément le temps social.

 Sources : AFP
Naku press : Mise en ligne le 07/09/2012 à 23h36


Photo : Naku press  -Sydney 05/2012



FRANCOIS HOLLANDE AU SOMMET DE LA FRANCOPHONIE EN AFRIQUE POUR DEFENDRE UNE NOUVELLE POLITIQUE AFRICAINE DE LA France.

Francois Hollande l’a annoncé le 27 Aout à Paris lors de la XXè conférence des ambassadeurs : il participera au prochain sommet de l’organisation internationale de la Francophonie qui se tiendra du 12 au 14 octobre prochain à Kinsasha en République démocratique du Congo.
Le but de ce voyage c’est aussi  « aller partout pour tout dire » c’est le vœu exprimé par le président français , pour justifier ce déplacement , décrié par les associations françaises et congolaises.  Sur son agenda , François Hollande rencontrera l’opposition politique , le monde associatif et la société civile : c’est le sens de la nouvelle politique africaine de la France : tout dire partout et faire en sorte que ce qui soit dit soit fait »  La République démocratique du Congo est sur la voie de la démocratisation , il est important que la France vienne avec cette nouvelle posture , témoigne Yamina BENGUIGUI, la ministre déléguée auprès du ministre des Affaires étrangères, chargée de la Francophonie.  Cette affirmation vient par la même occasion justifier l’importance de la tenue de ce sommet , et surtout pour constater les avancées de la démocratie avec l’annonce de l’adoption d’une loi portant sur l’organisation et le fonctionnement de la Commission électorale nationale indépendante, la CENI.

Rappelons que  L’Organisation internationale de la francophonie (OIF) est une institution dont les membres (des États ou gouvernements participants) partagent ou ont en commun la langue française et certaines valeurs (comme, notamment, la diversité culturelle, la paix, la gouvernance démocratique, la consolidation de l'État de droit, la protection de l'environnement). Elle regroupe 75 pays ou gouvernements (56 membres de plein exercice2 et 19 observateurs), principalement issus d'anciens protectorats ou colonies françaises, soit plus de 890 millions d’habitants répartis sur les cinq continents.

L’OIF veut contribuer à la prévention des conflits au sein de l’espace francophone, favoriser la consolidation de l’état de droit et de la démocratie, et agir pour la promotion et l’effectivité des droits de l'homme dans l’espace francophone. Elle a la volonté de promouvoir la diversité culturelle. Elle est au service de l’éducation et intervient à toutes les étapes de la formation. Elle est aussi au service de l’économie et du développement.

Sources AFP
Naku press : Mise en ligne le 01/09/2012 à 08h22.





 
TEHERAN : Le prochain SOMMET DU MOUVEMENT DES PAYS NON ALIGNES PROVOQUE BIEN DE REMOUS.


En cette fin de mois d’Août ( du 29 au 31/08/2012) ce sont effectivement 30 chefs d’Etats qui sont attendus à Téhéran pour le sommet du mouvement des pays non alignés. Et déjà les médias font état d’une discorde au sein de la représentation palestinienne. Le FATAH refusant l’invitation du HAMAS  à ce sommet , annonce sa non participation à ce sommet en présence de Ismael HANIYEH   Représentant le HAMAS .
Aux dernières informations de RFI : Tehéran vient de retirer l’invitation du HAMAS.

Par ailleurs , le Secrétaire Général de l’ONU annonce sa participation à ce sommet contre l’avis des Etats-Unis et Isarêl . Bakinoon  justifie cette participation par la nécessité de transmettre les préoccupations et les attentes de la communauté internationale notamment sur des questions comme le programme nucléaire iranien, le terrorisme , les droits de l’homme  et la crise en Syrie. C’est ce qui a été annoncé par une dépêche de l’ONU.

Sur la tenue du sommet à Téhéran : nombre de pays européens  partagent avec les américains et les israeliens , le doute que l’Iran profite de cette réunion pour donner une légitimité internationale à son aide militaire à la Syrie et à la  poursuite de son programme d’enrichissement de l’uranium.
Rappelons que le mouvement des Pays Non Alignés réunit plus des deux tiers des 193 pays membres de l’ONU.

Pour un peu d’histoire : le mouvement des pays non alignés trouve sa genèse à l’époque de la faillite du système coloniale et des luttes émancipatrices des peuples d’Asie, d’Afrique, d’Amérique Latine et d’autres régions du Monde  et  à l’apogée de la guerre froide. L’action du mouvement , dans les premiers temps, a été un facteur essentiel dans le processus de décolonisation, et a donc entraîné la naissance de dizaines de nouveaux états souverains.  C’est la conférence Afro Asiatique de BANDUNG ( Indonésie)  en 1955, qui a confirmé la création du mouvement.  Cette conférence s’était donné comme objectif : l’identification et l’évaluation des problèmes mondiaux du moment et le développement de politiques communes dans les relations internationales. C’est d’ailleurs lors de cette même conférence que les dix principes de BANDUNG ont été énoncés, et principalement axés sur les relations entre les nations les plus grandes et les plus petites.

Ces principes du non alignement n’ont rien perdu de leur validité , malgré la disparition de l’un des blocs, puisque cela n’a pas pour autant éliminé les graves problèmes mondiaux. En effet  on assiste au surgissement de nouveaux intérêts  stratégiques de domination qui s’aggravent et acquièrent de nouvelles dimensions pour les pays sous développés et tout particulièrement dans l’actualité,  face à la dangereuse crise économique  et financière globale.

Le droit international et les relations entre les états , le maintien de la paix et de la sécurité internationale sont autant de raisons pour démontrer l’importance de la préservation et du renforcement du mouvement des Pays Non Alignés.

 Sources : RFI / Les Echos
 Naku press : Mise en ligne le 26/08/2012 à 22h35


MADAGASCAR :
 Le sommet de la SADC (Communauté de développement d’Afrique centrale) qui s’est tenu à Maputo au Mozambique, a simplement renvoyé le dossier Madagascar à plus de concertation entre les deux opposants : RAJOELINA ET RAVALOMANANA

(La SADC ( south african dévelopment Community)  est une organisation regroupant 15 pays et elle a pour objectif de promouvoir le développement économique de l’Afrique Australe. )

En fin Juillet durant deux jours, la commission de l’Océan Indien, l’Union africaine et l’organisation internationale de la francophonie ont réussi à arrêter un calendrier pour  les élections présidentielles en Mai 2013. Ce calendrier reste tributaire des financements internationaux et du climat politique.

Mais les rivalités persistantes entre les deux rivaux : RAJOELINA 
 (le président par transition) et RAVALOMANANA , risquent de tout faire capoter .  La SADC menait déjà des médiations, depuis les Seychelles pour essayer d’obtenir un accord entre les deux rivaux au plus tard le 16/08/2012 .

Une échéance qui fait bien la passerelle avec le Sommet de Maputo au Mozambique, qui a ouvert ses travaux ce vendredi 17/08/2012.Ce sommet annuel de la SADC a été largement consacré à  Madagascar , sans vraiment avancer ni sur ce dossier ni sur les autres crises régionales.

Le communiqué final du sommet est resté très vague sur Madagascar, le sommet recommande à son médiateur d’intensifier le dialogue avec les principaux partis politiques malgaches afin de créer un environnement favorable pour des élections libres et démocratiques.

Le point de blocage actuel à la crise malgache est bien le retour au pays  de l’ancien président, RAVALOMANANA actuellement exilé en Afrique du Sud. Le sommet décide que ce retour de l’ancien président fasse l’objet d’une concertation et d’une régularisation avec les autorités compétentes. Rappelons que RAVALOMANANA  a été condamné par contumace aux travaux forcés à perpétuité  pour son rôle dans la mort de 36 manifestants abattus par sa garde lors des émeutes qui avaient secoué le pays à la fin de son règne.

RAJOELINA l’actuel président de la transition, lui prime l’intérêt de Madagascar avant tout, avec la nécessité d’instaurer une paix durable. Il demande à son opposant de témoigner de la même vision pour faire avancer le dossier intitulé : «  la crise malgache ».

L’équipe de médiation de la SADC avait aussi préconisé que ni l’un ni l’autre des opposants ne soient candidats à la prochain présidentielle, maintenue à ce jour, au : 08/05/2013 

Un dossier à suivre ….

Sources : AFP et RFI 
Naku press : mise en ligne le 19/08/2012






Au BRESIL :
 BLOCAGE DES TRAVAUX DU BARRAGE BELO MONTE 
(le 3ème plus grand barrage du monde)

Un tribunal brésilien a ordonné ce mardi 14/08/2012 l’arrêt des travaux du barrage BELO MONTE , au cœur de l’Amazonie brésilienne , au motif que les indiens KAYAPOS  vivant le long du fleuve XINGU , n’ont pas été préalablement consultés. Les indiens seront donc auditionnés par les parlementaires, toutefois la décision du tribunal est susceptible d’appel par le consortium NORTE ENERGIA en charge des travaux.

D’un coût de près de 13 Milliards de dollars, l’édification de ce barrage entraînera l’inondation de 502km², et pas moins de 1500 km² de forêts devant être détruits. Les modes de vies des populations indigènes vivant dans la zone seront affectés. En effet ces peuples vivent essentiellement de la pêche et de la chasse. De plus la forêt amazonienne regorge de plantes médicinales immunisantes dont ils se servent pour se soigner sans avoir à se rendre en ville. D’ici 2015 , date prévue pour l’entrée en opération de la première turbine, 20 à 40 000 indiens seront contraints de quitter leurs habitats et de se nourrir ailleurs.

Pour ne pas  faire exception à la règle , on reprend le crédo habituel : c’est un chantier qui va créer des emplois 12000 à 20000 d’ici 2015 et le consortium NORTE ENERGIA qui accepte immédiatement de remettre des véhicules aux indiens, de construire des écoles, et des postes de santé.

La toute récente conférence sur le développement durable de l’ONU Rio+20 a eu à écouter la position des indiens par la voix du chef RAONI qui a demandé l’arrêt de la construction du barrage BELO MONTE.

En terme de production d’énergie , ce barrage est un projet crucial pour le Brésil pour la gestion de ses besoins énergétiques d’ici 2030.
Une question : l'énergie à tout prix au détriment de l’environnement est-ce vraiment si rentable ? Parlerons-nous encore d'économie lorsque la forêt amazonienne n'existera plus et que la mondialisation aura fini d'épuiser la plus grande source de richesse du Brésil ?
 Voici l'exemple d'un échec de plus sur le grand livre des défis de la conscience humaine.

Sources : Euronews/AFP
Naku press : Mise en ligne le 16/08/2012 a 22h36









 
PARIS S’INTERRESSE AUSSI A  L’EVOLUTION DES MARCHES  AGRICOLES 

Après les mesures votées par les états unis pour aider les agriculteurs et les éleveurs, Paris  aux côtés des Etats-Unis se déclarent prêts à réunir le Forum de réaction rapide du G20 en cas de dégradation sur les marchés des céréales et du soja provoquée par la sécheresse qui sévit dans de nombreuses régions productrices. Le Forum de réaction rapide est une instance composée de responsables, des politiques agricoles des principaux pays producteurs, exportateurs et  importateurs de produits agricoles.

Dans une dernière dépêche de l’agence Reuter , des tendances sont confirmées :  la production des états unis , principal producteur de céréales , a été amputée depuis plus de 50 ans, de 102 Millions de tonnes à 274 Millions de tonnes. La production de soja est désormais  envisagée à 73 ,3 Millions de tonnes, contre  83 millions attendus le mois dernier.

On se souvient qu’en 2008 environ 40 pays ont connu des émeutes de la faim à la suite de la flambée des prix de plusieurs produits de base ( blé, riz …) En 2010 une spectaculaire augmentation des prix provoquée par des prévisions de mauvaises récoltes en Russie. Préoccupé par les risques sociaux qui pourraient naître de cette situation,  le gouvernement russe a mis en œuvre un embargo sur ses exportations de blé.

Ces évènements nous rappellent que les marchés agricoles  sont aujourd’hui des carrefours d’enjeux globaux qui concernent tous les citoyens et responsables politiques. La flambée des prix agricoles constitue bien une menace pour la sécurité  alimentaire mondiale.

Sources : Agence REUTERS et OCDE
Naku press : Mise en ligne le 15/08/2012



OBAMA VEUT AIDER LES AGRICULTEURS

Suite à la flambée des prix agricoles (notamment des céréales)  sur les marchés mondiaux, OBAMA  exhorté le congrès à adopter un projet de loi pour aider les agriculteurs et les éleveurs touchés par la grave sécheresse qui frappe les Etats-Unis depuis la mi –juin. Un projet de loi qui selon les propos du président américain, doit permettre la mise en place des réformes nécessaires pour une visibilité tout au long de l’année. 
Les cultures de maïs sont en très mauvais état et les éleveurs peinent  pour nourrir leurs animaux. Sans cette aide, la montée des prix se fera sentir très bientôt sur les étals. Des prêts d’urgence à bas taux, ont été accordés aux agriculteurs de 32 états. Et toujours dans cette série de mesures d’urgence : l’Etat américain a permis l’accès à davantage de terres aux éleveurs pour faire paître les animaux , de même que des discussions sont actuellement en cours avec les compagnies d’assurance pour donner un répit aux agriculteurs  pour le paiement des primes.

Sources : AFP 11/08/2012 
Naku press : Mise en ligne le 15/08/2012



LE DRAPEAU KANAK encore à la une des mises au point ………………………



A la une des éditions de ce soir , deux médias du pays ont évoqué la mise au point effectué par le ministre chargé des sports du gouvernement calédonien, ce au sujet d’un petit « raté » lors des cérémonies protocolaires accompagnant les tournois internationaux de football. En effet ce week end une équipe de foot ball s’en est allé aux Iles Salomon , disputer un match contre une équipe du Vanuatu. Il se trouve que seul le drapeau kanak était présent dans les rangs, donc l’absence du drapeau tricolore a bien été noté.  C’est ce qui a valu un rappel  l’ordre du Ministre chargé du secteur , Mr Briault. La direction de l’OFC a du envoyer un mot d’excuse auprès du gouvernement calédonien.

Encore une fois, le drapeau kanak est autorisé, mais jamais seul. Ce sont les dispositions des accords politiques autour de la question. Garde  à ceux qui voudront enfreindre à la règle. Flotter seul pour identifier une équipe de foot ball , et de surcroît dans une des Iles du Pacifique , et de la Mélanésie, chercher l’erreur dans l’esprit de celui qui est à l’initiative de ce petit incident !!   Parfois le naturel passe au dessus des règles, tout simplement.


Naku press : mise en ligne le 03/06/2012 à23h55





Le schéma d’aménagement  NC 2025 ……………. La petite chronique   de Naku press.
Poindimié le 04.05/04/2012

Depuis le mois de mars 2012, le gouvernement de la Nouvelle-Calédonie organise un séminaire pour traiter la phase : stratégie – orientation et moyens du schéma d’aménagement NC 2025.

Pourquoi réfléchir  pour si loin ?
Certains commentaires parleront de tables rondes de petits intellectuels. Certes, mais se préoccuper de l’élaboration d’un schéma d’aménagement c’est se donner les moyens de mieux anticiper l’avenir. Un outil adéquat pour ce faire : la prospective un terme qui fait discuter mais qui a le mérite d’afficher certains indicateurs pour mieux prévoir le moyen long terme.  Quels éléments du moment présent devrais-je garder ou modifier pour mieux asseoir les nouvelles propositions ?

Le FLNKS se bat pour un projet de société suivant des orientations politiques précises. C’est à l’initiative de l’Union Calédonienne qu’est née la question de ce schéma d’aménagement. Le fil conducteur des réflexions menées depuis le début, a opté pour le principe de placer l’homme  au centre du dispositif.
Une société, par définition, est constituée d’un ensemble de relations humaines  familiales ou professionnelles. Et la paix ou tout simplement le développement durable de cette société dépend en partie de l’équilibre ou de la sérénité entre ces différentes relations qui rythment la vie au quotidien.

L’émancipation individuelle constitue entre autre  la force d’une société pour porter un pays.
L’histoire  de notre pays nous laisse  gérer à la fois  la présence de plusieurs communautés avec leurs propres valeurs civilisationnelles, mais aussi les vestiges de cette relation de domination relevant de l’essence même  du colonialisme. Une fois que l’on a pris en compte ces différents éléments et que l’on a identifié les orientations à retenir pour rétablir l’équilibre, comment penser l’aménagement de l’espace, pour permettre la permanence de cet équilibre et ce sur tous les plans ?

Cet équilibre entre les humains doit aussi être en harmonie avec l’environnement naturel. Ceci dit, l’économie marchande qui est désormais la clé de voûte des relations entre les pays, fait que la réflexion doit  porter aussi sur le financement de cet équilibre et sur l’anticipation des moyens à mettre en œuvre pour assurer l’harmonie et la cohésion sociale.

La développement de la Nouvelle-Calédonie grâce à ses ressources naturelles, lui permet d’être producteur de richesse au sens monétaire du terme. Ces ressources naturelles sont exploitées et exportées pour  certaines, alors que d’autres sont encore au stade d’expérimentation. Donc la richesse  est là, mais comment gérer une meilleure redistribution ?

Assurer une meilleure répartition de notre potentielle économique et financière, c’est aussi jouer la carte de l’optimisation de nos ressources propres, et donc réduire la dépendance vis-à-vis de la puissance de tutelle , ou tout simplement petit à petit positionner le pays sur le chemin de la pleine souveraineté .

Naku press , mise en ligne le 30/04/2012 à 22h47
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 LE MOUVEMENT INDEPENDANTISTE FAIT TOUJOURS COULER AUTANT D’ENCRE !!
Le FLNKS ( Front de libération National Kanak Socialiste) vient de tenir son 31è congrès à Wawiluu ( petit village situé sur le versant Est de la Grande île de l’Archipel). Depuis un mois déjà , la presse local cherche à lire entre les lignes , les propos tenus par les leaders des partis composantes du Front. Des questionnements, des photos de leaders mis côte à côte ( comme pour afficher d’emblée une dualité )- oui la presse fait son travail de déblayer le terrain mais tout en affichant malgré tout une volonté de confirmer que tout est « de la politique de façade ».  D’ailleurs cette fin semaine : Unité de façade, une expression qui fait le sous titre d’un hebdo de la place… Bref .

Le congrès a eu lieu, et la motion de politique générale qui en est sortie, malgré les qualificatifs que certains pourraient donner, elle constitue malgré tout une parole qui a ponctué une longue discussion. De la répétition diront certains militants bien connus dans les couloirs du Front, une montagne qui a accouché d’une souris diront d’autres. Nous retiendrons l’essentiel, les gens ont pu échangé, « parler ensemble ». Le temps est encore de la communication , pour étayer les interrogations- en l’occurrence cette question qui fâche du moins la tendance soit disant « dur » du Front : pourquoi cette alliance avec la droite dans les institutions du pays  ( congrès et gouvernement).
Les incompréhensions ; parfois, même souvent  entachées de sauces diverses telles les bagarres de leadership, la politique politicienne, tout simplement de l’orgueil mal placé ; obligent à être autour d’une table pour discuter.  Et c’est tant mieux- mais l’essentiel doit rester malgré tout , la toile de fond, à savoir l’objectif politique du mouvement nationaliste. Ces partis qui composent le Front , sont obligés , plus qu’une question d’éthique , d’assumer l’histoire de cette organisation, car derrière elle c’est un peuple. La motion générale confirme bien cette dimension de la lutte menée par le FLNKS depuis. Ces divergences de façade, ont su se taire pour légitimer l’identité collective , qui est bien celui d’un peuple colonisé toujours sur le chemin de son émancipation.  D’ailleurs la motion de politique générale , dans sa rédaction est restée intemporelle avec comme seul repère calendaire : 2014.

Mais la survie du Front dépend beaucoup de la contribution effective et sincère de chacun des 4 partis composantes. Des incompréhensions , certes, mais quand à l’issue de plusieurs rendez vous , les questionnements semblent restés « non clarifiés », il peut y avoir d’autres interprétations. Paradoxe – Le FLNKS est bien présent , à sa manière, il est présent au Sommet des Pays Fer de lance mélanésiens à Fidji. Donc un écho régional , international, pour dire que sa dimension dépasse les 4 groupes de pression , c’est simplement un refus d’acter cette réalité là , pour continuer à tout prix à dire que le FLNKS ne doit afficher que les 4 partis. C’est de la bagarre de leadership , qui peut trouver son essence là, mais qui en même temps appauvrit le paysage. Le contexte veut que les choses prennent de la hauteur et le peuple est déjà sur ce boulevard. La dictature de l’organisation ( parce que c’est 4 groupes – donc …) – une dictature contribue elle-même à légitimer son contraire, car aucune règle n’interdit la création d’autres espaces avec d’autres formes d’organisation pour aussi porter le combat. L’histoire du FLNKS prédit autre chose que le paysage qui est affiché actuellement – perturbations à la veille des grandes échéances pour l’avenir du pays, l’après Accord de Nouméa , la peur de perdre des privilèges c’est autant de questions que le mouvement nationaliste devra étayer pour ne pas rater les grands rendez vous de notre propre histoire.  Naku press salue malgré tout , cette capacité de tenir encore des discussions, et de baliser  ces moments avec des rappels , des évidences, mais l’écho doit prendre le pas sur les nouveaux contextes , qu’il a lui-même crée, pour aller de l’avant.

Mise en ligne par Naku press : le 30/03/2012 à 23h08

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LES VŒUX  2012                      

Naku press , une page qui continue à voguer sur le web , en affinant chaque jour ses notes, le choix de ses publications et ceux qui partagent ses idées continuent eux aussi  à la consulter régulièrement. Elle restera simple dans sa présentation, car sa devise est celle de dire : un minimum pour embellir son portail,  lui permettant de clignoter quelque part sur l’auto route des infos , mais de son choix et sa couleur politique, Naku press continuera à  arroser ou à entretenir le rebord du jardin qu’elle défend depuis son arrivée sur le web.

Du monde de la communication instantanée qui favorise une certaine standardisation de l’info, Naku Press se donnera le temps de servir du froid pour une autre interprétation des évènements qui donnent le rythme de l’auto route des infos .

De Kanaky, à l a grande région du Pacifique Sud, Naku press ira aussi pêcher  l’info à d’autres horizons pour aussi prouver la véracité et surtout la transversalité des idées qu’il entend défendre , dans ce petit espace qu’il occupe sur le web.

Naku Press continuera  à voguer pour amener sa proposition dans le traitement de l’info auprès de ceux qui l’ont choisi, aussi comme leur support d’info, ceux qui volontairement viennent le consulter régulièrement.  Avec ses petits moyens , il restera dans sa petite dimension , cette petite flamme sur la Kanaky pour continuer à parler d’elle. Avec l’espoir que son signal apporte un complément, ou simplement une nouvelle , Naku press souhaite pouvoir continuer à vous compter parmi ses fidèles lecteurs.

Bonne année à tous . !!!!                                                                 
L’administration de Naku Press.

(Naku press : Mise en ligne le 01/01/2012 à 16h14).

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 Naku press pour avoir cotoyé les camarades co fondateurs de cette radio, dans le cadre de l’élan de solidarité au mouvement nationaliste Kanak,  on vous laisse partager cette déclaration du camarade Robert SAE.  30 ans d'existence, félicitations aux équipes qui ont réussi à tenir l'outil et Naku press ne peut que souhaiter longue vie à Radio APAL.

JOYEUX ANNIVERSAIRE A RADIO APAL

Robert SAE

jeudi 8 décembre 2011
 la rédaction de Montray Kreyol

Le rôle joué par Radio APAL dans la conscientisation et la possibilité d’expression du peuple Martiniquais a été considérable. Symboliquement lancée le 6 Décembre 1981, jour anniversaire de la mort du révolutionnaire Frantz FANON, c’était la démonstration concrète que nous sommes capables de prendre notre vie en main, dès lors que nous appliquons le mot d’ordre « Asé pléré An nou lité ! ». Illégale, à ses débuts, elle n’a pas attendu la grâce de Mitterrand pour s’organiser et s’imposer. 30 ans plus tard, elle résiste dans un paysage audiovisuel qui a connu une véritable révolution. La parole est libérée et de nombreuses autres voix alternatives se sont également imposées.
Déjouant les concepts et les pratiques de « l’EFFACEMENT », l’épopée de Radio APAL devrait être rapportée à tous les Martiniquais, en particulier à la jeunesse, pour illustrer le fait que les sacrifices et la volonté de « compter d’abord sur ses propres forces » sont les seuls voies pour transformer la réalité.
Le financement de départ ? Une collecte militante. Les ouvriers agricoles en ont été les principaux contributeurs. L’un d’eux, en situation précaire, avait tenu à verser une semaine de salaire ! Et tout au long de sa vie, la radio s’est nourrie des sacrifices financiers ininterrompus des militants.
La Technique et la logistique ? Des militants qui ne connaissaient absolument rien à la radioRadioAPAL. qui ont appris sur le tas, aidés dans l’ombre par des compatriotes (dont certains travaillant dans le service dit public). Un studio dans le domicile personnel d’un militant ; Un mat hissé à force de poignets, opération au cours de laquelle, deux camarades ont failli perdre leur vie. Des heures non comptées de présence pour, réparer, animer, c’est tout cela
Alors, c’est vrai, pour ce trentième anniversaire, des pionniers ne sont pas de la fête ; (la même logique avait conduit à fêter les 30 ans du journal ASE PLERE AN NOU LITE sans inviter, ni même informer, celui qui en était resté directeur 29 ans). C’est vrai aussi, qu’il arrive que « Radio pèp-la » décide de ne pas répercuter des communiqués appelant à une collecte pour Sainte-Lucie, à une rencontre d’associations contre la violence ou un hommage à un militant disparu ; c’est vrai qu’elle peut décider d’ignorer l’information concernant un colloque militant. Il existe certainement de bonnes raison à tout cela, qui seront assurément expliquées à notre peuple, dans l’esprit de pédagogie et de cohésion nationale que nous revendiquons tous.
MAIS, LE PLUS IMPORTANT EST DE SOUHAITER A RADIO APAL HEUREUX ANNIVERSAIRE.
Car, de nombreuses émissions de proximité et de qualité, les liaisons avec la caraïbe, la parole donnée à des organisations en lutte, la qualité de la musique diffusée, en particulier les musique du monde, tout cela reste extrêmement nécessaire à l’avancée de la lutte globale du peuple Martiniquais.
Alors, nous disons LONGUE VIE A RADIO APAL
Robert SAE
Co-fondateur de Radio APAL

Sources : Site web de Radio APAL
Naku press : Mise en ligne le 30/12/2011 à 12h36

 

Australie: reconduction de l’accord d’importation du textile fidjien

29/12/2011 11:15

Il y a 7 ans, le textile était la 1ère industrie à Fidji, mais elle a rétrogradé aujourd'hui en quatrième place.
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Il y a 7 ans, le textile était la 1ère industrie à Fidji, mais elle a rétrogradé aujourd'hui en quatrième place.
Ces importations sont exemptes de droits de douane en Australie, qui est le principal débouché du textile fidjien, devant la Nouvelle-Zélande et les États-Unis.
Nilesh Jamandas est le Vice-Président du Conseil du textile, du vêtement et de la chaussure de Fidji:
«Nous produisons de tout: des articles de mode, mais aussi des vêtements de travail et de tous les jours, nous produisons aussi des costumes pour les gens qui travaillent en entreprise, et puis on a des marques qui viennent directement produire ici comme la marque française Kookai, donc notre production est très variée. Mais nous ne fabriquons pas le bas de gamme, comme en Chine, au Vietnam ou au Bangladesh, nous sommes plutôt milieu ou haut de gamme.»
Il y a 7 ans, le textile était la 1ère industrie à Fidji, mais elle a rétrogradé aujourd’hui en quatrième place. Elle emploie toujours néanmoins entre 2500 et 3000 Fidjiens et les exportations rapportent chaque année 90 millions de dollars.
Pour Nilesh Jamandas, la reconduction de l’accord d’exportation entre Fidji et l’Australie n’est que justice, car si les travailleurs ne chantent pas en travaillant, ils jouissent d’excellentes conditions dans les usines:
«Les conditions de travail sont très bonnes ici. Les ouvriers ne sont pas exploités dans les usines fidjiennes, tout simplement parce que si nous les maltraitions ils abandonneraient leur travail et nous n’aurions personne pour faire tourner les usines. Et puis nous sommes aussi régulièrement audités par des tiers, d’Australie ou de Hong-Kong, ils visitent les usines, constatent que les salaires sont corrects, que les conditions de travail sont bonnes, ils interrogent même nos ouvriers, les managers, vérifient qu’il n’y a pas de maltraitance physique ou autre. Et ces audits ont lieu en amont, avant que les Australiens placent une commande. Si les usines ne passent pas l’examen, eh bien nous perdons notre commande.»
C’était le Vice-Président du Conseil du textile, du vêtement et de la chaussure de Fidji, au micro de Brian Abbott sur Radio Australie.

Sources : Radio Australie ( 29/12/2011)
Naku press : Mise en ligne le 30/12/2011 à 11h04





DE LA LECTURE !!!!

La Voie du FLNKS vient de sortir son numéro 16. A la une "LE FLNKS MAINTIENT LE CAP" pour annoncer que tous les partis du Front ont tenu leur congrès annuel, et tous ont reconfirmé le FLNKS comme mouvement de libération , avec ses missions dont le suivi de l'Accord de Nouméa. La plupart de ses colonnes sont dédiées aux motions des différents congrès , de toute formulation pouvant laisser entendre de la discorde, mais sur le fond, les 4 composantes du Front gardent le cap de l'indépendance au bout du processus de l'Accord de Nouméa.  Numéro , donc éminemment politique , mais aussi social et économique , car il abordera aussi la question de l'école, des conflits qui ont animé l'actualité de la Province nord dans le secteur minier, et enfin l'histoire pour la mémoire , des militants qui sont tombés sur le chemin de la lutte, ou encore des faits qui ont marqué le début d'une longue marche pour parler de l'anniversaire de la première levée du drapeau de Kanaky , il y a déjà plus de 20 ans maintenant. Ce numéro fait aussi l'écho des relations que le Front établit avec les organisations régionales  en l'occurrence le Groupe des Pays Fer de Lance , et un article en soutien du peuple frère de West Papua toujours en guerre contre l'Indonésie.
Le journal est déjà en vente dans les kiosques, dans les points de vente habituels ou sinon à la criée sur les marchés de Nouméa. Il est vendu à 100 cfp.

Naku press : Mise en ligne le 27/12/2011 à 22h48