"LES BRUITS DE LA REGION "




VANUATU : 


ODO TEVI le représentant permanent du Vanuatu à l'ONU a été élu au pose de Vice président de la 72ème assemblée générale des Nations Unis, aux côtés de l'Indonésie, de l'Afghanistan, des Emirats Arables Unis et du Sri Lanka. Le Vanuatu représentera la région Asie Pacifique. Cette nouvelle élection permettra au Vanuatu d'être aux côtés des acteurs internationaux pour traiter des problèmes mondiaux tels la sécurité , le terrorisme , la diplomatie préventive  , les questions relatives aux droits de l'homme et d'avancer sur les objectifs de développement durable. 

(Sources : LNC du 24 juin 2017)
Publication du 24 juin 2017



kunye ( cp NP)

Législatives 2017 en Polynésie: L’indépendantiste Moetai Brotherson en route pour l’Assemblée nationale

 No Comment    
Les résultats du 2nd tour des Législatives en Polynésie française ont donné gagnants les deux candidates du Président polynésien Edouard Fritch (Tapura Huira’atira – Majorité présidentielle) dans les deux premières circonscriptions. Dans la troisième circonscription, l’indépendantiste Moetai Brotherson a battu le candidat Tapura Huira’atira – Majorité présidentielle, et devient ainsi le premier indépendantiste polynésien à siéger à l’Assemblée nationale depuis près de 60 ans.
   Pas de surprise dans la 1ère circonscription où la députée sortante (UDI) Maina Sage (Tapura Huira’atira – Majorité présidentielle) bat son adversaire Moana Greig (Tahoera’a Huira’atira. Elle obtient 68,36% des voix contre 31,64% pour le candidat de Gaston Flosse. Dans la 2ème circonscription, Nicole Sanquer (Tapura Huira’atira – Majorité présidentielle) a été élue avec 64,18% des suffrages contre 35,82% pour Teura Iriti, candidate Tahoera’a Huira’atira de Gaston Flosse.
Résultat historique dans la 3ème circonscription puisque l’indépendantiste Moetai Brotherson (Tavini Huira’atira) a remporté le scrutin avec 52,50% des suffrages face à Patrick Howell (Tapura Huira’atira – majorité présidentielle). Proche conseiller d’Oscar Temaru, maire de Faa’a et leader indépendantiste de la Polynésie, Moetai Brotherson devient le premier député du parti indépendantiste Tavini Huira’atira.
De 2008 à 2014, Richard Tuheiava, également membre du Tavini Huira’atira, avait siégé au Sénat. En 1949, Pouvanaa a Oopa, fondateur du Rassemblement démocratique des populations tahitiennes (RDPT), fut le premier député d’origine tahitienne à siéger à l’Assemblée nationale. Il a été réélu en 1951 et en 1956. Pouvanaa a Oopa avait notamment plaidé le « non » au maintien de la Polynésie dans la République française lors du référendum constitutionnel de 1958.
Taux de participation:
1ère circonscription: 46,10%
2ème circonscription: 45%
3ème circonscription: 50,77%

Publication : Admin du blog. le 19 juin 2017


kunye ( cp NP)




Les Fidji sont candidates à la co-présidence de la COP 23 ; les Îles Cook sanctuarisent la totalité de leur ZEE ; et les Papous accueillent la coupe de monde de foot féminine des moins de 20 ans. 


Le monde entier est au chevet du climat en ce moment à Marrakech. Enjeu: mettre en pratique les objectifs de réduction d'émissions arrêtés lors de la COP21 à Paris et tomber d'accord sur un calendrier. À Marrakech, les Fidji vont présenter leur candidature pour la co-présidence de la COP 23. Elle doit se tenir à Bonn, en Allemagne, en novembre 2017. Le groupe des petits états insulaires et d'autres pays du Pacifique soutiennent la candidature fidjienne. « Ce serait une formidable opportunité de remettre en lumière les difficultés auxquelles le Pacifique est confronté car nos populations sont sur la ligne de front de l'urgence climatique », a estimé Cameron Diver, le directeur général adjoint de la SPC. 

Et puis Henry Puna, le Premier ministre des Îles Cook, l'a annoncé à la COP 22 à Marrackech: il va étendre sa réserve matine protégée à la totalité de la zone économique exclusive du pays. Le sanctuaire Marae Moana va donc couvrir 1.8 million de km carrés. Initialement, seule la ZEE autour des Îles du sud des Cook devait être interdite à la pêche. Faire respecter ce sanctuaire va coûter des millions de dollars. Henry Puna va s'entretenir avec des sponsors potentiels à Marrakech. 
Sources : Radio Australie édition du 15 novembre 2016.
Naku press : mise en ligne le 16 Novembre 2016




kunye ( cp NP)




AOTEAROA : LE PAYS OU LES SÉISMES DEVIENNENT DE PLUS EN PLUS FRÉQUENTS 

Naku press vous propose à la lecture l'édition du 14 Novembre de Radio Australie .

Le tremblement de terre, d'une magnitude de 7.8, a frappé entre Christchurch, au nord-est de l'ile du Sud, et Wellington, la capitale, au sud de l'île du Nord. Bilan provisoire: 2 morts, des blessés légers, et de gros dégâts matériels. Mais le pays s'en tire mieux que lors du tremblement de terre de 2011 à Christchurch. 

La terre a tremblé peu après minuit dimanche soir. Beaucoup d'habitants étaient au lit, mais une présentatrice de Radio New Zealand, a vécu l'événement en direct à l'antenne: 
« Ici à Wellington, nous sommes en train de vivre un puissant séisme, donc je vous en prie, mettez-vous à l'abri, parce que ce tremblement de terre est très long, et il crée un mouvement de roulis, et ça empire de 5 minutes en 5 minutes. Je crois que je ne vais pas pouvoir rester plus longtemps assise sur ma chaise, au micro, donc j'espère que le séisme va se calmer. » 











Deux personnes ont été tuées. 

L'une à la station de ski de Mt Lyford, l'autre dans la petite ville côtière voisine, Kaikoura, au nord-est de l'île du Sud. Mais le bilan n'est encore que provisoire. 
Plusieurs personnes auraient également été légèrement blessées à Kaikoura, d'après la police néo-zélandaise. 
Des milliers d'habitants des zones côtières se sont réfugiés en hauteur quand la sirène d'alerte au tsunami a retenti dimanche soir, mais finalement les vagues n'ont pas dépassé 2 mètres de haut. 

 

Kaikoura, coupée du monde 

La route qui mène de Christchurch à Kaikoura est éventrée par des glissements de terrain. Elle est impratiquable. Lundi après-midi donc, le Premier ministre néo-zélandais, John Key a survolé la zone la plus touché par ce puissant séisme, la région de Kaikoura, sur l'île du Sud. 
Un autre hélicoptère militaire transportera bientôt une équipe à Kaikoura, dont la première mission sera de rétablir les communications/ lignes téléphoniques. 
Le Premier ministre kiwi s'est dit choqué par l'étendue des dégâts matériels. La facture de la reconstruction atteindra plusieurs centaines de millions de dollars, et il faudra des mois pour mener les travaux à bien. 
Il a pu observer un phénomène de liquéfaction sismique sur la côte nord de l'île, près de Blenheim et Seddon. 

Un séisme paradoxal: super puissant, mais peu destructeur comparé à celui de Christchurch en 2011

Dans les villes, les dégâts matériels sont importants. À Christchurch, les marchandises sur les étals des supermarchés ont été jetées à terre par les secousses, et Wellington, la capitale, a été très endommagée. Le Parlement aussi a tremblé, mais il a bien résisté car il c'est un vieux bâtiment avec de bonnes fondations. 
Mais globalement, les Néo-Zélandais s'en tirent relativement bien. Ce super séisme de magnitude 7.8  aurait pu être bien pire. 
Il était plus puissant mais moins destructeur que celui de magnitude 6.2 qui a réduit Christchurch en ruines et tué 185 habitants en 2011. 
Principale cause: l'épicentre du tremblement de terre de dimanche était plus éloigné des villes que celui de 2011, à mi-chemin entre Christchurch et Wellington. 
Le Premier ministre n'a donc pas déclenché le plan d'urgence nationale. John Key a estimé suffisants les dispositifs activés par la sécurité civile des 16 régions du pays - une précaution nécessaire car les répliques continuent. 
On écoute Caroline Little, sismologue à GeoNet, sur les ondes d'ABC: 
« Les répliques vont continuer pendant des semaines, voire des mois, mais leur fréquence va s'espacer et elles seront de moins en moins intenses. »
Lundi les sismologues ont enregistré plus de 250 répliques dans la région. 

Sources : Radio Australie  édition du 14 Novembre 2018
Naku press : miss en ligne le 14 Novembre 2016





kunye ( cp NP)






VANUATU : la nouvelle composition du gouvernement
de Mr CHARLOT SALWAI

Vanuatu   ( cp NP)
Dans la foulée de son élection, jeudi 11 février 2016, au poste de Premier ministre de Vanuatu, M. Charlot Salwaï a annoncé la composition de son gouvernement comme suit :

• Premier ministre : Charlot Salwaï (Reunification Movement for Change, RMC)
• Vice-premier ministre, ministre du commerce, du tourisme et des entreprises locales : Joe Natuman (Vanua’aku Party, VP)

• Ministre des Finances et de la gestion économique : Gaëtan Pikioune (mouvement Nagriamel)
• Ministre des affaires foncières et des ressources naturelles : Ralph Regenvanu (Graon mo Jastis Party, GJP)
• Ministre des affaires étrangères, de la coopération internationale et du commerce extérieur : Bruno Leingkone (National United Party, NUP)
• Ministre de l’éducation : Jean-Pierre Nirua (non-affilié)
• Ministre de l’intérieur : Alfred Maoh (Graon mo Jastis Party, GJP)
• Ministre de la Santé : Daniel Toara (Confédération des Verts)
• Ministre des infrastructures et de l’équipement : Jotham Napat (Leaders’ Party of Vanuatu)
• Ministre de la justice et des services communautaires : Ronald Warsal (Vanua’aku Party, VP)
• Ministre de l’Agriculture, du cheptel, des pêcheries, de la sylviculture et de la biosécurité : Mataï Seremaia (non-affilié)
• Ministre en charge de l’adaptation aux changements climatiques, de la météorologie, de l’énergie et des catastrophes naturelles : Ham Lini (National United Party, NUP)
• Ministre du développement de la jeunesse et des sports : Natoika Taiwia (Melanesian Progressive Party, MP

Salwai élu premier ministre par 46 voix sur 52 que comptent le parlement. Une écrasante majorité , saluée d’ailleurs par le président du GMFL : Mr MANASEH SOGAVARE , dans son message de félicitations pour cette élection. Le Fidjien Bainimarama quant à lui , soulignera plutôt la nécessité de se servir de cette histoire récente du Vanuatu empli de défis , pour proposer autre chose au peuple du Vanuatu.  Salwai est un francophone , originaire de l’Ile de Pentecote, et a joué un rôle important dans la formation des jeunes , avec notamment la passerelle qui a pu se faire entre le Vanuatu et l’Université de la Nouvelle Calédonie.
17 partis sont donc représentés dans ce nouveau parlement , dont 1/3 des membres a été renouvelé , et les 2 autres tiers , sont les personnalités réelues. Par contre aucune femme n’a pu se faire élire.
Et comme gros dossier déjà prêt au débat : le toilettage de la constitution.

Sources : Edition Flash d’Océanie




kunye ( cp NP)




PAPOUASIE : UN SCANDALE AUTOUR D'UNE MINE VITALE POUR LE GOUVERNEMENT INDONESIEN


Freeport MC MORAN une société qui exploite la mine de Grasberg située dans la province indonésienne de Papouasie engage actuellement des démarches pour le renouvellement de sa licence d'exploitation pour après 2021. Cette mine constitue jusqu'à présent une véritable machine à cash que gouvernement indonésien . En effet Grasberg est la plus grande mine d'or du monde et troisième plus grand mine de cuivre. 

Pour faciliter les démarches engagées par la société Freeport, un speaker  du gouvernement Setya Novauto a proposé ses services moyennant 20% des revenus de la mine . La conversation a été enregistrée , Setya continue à nier ses propos , malgré des preuves accablantes.

En parallèle, Lukas ENEMBE , le gouverneur de la province réclame la part des populations papous  dans les profits de la mine. Il déclare sur la radio NZ internationale : "…. Freeport doit s'engager à financer le développement de la Papouasie, s'il n'apporte rien , il n'a rien à faire là . Depuis ils n'ont jamais rien versé aux Papous pas de royalties, pas de projets de développement, juste là pour détruire la montagne".

Des pétitions circulent pour demander le transfert de la licence à un consortium d'entreprises indonésiennes, car selon certaines sources , Freeport n'apporterait pas plus aux Indonésiens qu'aux Papous. 

Sources : Radio Australie
Naku press : Mise en ligne le 21 décembre 2015

(un coucher de soleil sur naku bay ) CP : NP

C'est une image qui restera dans les mémoires: celle de deux ministres en pleurs devant les caméras. 

  VANUATU  /L actualité politique  perturbée par la corruption orchestrée par des membres du gouvernement . Des ministres sont condamnés à de la prison ferme. Naku press vous propose un extrait d'une édition de Radio Australie.

https://shar.es/1uQ9dY

Naku press : Mise en ligne le 25 octobre 2015


 

(un coucher de soleil sur naku bay ) CP : NP

 

 

 

 En coulisses comme en public, les pays de la région et les Nations unies font de plus en plus pression sur les autorités de Nauru pour qu'elles rétablissent la liberté d'expression.


https://shar.es/1se9Gu

Sources : Radio Australie
Naku press : Mise en ligne le 23 Juillet 2015

 

(un coucher de soleil sur naku bay ) CP : NP

 

 

Le rôle grandissant de la Chine dans la région Pacifique est au centre d’un colloque qui a débuté mercredi, dans la capitale samoane.

 

Cette conférence, organisée dans les locaux de la jeune université nationale de Samoa, a pour objectif affiché de susciter le débat et les échanges, entre États insulaires océaniens, sur leurs relations avec Pékin et le rôle de la Chine dans toute la région, autour du thème « La Chine et le Pacifique : le point de vue de l’Océanie ».
Tuilapea Sailele Malielegaoi, Premier ministre samoan, dans son discours d’ouverture, a estimé d’emblée que ce genre de rencontres serait utile.

Selon lui, le point de vue de Pékin n’a pas suffisamment été entendu ces dernières années pour « rééquilibrer le discours parfois alarmant des médias » concernant le rôle de la Chine en Océanie, et en particulier en Polynésie et en Mélanésie.
Cette réunion universitaire de trois jours rassemble des experts et membres de la sphère académique des pays de la zone, mais aussi de nombreux diplomates, chercheurs et sociologues venus pour l’occasion de Chine.

Les débats sont censés examiner et mettre en lumière, en mode pluridisciplinaire, les enjeux sociaux, culturels, économiques, diplomatiques et géopolitiques de la présence chinoise dans la zone Pacifique, à l’horizon 2025.
Les partenaires de cet événement sont aussi le New Zealand Contemporary China Research Centre (NZCCRC, centre de recherche néo-zélandais sur la Chine contemporaine, basé à la Victoria University de Wellington), ainsi que l’Université Sun Yat-sen de Guangzhou.

Cette conférence se penchera sur des questions relatives à la contribution du gouvernement chinois aux peuples du Pacifique, son rôle dans le développement et de quelle manière cela est perçu par les pays océaniens, la Nouvelle-Zélande, l’Australie et les pays plus petits », a précisé le professeur Prof. Fui Le’apai Tu’ua Ilaoa Asofou So’o, Vice-chancelier et Président de la National University of Samoa, qui a aussi rappelé que l’arrivée des Chinois en Océanie remontait, pour les premières générations, au 19ème siècle.

« Nous avons une relation ancienne avec la Chine en tant que peuple, ce sont parmi les premiers migrants qui sont venus ici à Samoa, et maintenant ils font partie intégrante de la société samoane », a-t-il ajouté.
Li Yanduan, ambassadrice chinoise à Samoa, a pour sa part souligné le rôle « constructif » que joue son pays dans la région Pacifique.

« Les pays insulaires du Pacifique font partie intégrante et importante du monde en développement auquel la Chine, en tant que pays en développement lui-même, attache une grande importance (…) Même si la Chine et les pays insulaires du Pacifique peuvent sembler éloignés géographiquement, leurs peuples sont naturellement proches et amis depuis longtemps », a-t-elle estimé dans son discours lors de la cérémonie d’ouverture.

Mais depuis quelques années, le rôle de la Chine s’est intensifié en Océanie, aussi bien aux plans diplomatique qu’économique, à travers à la fois une aide au développement renforcée, parfois sous forme de prêts à taux préférentiels, ou bien en développant des exploitations de ressources terrestres ou sous-marines, l’activité de pêche, ou la construction d’infrastructures.
Sur le lieu même où se tient la conférence, le campus de la National Université de Samoa, les locaux du département des études marines sont en construction, sur financement du gouvernement chinois.

En toile de fond aussi : les nécessaires réajustements, en mode de concurrence d’influence, du fait de la présence dans la région Pacifique d’autres bailleurs de fonds, plus traditionnels et occidentaux, comme les États-Unis, l’Australie, la Nouvelle-Zélande, l’Union Européenne ou encore le Japon.

Visite officielle de Xi Jinping à Fidji

Fin novembre 2014, le Président chinois Xi Jinping effectuait une visite officielle de deux jours à Fidji, où il a réaffirmé les excellentes relations entre non seulement ce pays, mais aussi les autres pays voisins de l’Océanie, dont les dirigeants étaient venus spécialement à Suva pour le rencontrer à l’occasion d’un sommet multilatéral.
La visite chinoise à Fidji avait été précédée de quelques jours seulement par celle du Premier ministre indien Narendra Modi qui, lui aussi, avait saisi l’occasion de sa présence dans le Pacifique insulaire pour rencontrer, sur le sol fidjien, des chefs d’États et de gouvernement océaniens venus spécialement pour l’occasion.

Objectif affiché de cette opération de charme : renforcer les relations non seulement avec cet archipel, dont la diplomatie est désormais décomplexée vis-à-vis des grands partenaires traditionnels riverains (Australie et Nouvelle-Zélande), mais aussi avec tous les petits États insulaires de la zone.
Le but ultime est aussi, pour des puissances comme l’Inde et la Chine, de pérenniser une présence dans une zone autrefois considérée comme le pré carré des voisins australiens et néo-zélandais.

Reconnaissance fidjienne envers Pékin

À Fidji, cette semaine, à l’occasion des célébrations du nouvel an chinois marquant l’entrée dans l’année de la chèvre, le Premier ministre fidjien Franck Bainimarama a une nouvelle fois tenu à publiquement remercier Pékin pour son soutien, après son putsch de décembre 2006, alors que la plupart des partenaires occidentaux de cet archipel lui avaient tourné le dos.

Fidji avait aussi été exclu d’organisations telles que le Forum des Îles du Pacifique et du Commonwealth.
Évoquant l’année 2015 comme étant aussi celle du quarantième anniversaires de l’établissement des relations diplomatiques entre les deux pays, le désormais Premier ministre élu (au terme d’élections démocratiques le 17 septembre 2014) a estimé que « Fidji n’oubliera jamais le soutien de Pékin » en ces temps difficiles.

« La Chine est restée de notre côté parce qu’elle a reconnu que ce que nous faisions, en tant que nation, c’était pour le bénéfice à long terme du peuple Fidjien (…) Et la Chine a énormément contribué au développement et à l’amélioration de nos infrastructures, y compris de nos routes, de nos logements publics, de nos projets hydroélectriques, solaires et de nos hôpitaux », a-t-il lancé.

Selon M. Bainimarama, le volume annuel d’échanges commerciaux entre Fidji et la Chine s’est aussi significativement accru pour atteindre l’équivalent de 340 millions de dollars US, avec un taux de croissance estimé de quelque douze pour cent l’an.

Le nombre de visiteurs chinois ayant choisi la destination Fidji a aussi été multiplié par sept au cours des six dernières années, passant de 4.000 to 28.000, a-t-il ajouté tout en rendant un hommage appuyé à la communauté chinoise de Fidji, établie de longue date depuis plusieurs générations et qui s’est depuis largement intégrée et métissée.
à la cathédrale catholique de Suva, le week-end dernier, une messe spéciale a été dite par l’Archevêque de Suva, Peter Loy Chong, lui-même descendant de Chinois de Fidji.

La Chine, puissance océanienne déjà bien établie

Pour la Chine, la visite officielle de trois jours à Fidji du Président Xi Jinping a servi à conforter des relations déjà florissantes avec Suva, en particulier au cours de la période post-putsch allant de décembre 2006 à septembre 2014.

Au bénéfice des sanctions imposées par le bloc occidental (avec en première ligne l’Australie et la Nouvelle-Zélande) après le coup d’État de décembre 2006, la présence chinoise à Fidji a connu un sensible développement.
S’exprimant sur ces avancées, l’ambassadeur chinois en poste à Suva, Huang Yong, évoquait récemment « l’importance » de Fidji, mais aussi que ce pays ait été, en son temps, le premier de la zone Pacifique insulaire à établir des relations diplomatiques avec Pékin.

« Nos deux pays ont approfondi une coopération pragmatique dans les domaines politique, économique, commercial (…) ouvrant ainsi la voie à une nouvelle opportunité historique de développement de nos relations bilatérales », a-t-il commenté.
Ces dernières années, sur financement chinois, ce sont ainsi des hôpitaux, des logements, des centrales hydroélectriques, des routes, qui sont sortis de terre dans cet archipel.
L’Université régionale du Pacifique Sud, basée à Suva, accueille aussi sur son campus, depuis plusieurs années, un institut Confucius chargé de promouvoir la culture et la langue chinoises.

« La visite de M. Xi vient amplement démontrer la haute importance que la Chine accorde au développement de ses relations avec les nations insulaires du Pacifique. Le but de ce voyage est de tracer ensemble l’avenir des liens entre la Chine et le Pacifique et de promouvoir une coopération pratique, ainsi que des échanges amicaux (…) C’est un événement majeur d’une importance stratégique significative dans l’histoire des relations bilatérales de la Chine avec les pays insulaires du Pacifique. Il va très certainement porter les relations bilatérales à un autre niveau », a-t-il ajouté concernant ce aura été le premier déplacement d’un Chef d’État chinois dans cette partie du monde.

Tout comme le Premier ministre indien, Le Président chinois a utilisé Fidji comme plateforme pour rencontrer à Nadi une grande parties des dirigeants océaniens, comme ceux des îles Cook, des États Fédérés de Micronésie, de Samoa, de Papouasie-Nouvelle-Guinée, de Vanuatu, des îles Cook, de Tonga et de Niue.

« Super-ambassades » américaine et chinoise à Suva

Dans la capitale fidjienne, Suva, les États-Unis ont inauguré en juin 2011 une « super-ambassade » à vocation régionale, en réponse apparente à un projet similaire, mais chinois, inauguré quelques mois plus tôt en grande pompe par Pékin.
Depuis la prise de pouvoir de Franck Bainimarama par un putsch en décembre 2006, les relations entre Suva et Pékin ont connu une embellie sans précédent, alors que celles avec les anciens alliés occidentaux, et en premier lieu l’Australie et la Nouvelle-Zélande, se sont détériorées avant que d’entrer dans une phase de restauration ces derniers mois.

Zone de front en plein Pacifique

Pour dire au revoir à Huang Yong, l’ambassadeur chinois en poste à Suva (qui a quitté Fidji jeudi 15 janvier 2015), le gouvernement local a mis les petits plats dans les grands : réception organisée en son honneur par le Président fidjien en personne, Ratu Epeli Nailatikau, qui, le 12 janvier 2015, a décoré le diplomate en partance de la médaille d’Officier Honoraire dans l’Ordre de Fidji.
Le chef de l’État fidjien a notamment salué le travail de ce diplomate de Pékin dans le processus de renforcement des relations entre les deux pays, au cours de son mandant de trois ans et demi.
Dans le même ton, une autre réception a été donnée par le ministre fidjien des affaires étrangères, Ratu Inoke Kubuabola, en l’honneur de ce diplomate, là encore pour souligner son rôle, ces dernières années, dans le rapprochement entre Suva et Pékin.
Il a cité comme point culminant de ces démonstrations de proximité la récente visite à Fidji du Président chinois Xi Jinping.
« En tant que nation, la Chine a démontré qu’elle était un vrai ami de Fidji, lorsque presque tout le reste du monde nous avait fermé la porte. La Chine est restée ferme et nous a soutenus, montrant ainsi une profonde compréhension de notre situation et aussi un grand respect pour Fidji en tant que nation souveraine qui essaie de se reconstruire », a notamment déclaré le chef de la diplomatie fidjienne.
Les domaines de coopération entre Suva et Pékin se sont multipliés au cours des dernières années, allant des aides aux infrastructures (stades, routes, ponts, centrales hydroélectriques) aux échanges commerciaux en passant par la culture ou encore l’armée et, ces dernières semaines, une amorce de coopération policière.

Fidji reconnu comme leader régional

« Rien n’est plus symbolique du nouveau statut de notre nation au sein de la communauté mondiale que cette opportunité de recevoir à la fois le Premier ministre indien et le Président chinois », déclarait M. Bainimarama à ses ambassadeurs et chefs de missions, réunis en conférence peu avant ces visites de hauts dirigeants.

« Il y a sans nul doute une dimension stratégique à ces visites : l’Inde et la Chine sont des puissances mondiales émergentes qui veulent aussi renforcer leur présence dans le Pacifique. Mais leurs dirigeants viennent aussi ici parce qu’ils considèrent Fidji comme un pays important (…) Ils nous reconnaissent en tant que leader dans la région, une nation insulaire de premier plan qui joue aussi un rôle grandissant sur la scène mondiale et qui a aussi accompli des réformes substantielles au plan constitutionnel, juridique et politique, qui ont été applaudies, saluées et acceptées internationalement », a-t-il ajouté face à ses compatriotes diplomates.


Sources : Flash d'Océanie (Edition du 25 février 2015)
Naku press : Mise en ligne le 2 mars 2015

La PNG apporte son soutien à ses « frères » de Papouasie occidentale

Mis à jour 6 February 2015, 16:31 AEDT

Pour la première fois, le Premier ministre papou, Peter O'Neill, apporte son soutien aux indépendantistes de Papouasie occidentale, province indonésienne.
« Parfois, on oublie nos familles, nos frères, particulièrement ceux qui vivent en Papouasie occidentale. Je pense qu'il est temps que notre pays, la Papouasie-Nouvelle-Guinée, s'élève contre l'oppression qu'ils subissent là-bas. »
Jusqu'à présent, seul le Vanuatu soutenait officiellement les mouvements indépendantistes mélanésiens. Les pays de la région sont d'autant plus frileux à s'exprimer sur la question que, sous la pression des Îles Fidji, l'Indonésie a obtenu le statut d'observateur au sein du Groupe mélanésien Fer de Lance, en 2011.
Mais avec les réseaux sociaux, difficile, aujourd'hui, d'ignorer les violations des droits de l'homme en Papouasie occidentale, reconnaît Peter O'Neill :
« Des photos de sévices apparaissent chaque jour sur Internet et pourtant, nous n'en prenons pas acte. Nous avons l'obligation morale de parler pour ceux qui ne peuvent pas le faire. Nous devons être les yeux de ceux qui ont les yeux bandés. La Papouasie-Nouvelle-Guinée est un pays leadeur dans la région. Nous devons prendre l'initiative et engager des discussions adultes, plus consistantes et engageantes avec nos amis. »
Le Premier ministre papou a fait ces déclarations devant des dirigeants du pays, réunis dans la capitale, Port Moresby. C'est un changement radical de position pour la Papouasie-Nouvelle-Guinée, qui affirmait jusqu'à présent que la Papouasie occidentale faisait partie intégrante de l'Indonésie. 
Ce changement de ton intervient alors que les indépendantistes papous viennent de déposer leur nouvelle candidature au Groupe mélanésien Fer de Lance. La première candidature d'un groupe indépendantiste a été rejetée en juillet dernier. L'institution mélanésienne avait en effet estimé que ce groupe n'était pas représentatif du peuple papou. Depuis, les indépendantistes se sont fédérés au sein du Mouvement uni pour la libération de la Papouasie occidentale. Leur voix sera donc plus forte, désormais, veut croire le porte-parole du mouvement, Benny Wenda :
« Pendant 50 ans, la Papouasie occidentale n'a jamais parlé d'une seule voix pour atteindre notre objectif : l'indépendance. Cela a changé, nous sommes maintenant unis au sein du Mouvement. »
Le Groupe mélanésien Fer de Lance devrait se prononcer sur cette candidature en milieu d'année.

  

 Fidji a frisé la barre des 700.000 visiteurs en 2014


SUVA, dimanche 25 janvier 2015 (Flash d’Océanie) – La destination Fidji a encore connu, au terme de l’année 2014, un niveau jamais atteint depuis des années, avec un volume annoncé à 692.630 visiteurs pour l’année qui vient de s’achever, ont annoncé en fin de semaine les autorités.
 

Selon ces sources officielles (bureau gouvernemental de la statistique, Fiji Bureau of Statistics), ce chiffre représente une augmentation de 2,6 pour cent par rapport au précédent record de ces dernières années (675. 050 en 2011) et de 5,3 pour cent par rapport à l’année précédente (657.706 en 2013).
Les grands marchés émetteurs demeurent les voisins que sont l’Australie (349.217 pour 2013) et la Nouvelle-Zélande (123.968 pour 2013), avec aussi de fortes augmentations à partir de la Chine et plus généralement de l’Asie (Corée).
Les autres visiteurs de cet archipel sont aussi, traditionnellement, venus d’Amérique du Nord et d’Europe.
 

Selon Tourism Fiji, organisme qui coordonne ce secteur dans l’archipel, les dernières actions en matière de promotion et de connexion aux marchés régionaux proches (Australie et Nouvelle-Zélande) ont contribué, ces derniers mois, à donner un coup de pouce au volume de fréquentation, avec notamment la mise en place de liaisons aériennes directes entre Nadi et Wellington (en plus des vols existants sur Auckland) et, de manière similaire, entre la capitale Suva et Melbourne (en plus de Sydney).
 

Pour 2015, l’objectif affiché est de l’ordre de 715.000 visiteurs, ce qui représenterait une augmentation modeste aux environs des cinq pour cent.
À plus long terme, le secteur du tourisme à Fidji espère, à l’horizon 2020, faire du tourisme et de ses activités connexes une source capable d’engranger chaque année des revenus de l’ordre des deux milliards de dollars (locaux, soit environ 880 millions d’euros, soit le double du chiffre d’affaires actuel), a lâché fin décembre 2014 le ministre de tutelle, Faiyaz Koya, alors qu’il présidait une cérémonie de lancement d’un nouveau guide touristique en Mandarin conçu spécialement pour les touristes chinois.
« C’est le premier guide en Mandarin dans l’histoire de Fidji, c’est aussi un pan crucial de notre stratégie en vue de booster le volume d’arrivée des Chinois », a-t-il souligné.
 

À l’avenir, nous encouragerons aussi Tourism Fiji à développer des guides similaires, dans d’autres langues stratégiques », a-t-il ajouté.
Selon une récente étude publiée au nouvel An par la revue professionnelle nord-américaine Fly.com, Fidji se place à la cinquième place (mais première concernant les destinations insulaires océaniennes) dans un sondage recensant les 10 destinations les plus « désirées » au monde.
La première place, dans ce sondage, est revenue à l’Australie, puis viennent l’Italie et la Nouvelle-Zélande.

La Nouvelle-Zélande a par ailleurs remporté début décembre 2014, pour la troisième année consécutive, la palme décernée par les lecteurs du quotidien britannique Daily Telegraph, en tant que « meilleur pays » destination touristique.

Quant à un autre classement, celui qui concerne les destinations mondiales « les plus éthiques », il récompense quant à lui, dans son Top 10, quatre États océaniens : Samoa, Palau, Tonga et Vanuatu.
Dans ce Top 10, les autres pays distingués sont le Cap Vert, le Chili, la Dominique, la Lituanie et l’île Maurice.
Ce classement
http://www.ethicaltraveler.org/wp-content/uploads/2014/12/ethical_destinations_2015_bullet_points.pdf

est établi en mettant en avant des critères tels que la protection de l’environnement, le respect des droits humains, ou encore les valeurs défendues par les opérateurs éco touristiques.

 

Sources : Flash d'Océanie ( Edition du 25 janvier 2015)

Naku press : Mise en ligne le 26 janvier 2015





TONGA :  Éruption volcanique  : une nouvelle île est née
NUKU’ALOFA, dimanche 18 janvier 2015 
– La phase éruptive du volcan sous-marin Hunga Ha'apai, à Tonga, ces derniers jours, a non seulement fortement perturbé le trafic aérien régional, mais elle a aussi créé une nouvelle île, à une soixantaine de kilomètres au Nord de la capitale Nuku’alofa.

Selon les premières observations effectuées par les scientifiques locaux et néo-zélandais, cette nouvelle surface émergée représenterait actuellement une superficie de pas moins de deux kilomètres de long et d’un kilomètre de large.

Elle vient se coller, sous forme d’excroissance, au mont Hunga Ha'apai.
Cette masse est constituée à la fois du magma expulsé par un des cônes de ce volcan et des cendres retombées en mer et qui s’accumulent.
Ces retombées de cendres acides ont aussi fortement perturbé le trafic aérien domestique et régional, au cours de la semaine dernière, forçant l’annulation de plusieurs vols en raison des risques de ces particules fines pour les turbines de réacteurs.

Ce volcan sous-marin est situé à la limite de la fosse tectonique des Kermadec qui touche Tonga et la Nouvelle-Zélande, zone à très forte sismicité.
Sa dernière éruption, en 2009, avait déjà été à l’origine de la spectaculaire apparition d’une nouvelle île.
Selon les observations effectuées par les scientifiques, le Hunga Ha'apai est entré en phase éruptive intense fin décembre 2014.
Depuis, il projette des scories et un épais panache de fumée dans l’atmosphère, à des hauteurs frisant les dix mille mètres d’altitude.
Par ailleurs, la zone maritime où se trouve le cratère a pris une couleur décrite comme orange-rouge.

Du fait de ces projections acides et du danger qu’elles représentent pour les turbines de réacteurs, plusieurs compagnies aériennes de la région, à commencer par Air New Zealand, ont décidé d’annuler la semaine dernière leurs vols à destination de la capitale tongienne Nuku’alofa.
Mardi 13 janvier 2015, un vol de cette compagnie a été dérouté à l’atterrissage sur Apia (Samoa) et les vols de mercredi ont été annulés.

La compagnie australienne Virgin Australia avait elle aussi annulé deux vols le même jour, au départ de Sydney et d’Auckland, pour les mêmes raisons.

Entre-temps, l’institut géophysique néo-zélandais GNS Science a dépêché sur place, à la demande du royaume, une équipe de volcanologues afin de prêter main forte aux autorités locales dans le processus d’observation du phénomène éruptif, qui signifie aussi une nouvelle phase de croissance pour la nouvelle île surplombant le mont sous-marin.
Sources : Flash d'Océanie  Edition du 1! janvier 2015
NAKU PRESS : Mise en ligne le 19 janvier 2015

 Un coucher du soleil : Nakutakoin 19 01 2015 ( cp : NP)


Le créole plutôt que le français dans les écoles haïtiennes ?


Frandy Calixte est un jeune garçon de 11 ans qui vit dans un petit village de Lagonav, île sujette à la sécheresse en Haïti.

(sources : rue89.com)
Assis à l’extérieur de leur maison en compagnie de sa mère, qui est par ailleurs son enseignante, il me dit qu’il aimerait être infirmier quand il sera grand. Mais sa mère le corrige :
« Médecin », dit-elle, et il rectifie ses propos.
Presque tout le monde à Lagonav est agriculteur. L’enseignement supérieur est pratiquement inconnu. Mais Calixte résiste à la tendance en allant dans un autre type d’école : la Matenwa Community School, juste en dessous du chemin rocailleux menant à la maison de Calixte.
Matenwa brise également les normes de l’éducation haïtienne. Au début de chaque rassemblement, les élèves se lèvent et partagent les plus et les moins de leur école – une leçon qu’ils ont appréciée, ou le comportement déplacé de leurs camarades ou bien même des enseignants.
En classe, les élèves s’asseyent en cercle, suivant la philosophie de l’école qui voudrait que chaque élève soit vu, entendu et traité avec respect.
Il est un autre élément essentiel dans la méthode pratiquée par l’école nous dit le personnel : enseigner aux élèves dans leur langue maternelle, le créole, plutôt que le français.
On estime à 5% la la population haïtienne s’exprimant couramment en français, pourtant, c’est toujours la langue utilisée dans les manuels financés par le gouvernement.
La mère de Calixte, qui s’est donnée pour titre Madame Frantz Calixte, explique :
« Quand j’étais à l’école, je n’ai jamais vraiment appris le français. »
Quand je lui demande comment elle a fait pour réussir à l’école, elle rit. « Je n’ai pas vraiment réussi mes examens », répond-elle.
Mais et ton fils ? « Ils apprennent mieux que moi je ne l’ai fait » dit-elle.
Abner Sauveur, qui a grandi dans le village de Matenwa, a aussi suivi un cursus francophone, bien qu’il soit incapable de comprendre quoi que ce soit. Quand les enseignants étaient frustrés par la barrière de la langue, ils s’en prenaient – au sens propre du terme – à leurs élèves.
« A la manière dont j’ai été battu à l’école, j’ai compris que le système était mauvais. Personne ne peut étudier dans ces conditions. »
Sauveur n’a jamais achevé le secondaire. Mais, en 1996, lui et l’enseignant américain Christ Low ont cofondé l’école Communautaire de Matenwa afin de fournir une « éducation qui permette au peuple de réfléchir et partager leurs idées, dit-il, une éducation qui leur offre un meilleur apprentissage ». Faire usage du créole était une nécessité.




Matenwa utilise le créole durant toute la formation et dans les manuels jusqu’en 3ème, classe dans laquelle le français est introduit comme seconde langue. Après la 3ème, les manuels des matières comme la géographie et l’histoire sont tous en français, simplement parce que ces livres ne sont pas encore disponibles en créole.
Les fondateurs de Matenwa espèrent qu’un jour, tous les livres seront disponibles en français et en créole. Pour les classes inférieures, l’administration collecte des fonds pour acheter des livres en créole et les élèves collectent le leur.
Mais de nombreux parents continuent de croire que le français reste la langue de l’éducation, même pour les élèves de la maternelle. Son orthographe et sa grammaire sont mieux introduits que le créole, et la croyance selon laquelle le plus tôt ils sont exposés au français, le mieux ils l’appréhenderont, persiste – même s’ils ont du mal au début.
Sauveur se souvient :
« Lorsque nous avons lancé Matenwa, c’était vraiment difficile. Des parents annulaient l’inscription de leurs enfants parce que nous dispensions les cours en créole. »
Mais dit-il, ces parents ont ramené leurs enfants à Matenwa. Aujourd’hui, la classe politique, le premier ministre en tête de file, en appelle à plus d’éducation en créole, et certains surnomment Matenwa le modèle.
Jonès Lagrandeur, le superintendant de plus de 200 écoles de l’île de Lagonav, était aussi contre l’éducation en créole au début.
« Eien sûr ! Nous avons été élevés différemment. Ensuite, nous l’avons mieux appréhendé. J’étais sceptique, mais maintenant, je suis un fan de la première heure. Depuis l’arrivée de Matenwa, nous avons tourné une page de l’histoire. »
Matenwa offre également une formation en « langues maternelles » aux enseignants à travers le pays, mais travaille principalement avec les écoles voisines. Lagrandeur affirme que c’est la raison pour laquelle l’île a enregistré son score le plus élevé aux examens nationaux cette année.
Michel DeGraff, un linguiste haïtien au MIT, dit que les tests prouvent que les compétences en lecture des élèves créoles de Matenwa sont trois fois plus élevées que la moyenne de 84 écoles testées par la Banque Mondiale.
Degraff dit qu’il est en mesure d’affirmer que l’enseignement dispensé en français ne fonctionne pas, juste en écoutant les gens étudier.

Sources : rue89.com
« C’est ce genre de cacophonie, où la plupart du temps ils cassent la phrase au milieu. Ce qui signifie qu’il ne comprennent pas ce qu’ils étudient. »
C’est le même cursus qu’il a suivi quand il était enfant, quand le Créole était méprisé dans son école.
Aujourd’hui, en tant que membre de la nouvelle Académie Créole, Degraff a pour mission de promouvoir le créole dans tous les domaines. Mais son objectif majeur reste l’éducation, les outils pour aider les enseignants à dispenser des cours de science en créole et la traduction de 21 jeux mathématiques en Créole.
De retour à Matenwa, j’ai effectué une visite un vendredi, au moment où les éducateurs étaient réunis pour les cours en langue maternelle. Ils ont reçu des livres et discuté de la manière dont ils allaient former le plus grand nombre par eux-mêmes à leur retour.
« Au début nous étions les seuls à enseigner le créole » nous dit Abner Sauveur, le cofondateur de Matenwa.
« Maintenant, il y a 10 écoles qui viennent ici chaque mois pour suivre la formation. Quand je m’appuie sur cette expérience, je crois que dans 15, 20, 30 ans, je serai peut-être déjà mort, mais il est possible que le système en sera complètement changé à Haïti. »
Mais à la session de formation, Sauveur distribue les manuels qui semblent n’avoir aucun lien avec l’enseignement en créole. Ils portent sur les punitions corporelles, la communication efficiente avec les élèves et la protection des enfants contre les abus sexuels.
Au vu de tout ceci, Matenwa est-il un modèle du fait de l’enseignement en créole ou du fait de l’attention accordée aux droits des enfants ?
Je demande aux enseignants : cette école sera-t-elle toujours influente même si elle dispense les cours en français ?




















Vanuatu: l'ambassade de Chine non plus n'a jamais entendu parler du projet de construction d'usine de nickel à Santo, pourtant annoncé par la compagnie minière calédonienne MKM et son partenaire chinois Jin Peï. Objectif: valoriser le nickel calédonien de moindre qualité. En début de semaine, c'est le ministre des ressources naturelles et des terres, Ralph Regenvanu, qui faisait part de sa surprise, ajoutant qu'il n'approuverait pas la construction d'une usine de nickel sur Santo, pour ne pas compromettre l'industrie touristique. L'autorité de promotion des investissements au Vanuatu, et le mouvement coutumier de Santo, le Nagriamel, affirment aussi ne pas avoir été consultés. 
 
Sources : Radio Australie ( Edition du 27 octobre 2014)
Naku press : Mise en ligne le 30 octobre 2014




SUVA, dimanche 21 septembre 2014  – L’ancien chef des armées, Franck Bainimarama, qui a dirigé les îles Fidji au cours des huit dernières années suivant son putsch de décembre 2006, s’est dimanche déclaré vainqueur des premières élections démocratiques tenues mercredi 17 septembre 2014 dans cet archipel depuis le coup d’État.
L’homme fort de Suva, qui avait formé son parti il y a quelques semaines pour se lancer dans la course aux voix et se donner une légitimité démocratique, s’est exprimé pour la première fois dimanche à l’occasion d’un meeting rassemblant ses sympathisants, dans un grand stade de la capitale.
Le désormais Vice-amiral en retraite, au cours de son allocution censée remercier les supporters, a notamment insisté sur le fait qu’il se considérait comme le Premier ministre de « tous les Fidjiens ».
« Mes chers compatriotes, comme vous le savez, Fiji First a remporté ces élections générales et je conduirai donc le nouveau gouvernement pour servir la nation (…) Je suis profondément honoré et humble devant le fait que le peuple fidjien a placé sa confiance en moi pour les mener vers une nouvelle et véritable démocratie », a-t-il lancé à une foule de sympathisants venus pour une cérémonie de « remerciements ».
Dans un discours rassembleur, il a invité toutes les franges de la société fidjienne, « même ceux qui n’ont pas voté pour (lui) », à se joindre au mouvement d’unité nationale pour « tous ensemble, aller de l’avant (…) Le temps de clientélisme pour flatter les intérêts particuliers de certains groupes et élites sont révolus », a-t-il insisté.
« C’est une victoire pour tous les Fidjiens. C’est un moment dont l’histoire se souviendra comme étant celui d’une nation prenant son avenir à bras le corps », a-t-il poursuivi.

Selon les derniers décomptes, toujours en cours, mais quasiment achevés, le parti Fiji First de M. Bainimarama aurait obtenu près de soixante pour cent (59,1) des suffrages au plan national, ce qui lui donnerait, à la proportionnelle, une confortable majorité absolue d’au moins 32 sièges au sein de la prochaine assemblée législative de cinquante sièges.
Les autres partis arrivent loin derrière dans les scores, avec celui qui sera désormais la première force d’opposition, le parti social démocratique libéral (SODELPA) dirigée par la cheffe coutumière et ancienne ministre Ro Temumu Kepa.
Le SODELPA ne récolte que 28,3 pour cent des voix, soit quinze sièges au prochain Parlement.
Plus loin derrière encore, d’anciens partis majeurs à Fidji, comme le National Federation Party (NFP) ne réussissent qu’à obtenir un peu plus de cinq pour cent des suffrages, soit trois députés au Parlement.

Prochain déplacement à l’Assemblée Générale de l’ONU

Dans son discours, M. Bainimarama a aussi annoncé un prochain déplacement en tant que chef du gouvernement de son pays à l’Assemblée Générale des Nation-Unies, qui doit débuter, comme tous les ans, à cette époque de l’année.
« Là-bas, je pourrai dire au monde ce que nous venons tout juste d’accomplir à Fidji (…) Car j’avais promis à na nation fidjienne, mais aussi à la communauté internationale, que j’amènerais Fidji à la véritable démocratie de notre histoire. Et j’ai tenu parole. Mais ce n’est pas pour autant la fin du chemin. Ce n’est que le début », a-t-il ajouté.


Depuis New York, siège de l’ONU, le secrétaire général Ban Ki-moon a lui aussi réagi jeudi en « saluant le déroulement pacifique des élections législatives du 17 septembre aux îles Fidji et il a félicité le peuple de ce pays d'avoir exercé son droit de vote, conformément à la Constitution ».
« Tandis que les Fidji attendent les résultats définitifs, le Secrétaire général encourage tous les Fidjiens à continuer de maintenir un climat pacifique pendant tout le processus électoral et à régler tout différend par les procédures juridiques établies », a indiqué le porte-parole de M. Ban dans un communiqué de presse.
Selon l’ONU, les élections fidjiennes « marquent une étape importante pour la transition du pays vers la démocratie ». 

Jeudi, les réactions se sont multipliées de la part de la communauté internationale.

Depuis Paris, le ministère français des affaires étrangères a salué « le bon déroulement des élections législatives du 17 septembre, qui marquent le retour du pays à la démocratie. »
La France « se tient prête à travailler avec les autorités nouvellement élues et à renforcer notre coopération bilatérale, notamment dans le domaine de l'intégration des collectivités françaises du Pacifique dans leur environnement régional », poursuit une déclaration du porte-parolat au Quai d’Orsay.

Depuis Bruxelles, l’Union Européenne, mercredi, saluait elle aussi, via son porte-parolat, la tenue de ces élections dans un climat « paisible ».
Bruxelles souligne aussi le fort taux de participation, « y compris chez les jeunes, qui pour beaucoup votaient pour la première fois. Les autorités électorales devraient maintenant administrer le processus électoral en toute transparence et ceci jusqu’à sa conclusion. L’Union Européenne s’engage à travailler étroitement avec le gouvernement élu en vue de soutenir la consolidation de la démocratie dans ce pays », ajoute l’UE.

De nombreux programmes d’aide au développement, dont ceux de l’Union Européenne, ont aussi été gelés, à l’exception de volets strictement humanitaires.


En Australie, la ministre des affaires étrangères Julie Bishop, dès jeudi, a elle aussi « félicité Fidji pour la tenue des élections du 17 septembre, les premières depuis 2006. Ce fut un jour historique pour le peuple de Fidji », a-t-elle estimé en confirmant que Canberra se réjouit de travailler avec le nouveau gouvernement fidjien « lorsqu’il sera formé ».

En Nouvelle-Zélande, le ministre des affaires étrangères, Murray McCully, s’est lui aussi fendu d’un communiqué jeudi dans lequel il applaudit et de félicite du « retour de Fidji aux urnes ».
« Ces élections sont un événement significatif, à la fois pour Fidji et pour la région Pacifique dans son ensemble », a-t-il estimé et annonçant par avance sa volonté de travailler avec le prochain gouvernement.


En fin de semaine, d’autres pays et organisations internationales sont venues se joindre au concert d’applaudissements accueillant favorablement la tenue de ces élections dans un climat paisible.

Kamalesh Sharma, Secrétaire Général du Commonwealth, a parlé de « tournant » dans le processus de retour à la démocratie et de l’État de droit dans cet archipel, qui est exclu de l’organisation internationale depuis septembre 2009.
« Nous attendons maintenant les résultats officiels, mais nous sommes encouragés par la déclaration préliminaire du groupe d’observateurs internationaux », a ajouté M. Sharma.
Après le putsch de 2006, Fidji a été suspendu du Commonwealth (en septembre 2009) et du Forum des Îles du Pacifique (en mai 2009).

À Washington, le porte-parolat du Secrétaire d’État John Kerry a lui aussi réagi vendredi en « félicitant le peuple fidjien pour avoir mené ce vote historique ».
« Les États-Unis s’engagent à travailler avec le peuple de Fidji et son gouvernement élu, alors qu’ils œuvrent afin de renforcer les institutions démocratiques », souligne le département d’État.


Les enjeux géopolitiques

Ces élections, censées marquer le retour de Fidji dans le giron des démocraties, sont aussi perçues comme hautement stratégiques au plan des équilibres régionaux.

Elles devraient sceller le réchauffement entre Fidji, puissance incontournable dans la géopolitique régionale, et le bloc occidental.
Durant les années post-putsch, marquées par les sanctions imposées par les grands voisins occidentaux (Australie et Nouvelle-Zélande), Fidji a joué à fond la carte de la diversification géostratégique.

L’archipel, sous la férule de Franck Bainimarama, a multiplié les alliances et coopérations diplomatiques, économiques et militaires avec d’autres pays, à commencer par la Chine, très présente en Océanie, ou encore des pays comme l’Indonésie, Cuba ou la Russie.

Sources : Flash d'Océanie  Edition du 21 septembre 2014
Naku press : Mise en ligne le 22 septembre 2014


Trudy Sieland: « ma mère est une éleveuse de cochons reconnue »


Fraîchement débarquée à Melbourne pour y étudier le développement international, Trudy Sieland, une germano-papoue de 27 ans, veut faire du développement intelligent en Papouasie Nouvelle-Guinée, sans détruire les cultures locales.


Elle est née au pied du Mont Wilhelm, qui surplombe la Papouasie Nouvelle-Guinée du haut de ses 4509 mètres. Son père, missionnaire catholique allemand, y est tombé amoureux de sa mère, une Papoue des Hauts-Plateaux.

Trudy Sieland, 27 ans, fait partie de ces femmes qui tracent leur route discrètement mais sûrement, sans coups d’éclat, avec une seule obsession : être utile à leur pays.
Catholique convaincue, Trudy a déjà travaillé pendant quelques années pour l’ONG Brot fuer die Welt, qui pilote des projets de développement en Papouasie Nouvelle-Guinée et dans le Pacifique sud depuis sa base de Madang, une ville de la côte nord du pays.
Pour elle, qui a passé son enfance entre l’Allemagne et la Papouasie Nouvelle-Guinée, et comprend les deux mondes, le développement ne veut pas dire modernité, mais avant tout, l’accès aux soins médicaux et à l’éducation.

Trudy Sieland est arrivée à Melbourne en janvier, où elle étudiera pendant deux ans au RMIT - l'Institut Technologique Royal de Melbourne- pour obtenir un master en développement international. Elle fait partie des 81 boursiers financés par le ministère australien des Affaires étrangères, dont la majorité vient d’Asie – du Vietnam et d’Indonésie principalement.

Les cinq premières semaines sont consacrées à l’acclimatation des étudiants étrangers à la vie en Australie, à travers des cours d’écriture en anglais, la visite de l’aumônerie, ou encore un atelier cuisine avec le syndicat des étudiants. ( Sources : Radio Australie)
Naku press : Mise en ligne le 02août 2014



KANAKY  MAI 2014  ( CP : Naku press)






Salomon-Cuba-diplomatie-ambassade-inauguration: Les îles Salomon ouvrent la première ambassade océanienne à Cuba

   Gordon Darcy Lilo, Premier ministre des îles Salomon, a créé une première le 24 juillet 2014 en inaugurant la première ambassade d’un État océanien à Cuba, sur fond de coopération médicale et éducative.
Cette coopération avec La Havane a été lancée il y a quelques années, avec l’envoi sur place d’étudiant salomonais dont un premier groupe d’une vingtaine de jeunes Océaniens devrait prochainement arriver en fin de cursus, au terme de six années d’études et obtenir leurs diplômes de l’école de médecine.
À terme, cet accord de coopération éducative et sanitaire prévoit de former une centaine de jeunes Salomonais et pourrait ensuite s’étendre à d’autres secteurs comme l’agriculture et le tourisme.

L’ouverture officielle de la première ambassade océanienne à Cuba, qui fonctionnait de fait depuis mars 2013, a été qualifiée d’ « historique » par Rodrigo Malmierca Diaz, ministre cubain du commerce extérieur ainsi que par Rogelio Sierra, chef de la diplomatie à La Havane.
« Notre coopération est basée sur des valeurs de fraternité et de solidarité, ainsi que de respect de la souveraineté nationale et de l’égalité », a souligné M. Darcy Lilo à La Havane en procédant à l’inauguration de cette première mission diplomatique.
Il a aussi applaudi la contribution cubaine en vue d’améliorer les systèmes de santé des îles Salomon et de l’Océanie insulaire.
Le chef de l’exécutif salomonais a aussi rappelé les « nombreux défis communs » auxquels doivent faire face les pays océaniens et des pays des Caraïbes, comme les changements climatiques, la gestion des risques liés aux catastrophes naturelles, la dépendance énergétique ou encore la sécurité alimentaire.
Cuba, dans les mêmes secteurs, a aussi enclenché depuis cinq ans une coopération active avec des États océaniens voisins comme Fidji ou encore Vanuatu.
Sources : Flash d'Océanie ( 29 juillet 2014)
Naku Press : Mise en ligne le 30 juillet 2014 




KANAKY  MAI 2014  ( CP : Naku press)



LES BRÈVES DE LA REGION / ECHO DE RADIO AUSTRALIE……. Bon voyage et bonne lecture
Après l'Australie, Shinzo Abe est arrivé jeudi en Papouasie Nouvelle-Guinée. C'est la première visite d'un Premier ministre japonais dans le pays depuis trente ans.
Pourtant le Japon aide la Papouasie Nouvelle-Guinée depuis son indépendance. 1.5 milliard de dollars en tout depuis 1975. Les échanges économiques entre les deux pays progressent. Le tout premier chargement de gaz naturel liquéfié sorti de Papouasie Nouvelle-Guinée était destiné à Tepco, l'opérateur de la centrale de Fukushima. Shinzo Abe a déclaré que le gaz papou aidait à garantir la sécurité énergétique du Japon. Nippon Oil détient 5% de parts dans l'exploitation du gaz naturel en Papouasie Nouvelle-Guinée. 

Australie: l'opposition accuse le gouvernement de favoriser le Japon contre la Chine. L'attaque intervient au lendemain de la visite du Premier ministre japonais, Shinzo Abe, mais surtout au lendemain de propos étonnants de la ministre australienne des Affaires étrangères. « La Chine ne respecte pas les faibles. Autant être direct, donc. Notre gouvernement défend ses intérêts nationaux. Notre économie est une économie de marché basée sur les exportations, notre régime est démocratique et nous soutenons le droit international. C'est ça l'Australie, et nous défendrons ce modèle. » Ce sont des propos dignes d'un journaliste, mais pas d'une ministre, a regretté Tania Plibersek, la porte-parole de l'opposition chargée des affaires étrangères.

Papouasie indonésienne: Freeport Mc-Moran va pouvoir reprendre ses exportations de concentré de cuivre. Mais on ne sait pas quand. Depuis janvier, le gouvernement indonésien a ordonné la suspension des exportations de cuivre, pour forcer Freeport à transformer le minerai sur le sol indonésien. Et en début de semaine, le géant minier américain a finalement accepté de construire une fonderie de cuivre en Indonésie. Mais ce n'est pas tout: il cède 30% de ses actions à l'État indonésien et lui versera 4% de royalties sur ses ventes de cuivre, et 3.75% sur ses ventes d'or. 


Fidji: les terres coutumières ne sont pas en danger. La mise au point vient du Premier ministre sortant et candidat Franck Bainimarama. Il a répondu jeudi aux accusations de ses opposants. Ils affirment que les terres coutumières peuvent être confisquées pour toujours. Franck Bainimarama assure au contraire qu'il a comblé les lacunes du droit fidjien en interdisant la vente libre des terres indigènes. La Constitution supervisée par le Premier ministre en 2013 prévoit des exceptions pour les routes, les aéroports, etc., mais contraint les autorités à restituer ces terres aux propriétaires coutumiers quand elles ne s'en servent plus. 

Îles Salomon: la noix de bétel, la cigarette et l'alcool (et surtout pas les alcools artisanaux) sont bannis du marché central de Honiara depuis mercredi. Leur vente et leur consommation sont interdites. Car l'Organisation Mondiale de la Santé a offert 20 000 dollars au ministère salomonais de la Santé pour transformer le marché en un endroit propre et sain. Une démarche nécessaire, car les statistiques de maladies non transmissibles liées à l'alcool, au tabac et à la noix de bétel sont alarmants aux Îles Salomon, rappelle le ministère de la Santé. 

NAKU PRESS : Mise en ligne le 13 Juillet 2014

KANAKY  MAI 2014  ( CP : Naku press)



Océans: le « 7ème continent » a disparu

C'est le nom qu'on donne à l'immense territoire à la dérive sur les océans, composé de tonnes de morceaux de plastique.  
Chaque années, nous déversons en moyenne 300 millions de tonnes de plastiques dans les océans. Elles finissent dans l'estomac des poissons, en micro-particules. 
Des chercheurs ont arpenté les océans en 2010 et 2011 à bord de quatre navires pour sonder cing gyres - des tourbillons formés par les courants océaniques, qui concentrent les plastiques. Résultat :

« Nous n'avons retrouvé qu'environ 1% des 300 millions de tonnes de plastique déversés chaque année dans les océans. Ça pourrait être une bonne nouvelle, mais c'est en réalité inquiétant, parce que nous ne savons pas où passent 99% de ces morceaux de plastique. » 

Carlos Duarte est le directeur de l'Institut d'Océanographie à l'université d'Australie occidentale. C'est lui qui a dirigé les recherches sur ces gyres de plastique. Où sont passés les 99% de particules de plastique que nous rejetons chaque année dans l'océan ? Il y a plusieurs hypothèses :

« Le plastique a peut-être été décomposé en particules microscopiques qui passent à travers les mailles de nos filets. En dessous de 0.2 mm, nous ne pouvons pas les retenir. Autre explication possible : il existe des microbes dans l'océan, capables de décomposer ces particules de plastique. Sinon, il se peut aussi que les particules soient colonisées par des organismes marins qui ont des coquilles et qui augmentent leur poids et les font tomber au fond de l'océan. Et enfin, malheureusement c'est l'hypothèse la plus probable, les morceaux de plastique d'une taille inférieure ou égale à 4 mm sont vraisemblablement ingérés par les poissons et remontent la chaîne alimentaire. » 

Comme l'a dit Antoine Laurent Lavoisier, chimiste français du XVIIIème siècle, « rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme ». Le plastique que nous offrons à l'océan nous est donc rendu dans le poisson que nous mangeons:

« À la base, ces particules de plastique contiennent déjà des produits chimiques toxiques, et en plus de cela, elles absorbent d'autres polluants chimiques présents dans l'océan. Le tout est ingéré par les poissons microscopiques, eux-mêmes mangés par les thons, les espadons, les calamars, qui atterrissent dans nos assiettes. Mais au lieu de nous inquiéter pour le contenu de nos assiettes, on ferait mieux d'arrêter de consommer autant de plastique, au supermarché, on doit vraiment faire quelque chose pour limiter au minimum les emballages, ces tonnes de plastiques que nous consommons chaque jour, c'est absurde ! » 

L'Australie est très en retard sur ce plan-là. Par exemple, l'Australie occidentale vient seulement d'introduire des sachets biodégradables dans les supermarchés. 

Sources : Radio Australie
Mis à jour 4 July 2014, 14:01 AEST
Caroline Lafargue
Naku Press : Mise en ligne le 5 Juillet 2014


KANAKY  MAI 2014  ( CP : Naku press)






Un nouveau parti 

maori vient secouer 

l'échiquier politique


Ecarts de langage, perte financière,… reconnus officiellement depuis quatre mois seulement, le parti Mana (Prestige en maori) et son leader font déjà beaucoup parler d’eux. A la veille des élections parlementaires qui se dérouleront en Nouvelle-Zélande le 26 novembre prochain, le désormais direct concurrent du parti Maori semble bousculer la vie politique néo-zélandaise. Qui est ce nouveau leader ? De quels intérêts le parti Mana se fait-il le porte-parole ??...
« Tama tu tama ora, tama noho tama mate », « ceux qui se battent pour survivre doivent vivre, ceux qui attendent sans rien faire doivent mourir ». Tirée du groupe d’activistes maoris Nga Tamatoa (les guerriers) opérant dans les années 70, la devise du nouveau parti Mana correspond bien au tempérament de son leader. Appelé par ses partisans « parti du peuple », cette nouvelle formation politique rassemblée autour de Hone Harawira, se veut une formation qui défend les intérêts du peuple Maori et une opposition frontale à la politique du gouvernement de John Key. Officiellement reconnu le 30 avril dernier, le parti s’est placé dès son origine en adversaire du parti Maori dont les principaux leaders dans la circonscription du Northland (Te Tai Tokerau), M. Tipene et M. Bird, seraient « trop vieux et fades pour faire de la politique », selon Hone Harawira. « Je ne pense pas que les 4 retraités qui sont à la tête du parti Maori aient les moyens de diriger une jeune nation en effervescence », lançait l’homme politique il y a peu de temps.
Connu comme le « rebelle » de la politique alors qu’il était encore au parti Maori, ce n’est pas la première fois que Hone Harawira dérape. Et ce style politique semble partagé chez les Harawira. Sa mère, l’activiste, Titewhai Harawira, avait elle-même récemment perturbé une réunion des représentants du parti Maori lors d’une réunion en février dernier. Elle les avait alors qualifiés de « menteurs » et de « serpents », criant, chantant pour couvrir les discours des intervenants. Ce sont également les cousins de Harawira, John Junior Popata et Wikatana Popata, qui apostrophèrent le premier ministre John Key en 2009, agression à laquelle Harawira avait implicitement donné son appui. Dernièrement, l’homme politique avait été critiqué suite à sa disparition d’un meeting prévu dans la capitale européenne pour avoir préféré visiter la capitale française avec sa femme. Il répondra alors à un email le critiquant à ce sujet, que ces « put** de blancs » ne devraient pas attendre de lui qu’il respecte « leurs règles puritaines ». « Ces put*** de blancs ont violé nos terres et nous ont tout pris pendant des décennies » avait-il poursuivi dans cette même conversation.
Dans la même veine, il déclare en mai dernier lors d’une interview sur la chaîne Maori que Ben Laden est « un homme qui s’est battu pour les droits, la terre et la liberté de son peuple » et que « les gens devrait pleurer la perte d’un homme se battant pour la liberté plutôt que de la condamner ». Une remarque qui avait été vivement critiquée sur la forme bien sûr, mais aussi sur le fond, puisque ben Laden étant né saoudien et mort au Pakistan, il ne s’est donc jamais battu pour son peuple .
Après de multiples désaccords publics, Hone Harawira quitte le parti Maori le 23 février et perd de ce fait son siège au parlement néo-zélandais. Des élections partielles sont alors organisées en juin pour la circonscription du Northland (Te Tai Tokerau). Le parti Maori lui reproche ces élections qui auraient coûté 500 000 dollars aux contribuables, six mois seulement avant les élections générales. Contre toute attente, il rafle le siège avec 6 065 voix, dépassant de loin les 1 087 voix du parti Maori.
Ces positions extrêmes sont à mettre en perspective avec la dernière campagne récemment lancée par le parti de droite ACT, dont la direction a été depuis peu arrachée suite à une véritable OPA du ‘Pakeha’ (néo-zélandais d’origine européenne) Don Brash. Cette campagne, publiée sous forme d’une publicité parue dans les journaux, exprime son ras le bol quand aux « radicaux maoris » et critique plus généralement les avantages réservés aux maoris dans la société néo-zélandaise. 
Des positions opposées qui s’alimentent, font s’accroître les ressentiments et ainsi la montée de dirigeants populistes.
Les montagnes russes des relations entre Hone Harawira et les dirigeants du parti Maori, Pita Sharple et Tariana Turia, actuellement alliés au parti National au pouvoir, ne semblent pas prêtes de se terminer. Tout récemment, Hone Harawira promet de maitriser ses sautes d’humeurs et de mettre un peu d’eau dans le vin de son intransigeance sur le sujet de la propriété de la zone intertidale notamment (New Zealand foreshore and seabed, zone découverte par les marées que les maoris revendiquent), depuis longtemps source de discussions sans issues entre le peuple maori et la couronne. De ces discussions dépendent les intérêts du peuple Maori en général aux prochaines élections de novembre, date à laquelle la Nouvelle-Zélande devra décider de la composition de son 50ème parlement.
Alors qu’il devait prêter serment jeudi 14 juillet pour son retour au parlement, Hone Harawira reprend la provocation et défit les lois de l’institution en déclamant sa propre version du serment en langue Maori où il prête allégeance au traité de Waitangi et non à la couronne britannique… Une déclaration d’hostilité toute à fait du goût de ses partisans, beaucoup moins de la majorité des parlementaires, représentants maoris inclus. Voir la vidéo ->>
Les élections prochaines s’annoncent chaudes !
Sources :www.frogs-in-nz.com
Naku press : Mise en ligne le 28 juin 2014



KANAKY  MAI 2014  ( CP : Naku press)

Melbourne: la République fédérale autoproclamée de Papouasie Occidentale a inauguré hier sa représentation diplomatique non officielle.

Le bureau de la République fédérale autoproclamée de la Papouasie occidentale à Melbourne est financé par un collectif d'Australiens. (Credit: ABC) 
Objectif : développer les relations avec les représentants indonésiens et l'Australie. Le bureau est financé par un collectif d'Australiens. La République a été proclamée le 19 octobre 2011 par Forkorus Yaboisembut, le Président, lors du troisième congrès des peuples papous à Jayapura. À la suite de quoi, les forces indonésiennes ont ouvert le feu sur la foule des indépendantistes. 6 personnes ont été tuées, selon les indépendantistes, et 2, selon les autorités indonésiennes.  Forkorus Yaboisembut et son Premier ministre Edison Waromi, sont prisonniers politiques depuis octobre 2011. 


Australie: une défaite pour le gouvernement, une victoire pour les arbres. Lundi, l'UNESCO a refusé de retirer 74 000 hectares de forêt tasmanienne de sa liste du patrimoine mondial. Le gouvernement Abbott souhaitait mettre ces hectares de forêt primaire tempérée en exploitation. Mais les membres de l'UNESCO réunis à Doha hier ont estimé que « supprimer la protection de ces 74 000 hectares aurait créé un précédent inacceptable »

Fidji: il n'y aura pas d'autre coup d'État. Dixit le général de brigade Mosese Tikoitoga. Une mise au point nécessaire, car il a déclaré il y a quelques jours, que le nouveau Parlement pourra toujours voter des amendements à la Constitution, validés par un référendum, mais récrire la Constitution, ce serait illégal. Mosese Tikoitoga semblait ne pas exclure un coup d'État dans ce cas-là. Mais lundi le chef de l'armée a tenu à rassurer le public : il n'interviendra pas, même si les nouveaux Parlement et Premier ministre qui seront élus le 17 septembre prochain, révisent la Constitution de Franck Bainimarama. 

Naku press : Mise en ligne le 25 Juin 2014

KANAKY  MAI 2014  ( CP : Naku press)


Papouasie Nouvelle-Guinée: le gouvernement a officiellement supprimé en début de semaine les baux fonciers spéciaux obtenus frauduleusement. 
Cela faisait des années que les associations de propriétaires traditionnels réclamaient leur abolition
Les propriétaires coutumiers de Pomio, dans l’est de l’île de Nouvelle-Bretagne, manifestent contre l’exportation de grumes, produit de leurs terres, louées par l’État à une compagnie d’exploitation forestière. (Greenpeace/ octobre 2011) 
Toutes les terres du pays appartiennent aux propriétaires coutumiers, mais l'État a des droits sur 2 à 3% de ces terres. L'État papou a loué ces terres à diverses entreprises, souvent étrangères, pour en faire des exploitations forestières, ou des plantations de palmiers à huile par exemple. En tout, 5 millions d'hectares ont été loués à 77 entreprises, et d'après la commission d'enquête mise en place par le gouvernement, la majeure partie de ces baux ont été obtenus illégalement, sans consulter les propriétaires coutumiers. 

Franck Bainimarama accueille le Président fidjien à bras ouverts. Susilo Bambang Yudhoyono participe au deuxième sommet du Forum du Développement des Îles du Pacifique. Mais le révérend François Pihaatae, porte-parole de la Conférence des Églises du Pacifique, demande au leader fidjien de ne pas oublier la lutte des Papous pour leur droit à l'autodétermination en Indonésie. Il s'agit de la première visite d'un Président indonésien à Fidji, un moment historique, et  se demande si justement Susilo Bambang Yudhoyono n'a pas fait le déplacement pour inciter les pays mélanésiens à ne pas soutenir les indépendantistes papous. En janvier, les ministres des Affaires étrangères fidjien, salomonais, papou, et des émissaires du FLNKS ont accepté l'invitation de l'Indonésie, ils sont allés visiter Jayapura, la capitale de la Papouasie occidentale. Seul le Vanuatu a boycotté. 
Sources : Radio Australie ( Edition du 20 juin 2014)
 Naku press : Mise en ligne le 21 juin 2014 
(Crédit photo : Naku Press) - Kanaky Mai 2014

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Murray Isimeli: « la décolonisation n'est plus au coeur des débats publics »

Mis à jour 23 May 2014, 14:54 AEST

Le sommet du comité des 24 se clôt vendredi à Fidji. L'Alliance des ONG du Pacifique est intervenue pour réveiller l'institution, qui ronronne depuis plusieurs années. 
Murray Isimeli est chargé des campagnes d'auto-détermination au sein du Conseil des Églises du Pacifique, l'un des piliers de l'alliance des ONG du Pacifique. Il revient justement sur l'essoufflement de la mobilisation au sein des Églises, pourtant traditionnellement très impliquées dans les luttes pour l'autodétermination:
« Dans les années 60, 70 et 80, on parlait beaucoup de décolonisation, il y avait encore beaucoup de territoires à décoloniser dans la région. Et depuis, cet élan s'essouffle. À tel point que beaucoup ignorent le statut des pays qui sont toujours colonisés. La décolonisation n'est plus au coeur des débats publics, dans la société civile et dans les activités menées par les Églises. » 
La fédération d'associations du Pacifique a rencontré les membres du comité de l'ONU pour tenter de relancer la mobilisation pour l'autodétermination des peuples de la région :
« Nous demandons aux membres du comité des 24, qui comprend deux pays du Pacifique, la Papouasie Nouvelle-Guinée et Fidji, de faire en sorte que les souhaits, les intérêts des peuples indigènes dans les territoires non autonomes passent avant les calculs politiques et les compromis diplomatiques entre gouvernements. Résultat : nous constatons que l'ONU n'a pas réussi à défendre l'aspiration à l'autodétermination de la Papouasie occidentale et de Rapa Nui, et d'autres dans la région qui s'estiment toujours colonisés aujourd'hui, et qui ne sont toujours pas inscrits sur la liste des États à décoloniser, pourtant leur inscription serait légitime. Mais du coup, l'ONU ne peut rien faire pour les aider à choisir leur destin. »  
Murray Isimeli, du Conseil des Églises du Pacifique, répondait à Tom Maddocks sur Radio Australie. 
La lutte pour l'autodétermination en Papouasie indonésienne semble vouée à l'échec, tant que l''Indonésie fera partie des 24 pays du comité spécial de l'ONU pour la décolonisation.

Naku press : Mise en ligne le 24 mai 2014
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Sources  : rue89.com
(un coucher de soleil sur naku bay ) CP : NP
PNG: les royalties du gaz se font attendre
Mis à jour 9 May 2014, 16:41 AEST
Caroline Lafargue
Le gaz naturel liquéfié va couler à flots, et l'argent aussi. Mais ce sera d'abord le gaz - Exxon Mobil a annoncé en avril que les premiers mètres cubes seront exportés vers l'Asie avant juin, plus tôt que prévu. 


Quant aux royalties pour les riverains des exploitations, elles auront du retard, a prévenu le ministre papou du Pétrole et de l'Énergie. Nixon Duban promet quand même leur versement avant Noël. 

L'échelle est géante : le pipeline d'Exxon traverse les hauts-plateaux sur 600 kilomètres, avant de rejoindre l'usine de transformation à Port-Moresby. Des milliers de propriétaires coutumiers sont concernés par les royalties. L'identification de tous les propriétaires est donc compliquée. 

On écoute les explications de Stanley Mamu, le porte-parole de PNG LNG Watch, une association qui veille à ce que les richesses du gaz naturel liquéfié profite aux Papous : 

« N'importe qui peut affirmer qu'il appartient à tel ou tel clan dont les terres accueillent les structures d'exploitation du gaz naturel. Ça va créer des problèmes à l'avenir, parce qu'il suffit d'aller dire au ministère du Pétrole et des Énergies qu'on est un propriétaire coutumier pour recevoir des royalties. » 

Mais le ministre papou du Pétrole et des Énergies assure que le recensement des clans est rigoureux: 

« Certaines personnes critiquent le travail du gouvernement. Mais je tiens à rassurer les Papous : notre gouvernement est compétent, notre système de recensement est fiable, sans parti pris. Et le retard pris est assez anecdotique. »  


Nixon Duban, au micro de Jemima Garrett sur Radio Australie. Les membres de neuf des clans ont été identifiés, il en reste encore sept à établir. En attendant, l'argent versé par Exxon Mobil pour l'utilisation des terres sera placé dans un fond spécial. 

SOURCES : RADIO AUSTRALIE

NAKU PRESS : MISE EN LIGNE LE 9 MAI 2014













LES SOCIETES CHINOISES CONTESTEES AUX ILES COOK : " c'est le peuple qui décide et non les politiciens" dixit le président du conseil du commerce et de l'investissement .



Georges Pitt a été limogé de son poste de président du Conseil du commerce et de l'investissement, une instance gouvernementale. Officiellement, cet homme d'affaires de renommée a été destitué pour incompétence mais selon lui, ses critiques à l'encontre des sociétés chinoises sont la véritable raison.
Georges Pitt reproche à ses homologues chinois de s'immiscer dans la politique locale et de courtiser les politiciens. Et pour lui, ce n'est pas comme cela que l'on fait du business dans le Pacifique.

PITT : « Les Îles Cook sont probablement le tout dernier endroit où les Chinois sont en train de forger des relations. Ils sont à Fidji depuis longtemps, au Samoa, à Tonga et à d'autres endroits.
Et nous savons que dans certains endroits des préoccupations existent ; il y a eu des émeutes à Tonga, des émeutes aux Îles Salomon et tout se fait de gouvernement à gouvernement. C'est là où tout démarre pour les Chinois.
Ils disent toujours être des amis, qu'ils font partie de la même famille et c'est bien. Mais leur approche dans le Pacifique est toujours la même : ils se mettent en contact avec le plus grand nombre possible de responsables politiques de haut niveau. Ils pensent que c'est comme ça que les affaires fonctionnent.

Mais aux Îles Cook, nous avons une véritable démocratie, C'est le peuple qui dirige, pas les politiciens. Les politiciens doivent rendre des comptes et doivent suivre les principes de la bonne gouvernance. 
»

A ce stade de l'interview, il est temps de rectifier le tir et demander qui reproche quoi à qui ? Est-ce que Georges Pitt parle des sociétés chinoises ou des relations de gouvernement à gouvernement ? Pourquoi cette façon de faire du business serait inappropriée ?

PITT : « ls doivent réaliser que la façon dont ils font des affaires dans d'autres pays, ils ne peuvent pas le faire ici. Vous ne pouvez pas passer par les politiciens en leur demandant de vous débroussailler le terrain.
Nous avons eu une société qui est venue ici, elle avait été au Samoa et puis elle est arrivée ici pour mettre en place un business et elle n'avait même pas l'autorisation requise pour les sociétés étrangères.
À la fin, on leur a dit de partir. Ça a dû être un exercice coûteux pour eux. Mais le type m'a dit qu'il avait fait comme ça au Samoa.

Mais ça ne marche pas comme ça ici. Il faut s'inscrire sur le registre des sociétés étrangères et ensuite il faut fournir des informations comme un plan d'activités.
»

Mais en fait et selon Georges Pitt, des représentants du gouvernement auraient donné le feu vert à cette société pour qu'elle s'installe aux îles Cook sans se préoccuper des formalités. Et Georges Pitt, à titre de président du Conseil du commerce et de l'investissement veille au respect des procédures.

George Pitt est maintenant l'ex-président du Conseil du commerce et de l'investissement et continue de ruer dans les brancards.

Sources : Radio Australie ( 20 mars 2014)
Naku press : Mise en ligne le 24 mars 2014

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LES iles Cook avaient été retenues comme exemple dans les discussions sur l'avenir institutionnel de la Nouvelle Calédonie, Naku press publie ci-après une information qui illustre la nature des dossiers qui relient la Nouvelle Zélande avec les ILES COOK dans le cadre d'un statut de libre association .


 Murray McCully, ministre néo-zélandais des affaires étrangères, a entamé jeudi une visite officielle aux îles Cook, où il devrait inaugurer plusieurs projets financés par la Nouvelle-Zélande, mais aussi participer au forum ministériel bilatéral entre ces deux pays, liés par un contrat de libre-association.
Au menu de ces discussions : les relations bilatérales et de coopération entre la Nouvelle-Zélande et les îles Cook, avec un chantier de réformes économiques en cours, mais aussi des dossiers « internationaux et régionaux », a confié le ministre.
« Ces pourparlers annuels reflètent bien la valeur que nous attachons à nos relations constitutionnelles, basées sur la citoyenneté et la monnaie partagées », a commenté M. McCully.

En vertu des accords entre ces deux pays, tout citoyen des îles Cook est aussi néo-zélandais.
Le ministre doit aussi, vendredi, inaugurer un projet d’assainissement censé remplacer le système d’adduction d’eau obsolète à Rarotonga.
Ce projet est cofinancé, à hauteur de 65 millions de dollars néo-zélandais, par la Nouvelle-Zélande, mais aussi la Chine et le gouvernement local.
M. McCully doit aussi se rendre sur les îles d’Aitutaki, de Mitiaro et d’Aitu, destinations privilégiées des touristes néo-zélandais.
WELLINGTON, vendredi 21 février 2014 (Flash d’Océanie) 

Naku press : miss en ligne le 21 février 2014 



Statut de la Nouvelle-Calédonie au Forum du Pacifique : le soutien de Port-Vila

– Edward Natapei, ministre des affaires étrangères de Vanuatu, a publiquement exprimé en milieu de semaine sa position favorable à l’accession du territoire français voisin de la Nouvelle-Calédonie à un statut de membre  au sein du Forum des Îles du Pacifique (FIP).
« Nous devrions soutenir la Nouvelle-Calédonie dans ses efforts en vue de devenir membre du FIP », a-t-il déclaré à la presse locale en revenant sur sa récente participation au 44ème sommet annuel des dirigeants des 16 pays membres de cette organisation régionale, qui se dé roulait cette année à Majuro (îles Marshall) du 3 au 6 septembre 2013.
M. Natapei a affirmé que cette question, qui fait l’objet d’un paragraphe dans le communiqué final de ce 44ème sommet du FIP, avait aussi le soutien du Premier ministre francophone Moana Carcasses, qui a évoqué les notions de proximité géographique mais aussi d’appui à un pays mélanésien dans le cadre subrégional du Groupe Mélanésien Fer de Lance (GMFL).
Le GMFL regroupe, outre Vanuatu, les États de Papouasie-Nouvelle-Guinée, des îles Salomon et de Fidji et, sur une base non-étatique, le mouvement indépendantiste FLNKS (Front de Libération National Kanak Socialiste) de Nouvelle-Calédonie.

Concernant la Nouvelle-Calédonie et ses demandes répétées de passer de son statut actuel de « membre associé » (octroyé par le Forum en 2005) à celui de membre plein, le communiqué final des dirigeants renvoie aux recommandations issues de la dernière visite en date d’un « comité ministériel » du FIP, mi-juillet 2013.
Ces recommandations, émanant du Président du FIP alors en exercice, le Premier ministre des îles Cook Henry Puna, ont été adoptées parle sommet des dirigeants lors du sommet de Majuro.
« Suite aux recommandations de ce rapport, répondant à la demande de la Nouvelle-Calédonie, formulée en 2007, les États membres du Forum se sont prononcés en 2013 en faveur de l’ouverture d’un processus formel, associant la France, d’accession de la Nouvelle-Calédonie au statut de membre à part entière du Forum », analyse la diplomatie française dans une note parue cette semaine.
« De mon point de vue à titre personnel, je ne pense pas qu’il sera difficile d’admettre la Nouvelle-Calédonie (comme membre plein) une fois que toutes les conditions juridiques auront été remplies », a poursuivi M. Natapei.
Jusqu’ici, ces conditions impliquent que le candidat à un statut de membre à part entière soit un État.

M. Puna avait, à l’issue de cette visite en Nouvelle-Calédonie mi-juillet 2013, indiqué son intention d’informer les dirigeants du FIP, lors de leur sommet, que « l’esprit et la lettre de l’Accord de Nouméa ont été respectés et actés en Nouvelle-Calédonie et que le processus irréversible en vue de l’auto gouvernance, dans le cadre de l’Accord de Nouméa, progresse bien, avec l’engagement de toutes les parties en présence pour un avenir paisible et prospère pour tous les Néo-calédoniens ».
http://www.forumsec.org/pages.cfm/newsroom/press-statements/2013/visit-of-pacific-islands-forum-ministerial-committee-to-new-caledonia.html

M. Puna avait alors conclu en réaffirmant que « le Forum est engagé pour soutenir la Nouvelle-Calédonie dans son chemin vers l’autodétermination » et en « reconnaissant que la Nouvelle-Calédonie est un membre de la famille du Pacifique et devrait donc prendre sa juste place au sein de la communauté du Pacifique ».
L’Accord de Nouméa, signé en 1998 entre partis indépendantistes et ceux favorables au maintien de la Nouvelle-Calédonie dans l’ensemble français, prévoyait notamment un transfert progressif des compétences de l’État français aux autorités locales, ainsi qu’un référendum d’autodétermination entre 2014 et 2018.
En réaction au contenu du communiqué final de jeudi, Harold Martin, Président du gouvernement de la Nouvelle-Calédonie, qui conduisait la délégation de cette collectivité au sommet du FIP de cette semaine, a estimé que « pour la Nouvelle-Calédonie, ce sommet est un succès total. Au-delà d'avoir constitué une occasion unique de prendre part aux discussions qui constitueront la feuille de route régionale des États et territoires du Pacifique pour l'année à venir, la Nouvelle-Calédonie a obtenu très officiellement le soutien du Forum dans sa démarche d'accession au statut de membre a part entière du FIP. Pour la première fois depuis 2007, année de la déclaration de cette candidature de la Nouvelle-Calédonie par Harold Martin, les États membres du Forum se sont prononcés en faveur de l'ouverture d'un processus formel d'accession de la Nouvelle-Calédonie au statut de membre à part entière ».

M. Martin était accompagné de Roch Wamytan, Président du Congrès de la Nouvelle-Calédonie, d’Anthony Lecren et de Georges Mandaoué, membres du gouvernement respectivement en charge de l’Économie, du Commerce Extérieur, du Logement, du Développement Durable et des Affaires Coutumières, du Travail, de l’Emploi et de l’Insertion Professionnelle.

« Cette décision constitue une avancée sans précédent pour la démarche de la Nouvelle-Calédonie. Les conclusions du rapport sont très ambitieuses, elles engagent sans réserve le secrétariat du FIP et la Nouvelle-Calédonie dans un processus collaboratif devant permettre de déterminer précisément les conditions institutionnelles et juridiques de cette évolution statutaire alors que nombre des secteurs d'intervention du Forum relèvent aujourd'hui de la compétence de l'État qui prendra lui-même toute sa part dans ce processus », a poursuivi le chef de l’exécutif de Nouvelle-Calédonie.

Sources : Flash d’Océanie ( Edition du 13/09/2013)
Naku press : Mise en ligne le 14 septembre 2013




Photo NP  (2012)





PROCHAINEMENT AU FORUM DES ILES DU PACIFIQUE  / Iles MARSHALL du 3 au 6 Septembre 2013



Corinne Hedegaard , la commissaire européenne chargée de l'action pour le climat conduira la délégation de l'Union européenne au 44ème sommet du FIP aux Îles Marshall du 3 au 6 septembre prochain.
Le chnagement climatique au centre du prochain sommet du FIP. [Oxfam - Rodney Dekker] 

Elle nous a déjà confié que le besoin de travailler tous ensemble sera au centre de son message au Forum : « C'est une longue tradition en Europe, dans le domaine du changement climatique, nous travaillons bien avec certains des États les plus vulnérables. Et un exemple bien spécifique de cette coopération fut l'Afrique du Sud en 2011 lors de la conférence internationale sur le changement climatique.
Quand le groupe des petits États insulaires du Pacifique (AOSIS), beaucoup de nations africaines, l'Union européenne et d'autres, ont réussi à convaincre le monde entier qu'en 2015 il va falloir être cohérent. Et c'est déjà tard 2015. Ce sera là l'un de mes principaux messages au FIP la semaine prochaine. Nous devons faire très attention à ne pas échouer une fois de plus. »


Sources : Radio Australie  ( Edition du 29 Août 2013)
Naku press : Mise en ligne le 30 Août 2013



Photo NP  (2012)




L’économie fidjienne se porte plutôt bien, estime une mission du FMI

L’économie fidjienne est en relativement bonne santé, a estimé en fin de semaine un groupe d’experts du Fonds Monétaire International (FMI) qui a achevé dans l’archipel une mission d’évaluation.
 
Les experts se sont notamment penchés sur les principaux indicateurs économiques de Fidji, et un taux de croissance du Produit Intérieur Brut (PIB) révisé à la hausse, ces derniers jours, par la Banque de Réserve (centrale).
Le taux officiellement projeté pour 2013 a en effet été révisé à hausse en début de semaine, passant de 2,7 à 3,2 pour cent.
Motif invoqué par la banque centrale pour cette révision : le dynamisme de plusieurs secteurs de l’économie intérieure, parmi lesquels le commerce de gros et de détail, dopés par un effet de relance par la consommation, lui-même escompté par la baisse des taxes sur plusieurs groupes de produits de consommation et un abaissement du plancher d’imposition sur le revenu des ménages.
Les autres secteurs contribuant traditionnellement aux performances économiques de Fidji sont le tourisme et l’agriculture (et en particulier la culture de la canne à sucre).

« Cette projection révisée du taux de croissance nous semble refléter un sentiment de plus en plus marqué d’optimisme », a déclaré en début de semaine Barry Whiteside, Gouverneur de la Banque centrale
À moyen terme, selon le ministère fidjien des finances, Fidji peut espérer atteindre un taux de croissance de cinq pour cent.
Quant au FMI, ses premières conclusions de son évaluation fidjienne (qui a duré deux semaines) nuancent toutefois le constat de bonne santé par le fait que l’effort de réformes économiques doit être « poursuivi, accéléré et approfondi ».
Par ailleurs, les autorités doivent aussi, selon le FMI, prendre des mesures afin de réduire le taux de chômage (actuellement estimé à 8,6 pour cent de la population active).

De manière plus conservatrice, les experts internationaux ont maintenu une projection de taux de croissance de l’économie fidjienne à seulement trois pour cent pour 2013.
Le taux pour 2012 était de 2,25 pour cent.

Ces réformes, selon l’organisation internationale, devraient toucher à des domaines tels que la gestion de la propriété foncière, la filière de la canne à sucre, la fonction publique et le système des retraites, précisé Chikahisa Sumi, chef de la délégation FMIenne qui devrait rendre son rapport définitif et complet au conseil d’administration du FMI courant novembre 2013.
La délégation incluait aussi des membres de l’institution financière régionale, la Banque Asiatique de Développement (ADB, Asian Development Bank, basée à Manille) et de la Banque Mondiale.

Sources : Flash d’Océanie ( Edition du 16 Août 2013)

Naku Press : Mise en ligne le 17 Août 2013








 Naku press publie ci-après une édition de Pierre RIANT de Radio Australie, sur un sujet qui en dit un mot sur l'impact de la politique d'aide , dans la gouvernance d'un pays. Bonne lecture !!!

 

Tonga : quand la dépendance à l'aide sape l'indépendance


55% du budget tongien devraient être alimenté cette année par l'Australie, la Nouvelle-Zélande, l'Union européenne et la Banque mondiale.

Ce pourcentage a fait réagir Malakai Koloamatangi, politologue tongien de l'Université Massey en Nouvelle-Zélande.
Tonga: pays indépendant qui dépend de l'aide. (Oxfam: Rodney Dekker)

KOLOAMATANGI : « C'est excessif. Ce n'est pas une bonne gestion que de ne pas pouvoir contrôler la moitié de votre budget. Et Tonga est dans cette situation de dépendance aux bailleurs de fonds depuis pas mal de temps.

Tonga dépend aussi des envois de fonds des expatriés. Ces envois ont d'ailleurs diminué depuis quelques années et ils continueront de chuter si les économies d'Australie, de Nouvelle-Zélande et des États-Unis ne sont plus aussi performantes qu'auparavant.

Et il y a aussi la dépendance mentale. Maintenant, vous avez tout un pays et un gouvernement qui dépendent de l'aide.
»

L'important est aussi que Tonga puisse compter sur cet argent et si des pays le donnent, pourquoi pas ? Est-ce vraiment une mauvaise chose ?

KOLOAMATANGI : « En fait, ce n'est pas une mauvaise chose si c'est fait de manière stratégique et pendant de courtes périodes. Tout le monde sait ça. Il y a des moments où l'on a tous besoin d'aide, d'un petit coup de main et c'est OK.

Mais de planifier une économie en fonction d'une dépendance que vous ne contrôlez pas peut être dangereux, et pas simplement économiquement mais politiquement.

Arrivera un jour où votre indépendance politique sera affectée parce que vous n'êtes pas économiquement indépendant.

Prenez le cas de Niue ou le cas des Îles Cook, de petites nations qui ne sont pas viables par elles-mêmes et qui dépendent économiquement de la Nouvelle-Zélande. Et bien cela affecte la manière dont ils dirigent politiquement le pays.
»

Regardons par l'autre bout de la lorgnette. Les bailleurs de fonds du Royaume de Tonga sont l'Australie, la Nouvelle-Zélande, la Banque mondial et le Fonds monétaire international. Ne serait-ce pas dans l'intérêt de ces bailleurs de réduire progressivement cette dépendance qui affecte des îles de la région ?

KOLOAMATANGI : « Je pense qu'il faut parvenir à un certain équilibre. Je sais que la Nouvelle-Zélande et l'Australie doivent donner de l'aide dans l'intérêt des îles du Pacifique mais aussi dans leurs propres intérêts. C'est donc bon pour eux et bon pour le Pacifique et il faut continuer.

Mais il faut discuter pour savoir comment cette aide peut mettre en place des solutions locales pour résoudre des problèmes locaux.

L'agriculture est un bon exemple : le programme de participation des années 60 a remporté un vif succès : le développement de bananeraies, des bananiers plantés localement et des bananes qui poussaient localement.

Je ne dis pas qu'il faut se remettre à la banane, je dis qu'il faut trouver quelque chose de local qui s'intègre facilement dans la société et l'économie locales.
»


Sources Radio Australie 
Naku press : Mise en ligne le 25 juin 2013













Vanuatu: le Parlement se féminise

Le gouvernement s'est prononcé pour un quota de 30% de représentation des femmes au Parlement.
Concrètement, cela signifie que le Parlement pourrait adopter dès le moins d'août prochain une loi qui garantira qu'un certain nombre de sièges soit réservé aux femmes.

Beaucoup de chemin reste à parcourir pour parvenir à la parité des sexes, mais dans une région où la représentation féminine parlementaire compte parmi les plus basses du monde, c'est un pas en avant.

Jenny Ligo, présidente de la Coalition pour l'Équité de genre au Parlement, souligne que les femmes se battent pour la parité depuis une trentaine d'années.

LIGO : «  Le processus est un peu long, mais nous, femmes et dirigeantes, nous apprécions la décision du Conseil des ministres et nous avons hâte de la voir publiée au journal officiel pour qu'elle devienne loi et qu'elle soit appliquée.

C'est ce que nous voulions du gouvernement et maintenant qu'il a commencé, nous voulons que ça aboutisse.

Je suis donc très contente. J'ai appelé le ministère de la Condition féminine pour savoir si un forum peut être organisé pour expliquer aux femmes tout le processus ; quels sont les critères pour obtenir une représentation féminine aux niveaux des autorités provinciales ou municipales et au Parlement. Il y a des questions dont il faut débattre sur le terrain.
»

Jenny Ligo insiste sur le besoin d'expliquer clairement aux femmes comment ce système de sièges réservés aux femmes va fonctionner. Toutes les femmes ne sont pas en faveur du système en question et estiment que toute candidate doit être élue sur son mérite.

Toutefois, 17 femmes se sont présentées aux dernières élections au Vanuatu, dont Jenny Ligo, et aucune n'a été élue.

Toujours est-il que pour éviter toute confusion, insiste Jenny Ligo, le système de représentations féminine parlementaire doit être expliqué clairement aux Vanuataises.

LIGO : « Je ne veux pas que les femmes commencent à se disputer pour savoir qui va avoir ce siège et qui va avoir l'autre. Les critères doivent donc être bien spécifiques. Je ne veux pas de disputes entre femmes à propos de la distribution des sièges.
Les femmes doivent comprendre le processus et l'accepter pour que nous parvenions à le mettre en application et à le concrétiser sans qu'il y ait de ratés.
» 


Sources : Radio Australie
Naku press : Mise en ligne le 09 Juin  2013






Non à l'exploitation minière des grands fonds marins

Les dirigeants des églises du Pacifique estiment que les gouvernements de la région ne devraient pas procéder à l'exploitation du plancher de l'océan tant qu'ils n'auront pas obtenu des données empiriques sur les effets de cette exploitation.
La Conférence des églises du Pacifique affirment que les populations de la région s'inquiètent de l'impact environnemental et socio-économique de l'exploitation des grands fonds.
En avril dernier, les représentants de 15 gouvernement du Pacifique se sont réunis dans la capitale tongienne de Nuku'alofa pour discuter de développement et de la gestion de l'exploitation minière des grands fonds marins.
La Papouasie Nouvelle-Guinée a déjà signé une convention avec une société canadienne et Fidji a octroyer deux permis d'exploration.
Sources : Radio Australie  ( 31 Mai 2013)- Pierre Riant
Naku Press : Mise en ligne le 02 Juin 2013










La Chine veut renforcer ses liens avec l’Océanie : Bainimarama en visite en Chine.

PÉKIN, vendredi 31 mai 2013 – La Chine a profité cette semaine de la visite officielle du Premier dirigeant d’Océanie insulaire, en la personne du Contre-amiral fidjien Franck Bainimarama, pour réaffirmer sa volonté de « renforcer » ses liens avec les États de cette région.
Lors d’une rencontre mercredi 29 mai 2013 entre l’homme fort de Suva et le nouveau Président chinois, Xi Jin Ping, ce dernier a souligné l’importance que Pékin attache à « son amitié avec Fidji ».
« La Chine attache une grande importance à son amitié avec Fidji, elle respecte le mode de développement choisi par son peuple et elle continuera à fournir une aide à Fidji, dans la mesure de ses moyens », a souligné le Président Xi, qui a aussi insisté sur le fait que « tous les pays sont des membres égaux de la communauté internationale et doivent donc se respecter et se traiter d’égal à égal ».
« Nous sommes prêts à renforcer nos liens non seulement avec Fidji, mais aussi avec d’autres nations insulaires du Pacifique », a déclaré M. Xi, cité par l’agence officielle Xinhua.

« Grâce à votre aide, Fidji a pu voir grandir l’accès à des services essentiels tels que la santé et l’éducation, des ponts qui ont relié les communautés, des infrastructures qui contribuent de manière significative à l’amélioration des conditions de vie des Fidjiens », a flatté en réponse le Contre-amiral à Pékin.

Fidji, archipel océanien qui a significativement renforcé ses relations avec la Chine depuis son entrée en délicatesse avec ses grands voisins australiens et néo-zélandais, à la suite du putsch mené par M. Bainimarama le 5 décembre 2006, est aussi le premier État océanien dont le dirigeant rencontre le nouveau Président chinois, à l’occasion d’une visite d’État.
Pour encore souligner l’importance de cette visite, M. Bainimarama a aussi tenu, le même jour, des entretiens avec le chef de l’exécutif chinois, Li Keqiang.
Les échanges ont notamment porté sur des dossiers économiques, d’investissement, d’aide bilatérale aux infrastructures, de tourisme, d’agriculture, d’exploitation forestière et minière, ou encore culturels, comme la récente installation à Fidji de l’Institut Confucius.
La Chine souhaiterait aussi développer sa coopération avec Fidji dans les domaines de l’agriculture, de l’exploration et l’exploitation de minerais, ainsi que les télécommunications.
M. Bainimarama a d’ailleurs participé à une conférence internationale dédiée aux questions de télécommunications, avec comme figure forte le géant chinois Huawei.

Au plan régional, la Chine a aussi tout récemment confirmé son intention d’accueillir avant la fin 2013 son premier sommet « Chine-Océanie », qui rassemblerait les dirigeants des États insulaires du Pacifique, même ceux qui ne reconnaissent pas encore officiellement la politique de « Chine unique » (qui exclut toute reconnaissance de Taïwan, considéré par Pékin comme une province rebelle en instance de réintégration).
Au menu de ces discussions à venir : des questions d’environnement, d’aide au développement et toujours des dossiers économiques et d’investissement dans la grande région.

Dernier signe en date des liens forts entre Pékin et l’Océanie insulaire : la visite de l’imposant navire de recherche « Haiyang-6 » (Océan 6), qui a appareillé en début de semaine de Guangzhou pour une mission de cinq mois qui sera dédiée à l’exploration de minerais sous-marins, avec à son bord près d’une centaine de personnes.

Le Contre-amiral Bainimarama a aussi fait le point avec ses interlocuteurs concernant le processus de retour à la démocratie pour des élections législatives toujours annoncées pour avant septembre 2014.
M. Bainimarama s’est récemment déclaré candidat et a affirmé son intention de remporter ce scrutin, à la tête d’un parti non encore constitué.
Le processus de retour à la démocratie a été dernièrement marqué par une consultation publique concernant une ébauche de Constitution concoctée par le gouvernement local, et qui met l’accent sur la suppression des dispositions discriminatoires de l’ancien texte (de 1997, Constitution abrogée en avril 2009) notamment sur les questions de circonscriptions « réservées » à l’un ou l’autre des deux principales ethniques représentées dans l’archipel : les Fidjiens indigènes et les populations d’origine indienne (amenées à Fidji par le Royaume-Uni, alors puissance coloniale, à la fin du 19ème siècle, pour travailler dans les champs de canne à sucre.

M. Bainimarama doit aussi se rendre en visite officielle en Russie, du 25 au 30 juin 2013, où il devrait rencontrer à cette occasion le Président Vladimir Poutine, a confirmé le gouvernement fidjien.
Ce passage devrait aussi coïncider avec la tenue à Moscou d’un des tournois comptant dans le circuit de la Coupe du Monde de rugby à 7 (28-30 juin 2013).
Lors d’une précédente visite à Fidji, il y a quelques mois, le ministre russe des affaires étrangères, Sergueï Lavrov, avait évoqué des dossiers touchant des domaines aussi variés que les échanges économiques, les investissements, les pêcheries, l’exploitation minière, l’énergie, le tourisme, l’éducation ou encore la santé.
Ces domaines, selon le chef de la diplomatie à Moscou, concernant non seulement Fidji, mais aussi les autres États insulaires de la zone, sous le signe d’une volonté affichée, là aussi, de raffermir les relations avec le Pacifique Sud.

Sources : Flash d'Océanie
Naku press : Mise en ligne le 02/06/2013






Flambée des activités dans le secteur des ressources en Mélanésie

Ce boom est associé à la rapide expansion des ressources minérales et forestières de la région.



Mine d'OK Tedi dans la Province ouest de PNG. [Ok Tedi Mine CMCA Review] 
Un essor qui a conduit à une croissance économique sans précédent en Papouasie Nouvelle-Guinée et aux îles Salomon. D'importants nouveaux projets se profilent aux îles Fidji et l'exploitation minière est centrale aux économies de Papouasie occidentale et de Nouvelle-Calédonie.

Ce qui signifie que les économies de Mélanésie surpassent celles de Polynésie alors que, comparativement, c'était plutôt l'inverse.


Cette situation a fait l'objet d'un débat à l'université nationale australienne. L'un des participants, le professeur Satish Chand, de l'Université de Nouvelle-Galles du Sud, estime qu'il n'y a pas que du bon dans cette flambée des activités qui ne sont pas sans risques.


CHAND : « Quelques risques et en particulier dans l'exploitation minière par exemple et dans l'exploitation forestière qui produisent des effluents qui peuvent être toxiques pour l'environnement. Rappelez-vous le cas de Bougainville et les toxines déversées dans deux rivières. Tout cela a un coût.


Autre risque : Les activités génèrent d'importants revenus, ce qui crée un environnement qui repose sur la maximisation des bénéfices. Ainsi,  des activités corrompues légitimes ou illégitimes cherchent à accéder à ces revenus. »

Et dans de nombreux cas dans la région, ils sembleraient également que ces importants revenus ne profitent pas toujours à la population.


CHAND : « Absolument vrai. Toutes les flambées des activités du secteur des ressources débouchent sur des inégalités. Vous avez ceux qui ont accès à ces ressources, parce qu'ils en sont propriétaires, parce qu'ils vivent prés du lieu où les ressources sont extraites. Eux, ils en profitent.
Mais les coûts de l'extraction de ces ressources sont plus largement répartis. Pensez aux habitants des villages qui sont en aval d'une mine. Ils vont payer le prix de cette exploitation minière.
Toute cette expansion des activités minières crée des inégalités énormes en termes de revenus mais aussi en termes d'accès à l'emploi et aux services. Tout cela engendre des problèmes dans la société.
»


Le point de vue de Satish Chand, professeur à l'École d'administration des affaires à l'Université de Nouvelle-Galles du Sud.

- Radio Australie


Naku press : Mise en ligne le 31/05/2013




Lutte contre les changements climatiques  

La France réitère son engagement

Le Président français François Hollande a saisi l’occasion de la Fête nationale de Nauru, qui marque cette année le 45ème anniversaire de l’accession à l’indépendance de ce petit État insulaire micronésien, pour réitérer « l’engagement de la France dans la lutte contre les conséquences du changement climatique ».
Dans son message, relayé jeudi par l’ambassade de France à Fidji (également compétente, sur une base non-résidente, pour Kiribati, Nauru, Tonga et Tuvalu), le Président français a notamment évoqué le passage destructeur, mi-décembre 2012, du cyclone Evan, qui a frappé Fidji, Samoa et la collectivité française de Wallis-et-Futuna.
Cette catastrophe naturelle, selon le chef de l’État français, « rappelle que face à cette question c’est l’ensemble de la Communauté internationale qui doit se mobiliser ».
Le message du Président français, outre l’occasion de l’anniversaire de l’accession de Nauru à l’indépendance, coïncide aussi avec le fait que ce pays assure actuellement la présidence tournante de l’AOSIS (Alliance des Petits États Insulaires), groupe reconnu aux Nations-Unies et qui rassemble la plupart des États insulaires de la planète qui, pour certains, sont d’ores et déjà confrontés aux conséquences bien réelles des changements climatiques : la montée du niveau des océans, en premier lieu dans le Pacifique.
« Dans cet esprit, soyez assuré que la France continuera de coopérer avec l’AOSIS pour défendre des positions communes dans toutes les enceintes internationales comme elle l’a déjà fait dans le passé lors des conférences de Copenhague et de Rio + 20 », ajoute M. Hollande dans son message adressé à son homologue nauruan, Sprent Dabwido.
Ce 45ème anniversaire de Nauru a aussi fait l’objet d’un autre message notable, émanant cette fois-ci de Washington et de la secrétaire d’État américaine Hillary Clinton.
Dans son message, au nom du Président Obama, Mme Clinton évoque pour sa part des « valeurs partagées » et une « longue histoire d’amitié et de coopération sur un large éventail de questions allant du renforcement de la sécurité régionale à l’atténuation des menaces environnementales posées par les changements climatiques, en passant par la protection des ressources halieutiques et de la nature ».

Au cours de ses 45 années d’indépendance, Nauru, peuplé de moins de xi mille habitants, est passé par une situation florissante au cours des années 1970-1980, en raison d’exploitation du phosphate par des compagnies étrangères.
Ce pays était alors l’un des plus riches du monde par tête d’habitant.
Les revenus du phosphate ayant été épuisés au début des années 2000, le centre de l’île de Nauru est depuis resté à l’état de paysage quasi-lunaire, vestige des anciens puits de mine désormais à l’abandon.
En quasi-faillite, Nauru a dû faire l’objet, pour la première fois, d’une intervention financière d’urgence coordonnée par le Forum des Îles du Pacifique (FIP) afin de mener à bien un programme de réformes économiques et financières drastiques.
Nauru a aussi tenté l’expérience du paradis fiscal, attirant u début des années 2000 des clients douteux, ce qui lui valu d’être rapidement mis à l’index par le Groupe d’Action Financière de l’OCDE, qui tient à jour une liste noire des pays jugés « non-coopératifs ».
Aux abois, fin 2001, Nauru acceptait d’héberger un camp extraterritorial, à la demande de l’Australie, pour y détenir des immigrants clandestins boat-people interceptés au large des côtes nord-occidentales australiennes.
Le camp de Nauru, tout comme un autre créé à la demande de Canberra, sur l’île de Manus (Papouasie-Nouvelle-Guinée), ont été désaffectés dès l’arrivée au pouvoir des travaillistes en Australie.
Les travaillistes ont pourtant réactivé ces deux camps, à partir de septembre 2012, dans le cadre d’une nouvelle politique de réponse forte et dissuasive à un flux ininterrompu d’immigrants clandestins.
Cette « Pacific Solution » australienne, bien qu’elle suscite toujours de vives protestations de la part d’organisations de défense des droits humains et du Haut-commissariat de l’ONU aux Réfugiés, a rapporté à Nauru de substantiels revenus, allant parfois jusqu’à un cinquième de son PIB.



Sources : Flash d'Océanie  -( Edition du 31/01/2013)

Naku press : Mise en ligne le 31/01/2013



Fidji: «le plus important est d'unifier la société fidjienne»
Le projet de la nouvelle Constitution a été remis ce vendredi matin à 10h locales au Président de la République, Ratu Epeli Nailatikau.
Le Président fidjien Ratu Epeli Nailatikau. (ABC) (Credit: ABC) 

La remise du brouillon a pris deux jours de retard à cause du cyclone Evan et de son cortège de coupures d'électricité. 



Le projet a été élaboré par une poignée de sages et d'experts constitutionnels en se basant principalement sur la précédente constitution, abrogée par Franck Bainimarama, et sur les propositions de plus de 7000 citoyens fidjiens. 

Il y a eu des fuites sur Internet dès le début du mois. On sait d'ores et déjà donc que le nombre de sièges au Parlement devrait rester inchangé, mais le Sénat devrait être supprimé, et le mandat des députés réduit à 4 ans. Et surtout, la nouvelle Constitution limiterait à 2 le nombre de mandats maximum pour le Premier ministre. Cette nouvelle Constitution aura pour mission d'unifier les deux principales communautés, les Indigènes, et les Indo-Fidjiens. On écoute le Colonel Mosese Tikoitoga, chef d'Etat-major de l'armée fidjienne : 

«Le plus important pour nous est de poursuivre les changements que nous avons initiés en 2007, à savoir unifier la société fidjienne, et faire en sorte que tous les Fidjiens, quelle que soit leur origine, soient patriotes, en clair, qu'il n'y ait pas de discrimination ni de stratégie politique basée sur les races à Fidji.» 

Avant le coup d'Etat de Franck Bainimarama en 2006, le système électoral fidjien était ouvertement discriminatoire. Les indigènes fidjiens élisaient leurs représentants de leur côté, les Indo-Fidjiens élisaient des Indo-Fidjiens. En supprimant les élections, l'armée a supprimé le vote communautaire. Et se pose donc en garante de la lutte contre le racisme. Ecoutons le point de vue de Brij Lal, historien Indo-Fidjien à l'Université Nationale Australienne : 

«Le Colonel dit en gros que l'armée doit avoir un rôle de gardien des valeurs de la nation. Mais l'armée est constituée à 99% d'indigènes fidjiens. Et pour moi, confier la construction d'une société multiraciale à une institution quasi exclusivement indigène, ça pose problème.» 

Sources : Radio Australie : Edition du 21/12/2012
Naku press : Mise en ligne le 22/12/2012 








PORT VLA ( Vanuatu) Un ancien Président nommé médiateur de la République

– Iolu Abbil, Président de la République de Vanuatu, a annoncé en début de semaine la nomination de son prédécesseur direct, Kalkot Mataskelekele, avocat de formation, au poste à hauts risque de Médiateur de la République.
Kalkot Mataskelekele, qui fut longtemps ministre au sein de gouvernement successifs postindépendance, dirigés par le pasteur anglican Walter Lini à partir de 1980, est aussi l’un des membres fondateurs du parti historique de l’archipel, le Vanuaaku Pati.
Juriste de formation, il a été Président de la République de Vanuatu de 2004 à 2009.
Le poste de médiateur avait été laissé vacant après le décès de Pasa Tosusu, originaire de l’île d’Espiritu Santo (Nord) et mort le 18 juin 2012 à son domicile à l’âge de 54 ans.
Pasa Tosusu dans de récents rapports en avril 2012, avait notamment dénoncé l’octroi abusif de passeports et de nationalité à des citoyens étrangers, au mépris des conditions stipulées dans la Constitution de l’archipel (qui prévoit que la nationalité ne peut être obtenue qu’après dix années ininterrompues de résidence).
L’Ombudsman de l’époque avait alors recommandé à la fois des amendements afin de consolider la législation relative à la citoyenneté et des sanctions (allant jusqu’au limogeage) à l’encontre de plusieurs membres de la Commission de la Citoyenneté, chargée d’examiner les demandes et de statuer.
M. Tosusu, dans son rapport publié mi-avril 2012, citait le cas d’un ressortissant de Lettonie originaire du Kazakhstan, Juris Gulbis « Saken », qui avait obtenu la citoyenneté vanuatuane en faisant valoir le fait qu’il avait été « adopté coutumièrement » par le mouvement traditionaliste « Nagriamel » (basé sur l’île de Santo et également constitué en parti politique représenté au Parlement).
Le grand chef Tari Buluk de Fanafo (village considéré comme le siège du Nagriamel, fondé à la fin des années 1970 par le charismatique Jimmy Stevens), avait alors vivement démenti cette notion d’adoption, affirmant ne rien connaitre de ce letton, qui se prévaut aussi du titre d’ambassadeur d’Abkhazie pour la région Asie-Pacifique.
Arrivé à Vanuatu en 2008, il avait obtenu la citoyenneté fin 2010.

Les faux passeports

Début juin 2012, Joe Melsen Arnabat, le Président de la Commission de la Citoyenneté, était arrêté dans le cadre d’une enquête sur des cas de fraude et de vente de passeports.
Vanuatu ne reconnaît pas la double citoyenneté.
Dans le cadre de la même enquête portant sur l’octroi de la citoyenneté vanuatuane, dans certains cas à des personnes n’étant arrivées que très récemment dans cet État, une dizaine d’autres individus, dont deux Néo-zélandais et d’autres Chinois, ont aussi été interpellés.
Ils doivent depuis répondre de chefs d’accusation allant de faux et usage de faux, de fausses déclarations et de corruption sur des fonctionnaires locaux.

Le poste de Médiateur (Ombudsman) de Vanuatu, prévu dans la Constitution depuis l’indépendance de l’archipel, en 1980, a été finalement pourvu au milieu des années 1990.
Nommée par un gouvernement alors dirigé par le francophone Maxime Carlot, ce fut une femme qui inaugura la fonction, Marie-Noëlle Ferrieux-Patterson, française naturalisée.
Elle eut alors à cœur de multiplier les enquêtes, autosaisines et rapports concernant les malversations des dirigeants de l’époque, s’attirant l’ire du pouvoir en place.
Elle ne fut pas reconduite dans es fonctions et a depuis poursuivi son combat en prenant la tête de la branche locale de l’ONG Transparency International, pour promouvoir la bonne gouvernance.


Sources  : Flash d'Océanie ( Edition du 18/12/2012)
Naku press : Mise en ligne le 20/12/201




 Tournée océanienne pour le chef de la diplomatie néo-zélandaise

Murray McCully, ministre néo-zélandais des affaires étrangères, doit entamer ce week-end une tournée océanienne qui l’emmènera successivement aux îles Marshall, à Kiribati et à Tuvalu.
Lors de son passage aux îles Marshall, M. McCully devrait s’entretenir avec les autorités locales au sujet de la tenue du prochain sommet des dirigeants des États membres du Forum des Îles du Pacifique (FIP) et leur proposer un appui technique.
La Nouvelle-Zélande a accueilli le sommet annuel des dirigeants du FIP en 2011 et a joué un rôle significatif dans l’organisation du sommet suivant, en octobre 2012, aux iles Cook.

À Kiribati et à Tuvalu, il devrait être question de développement durable.
Un récent projet d’installation de panneaux photovoltaïques, achevé en novembre 2012, à Tokelau, a permis à ce petit groupe d’atolls dépendants de la Nouvelle-Zélande de devenir le premier pays au monde à se targuer d’être alimenté à près de 100 pour 100 en énergie solaire.
Des projets similaires sont aussi engagés par le gouvernement néo-zélandais, dans le cadre de sa coopération avec Tonga (projet solaire inauguré fin juillet 2012, puissance nominale d’un Mégawatt), les îles Cook, Samoa et Tuvalu.
Forte de ces succès des projets de Tokelau, de Tonga et des îles Cook, la Nouvelle-Zélande prévoit d’ores et déjà d’accueillir en mars 2012 un sommet consacré à l’énergie dans le Pacifique.
Au plan historique, lors de son passage à Kiribati (anciennes îles britanniques Gilbert), M. McCully devrait aussi rendre hommage aux 17 soldats et volontaires néo-zélandais qui y ont été exécutés en 1942, dans le cadre de la Guerre du Pacifique opposant alors les forces alliées aux forces impériales japonaises.


Sources : Flash d’Océanie  ( edition du 07/12/2012)
Naku press : Mise en ligne le 08/12/2012








Naku press  publie ci-dessous des extraits de l'édition de Flash d'Océanie traitant de deux sujets touchant l'économie avec la nouvelle implantation du groupe bancaire de la BRED et de l'extension de l'implantation des stations Total  aux Fidji. On retiendra que les intérêts français continuent à prendre place dans les autres iles du Pacifique, rivalisant sur certains secteur , comme le bancaire , les établissements des deux grands voisins : l'Australie et la Nouvelle Zélande.




La  « BRED » ouvre ses portes à Fidji

La première filiale fidjienne de la banque française BRED (groupe Banque Populaire) a été inaugurée samedi dans la capitale Suva, marquant un processus progressif de montée en puissance au cours des mois à venir….

Cet investissement français dans le secteur bancaire fidjien représenterait près de vingt millions d’euros, avec, dans les six mois à venir, l’ouverture de nouvelles succursales (5).
De son côté, la banque française, par la voix de son nouveau directeur local, Satish Deb, affiche depuis plusieurs mois déjà son intention d’apporter des innovations sur le marché local.
« Ce ne sera pas seulement juste une autre banque, nous serons hardis et différents », a-t-il assuré, en annonçant aussi des conditions très compétitives pour la clientèle à venir.
Pour commencer, la banque annonce un taux de rémunération sur les comptes épargne de l’ordre de 2,75 pour cent.

Au plan du groupe français, la banque BRED Fidji se place en tant que filiale du groupe COFIBRED (Compagnie Financière de la BRED), filiale de Bred-Banque Populaire.
Dans la région, la banque a fait des avancées ces dernières années à Vanuatu, où elle a ouvert ses portes en mai 2008 et aurait capté depuis environ trente pour cent du marché local.
Elle est aussi bien implantée en Nouvelle-Calédonie et en Polynésie française.

M. Satish Deb a reconnu ces derniers mois que l’environnement concurrentiel de Fidji constituait un véritable challenge, « surtout quand il faut construire à partir de rien et recruter tout le personnel », mais il s’est déclaré « optimiste » que l’entreprise « réussira ».
« Notre objectif, c’est de satisfaire le marché bancaire de Fidji, de détail et d’entreprise », résumait-il récemment.
À partir de la mi-juin 2012, l’entreprise a entamé une séquence de formation du personnel nouvellement embauché, en vue de préparer l’ouverture de la première succursale ainsi que celle du siège (avec une vingtaine d’employés), situé au cinquième étage d’un centre commercial récemment construit, en plein centre ville.
L’ouverture d’autres succursales, en-dehors de la capitale, est d’ores et déjà envisagée, comme à Nadi, à Lautoka, à Ba et à Nausori (grande banlieue de Suva), a révélé le directeur local en ajoutant que le slogan, pour ce pays anglophone, considéré comme « porteur », était « It’s All About You » (Il s’agit de vous).
« Nous avons l’intention de jouer un rôle actif dans le développement économique de ce pays et d’être à l’écoute des besoins de nos clients », a-t-il promis.

Mi-février 2012, la Banque de Réserve de Fidji (Reserve Bank of Fiji, RBF) a annoncé que la demande d’une licence d’exploitation pour une filiale de la BRED à Fidji avait reçu une réponse favorable, sous la raison sociale Bred Bank (Fiji) Ltd, pour une ouverture prévue courant septembre 2012.

Au plan local, l’arrivée de cette nouvelle banque, entérinée par le gouvernement et sa banque de réserve, a été accueillie de manière plutôt tiède par les autres acteurs de ce secteur.
Néanmoins, selon le chef de la banque de réserve fidjienne (RBF), Barry Whiteside, l’arrivée de cette banque souligne le caractère « positif » de cette nouvelle implantation, porteuse de « confiance des investisseurs étrangers dans la destination Fidji ».
Autre avantage, selon M. Whiteside : un renforcement de la concurrence sur un marché jusqu’ici dominé par une poignée d’établissements bancaires dont une majorité d’intérêts australiens et néo-zélandais (ANZ, Westpac).
M. Whiteside, tout en estimant que l’arrivée de cette banque européenne sur un marché où se trouvent « des acteurs solidement établis » est « un énorme défi », déclarait mi-février 2012 par voie de communiqué que cette ouverture était aussi « de très bon augure pour (Fidji) (dans le sens où) un investisseur aussi important que COFIBRED « est disposé à engager les ressources appropriées pour relever le défi ».
Les premières approches de la part du groupe bancaire COFIBRED, sous forme de demande de licence, étaient intervenues en juin 2011.
La demande avait été approuvée par la RBF en octobre 2011.

Approfondir les relations commerciales avec les territoires français du Pacifique

Selon le Gouverneur, « le potentiel existe aussi pour approfondir les relations commerciales avec les pays du Pacifique où la BRED est présente, en particulier les territoires français, ainsi qu’avec le réseau mondial de la BRED ».
Le Directeur Général adjoint du groupe bancaire français BRED, Yves Jacquot, et le directeur de sa filiale vanuatuane récemment implantée, Darryl Constantin, se trouvaient à Suva les 3 et 4 janvier 2012, en vue de la finalisation de l’implantation de ce groupe à Fidji.
Au cours de cette mission, les responsables de ce groupe bancaire français également implanté en d’autres points de l’Océanie (notamment en Nouvelle-Calédonie via la BCI -Banque Calédonienne d\'Investissement- et plus récemment à Vanuatu, mais aussi en Australie (Bank of Queensland et Bendigo Bank -Melbourne-) et en Polynésie française, ont rencontré les plus hautes autorités de l’archipel, dont le Premier ministre Contre-amiral Franck Bainimarama et l’Attorney General Aiyaz Sayed-Khaiyum, ainsi que le Gouverneur de la Banque de Réserve de Fidji.
Au cours de ce bref séjour, qui a aussi inclus des rencontres avec l’Ambassadeur de France à Fidji, Gilles Montagnier, les responsables ont notamment évoqué les dernières phases préalables à l’implantation officielle de cette banque française à Fidji, qui constitue aussi une première en matière d’investissement d’une banque européenne dans cet archipel.
Le marché bancaire des îles Fidji a été dominé, ces dernières décennies, par des banques affiliées à des groupes Australiens et Néo-zélandais, dont les groupe ANZ et Westpac.
Le groupe australien Colonial a récemment cédé ses intérêts à un consortium baptisé Bank South Pacific (BSP), avec comme cœur de marché toute la Mélanésie, qui a racheté le réseau et entrepris, depuis, une campagne agressive de « rebranding ».
Une quatrième banque, établie de longue date, est directement affiliée à l’Inde : il s’agit de la Bank of Baroda (BOB).

La Bank South Pacific annonçait le 11 mai 2012 le lancement d’une nouvelle campagne de communication autour du thème : « Une Banque, Un Peuple ».
Cette campagne agressive devrait mettre en exergue la forte implantation de cette banque dans toutes les couches sociales et communautaires de l’archipel.
« Nous avons été les premiers à faire des dons en argent après les inondations de janvier (2012), pour venir en aide aux victimes aussi avec des rations alimentaires. En mars (2012) après les secondes inondations, BPS Papouasie- ?Nouvelle-Guinée a donné cent mille dollars (fidjiens) et mis en place des lignes de crédit de deux cent mille dollars pour des projets à caractère communautaire », soulignait la banque le week-end dernier.

Sources : Flash D’Océanie
Naku press : Mise en ligne le 05/11/2012


TOTAL étend son réseau de stations « Bonjour » à Fidji

  Le groupe français TOTAL a étendu, mi-octobre 2012, son réseau de stations services Bonjour » aux îles Fidji, avec l’ouverture d’une nouvelle de ces stations-concept dans la capitale Suva.
Cette inauguration porte à 24 le nombre de stations TOTAL dans cet archipel.
Le Colonel Timoci Natuva, ministre des travaux publics et des transports, en procédant à l’inauguration le 19 octobre 2012, a voulu voir dans cette ouverture le symbole de la confiance des investisseurs dans l’économie fidjienne.
Les stations « Bonjour » intègrent le concept de station service et de service clientèle avec magasins connexes.
TOTAL a racheté le réseau de Shell à Fidji et dans plusieurs pays voisins du Pacifique en novembre 2006.
TOTAL est par ailleurs récemment entré sur le marché de la prospection en Papouasie6Nouvelle-Guinée en s’associant avec le groupe papou Oil Search pour la prospection et l’éventuelle exploitation de gisements de gaz naturel liquéfié.
La branche fidjienne de Total est depuis peu (juillet 2012) dirigée par un nouveau directeur général, Sylvain Quemeneur.
Ce dernier, à l’occasion de l’inauguration de cette nouvelle station, a assuré les autorités locales de la volonté de son groupe de continuer à investir à Fidji et d’étendre le réseau, en se basant sur le potentiel du marché de cet archipel et le rôle de « hub » (point focal) de l’archipel pour les plus petits pays de la région.
Dans le Pacifique, outre Fidji (où la société possède une part du marché d’environ quarante pour cent), le réseau TOTAL couvre les pays et territoires suivants : Nouvelle-Calédonie, Wallis-et-Futuna, Polynésie française, Tonga, Tuvalu, les deux Samoa (occidentales et américaines) et les États Fédérés de Micronésie, pour un total d’environ 250 employés.
La société possède aussi sept terminaux-dépôt de carburants à Fidji et à Tonga.

Mi-octobre 2012, le gouvernement français, via son ambassade à Suva (Fidji), évoquait la possibilité de développer ses échanges commerciaux et économiques avec Fidji.
Évoquant récemment la balance commerciale entre les deux pays lors d’une interview à la presse locale, le Premier secrétaire de l’ambassade de France à Suva, Jules Irrmann, a notamment rappelé que la France importait annuellement pour environ 340.000 euros en biens fidjiens, alors qu’elle exporte, dans l’autre sens, pour environ 3 millions d’euros en biens vers Fidji.
Les produits fidjiens les plus présents sur le marché français sont, en vrac, des conserves (principalement de thon), la célèbre eau minérale Fiji Water (largement distribuée dans les magasins français), ou encore du poisson.
Côté français, les exportations vers Fidji concernent pour une large part des machines-outils (environ 1 million d’euros), ou encore des produits de luxe (cosmétiques, parfums, 500.000 euro environ)

Le diplomate français estime par ailleurs qu’il existe encore des perspectives de développement de niche des exportations françaises en direction de Fidji, pour des produits agro-alimentaires de spécialité comme le fromage, la viande ou l’épicerie fine, autant de produits encore sous-représentés sur le marché fidjien ou alors distribués à des prix prohibitifs.
Autre secteur potentiellement porteur : le tourisme qui, dans les deux pays, représente une part importante de l’économie nationale, ou encore le secteur agricole avec des possibilités de coopération et d’échange à venir de savoir-faire.
Dans le secteur hôtelier, des groupes comme Accor, Sofitel ou Novotel sont déjà présents à Fidji.

Sources FLASH D’OCEANIE  ( Edition du 04/11/2012)
 



Des experts en démocratie pour les îles du Pacifique


Des experts issus d'un nouvel institut : le Centre Macmillan Brown à l'Université de Canterbury en Nouvelle-Zélande.



L'exportation de la démocratie par des pays occidentaux dans des cultures non-occidentales d'Afrique,d'Asie ou du Pacifique n'a pas toujours donné les résultats escomptés.


Est-ce que ce nouvel institut saura prendre en compte certaines traditions et sensibilités culturelles du Pacifique ? Nous avons abordé la question avec le directeur de l'institut, Malakai Koloamatangi.

KOLOAMATANGI : « Le message est clair. Les gens doivent trouver le moyen d'adopter et d'adapter la démocratie en fonction des conditions locales. Tout le monde est d'accord pour dire que des principes universels existent, comme les droits de l'Homme, la liberté d'expression, l'obligation de rendre des comptes, la transparence etc. Mais tout cela doit être transposé avec les traditions culturelles en toile de fond.
Bien sûr certains pays vont se servir de ces principes et le meilleur exemple est le coup d'État de Fidji en 1987 où les Nationalistes ont tenté de justifier le coup en invoquant les droits des peuples indigènes et ainsi de suite.
Seulement, avec un peu de bon sens, nous ne pouvons pas l'accepter. Dans ce cas,  l'idée serait davantage de donner aux Fidjiens un peu de temps et d'espace pour qu'ils décident comment ils entendent naviguer sur leur bateau, leur 'waka' vers l'avenir. »

Il y aurait donc de l'espace pour manœuvrer dans les démocraties du Pacifique, mais il y a aussi des limites à ne pas franchir et ces limites se situent autour des questions humanitaires. La réponse de Malakai Koloamatangi.

KOLOAMATANGI : « Je reviens aux principes acceptés. Certains disent que ce sont des trucs d'Occidentaux et ce genre de choses, mais il y a des principes que partagent tous les êtres humains, qu'ils soient en Afrique, dans le Pacifique, la Caraïbe ou en Uruguay… Tout le monde comprend que l'on ne peut pas retirer les droits d'une personne à un procès équitable, par exemple, ou que l'on n'a pas le droit d'empêcher quelqu'un de parler. Ces principes sont les limites à ne pas franchir et si on les franchit, ce n'est plus une démocratie. »

Question ambigüe que cette démocratie dans une région où par exemple  les droits sont souvent plus collectifs qu'individuels et où la culture est parfois utiliser pour expliquer un comportement qui risque de contrevenir aux principes de la démocratie. L'égalité des genres à Tonga est un concept différent de l'égalité des genres à New York ou à Paris. Mais pour Malakai Koloamatangi tout peut être résolu avec un peu de bon sens et de respect.

  Sources : Radio Australie
Naku press : mise en ligne le 24/10/2012 à 10h00









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LA COOPERATION AU SERVICE 
DE L'ENSEIGNEMENT / Echange entre Wallis et FIDJI

 Une demi-douzaine d’instituteurs de Wallis et Futuna a entamé mi-octobre 2012 une nouvelle session d’immersion de deux semaines à Fidji, dans des écoles primaires, où ils sont censés se familiariser à un environnement anglophone.
Il s’agit du second stage d’instituteurs wallisiens et futuniens à Fidji, dans le cadre d’un programme initié en partenariat avec l’Ambassade de France à Fidji, l’Alliance Française de Suva, le Vice-rectorat de Wallis-et-Futuna et le ministère fidjien de l’éducation, précise mardi l’ambassade de France à Suva dans un communiqué.
Ces six enseignants du primaire sont placés dans cinq établissements de la capitale fidjienne, où ils sont aussi encouragés à partager leur culture, ainsi que la langue française, avec leurs homologues fidjiens.
Charlotte Lelevai, institutrice faisant partie de ce groupe, a précisé dès son arrivée l’intérêt qu’elle portait à ce genre de séjour : sa grand-mère maternelle est originaire de l’île polynésienne de Rotuma (Nord-ouest de Fidji).
Dans l’autre sens, de récents contacts entre l’ambassade de France et le ministère fidjien de l’éducation prévoient, à moyen terme, d’envoyer des enseignants fidjiens en stage à Wallis-et-Futuna.
« Ce genre de stage permettra à nos enseignants d’acquérir une précieuse expérience dans un environnement différent », a précisé mercredi au quotidien Fiji Sun Apisalome Movono, directeur de cabinet au ministère fidjien de l’éducation.
Parmi les autres pistes évoquées dans le cadre d'une coopération régionale éducative : la mise à disposition, sollicitée par les autorités locales, d’experts français pour se pencher sur les systèmes fidjiens d’évaluation et d’inspection des enseignants.


Toujours dans le cadre d’un processus d’intégration régionale dans leur environnement anglophone, 34 étudiants du Lycée d’État de Wallis, qui préparent leur bac technique dans la section commerce, ont achevé début octobre 2012 un nouveau stage dans une entreprise de Suva Vinod Patel, spécialisée dans la distribution de quincaillerie et d matériaux de construction.

Ces élèves ont reçu, samedi 6 octobre 2012, leur certificat de stage en bonne et due forme, des mains des dirigeants de la société accueillante.
« L’entreprise Vinod Patel a lancé cette initiative d’ouvrir ses portes à nos étudiants et nos apprécions ce soutien, non seulement au nom de l’amélioration des normes éducatives dans le Pacifique, mais aussi en vue de renforcer les relations entre Fidji et ses voisins francophones », a notamment souligné en début de stage Jules Irrmann, Premier secrétaire à l’ambassade de France à Suva.
Ce projet, initié par le rectorat de Wallis-et-Futuna et soutenu par le service d’action de coopération culturelle de l’ambassade de France à Fidji, « non seulement entre dans le cadre de la mission de l’ambassade de France de faciliter et de promouvoir les relations entre les collectivités françaises de la zone et Fidji, mais reflète également la tendance actuelle de la part de ces collectivités vers une plus grande intégration régionale », souligne l’ambassade de France à Fidji.

Ce récent stage d’élèves, accompagnés d’enseignants, vient installer dans la durée une première vague pilote, il y a quelques mois.


Plusieurs établissements scolaires en Nouvelle-Calédonie et plus récemment à Wallis-et-Futuna, ont multiplié, ces dernières années, des séjours exploratoires et d’études à Fidji.

Ce fut notamment le cas, depuis 2011, d’élèves du lycée d’État de Wallis-et-Futuna et de la section BTS Assistant de Manager du lycée La Pérouse de Nouméa, qui ont effectué une série de stages au sein de plusieurs entreprises locales, dans des domaines techniques comme la vente, dans des secteurs de l’agroalimentaire (sièges régionaux de Coca Cola et Goodman Fielder, entreprises Punjas) ou du matériel de quincaillerie et de construction (Vinod Patel).
Du point de vue français, l’avantage de ces stages à Fidji est tout- aussi bien l’acquisition d’expériences professionnelles que l’immersion dans un environnement anglophone, mais à la fois proche culturellement.
L’expérience wallisienne à Fidji et les premiers séjours d’élèves du second degré, a permis de conforter la coopération » avec des « partenariats forts », aussi bien au niveau des échanges d’élèves que d’enseignants, remarquait Bernard Zier, Vice-recteur de Wallis-et-Futuna, lors d’un séjour à Suva début juillet 2012.
Des 17 élèves pour la première série de stages, on est passé à 34.
Bernard Zier se trouvait aussi début juillet 2012 dans la capitale fidjienne, à la tête d’une délégation comprenant notamment Jean-Luc Balaarin (inspecteur de l’éducation nationale) et Joseph Makutu (proviseur du Lycée d’État de Wallis-et-Futuna.
Le groupe avait, au cours de ce séjour d’une semaine, rencontré des interlocuteurs dans le milieu de l’enseignement, mais aussi effectué une visite de courtoisie au ministère fidjien des affaires étrangères, où les missionnaires, accompagné du diplomate français basé à Suva, ont été reçus par Mme Litia Mawi, ambassadrice itinérante pour le Pacifique.
« Je suis très heureuse que, malgré la barrière de la langue, les habitants de Wallis-et-Futuna tendent la main à travers le Pacifique à leurs voisins anglophones », avait alors déclaré la diplomate.

Projets à vocation d’intégration régionale


Fin juillet 2012, toujours dans la même logique d’intégration régionale, le gouvernement français signait une nouvelle convention avec l’Université du Pacifique Sud (University of the South Pacific, USP) avec une nouvelle fois comme leitmotiv de favoriser l’intégration régionale et l’établissement de passerelles pour les étudiants des collectivités françaises du Pacifique (Nouvelle-Calédonie, Polynésie française, Wallis-et-Futuna).

Cette signature, vendredi 27 juillet 2012 entre la direction de l’USP et l’ambassadeur de France à Suva, Gilles Montagnier, porte sur deux projets : l’un concerne un programme de surveillance des effets des changements climatiques sur les coraux des récifs fidjiens, et l’autre l’élaboration de modules d’enseignement de l’histoire prenant en compte « le patrimoine commun » précolonial des insulaires de cette région du Pacifique, a annoncé vendredi 3 août 2012 l’ambassade de France dans un communiqué.
Ces projets impliquent à la fois « l’USP, les universités des collectivités françaises du Pacifique, mais aussi celles d’Australie et du Pacifique Nord ».
Le diplomate français, lors de cette dernière signature, a une nouvelle fois souligné « l’importance d’un nombre croissant d’interactions entre nos communautés (océaniennes), ce qui contribuera à une meilleure compréhension entre les territoires de leur histoire et de leur culture communes, et ainsi renforcer leur intégration régionale ».
« La France, à travers ses territoires, est confrontée aux mêmes défis dans cette région. Elle comprend donc l’importance d’une recherche de solutions durables. En partageant les financements et en facilitant l’échange d’informations, on peut contribuer à la réalisation d’objectifs communs », a affirmé l’ambassadeur.

« Nous souhaitons collaborer tout autant avec l’Université du Pacifique Sud qu’avec l’Université Nationale de Fidji », confiait M. Montagnier début juillet 2012 alors qu’il venait de signer un autre accord, cette fois-ci avec la Fiji National University (FNU).

D’autres accords passés récemment

Le 4 juillet 2012, Gilles Montagnier et le Vice-chancelier (Président) par intérim de la FNU, le professeur Paras Nath, entérinaient un accord portant en particulier sur le secteur technique, avec à la clé la fourniture d’aides financières, techniques et de matériel pédagogique.

À cette occasion deux véhicules Peugeot 307 (fournis grâce aux dispositions françaises en matière d’enseignement professionnel et technique) ont été livrés à cet établissement, à des fins d’apprentissage.
Un stage était aussi organisé à cette occasion
Un autre volet de cette coopération croissante concerne aussi la mise en place d’échanges réguliers d’étudiants et d’enseignants entre la FNU et divers établissements français de la zone.
L’objectif affiché de ces opérations était là aussi de « promouvoir l’intégration régionale », soulignait alors l’ambassadeur Montagnier.
« Le but c’est bien de promouvoir l’intégration régionale. Je pense que nos territoires ne peuvent pas éternellement vivre repliés sur eux-mêmes. Pour la (Nouvelle-) Calédonie, c’est très très bien engagé, il y a une coopération étroite et intense. Avec Wallis-et-Futuna, il y a des questions d’échelle qui se posent : d’un côté, vous avez 850 ou 900.000 habitants et de l’autre vous en avez 13.000. Mais quand on regarde bien une carte, il y a nécessairement une proximité culturelle, un mouvement naturel… Les Wallisiens passent forcément par Nadi », avait-il indiqué en soulignant l’importance de la réciprocité de ces échanges.

Du côté de la Nouvelle-Calédonie, toujours dans une apparente même démarche, la célébration annuelle de la Fête de la Science, cette année du 1er au 13 Octobre 2012, que l’événement prendra une tournure régionale.

« Il faut signaler que cette édition 2012 marquera un tournant dans la tenue de cette manifestation puisque la Nouvelle-Calédonie a souhaité en faire la Fête de la Science du Pacifique. À ce titre, six pays de la zone ont été invités », annonçait vendredi 21 septembre 2012 le Haut-commissariat de la République française en Nouvelle-Calédonie.

Sources : Flash d'Océanie 
Naku press : Mise en ligne le 18/10/2012 à 06h02.




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LES SEISMES DE LA REGION

Flash d’Océanie dans son édition du 15/10/2012 a fait état de plusieurs séismes constatés dans la région particulièrement à Aotéaroa et au Nord de l’archipel du Vanuatu

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Lundi, en début d’après-midi (13h05 heure locale, GMT+13), la première secousse a concerné la côte Nord de l’île du Nord de la Nouvelle-Zélande, à environ 155 kilomètres end-dessous du niveau de la mer, rapporte l’institut géophysique américain USGS, basé à Denver (Colorado).
Alors que la magnitude annoncée par les instituts locaux était de 5,2 sur l’échelle de Richter, l’USGS a pour sa part mesuré 4,8.
Néanmoins, cette secousse tellurique a été fortement ressentie jusqu’au Sud de l’île, dans les environs de la capitale Wellington.
Aucun dégât ni blessé n’a été immédiatement signalé.

Plus tard dans la journée, à 18h49 (locales, GMT+11), c’est à l’extrême Nord de l’archipel de Vanuatu qu’un autre séisme, de magnitude mesurée à 5,3 sur l’échelle de Richter, a également frappé à environ 315 kilomètres au Nord-ouest de l’île d’Espiritu Santo, à l’Ouest du groupe des îles Torrès, tout près des îles Salomon, à une profondeur de 45 kilomètres en-dessous du niveau de la mer

Aucun dégât ni blessé n’a été immédiatement signalé.

Sources : Flash d’Océanie :
Naku press : Mise en ligne le 16/10/2012 à 7h29





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LE FORUM DES ILES DU PACIFIQUE: 43ème sommet des dirigeants du Forum : le Secrétaire Général annonce son menu.
RAROTONGA, lundi 27 août 2012 (Flash d’Océanie) – Alors que les chefs d’États et de gouvernements océaniens convergent vers la capitale des îles Cook, Rarotonga, pour participer au 43ème sommet annuel du Forum des Îles du Pacifique (FIP), le Secrétaire Général de cette organisation régionale, Tuiloma Neroni Slade, a voulu dès ce week-end dresser un menu des sujets qu’il considère comme les plus prééminents lors de cette réunion des 16 États membres (moins Fidji).
Lors d’une conférence face à la presse régionale, qui profite aussi de le tenue de ce Forum pour tenir un séminaire, le chef du FIP a aussi voulu souligner « l’importante responsabilité » des médias dans leur tâche de rapporter les débats, avec comme thème choisi, cette année, de « Défis du Pacifique et États insulaires », avec pour toile de fonds les problématiques de développement, de sécurité régionale et de croissance économique durable ».
Autour de ces thèmes, un autre est mis en avant par les instances dirigeantes du Forum : le plan de réformes, connu sous le nom de « Pacific Plan », qui s’appuie sur plusieurs piliers principaux comme la bonne gouvernance, la croissance économique, la sécurité régionale ou encore l’intégration régionale.
Ce Plan, adopté par les dirigeants océaniens en 2005, fait l’objet cette année d’une évaluation et d’un bilan d’étape, afin de mesurer l’avancement de sa mise en œuvre, sept ans après son lancement.
Face à ce plan, a estimé M. Slade, des obstacles demeurent, comme l’instabilité chronique dans plusieurs États membres, la crise financière mondiale, la surpêche dans l’Océan Pacifique ainsi que l’impact anticipé des changements climatiques.
Autre défi à relever, sur lequel les pays océaniens sont, depuis six ans, au point mort : la conclusion d’accord économiques d’intégration régionale, et notamment ceux qui doivent les lier à l’Union Européenne, sous forme d’ « Accords de Partenariat Économique » (APE), censés remplacer les achats subventionnés européens qui prévalaient sous les accords UE-ACP de Lomé, puis de Cotonou.
Les questions de sécurité régionale concernent principalement deux pays : les îles Salomon, où une mission régionale d’assistance (la RAMSI, sous commandement australien et sous mandat du Forum), d’abord militaire et policière depuis juillet 2003, éloigne cet archipel du spectre de l’effondrement, après cinq années de guerre civile (198-2003).

Les dirigeants océaniens, lors de ce sommet, devront aussi cette semaine se prononcer une nouvelle fois sur le maintien, ou pas, de l’exclusion de Fidji (prononcée en mai 2009 pour cause de non retour rapide à la démocratie après le putsch du 5 décembre 2006).
Depuis le début 2012, le Contre-amiral Premier ministre Franck Bainimarama, qui dirige le gouvernement issu de son coup d’État, a levé les mesures d’urgence et lancé un double processus de consultations en vue de formuler une nouvelle Constitution, et d’enregistrement de la population sur les listes électorales, pour un scrutin législatif prévu pour le dernier trimestre 2014.
Plusieurs missions internationales, dont une composée de ministres des ays membres du Forum, se sont rendues, depuis début 2012, à Fidji, pour se rendre sur place de l’avancement de ce processus, sur fonds de réchauffement progressif des relations entre Suva et les deux plus influents membres du FIP, l’Australie et la Nouvelle-Zélande.

En marge de la session plénière de ce sommet, mercredi 29 août 2012, comme chaque année, se dérouleront des réunions regroupant les plus petits États insulaires du ce bloc océanien, d’autres regroupant la composante océanienne du groupe des pays ACP (Afrique, Caraïbe, Pacifique).


Pour la première fois, et à la demande des intéressés, les pays et territoires jouissant d’un statut intermédiaire de « membres associés » (dont les deux collectivités françaises de Nouvelle-Calédonie et de Polynésie française) ainsi que les « observateurs » (comme, entre autres, Wallis-et-Futuna) auront la possibilité de faire des déclarations « pour présenter aux dirigeants du Forum leur point de vue sur certaines questions, dont les dirigeants pourront ensuite discuter » lors de leur traditionnelle « retraite », jeudi 30 août 2012.

Alors que la Nouvelle-Calédonie devrait une nouvelle fois faire porter sa demande d’accéder au statut de membre plein du FIP, avec le soutien de la France, mais aussi de l’Australie et de la Nouvelle-Zélande, la Polynésie française, dont la délégation est conduite par son Président indépendantiste Oscar Temaru, devrait pour sa part concentrer ses efforts, une fois de plus, sur la sensibilisation à sa demande de faire réinscrire cette collectivité non souveraine sur la liste de l’ONU des pays à décoloniser, sans le soutien de la France.

En fin de semaine, vendredi 31 août 2012, viendra le temps du non moins traditionnel « dialogue post-forum », avec la douzaine de partenaires de développement (dont la France et l’Union Européenne, mais aussi les États-Unis, la Chine -présents en force cette année-, le Canada, l’Inde, l’Indonésie, l’Italie, le Japon, la Corée du Sud, la Malaisie, les Philippines, la Thaïlande et le Royaume-Uni) pour que chacun puisse faire le point avec le FIP sur son programme d’aide au développement.


Le Forum à la croisée des chemins


Le Secrétaire général du FIP, toutefois, n’a pas mentionné un autre point, objet de débats dans la région ces derniers mois : un rapport d’audit de cette organisation régionale, qui conclut notamment, dans ses versions préliminaires, qu’un fossé grandissant se creuse entre le FIP, son administration et ses pays membres, le tout sur fonds d’influence, y compris dans le financement, de l’Australie, de la Nouvelle-Zélande et, dans une moindre mesure, de l’Union Européenne.

Autre perception, selon les responsables régionaux et nationaux consultés lors de cette enquête (financée par la Nouvelle-Zélande) : le manque d’efficacité de cette organisation, de plus en plus concurrencée par des mouvements subrégionaux de type Groupe Mélanésien Fer de Lance (GMFL, qui regroupe Fidji, la Papouasie-Nouvelle-Guinée, les îles Salomon, Vanuatu et, non étatique, le mouvement indépendantiste FLNKS de Nouvelle-Calédonie).

L’émergence des groupements subrégionaux


Depuis 2009, année de son exclusion du FIP, le gouvernement fidjien organise chaque année, quelques jours avant le sommet du FIP, une autre réunion régionale, en mode « alter-Forum », rassemblant ostensiblement des pays de la région qui, à chaque édition, ont réaffirmé » leur soutien à la feuille de route annoncée par Suva en matière de retour à la démocratie et de réformes.

La dernière édition de cette réunion « S’engager pour le Pacifique » a eu lieu la semaine dernière à Nadi.
Cette réunion de Nadi rassemblait, outre les membres du GMFL, des chefs d’États, de gouvernement ou représentants à divers niveaux de pays comme les îles Cook, Tonga, les États Fédérés de Micronésie, la Polynésie française, Kiribati, les îles Marshall, Nauru, la Nouvelle-Calédonie, le Timor oriental, Tuvalu, la Chine, l’Indonésie, le Maroc et même le Grand Duché de Luxembourg, le Kazakhstan et le Kosovo.

En début de semaine, à Rarotonga, un groupe de pays polynésiens, toujours en mode subrégional, a porté sur les fonds baptismaux un « Groupe des Dirigeants Polynésiens (PLG, Polynesian Leaders Group), qui se veut un pendant du GMFL et qui promeut aussi une plus grande coopération subrégionale au sein de ce qu’il est convenu d’appeler le « Grand Triangle Polynésien »).

Ce groupe naissant comprend les îles Cook, Niue, Samoa, Tonga, Tuvalu, les Samoa américaines, la Polynésie française et Tokelau.
Mais, selon Henry Puna, Premier ministre des îles Cook et nommé président de ce PLG, il ne s’agit en aucun cas « de faire concurrence à d’autres groupements au sein du Forum ».
« Nous pensons simplement qu’à l’intérieur du triangle polynésien, il y a certaines questions qui nous sont spécifiques et qui peuvent être résolues à un niveau subrégional », a-t-il insisté.

Les forces en présence… et en absence


Toutes ces subdivisons internes au FIP interviennent aussi sur fond de retour en force des États-Unis dans la grande région, après des décennies d’absence et en réponse apparente à une autre montée en puissance indéniable : celle de la Chine.

Cette année, les délégations américaine et chinoise devraient être une nouvelle fois de taille avec, attendue à la tête du groupe d’envoyés de Washington, la Secrétaire d’État Hillary Clinton.

L’Australie et la Nouvelle-Zélande (ce dernier pays ayant assuré ces douze derniers mois la Présidence tournante du FIP) devraient être représentées par leurs deux chefs de gouvernements, Mme Julia Gillard et M. John Key.

Au niveau ministériel, Murray McCully, ministre australien des affaires étrangères et Richard Marles, secrétaire d’État australien pour le pacifique, devraient être aussi du voyage.

La délégation française devrait notamment comporter l’Ambassadeur Hadelin de la Tour du Pin, Secrétaire Permanent pour le Pacifique et le sous-directeur Océanie au ministère des affaires étrangères, Arnaud Roux.

Côté Union Européenne, le directeur du service d’action extérieure, David O'Sullivan, est annoncé de Bruxelles.

Le premier ministre des îles Salomon, Gordon Darcy Lilo, a annoncé par avance qu’il n’assisterait pas à ce 43ème sommet du FIP.

Tout juste de retour d’une visite officielle en Australie, il a notamment invoqué des « questions pressantes » au plan intérieur, y compris le début d’une session parlementaire, sur fond de rumeurs de motions de censure à son encontre.
Sources : Flash d'Océanie
Naku press : Mise en ligne le 01/09/2012



LES PAYS DU PACIFIQUE CREENT DES EMPLOIS A L’ETRANGER
c’est ce qu’a déclaré ANN MAREE O Keefe , directrice adjointe du programme mélanésien du Lowy institute . ( un laboratoire d’idées australien).

La plupart des petits états indépendants du Pacifique bénéficient de l’aide internationale, alors que nombreuses d’entre elles disposent de vastes ressources halieutiques. Ces ressources étant traitées à l’extérieur, le constat est que ces petits pays fournissent du travail aux étrangers : dans les bateaux américains lors du transport ou encore sur les lieux de traitement : en Europe, aux Philippines, au Japon ou en Corée. Et Transform Aquorau  président de   de l’Accord de Nauru (le PNA)  a fait un appel  en prévision de la prochaine réunion du Forum du Pacifique, pour que les nations océaniennes du Pacifique réduisent  leur dépendance à l’aide internationale.  L’objectif visé est que les habitants des îles du Pacifique profitent des avantages économiques liés à la gestion durable du thon dans la région.  Ces petits pays auront toujours besoin de l’aide extérieure, mais le chef de file  de l’Accord de Nauru estime que donner à des pays étrangers l’accès aux ressources de la région est une solution facile et que tout accord dans ce domaine devrait être renégocié.

Les états signataires  de l’Accord de Nauru sont : les Etats fédérés de Micronésie, Kiribati, les Îles Marshall, Nauru, Palau, la Papouasie Nelle Guinée , les ïles Salomon et Tuvalu.

Sources Radio Australie.
Naku press : mise en ligne le 04/08/2012 à 19h56



   LA COMPAGNIE PETROLIERE, TOTAL  PRESENTE DANS LE PACIFIQUE

 

Naku press publie ci-après un article tiré du site facebook de l'ambassade de France sur Fidji, Tuvalu et Kiribati. Cet article fait état de l'impact de l'implantation d'une multinationale  sur l'économie du pays d'accueil. Naku press vous livre cette lecture  simplement à titre d'information , il reste à chacun d'en tirer sa propre analyse.  ( l'adresse du site : https://www.facebook.com/france.ilesfidji)

TOTAL  : Quatrième plus grande compagnie de pétrole et de gaz cotée en bourse dans le monde et un acteur majeur dans le secteur de la chimie, Total exerce ses activités dans plus de 130 pays sur les cinq continents avec environ 96 104 salariés à la fin 2011. Pour répondre aux besoins croissants en énergie sur le long terme, la stratégie de Total consiste à déployer un modèle de croissance durable conjuguant l’acceptabilité de ses activités avec un programme soutenu d’investissements rentables.

Historique de Total dans le Pacifique

Total est présent dans le Pacifique depuis 1959, avec une implantation en Nouvelle-Calédonie, puis en Polynésie Française dans les années 60. Le 1er novembre 2006, TOTAL (Fiji) Limited est créé par le rachat de Shell aux Fidji (rachat de titres) et aux Tonga et Samoa (rachat d’actifs). En Septembre 2010, Total s’implante à Tuvalu, Kiribati et Nauru, puis en Micronésie en Août 2011. Total est également présent à Wallis & Futuna, en Polynésie Française, et en Nouvelle-Calédonie, ce qui porte à près de 10 pays son implantation dans le Pacifique Sud Ouest.


 L’implantation de TOTAL (Fiji) Limited dans le Pacifique Sud Ouest
    (Photo : total.com.fj)


 

Total Fiji Limited, les données clés :

- Leader sur le marché
- 250 millions d’euros de chiffre d’affaires
- 270 000 Tonnes, sur un marché d’environ 580 000 Tonnes
- 45% de parts de marché aux Fidji
- 20% de parts de marché aux Tonga
- 7 terminaux : 6 aux Fidji, 1 aux Tonga
- La plus grosse capacité de stockage du Pacifique Sud Ouest, 40 000 tonnes
- Deux sources d’approvisionnement (Singapour et Corée) pour deux à trois bateaux par mois
- 115 personnes employées à temps-plein, 45 à temps partiels
- Environ 400 emplois au total, en comptant les emplois indirects (chaînes logistiques ou stations services franchisées)
- Une très grande implication pour la sécurité routière, l’environnement et le développement durable
- De nombreuses actions de mécénat et de solidarité

L’implantation de Total Fidji Limited dans le Pacifique

Avec 45% de parts de marché, TOTAL (Fiji) Limited est leader du marché pétrolier fidjien, où la société réalise la majeure partie de ses ventes en volume. Aux Tonga, Total détient environ 20% de part de marché.

Total Fiji Limited en termes de capacité

Avec ses 7 terminaux (6 sur les Fidji, 1 sur les Tonga), TOTAL (Fiji) Limited dispose de la plus grosse capacité de stockage du Pacifique Sud Ouest, d’environ 40 000 tonnes. Deux à trois bateaux par mois, venus de Singapour ou de Corée, viennent alimenter ces terminaux. TOTAL (Fiji) Limited est la seule compagnie pétrolière du Pacifique Sud Ouest à disposer de deux sources d’approvisionnement. C’est un atout considérable qui permet à l’entreprise de se diversifier et de se prévenir contre certains risques comme une rupture de chaîne logistique.
 


Le terminal de Walu Bay, à Suva, Fidji
    (Photo : Total.com.fj)





TOTAL (Fiji) Limited en termes d’emplois

115 personnes sont employées à temps-plein par TOTAL (Fiji) Ltd, dont 5 aux Tonga. Il y a 112 contrats locaux et trois expatriés. Par ailleurs, 45 personnes sont employées en emploi temporaire (équivalent fidjien du CDD français). Avec les emplois indirects (chaînes logistiques ou stations services franchisées), TOTAL (Fiji) Limited emploie en tout environ 400 personnes.

Les actions sociales de TOTAL (Fiji) Limited

TOTAL (Fiji) Limited est l’entreprise pétrolière la plus active sur les Fidji et Tonga, en matière d’actions pour les collectivités locales. Elle s’implique en particulier dans quatre domaines : la sécurité routière, l’environnement, le développement durable et le mécénat.

- Sécurité Routière : En 2010, TOTAL (Fiji) Limited a commencé un partenariat exclusif avec la LTA (Land Transport Authority). Ensemble, ils organisent des conférences sur la réduction des émissions polluantes des véhicules grâce aux carburants que Total importe aux Fidji et aux Tonga. Par ailleurs, Total a implanté des panneaux d’information et de sensibilisation plus de 200 écoles sur les 900 qui existent aux Fidji, et réalise des actions de formation et d’information pour les élèves.

- Environnement : TOTAL (Fiji) Limited lutte activement pour la protection de la mangrove, tant pour les Fidji que les Tonga. Au moins une fois par an, l’équipe se mobilise et se rend elle-même sur le terrain pour planter plus de 2000 arbres. De plus, Total a installé environ 250 poubelles dans 8 villes des Fidji (Suva, Nadi, Labasa, Lautoka, etc) pour inciter les citoyens à plus de propreté vis-à-vis de leur ville.

 Une poubelle de Total dans les rues de Suva  (Photo : Ambassade de France)

- Développement durable : TOTAL (Fiji) Limited est présent sur le solaire. Deux projets sont en cours, dont un à une échelle importante pour les Fidji. Des « actions propreté » sont également réalisées sur les sept terminaux. Une quarantaine d’employés passent une demi-journée à nettoyer les terminaux. Ces actions, réalisées en dehors des heures de travail, sur la base du volontariat, illustrent le désir de Total de respecter l’écologie.

- Actions de Mécénat : TOTAL (Fiji) Limited est sponsor de l’Alliance Française. M. David Kalife, directeur général, a été membre du jury pour l’attribution de sept bourses permettant à des fidjiens d’aller étudier en France en 2010. Total soutient également la Fête de la Musique et le 14 juillet. En 2012, l’entreprise aidera aussi à la création d’une résidence d’artistes en vue d’une exposition d’Arts Mélanésiens dans le Pacifique, en coopération avec le Service de Coopération et d’Actions Culturelles de l’Ambassade de France.

- Actions de solidarité : TOTAL (Fiji) Limited s’implique également de façon temporaire lorsque les circonstances l’exigent. Suite aux récentes inondations qui ont frappé les Fidji, Total a fait des dons alimentaires pour 200 foyers sinistrés dans l’Ouest. Dix sacs de soixante-dix litres chacun, contenant des vêtements, ont également été donnés. Enfin, 30 personnes de l’équipe sont allées sur place pour aider la population.

L’engagement de Total dans les Jeux du Pacifique
    (Photo : Ambassade de France)

 

 En savoir plus :

 Le site de Total : http://www.total.com
 Le site de Total Fiji : http://www.total.com.fj/


publié le 29.05.2012
Source : publié le 29.05.2012 sur le site de l'Ambassade de France aux Iles Fidji
 http://www.ambafrance-fj.org/Les-entreprises-francaises-Total

 Naku Press : Mise en ligne le 04/06/2012 à 21h17

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AOTEAROA

Le tourisme maori: une inspiration pour le Pacifique


Dans le domaine du tourisme culturel ou indigène, la Nouvelle-Zélande est considérée comme un leader mondial et il faut rendre à César ce qui appartient à César : de nombreux maoris sont à la tête d'entreprises touristiques.

Plusieurs pays du Pacifique ont beaucoup appris du modèle néo-zélandais lors de la conférence inaugurale sur le tourisme indigène en Asie et dans le Pacifique, qui vient de se dérouler à Darwin, tout au nord de l'Australie.

Butch Bradley, le directeur des opérations de l'Office du tourisme maori de Nouvelle-Zélande, nous a confié que le succès est venu après une augmentation du nombre de Maoris à la tête d'entreprises touristiques.

BRADLEY : « En Nouvelle-Zélande, on a toujours dit : veux-tu conduire le bus ou être propriétaire du bus. Et maintenant, nous sommes arrivés au point où la société de transport nous appartient. La différence est le contrôle de la  qualité culturelle au sein même de la gestion dans le sens ou la culture n'est pas un produit que l'on trouve tout partout. Les gens veulent venir en Nouvelle-Zélande pour goûter à la culture maorie avec des Maoris. Son caractère unique entre toutes les cultures et tous les pays. »

Mais en ce qui concerne les Maoris, il ne s'agit pas uniquement de culture mais aussi d'affaires puisque des sociétés maories sont à la tête de casino, d'hôtels et centres commerciaux. Mais comment le 'système maori' pourrait aussi fonctionner à travers le reste du Pacifique.

BRADLEY : « Deux choses à considérer même si pour nous c'est toujours une bataille. Premièrement, le tourisme culturel ou indigène n'est pas un grand titre mais une raison. Les gens viennent en Nouvelle-Zélande pas simplement pour qu'on leur raconte des récits maoris mais pour partager ces récits avec des Maoris. En face à face, de personne à personne. Et si vous regardez dans le Pacifique, si vous regardez la culture aborigène, c'est la norme.
Deuxièmement, avec le tourisme culturel ou indigène, et bien nous les Maoris nous offrons d'abord la culture, nos croyances, mais nous créons aussi du business. Des Maoris ici sont à la tête de bonnes entreprises comme ceux qui proposent des parcours à grande vitesse dans les rivières et ça a beaucoup de succès. Et là il n'y a pas de composant culturel. Mais le tourisme, c'est prendre soin des attentes des visiteurs. Il n'y a peut-être pas de composant culturel, mais les visiteurs voient que ces sociétés sont dirigées par des Maoris et ils sont accueillis en fonction  de nos traditions et de nos protocoles. C'est donc une diversification de la manière nous présentons notre culture. »

Butch Bradley, le directeur des opérations de l'Office du tourisme maori de Nouvelle-Zélande

Posté à 30 March 2012, 8:33 AEST
Pierre Riant
  ( Radio Australie)

Naku press : Mise en ligne le 30/03/2012 à 23h34

 

Explosion démographique anticipée dans le Pacifique d'ici à 2050

Flowers from Huka falls ( Aotearoa)
Posté à 2 March 2012, 9:15 AEST
Selon un rapport commandité par le ministère du Travail néo-zélandais, la population actuelle du Pacifique de 10 millions d'habitants devrait grimper à 18 millions au cours de ces 40 prochaines années. Une augmentation de la population qui suscitera une urbanisation rapide dans les îles du Pacifique.
D'ici à 2050, selon Graeme Hugo, professeur de géographie à l'Université d'Adélaïde, 34% de la population du Pacifique vivront en milieu urbain. Cette urbanisation, dit-il, va créer sans nul doute des problèmes au niveau des infrastructures toutefois, a-t-il souligné, l'urbanisation va également créer des opportunités au niveau de l'emploi et de la formation et améliorer le quotidien de ceux qui ont quitté les zones rurales.

Une condition toutefois, que les gouvernements de la région pensent dès aujourd'hui à des stratégies pour que chaque pays s'adapte au mieux et profite de l'urbanisation.

L'UNICEF déclare pour sa part que l'urbanisation rapide dans de nombreuses nations du Pacifique signifie que la pauvreté ne veut plus dire actuellement un enfant dans un village en milieu rural mais plus souvent un enfant qui vit dans ces campements et autres bidonvilles aux abords des centres urbains des îles du Pacifique. L'UNICEF préconise le développement du secteur rural pour minimiser l'impact de l'urbanisation des capitales.
Sources : Radio Australie
Naku press : Mise en ligne le 03/02/2012 à 21h33

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Salomon

Remue-ménage à Guadalcanal

La police royale des îles Salomon a décidé d'intervenir dans un conflit qui oppose des propriétaires fonciers aux deux grandes sociétés de l'archipel. [ABC]
Destruction de biens, vols, violences, la situation semble se détériorer aux abords des deux plus grandes sociétés des îles Salomon : la Mine de Gold Ridge et l’usine de traitement d’huile de palme de Guadalcanal Plains.
Une région située à une vingtaine de kilomètres de la capitale Honiara. Les propriétaires fonciers sont mécontents, les incidents se multiplient et une force d’intervention spéciale de 38 policiers a été constituée pour tenter de rétablir le calme.

Le numéro 2 de la police, Walter Kola, résume les problèmes auxquels la police doit faire face.
KOLA : « La police reçoit sans arrêt des plaintes de ces deux sociétés disant que les propriétaires fonciers s’emparent de véhicules de fonction et qu’ils réclament ensuite des compensations pour le retour de ces véhicules. Ce n’est pas tout, ils jettent aussi des pierres sur des véhicules et ont endommagé des propriétés. Telles sont les relations entre les 2 sociétés et les propriétaires fonciers. Cette affaire regarde la police et j’ai donc décidé de mettre en place une force d’intervention.»

Les propriétaires fonciers ont également érigé des barrages routiers. En clair, rien ne va plus. Mais comme le dit Walter Kola, le rôle de la police est d’enquêter sur les activités criminelles et de les sanctionner. Ce qui ne résoudra pas les problèmes pour autant. Walter Kola.
KOLA : « Nous intervenons au cas par cas, comme nous l’avons fait avec les barrages routiers. Mais je dis aussi aux deux sociétés que si des problèmes persistent en termes d’accord [avec les propriétaires fonciers], il faut les résoudre. Mais nous policiers, nous intervenons parce que nous ne voulons pas voir de comportements criminels et ces sociétés devraient pouvoir travailler dans un bon environnement. »

Ces deux sociétés ont souvent et depuis longtemps des différents avec les propriétaires fonciers, pour des questions de compensation en général. Et la mission d’intervention de la police est de 2 mois, est-ce bien suffisant pour assurer un retour au calme ? Walter Kola.
KOLA : « La mission pour ces 2 mois et d’enquêter sur 9 plaintes déposées à la police. Notre devoir est de protéger ces sociétés des attaques des propriétaires fonciers. Mais actuellement, nous voulons surtout enquêter sur les délits qui ont été commis. Nous essaierons aussi de déterminer les problèmes qui existent, de souligner l’importance des bonnes relations [entre les deux parties] et de voir si l’on peut trouver des solutions à l’amiable. Et pendant deux mois, la police patrouillera toute cette région. »
Walter Kola, commissaire de police par intérim des îles Salomon.

Sources : Radio Australie
Mise en ligne : Naku press le 20/01/2012 à 22h01



Naku view ( kanaky)

Vanuatu       

Limogeage du ministre de la Justice


Ralph Regenvanu attendrait avec impatience les prochaines législatives prévues d'ici la fin de l'année. [www.wikipedia.com/Marke Lowen]
Dans certains cercles politiques, Ralph Regenvanu a la réputation d’être un homme intègre qui n’a pas peur de ses convictions et qui ne mâchent pas ses mots. Dans d’autres, c’est un empêcheur de tourner en rond.
Lundi dernier, Ralph Regenvanu attendait sa lettre de licenciement qui est arrivée à 17 heures. Le ministre de la Justice, accusé de déloyauté par le Premier ministre Sato Kilman, avait déjà débarrassé son bureau et n’avait plus qu’à remettre les clés de son véhicule de fonction.
Pour essayer d’en savoir plus, nous avons contacté notre reporter sur place, Alain Simeon, qui s’est entretenu par téléphone avec l’ancien ministre de la Justice.

SIMEON : « Selon Ralph, sa lettre de licenciement ne précise pas les raisons de son limogeage. En fait, la lettre stipule qu’il n’a pas été loyal à l’égard de l’actuel gouvernement. Nous savons que la question la plus controversée dans laquelle Ralph était impliqué concernait sa décision de voter contre l’adhésion du Vanuatu à l’Organisation Mondiale du Commerce (OMC). Quand le Parlement s’est réuni pour voter le projet de loi, Ralph a été le seul député du gouvernement à voter contre, ce qui a secoué les rangs de la coalition au pouvoir. Plusieurs députés se sont demandés quand le Premier ministre allait discipliner Ralph. »

Quels sont les projets d’avenir de l’ancien ministre de la Justice ? Alain Simeon.

SIMEON : « Ralph Regenvanu n’a pas voulu faire de commentaire public – pas encore – sur son limogeage ni dévoiler ses projets d’avenir. Tout ce qu’il m’a dit, c’est qu’il attendait avec impatience les prochaines élections législatives, prévues plus tard cette année. Dans l’arène politique, Ralph Regenvanu est celui que les médias ont étiqueté de député controversé. Il est très critique sur toutes les questions qui touchent au développement du pays et ses adversaires politiques disent que le limogeage de Ralph aura un impact sur les prochaines élections législatives. »

En fait selon les observateurs, Ralph Regenvanu, en dépit des critiques bénéficie d’un fort soutien populaire et l’objectif de son Parti de la Justice et des Terres est de présenter davantage de candidats lors des prochaines élections. Ainsi, redoutent les critiques, le limogeage de M. Regenvanu, jeune anthropologue de 32 ans, pourrait accroître sa popularité et concrétiser l’objectif de son parti.
C’est Charlot Salwai, député de Pentecôte qui hérite du portefeuille de Ralph Regenvanu

Sources : Radio Australie
Naku press : Mise en ligne le 20/01/2012 à 21h56







Naku press , dans le cadre du soutien aux frères de West Papua publie ici l'extrait de l' interview  d'un indépendantiste papou réfugié en Australie , réalisé par Radio Australie. 

Papouasie Nouvelle-Guinée: descente de police chez des réfugiés de la Papouasie indonésienne

05/01/2012 12:09


19 octobre: les troupes indonésiennes se préparent à réprimer le troisième rassemblement du Congrès National Papou. Bilan: 6 morts. (Photo: West Papua Media)
Les douaniers de Papouasie Nouvelle-Guinée seraient de mèche avec les autorités indonésiennes de Papouasie. C’est ce qu’affirme un indépendantiste papou réfugié en Australie, Ronny Kareni.
Son père, Abraham, et trois autres indépendantistes, ont été molestés par la police en Papouasie Nouvelle-Guinée, où ils avaient trouvé refuge.
Ils faisaient partie des milliers de participants au Congrès National du Peuple Papou, qui a regroupé tous les indépendantistes le 19 octobre à Jayapura, la capitale de la province indonésienne de Papouasie. Les forces indonésiennes ont ouvert le feu sur la foule, faisant six morts côté indépendantiste.
Et entre 400 et 600 indépendantistes ont été arrêtés. Parmi eux, Abraham Kareni et ses trois compères. Ils ont passé la nuit dans une prison indonésienne. Et Ronny Kareni nous raconte la suite:
«Après leur libération, ils craignaient toujours pour leur vie, donc mon père, Abraham, et son ami Jude ont du s’enfuir en Papouasie Nouvelle-Guinée. Ils se sont d’abord reposés quelques semaines pour se remettre de leurs blessures, particulièrement mon père, blessé à la tête par les forces indonésiennes, et ils ont passé la frontière en novembre. A peine 24 heures après leur arrivée à Wewak, des officiers des douanes et des policiers sont venus, ils n’avaient aucun mandat de perquisition, mais ils ont commencé à défoncer la maison, ils ont pris tout ce qui les intéressait, des vêtements et même le passeport de ma sœur et même la nourriture, parce que, ont-ils dit, elle venait de Papouasie Occidentale.»
Et selon Ronny Kareni, cette descente de la police de Papouasie Nouvelle-Guinée serait l’oeuvre des autorités indonésiennes.
«Il y a déjà une coopération dans ce domaine, je sais par exemple que les autorités indonésiennes de Jayapura communiquent régulièrement avec les douanes de Vanimo en Papouasie Nouvelle-Guinée, par exemple si un bateau quitte Jayapura pour Wewak, en Papouasie Nouvelle-Guinée. Et les douaniers papous sont corrompus par les Indonésiens. Et là ils étaient tellement saouls, ils se sont comportés de manière si excessive, ils ne les ont même pas arrêtés pour un délit, ils les ont juste brutalement tabassés en leur disant “vous n’êtes que des immigrés clandestins”.»
Sources : Radio Australie
Mise en ligne : naku press le 06/12/2012 à 23h09



PALAU  à l’heure du Développement durable !!!!

Palau équipe son aéroport d’un millier de panneaux photovoltaïques

K
OROR, jeudi 29 décembre 2011 – Le petit aéroport de Palau est désormais équipé, depuis la semaine dernière, de près d’un millier de panneaux photovoltaïques censés doter cette infrastructure d’une capacité frisant l’autosuffisance énergétique.
Ces panneaux ont été installés en guise de toit du parking de l’aéroport, pour une puissance nominale annoncée à 250 Mégawatt/heure par an.
Selon les autorités locales, l’objectif à terme de ce projet réalisé sur financement japonais est de réduire de manière radicale la facture énergétique en sources fossiles, et ainsi la dépendance de ce petit État aux énergies importées et de plus en plus coûteuses.
L’économie escomptée serait aussi accompagnée d’une réduction des émissions de dioxyde de carbone de l’ordre de quatre vingt tonnes par an.

Sources : Flash d’Océanie ( PAD) Edition du 29/12/2011
Naku press : mise en ligne le 30/12/2011 à 10h53


Vous avez dit liberté de la presse !!!!

Le régime Fidjien pèse sur la liberté de la presse dans la région… La PINA subit actuellement des contestations de certains pays membres.

Pacifique-Fidji-médias-PINA: L’agence de presse anglophone océanienne défend sa politique de dialogue avec le gouvernement fidjien

SUVA, mardi 27 décembre 2011 (Flash d’Océanie) – La principale agence de presse anglophone du Pacifique, la PINA (Pacific Islands News Association) et son bras éditorial, Pacnews, ont défendu en fin de semaine dernière leur politique de dialogue avec le gouvernement fidjien post-putsch, face à des critiques grandissantes de la part de certains de ses membres nationaux, qui ont ouvertement annoncé en cette fin d’année le non-renouvellement de leurs cotisations.
La semaine dernière, c’est l’association nationale de la presse des îles Samoa qui tenait à médiatiser sa décision de ne pas renouveler sa cotisation pour l’année 2012, tout en évoquant ses « réserves » concernant l’engagement de la PINA vis-à-vis du gouvernement dirigé par le Contre-amiral Franck Bainimarama
Ce gouvernement, depuis avril 2009, dans le cas de « mesures d’urgences » annoncées, restreint la liberté de la presse en imposant un contrôle continu sur les médias nationaux, notamment via la présence d’agents du ministère de l’information dans toutes les rédactions locales.
Depuis, la PINA a justifié le maintien de son siège dans la capitale fidjienne par d’une part le coût trop élevé et hors de portée d’un déménagement ailleurs, ainsi que par le fait qu’elle entendait ainsi maintenir un dialogue afin de convaincre le gouvernement Bainimarama de relâcher progressivement son dispositif de censure.
Troisième argument, évoqué par le directeur de la PINA, Matai Akauola : « Lors de la dernière assemblée générale, il a été décidé de poursuivre le dialogue avec tous les gouvernements, qu’ils soient jugés ‘restrictifs’ ou bien ‘libres’ au regard de la liberté de la presse. Le dialogue doit être maintenu, on ne peut pas juste publier des communiqués de protestation. Et dans ce domaine, la PINA est plutôt en première ligne », a-t-il plaidé.
Outre le débat régional sur la liberté de la presse et la posture vis-à-vis de Fidji, plusieurs autres associations de journalistes ont entrepris, ces dernières années, de se poser en challengers de la PINA avec pour ambition à peine voilée de la remplacer.
Les critiques les plus virulents sont venues une fois de plus des pays polynésiens (Samoa, îles Cook), par opposition aux pays mélanésiens (dont Vanuatu [qui assure actuellement la présidence de la PINA], la Papouasie-Nouvelle-Guinée ou les îles Salomon.

Sources :   ( Flash d’Océanie ) édition du 27/12/2011
Naku press ..Mise en ligne le 27/12/2011 à 22h32

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UNE SOLIDARITE POUR LA PROTECTION DE LEURS LANGUES, CULTURES ET TRADITIONS

C'est fait, Le groupe de leaders polynésiens (PLG)  vient d'être formé à la suite d'une réunion à Samoa,

Les dirigeants et les représentants des Tonga, Tuvalu, Iles Cook, Samoa, Niue, les Samoa américaines, la Polynésie Française et les Tokélau ont signé un protocole d'entente établissant le PLG.


Lors de la réunion, le groupe a convenu de travailler ensemble pour chercher un avenir pour leurs peuples, maintenir et protéger l'importance de leurs cultures, leurs traditions et leurs langues.


Ils ont également déclarés que les valeurs démocratiques et la protection des droits humains faisaient partie de leurs priorités.


Selon Radio New Zealand, le président de la réunion, le Premier ministre de Samoa, Tuilaepa Sailele Maliegaoi, a également souligné que le PLG envisage de travailler aux côtés du Groupe Fer de Lance Mélanésien et aussi le groupe micronésiens dirigeants.


La première réunion annuelle du PLG aura lieu aux les îles Cook, l'année prochaine.
Sources .
Magalie TINGAL
November 2011,
Suva

Naku press : Mise en ligne le 20/11/2011 à 22h45


Papouasie: la police indonésienne ouvre les feu sur des participants du 3ème troisième congrès national

Cela sur le campus de l’université Cenderawasih de Jayapura, la capitale provinciale. Selon les agences de presse indonésiennes, une personne aurait été tuée et plusieurs blessées.

Le congrès réunit près de 1000 représentants des 250 tribus papoues. Il a débuté mardi avec la levée du drapeau indépendantiste papou, l’Étoile du Matin. Au centre des discussions: l’auto-détermination des Mélanésiens de cette province indonésienne. Les représentants des tribus réclament la reconnaissance de leur droits à l’auto-détermination par le gouvernement indonésien et l’ONU. Interrogé sur la radio néo-zélandaise internationale, le chef de l’Église baptiste papoue a estimé à 2500 le nombre de policiers indonésiens stationnés sur le campus pour surveiller le congrès. Le révérend Socratez Sofyan Yoman a bien souligné qu’il n’était pas question d’utiliser la violence pour obtenir l’indépendance.

Le petit mot de Naku press : un peuple qui se bat pour sa dignité et sa liberté constituera toujours une menace pour le pouvoir en place.

Sources : Radio Australie .
Naku press : mise en ligne le 22/10/2011 à 22h11



Tokelau espère bientôt lever l’état d’urgence-

Dès que les deux dernières unités de désalinisation seront arrivées de Nouvelle-Zélande, a priori ce week-end. Il n’y a toujours pas eu une goutte de pluie sur l’archipel polynésien, et cela fait 5 mois que cela dure. Pour l’instant, Tokelau étanche sa soif depuis la semaine dernière grâce à une unique unité de désalinisation qui produit 15 000 litres d’eau potable par jour. Par ailleurs, 300 000 litres d’eau ont été envoyés dans chaque village sur les trois atolls que compte Tokelau. De quoi tenir trois à quatre semaines. Et avec l’aide des 3 unités de désalinisation, Tokelau devrait pouvoir bientôt lever l’état d’urgence.

Sources : Radio Australie .
Naku press : mise en ligne le 22/10/2011 à 22h11


Julia Gillard: l’Australie entre dans «le siècle asiatique»
30/09/2011 11:03

L’Australie abandonne la doctrine de l’Asie-Pacifique pour celle du «siècle asiatique», un changement de vocabulaire diplomatique important, car l’Asie-Pacifique était jusqu’à présent une manière de souligner l’alliance avec le grand voisin du Pacifique Est, les Etats-Unis.
On écoute le Premier ministre australien, Julia Gillard:
«On a beaucoup écrit sur les tensions potentielles inhérentes à notre relation économique à la Chine et à nos autres alliances. Bien sûr il nous faudra travailler pour concilier ces différentes relations. Et nous sommes loin de sous-estimer cela. Mais nous sommes aussi loin d’être pessimistes, parce que notre alliance avec les Etats-Unis n’est pas destinée à contenir la progression de la Chine, parce qu’une Chine qui réussit et qui croît, c’est l’intérêt de tous les pays de la région, y compris l’Australie.»
Ménager l’allié américain dans le respect de Pékin, tel est donc l’objectif de Julia Gillard. C’est le discours de politique étrangère le plus marquant de la décennie, estiment les experts australiens. Car pour la première fois, un Premier ministre australien ne cantonne pas la relation avec la Chine au seul business.
Pour Julia Gillard, l’onde de choc chinoise va aussi profondément modifier les politiques australiennes, des investissements à l’étranger à l’énergie et l’environnement en passant par l’immigration. Mercredi le Premier ministre a commandé un rapport sur la stratégie de l’Australie dans le Pacifique qui sera remis d’ici juin 2012.
Sources Radio Australie
Naku press : Mise en ligne le 01/10/2011 à 22h03

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Samoa-Tonga-séisme-tsunami-anniversaire: Deux ans après le tsunami, les Samoa et Tonga se souviennent

APIA, vendredi 30 septembre 2011 (Flash d’Océanie) – Deux ans après le tsunami qui avait frappé le 30 septembre 2009 les deux Samoa (américaines et indépendante) ainsi que les îles du Nord de Tonga, des cérémonies en mémoire des quelque 186 victimes ont début, vendredi.
Avec en toile de fonds la poursuite et quelquefois l’achèvement de travaux d’installation de dispositifs permettant aux populations d’être mieux préparées en cas de catastrophes similaires à venir.
Dans les capitales Apia (Samoa), Pago-Pago (territoire des Samoa américaines) et Nuku’alofa (Tonga), les cérémonies ont débuté vendredi, en mode religieux et de prières œcuméniques, afin de marquer ce second anniversaire de la tragédie, qui avait début par deux séismes sous-marins quasi-simultanés (de magnitude dépassant la gradation huit sur l’échelle d Richter) juste au Sud d’Apia.
Ces séismes avaient généré une lame de fond qui était venu engloutir une bonne partie du Sud de l’île principale de Samoa, ainsi que celle, voisine des Samoa américaines.
Les îles du Nord de Tonga avaient aussi été durement touchées.
Le bilan avait été le plus lourd dans les alentours d’Apia, avec au total plus de 140 victimes.
34 autres avaient trouvé la mort aux Samoa américaines et neuf autres dans les îles du Nord de Tonga.
Les dégâts matériels avaient aussi été conséquents, avec un demi-millier de bâtiments détruits, notamment sur l’île principale samoane d’Upolu, jusqu’ici réputée pour son secteur touristiques florissant.
Cette catastrophe naturelle avait déclenché un dispositif régional d’aide humanitaire, avec comme participants les armées française, australienne, néo-zélandaise (dans le cadre de leur accord « FRANZ » en vigueur depuis fin 1992 en matière de coordination d’assistance post-catastrophes naturelles) et, pour les Samoa américaines, les forces américaines.
Depuis, alors que les populations sont encore quelquefois encore traumatisées par la tragédie, plusieurs fonds d’urgence ont été mobilisés au bénéfice des populations touchées, dans le but premier de reconstruire et d’aider à court terme les plus démunis, mais aussi, à moyen terme, de mettre en place ou de compléter les systèmes d’alerte et de sensibilisation des populations.
Ce second anniversaire, aux Samoa américaines, sera ainsi l’occasion d’inaugurer une nouvelle tranche du projet de réseau d’alerte par sirènes, qui est composé de près d’une cinquantaine d’unités réparties dans tout l’archipel.
Ce projet, financé par les fonds fédéraux américains du département de la sécurité intérieure, devrait faire l’objet, au cours des semaines à venir, de plusieurs essais grandeur nature, avec dissémination de messages à la fois en Anglais et en Samoan.
Le système est censé se déclencher à partir d’un séisme de magnitude supérieure à 7,5 sur l’échelle de Richter.
En amont, le projet prévoit aussi une série de campagnes d’information et de sensibilisation à l’attention des populations, afin de faire passer les messages essentiels de comportement à adopter en cas d’alerte.
Parallèlement, un autre projet à vocation régionale (il concerne huit pays au total) est mené depuis plusieurs mois par l’institut géophysique néo-zélandais GNS Science, sur financement conjoint de la Banque Asiatique de Développement (ADB) et de la Banque Mondiale.
Il se décompose en deux phases : d’abord un état des lieux concernant les principaux bâtiments et infrastructures, avec l’aide de technologies comme le GPS, pour déterminer les endroits les plus sensibles potentiellement à un séisme, un cyclone ou un tsunami de grande ampleur.
La seconde phase du projet consiste à élaborer, pour chaque pays ou territoire considéré, les chemins les plus rapides, les plus efficaces et les plus sûrs pour la population, en cas de nécessité de se mettre à l’abri.
À Fidji, cette semaine aussi, le gouvernement local a annoncé qu’il venait de mettre la dernière main à son plan national de réponse à un tsunami.
Ce plan comprend aussi une série d’itinéraires que la population devra emprunter en cas d’alerte, a précisé le Colonel Inia Seruiratu, directeur de cabinet au département de la gestion des catastrophes naturelles.

Sources : Flash d'Océanie ( PAD) Edition du 30/09/2011
Naku press : Mise en ligne le 01/10/2011 à 21h16

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Le GROUPE FER DE LANCE Mélanésien  a nommé
son nouveau Directeur Général
Peter FORAU originaire des Iles Salomons a pris officiellement ses fonctions hier mardi 20 septembre de "Directeur Général" du secrétariat du Groupe Fer de Lance Mélanésien. Désigné lors du dernier sommet tenu à Nadi le mois dernier, Peter Forau détient une solide expérience su réseau régional. Avant de venir à Port-Vila, il travaillait au sein de la RAMSI 'Mission d'Aide Régionale pour les Iles Salomons", il a aussi été secrétaire général adjoint du Forum des Iles du Pacifique pendant 5 ans, mais avant tout ça, il a oeuvré dans 3 différents ministères aux Iles Salomons. Peter Forau est titulaire d'un Master Degree en "aide au développement". Il remplace ainsi le Papou Rima Ravusiro dont le contrat a expiré en juillet dernier. Depuis c'est Jean-Pierre Nirua qui assurait l'intérim.

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LE PROCHAIN FESTIVAL DES ARTS DU PACIFIQUE / Les préparatifs vont bon train.....

ONZIÈME FESTIVAL DES ARTS DU PACIFIQUE  - ÎLES SALOMON
1er – 14 juillet 2012
FESTIVAL BEAT - UPDATE 3

VISITE D’UNE DÉLÉGATION NÉO-ZÉLANDAISE À HONIARA
Une délégation de la Nouvelle-Zélande, composée de deux représentants, s’est rendue aux Îles Salomon fin juillet pour recueillir des informations sur le prochain Festival des arts du Pacifique, qui se tiendra à Honiara du 1er au 14 juillet 2012.
Une délégation néo-zélandaise s’est rendue aux Îles Salomon pour recueillir des informations et ainsi mieux préparer sa venue au Festival, et se pencher sur les différents domaines dans lesquels la Nouvelle-Zélande pourrait prêter assistance au pays hôte en amont de cet événement culturel et pendant toute sa durée.

Darrin Haimona, président du Conseil des arts maoris et membre du Conseil des arts de Nouvelle-Zélande, et Jon Tamihere, chef de projet pour le Festival des arts de Nouvelle-Zélande, se sont entretenus avec des hauts représentants du Ministère salomonais de la culture et du tourisme ainsi qu’avec des représentants officiels du comité national organisateur à Honiara.

La délégation s’est également rendue sur plusieurs sites proposés pour le Festival, dans la périphérie d’Honiara, afin de se familiariser avec le type d’installations qui seront mises en place pour l’événement.
Lors d’une réunion avec les membres du Conseil et du comité technique à Honiara, M. Haimona a indiqué que c’était un grand privilège pour la Nouvelle-Zélande que de pouvoir participer aux Festivals des arts du Pacifique, y compris la prochaine édition, qui aura lieu aux Îles Salomon en 2012.

La Nouvelle-Zélande devrait envoyer quelque 120 participants au Festival.

Luke Eta, Secrétaire permanent du Ministère de la culture et du tourisme, s’est félicité de l’offre faite par la Nouvelle-Zélande d’aider le comité national organisateur dans certains domaines techniques.

DEUX RENDEZ-VOUS RADIOPHONIQUES HEBDOMADAIRES

Le comité national organisateur du onzième Festival des arts du Pacifique lance son émission spéciale à la radio, diffusée deux fois par semaine par le radiodiffuseur national, Solomon Islands Broadcasting Corporation (SIBC).

Cette émission est produite par le comité médias et communication du Festival dans le cadre de sa campagne nationale d’information sur le Festival.

En plus de ce rendez-vous radiophonique, le comité a d’autres programmes et actions de promotion en projet, notamment à la télévision, dans la presse écrite et sur Internet.

George Herming, président du comité médias et communication, a souligné l’importance de la campagne de promotion de cette manifestation culturelle et artistique régionale majeure, étant donné que le pays se prépare à accueillir quelque 3 000 festivaliers de 27 États et Territoires océaniens.

« Élément indispensable des préparatifs du Festival, l’information permettra aux populations de connaître la signification exacte du Festival et de savoir ce que nous devons faire pour préparer notre pays à l’arrivée de visiteurs venus de toute la région et de nombreux touristes, » a précisé M. Herming.

L’émission spéciale Festival sur SIBC s’adresse à la tranche adulte de la population dans tout le pays. Une autre série d’émissions, pensées spécialement pour un public jeune, sera diffusée sur les stations FM d’Honiara.

M. Herming a également expliqué qu’une campagne de promotion sera organisée dans la presse écrite et à la télévision pour une publicité optimale de l’événement dans les quelques semaines qui précéderont le Festival.

Il a indiqué que le site Web du Festival serait bientôt mis en ligne et servirait de guichet d’information à toutes les personnes intéressées par l’événement.

LES SALOMONAIS ENCOURAGÉS PAR LEUR PREMIER MINISTRE EN VUE DU FESTIVAL

Le Premier Ministre, Danny Philip, encourage tous les citoyens salomonais à revendiquer pleinement et avec fierté le Festival 2012.

Les Îles Salomon organiseront le Festival autour du thème « Une culture en harmonie avec la nature ».

Après sa rencontre avec le comité national organisateur cette semaine, le Premier Ministre Danny Philip a déclaré que le Festival était une occasion idéale pour les Îles Salomon de présenter au monde entier le caractère unique de leurs formes artistiques et la diversité de leurs cultures.

Il a expliqué, qu’en organisant le Festival, les autorités prendraient conscience de leurs capacités et que cette confiance nouvelle les encouragerait à accueillir d’autres manifestations importantes à l’avenir.

Le Premier Ministre Philip a aussi ajouté que le Festival permettrait d’effacer l’image négative dont pâtit le pays à l’étranger en raison des troubles que notre nation a connus.

Il a indiqué que le gouvernement de la coalition nationale pour la réforme et le progrès était prêt à mettre des moyens à la disposition du comité national organisateur pour garantir la réussite de la plus grande manifestation culturelle régionale.

Au cours de la réunion, les principaux responsables du comité national organisateur ainsi que les présidents des comités techniques ont informé le Premier Ministre de l’état d’avancement des préparatifs.

Le Premier Ministre s’est félicité du travail de planification du comité national organisateur et de l’avancement des préparatifs, d’autant que le comité a connu certains problèmes financiers et joue contre montre depuis le début de l’année.

Le Ministre de la culture et du tourisme, M. Samuel Manetoali, et le président du comité national organisateur, Sir George Lepping, ont assuré au Premier Ministre que les Salomonais seraient fiers du rôle joué par leur pays dans l’organisation du prochain Festival.

Au total, plus de 3 000 festivaliers représentant 27 États et Territoires sont attendus en juillet 2012 à Honiara pour fêter les arts et la culture.
EN BREF – DERNIÈRES INFORMATIONS
VILLAGE DU FESTIVAL : UN ACCORD EST SIGNÉ PAR LE SICHE ET LE COMITÉ ORGANISATEUR

Le comité national organisateur (CNO) du onzième Festival des arts du Pacifique a signé un protocole d’accord avec l’établissement d’enseignement supérieur SICHE (Solomon Islands College of Higher Education) autorisant la construction des installations du Festival dans un certain nombre de sites relevant du centre d’enseignement.

La cérémonie de signature s’est déroulée à Honiara le 8 août en présence du Secrétaire permanent de la culture et du tourisme, M. Luke Eta, du président du CNO, Sir George Lepping, et du Directeur du SICHE, M. Donald Malasa, et marque un tournant dans les préparatifs du CNO.

Des représentants officiels des deux parties signataires et la presse locale ont assisté à la cérémonie.

À cette occasion, M. Eta a remercié le conseil et la direction du SICHE d’avoir autorisé l’utilisation du campus de Panatina pour l’installation du principal village du Festival, où seront exposées les formes artistiques et culturelles de l’ensemble des pays participants.

Le protocole d’accord permet également l’utilisation des structures d’hébergement et de restauration des trois campus d’Honiara (Panatina, Kukum et l’école des métiers de la mer de Ranadi) pendant toute la durée du Festival.

« L’accord donné par le SICHE est un énorme pas en avant pour le CNO, qui jusque là a eu bien du mal à trouver un lieu pour installer le village du prochain Festival régional. Au nom du CNO, je tiens à remercier sincèrement le conseil et la direction du SICHE de leur soutien à cette immense entreprise, » a déclaré M. Eta.

Le Directeur du SICHE, Donald Malasa, a indiqué que son établissement était ravi d’apporter sa modeste contribution aux préparatifs du CNO, d’autant que le Festival devrait avoir des retombées positives pour tout le pays.

« Nous avons examiné minutieusement le projet de protocole d’accord, et nous avons décidé d’approuver la demande du CNO et de signifier notre soutien à cette grande entreprise nationale en signant ce document, » a précisé M. Malasa.

Selon le président du CNO, Sir George Lepping, la signature du protocole d’accord est un énorme pas en avant pour son équipe, qui commencera la construction du village du Festival et les principaux travaux de rénovation des installations actuelles du SICHE pour y accueillir les délégations de 27 États et Territoires.

Les Îles Salomon accueilleront le Festival du 1er au 14 juillet 2012 autour du thème « Une culture en harmonie avec la nature ».Plus de 3 000 festivaliers se retrouveront à Honiara, qui deviendra, le temps du Festival, la vitrine des arts et cultures uniques de la région. Événement quadriennal, le Festival est l’une des plus vastes et anciennes manifestations organisées en l’honneur des cultures autochtones dans le monde.

Institué en 1972 par la Conférence du Pacifique Sud, organe directeur de la Commission du Pacifique Sud (rebaptisée depuis lors Secrétariat général de la Communauté du Pacifique – CPS), le Festival avait pour mission d’enrayer la disparition des cultures traditionnelles dans le sillage du développement et de l’assimilation.

Si l’objectif initial était de permettre aux populations des îles de faire connaître leurs traditions culturelles aux Océaniens, mais aussi aux visiteurs venus d’ailleurs, le Festival inclut aujourd’hui un large éventail de formes culturelles, dont la danse, la musique, la peinture, la sculpture, le tatouage, le cinéma, l’architecture, les arts de la guérison, les arts rituels/cérémoniels, l’art de la navigation, la construction et la conduite de pirogues, les arts culinaires, la création de mode et bien d’autres.

Le Festival fédère les petites communautés des îles extrêmement isolées et éveille chez les jeunes, les plus vulnérables à la corruption culturelle, le sentiment que leurs traditions et identités culturelles sont précieuses et méritent d’être perpétuées.

Le Festival a fait renaître de nombreux actes cérémoniels, et son organisation a permis une hausse des recettes du tourisme dans de nombreuses îles.

Les 27 pays participants accueillent à tour de rôle le Festival, le dernier pays hôte étant les Samoa américaines pour l’édition de 2008.

PRÉPARATIFS DU VILLAGE DU FESTIVAL

Suite à la signature du protocole d’accord avec le SICHE, les travaux de délimitation et de défrichage du site du village du Festival ont débuté pour préparer le terrain à construire. Le comité sites du Festival s’entretiendra prochainement avec le Service de l’eau et des représentants de la compagnie d’électricité et d’autres secteurs.
Le village du Festival accueillera 27 délégations océaniennes ainsi que le Pavillon des Îles Salomon. Les travaux de construction devraient commencer dès que les formalités seront achevées.
Le comité sites du Festival, représentant le secrétariat du Festival, et le Directeur artistique ont rencontré l’exécutif de la Province de Guadalcanal pour l’informer que deux sites supplémentaires seront installés dans la Province. Honiara se situant dans la Province de Guadalcanal, province hôte du Festival, il est essentiel de tenir les membres de l’exécutif informés de l’avancement des préparatifs.
L’exécutif provincial a accueilli favorablement cette annonce, indiquant qu’il travaillera de concert avec le CNO pour déterminer en quoi il peut apporter sa pierre à l’édifice, y compris, éventuellement, par le partage de certaines ressources.

HÉBERGEMENT – SICHE
Le comité hébergement et restauration a commencé à plancher sur les garanties à donner pour assurer une place à tous les festivaliers hébergés dans les trois campus du SICHE – Panatina, Kukum et Ranadi. Des chambres ont été réservées dans deux hôtels principaux pour accueillir toutes les personnalités importantes et les chefs de délégation. Des contrats sont en cours de préparation.
Le comité se chargera prochainement des premières formalités de cautionnement pour garantir la réservation de l’hébergement. Toutefois, les personnes souhaitant réserver des chambres supplémentaires sont priées de prendre contact le plus rapidement possible avec le secrétariat du Festival, faute de quoi ils risquent de ne plus pouvoir obtenir de réservation pour leurs officiels.
Des informations complémentaires vous seront communiquées prochainement.

VISITES DANS LES PROVINCES
Les comités du Festival ont commencé une série de visites dans certains des principaux centres provinciaux du pays, et se sont déjà rendus à Auki dans la Province de Malaita, à Gizo dans la Province occidentale, dans la Province de Temotu, dans la Province de Choiseul et dans les îles Shortland. Les comités devraient prochainement se rendre à Tulagi et retourner à Auki, dans la Province de Malaita.
Ces visites permettront au comité sites du Festival de prendre des dispositions pour permettre la participation des Provinces au Festival, notamment en sélectionnant d’importants sites satellites dans les provinces pour y organiser une partie des festivités de l’an prochain.

CONSTITUTION D’UN COMITÉ DE FACILITATION
Un Comité de facilitation a été constitué. Il se compose de représentants d’importants secteurs : Division des douanes et accises, Division de l’immigration, Agriculture et contrôle zoo- et phytosanitaire, personnel de la sûreté de l’aéroport et police.
Le groupe de travail s’est réuni pour la première fois le 15 août 2011. Il est prévu de faire parvenir aux pays participants les prochains avis de réunion du comité ainsi que des renseignements sur chacun des secteurs concernés.
Des fiches d’immigration, de contrôle sanitaire et de déclaration en douanes seront envoyées à tous les pays participants au début de l’année prochaine. Les pays recevront également des étiquettes à bagages pour leur délégation, avec différents codes couleurs pour différencier les bagages devant être inspectés par les services phytosanitaires et par les douanes. Cela permettra aux pays participants de régler rapidement et aisément leurs formalités auprès des douanes et des services phytosanitaires à leur arrivée pour le Festival ainsi qu’à leur départ.
Des informations complémentaires vous seront communiquées dans nos prochains bulletins d’information.

CONSTRUCTION DU SITE WEB
La construction du site Web est achevée à plus de 80 % et un essai devrait commencer la semaine prochaine. Dès qu’il sera confirmé que le site est opérationnel, le conseil et le secrétariat du Festival prépareront sa mise en ligne. Le site participera à la campagne de récolte de fonds du CNO visant à couvrir les frais d’organisation du Festival. Des informations complémentaires sur le lancement du site Web vous seront communiquées prochainement.
AUDITORIUMS INTÉRIEUR/EXTÉRIEUR DU MUSÉE
Les plans finals des nouveaux espaces intérieurs et extérieurs du Musée sont prêts et ont été approuvés par le conseil municipal d’Honiara et le conseil de l’aménagement du territoire. Les travaux peuvent désormais commencer.
Un appel d’offres sera lancé à l’attention des entreprises candidates à la maîtrise d’œuvre et autres travaux techniques nécessaires la construction du bâtiment. Dès que les prestataires auront été désignés, les travaux approuvés commenceront sans délai. Il est prévu que les travaux de construction soient achevés bien avant le Festival.
Par ailleurs, le conseil municipal d’Honiara a donné suite à la demande d’utilisation des terres présentée par le Ministre de la culture et du tourisme. Le protocole d’accord est en cours d’élaboration. 

Mise en ligne Naku press  le 22/09/2011 à 6h45 
Sources : Divers FIDJI 
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FIDJI 
L’industrie sucrière toujours en état de précarité 

Ph. R. Aust. Producteur de canne.
Cette précarité provient en partie de l’état des 4 moulins qui tournent actuellement pour la production sucrière. Le gouvernement a investi récemment des millions dans la mise à niveau des moulins. Ce qu’espèrent surtout les producteurs de canne, c’est bien sûr une augmentation du prix de la tonne de canne. Pour produire une tonne de sucre il faut au moins 13 à 14 tonnes de canne.
Selon la Fidji  Sugar Corporation le problème c’est aussi  la mauvaise  qualité de la canne à sucre qui explique aussi cette précarité de l’industrie sucrière. Les techniques d’irrigation et les insectes sont en cause, mais aussi le manque de réactivité des producteurs qui très souvent ne livrent pas le week end alors que les moulins doivent tourner en continu.
Sources  Radio Australie
Mise en ligne par Naku press le 21/08/2011 0 21H27

LA FRANCE DANS LA REGION
Le ministre français des affaires étrangères, une possible tournée chez le deux grands de la région : Nelle Zélande et Australie.
Selon plusieurs médias métropolitains, Alain Juppé sera prochainement en déplacement dans la région avant d’aller en Chine. Ce sera bien la première fois après Claude Cheysson sous le septennat de Mitterand. Il participera au Forum des Iles du Pacifique à Auckland, réunion où le président Temaru profitera de la tribune pour parler de la réinscription de la Polynésie sur la liste de l’ONU  des pays à décoloniser.
Sources : AFP et Tahiti presse
Mise en ligne par Naku Press le 21/08/2011 à 21h38

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DOSSIER AIR CALEDONIE... Une nouvelle page s’ouvrira bientôt pour trouver ensemble une solution à ce conflit  qui paralyse la vie des Iliens...

Le chant d'accueil du collectif des usagers ( Lifou 16/08/2011) PH. naku press


Ce dossier qui a fait la une des journaux et pointé pour être quelque part l’élément déclencheur des évènements de Maré, commence à sortir de la tourmente. Depuis la semaine dernière les collectifs des usagers ont fait un pas dans la manière d’apprécier la situation , notamment avec le concours des coutumiers . Le gouvernement a fait ce qu’il a pu , en fonction des données qu’il a sur le dossier , pour aider  à demander à ramener une ambiance plus sereine pour pouvoir s’asseoir et trouver ensemble une issue à ce conflit. Dès Vendredi une proposition de protocole d’accord  a été envoyée par les collectifs , et retravaillée par le gouvernement pour une version définitive qui sera signée à Lifou ce Jeudi 18/08/2011 avec l’ensemble des collectifs des usagers ( Nengoné, Iaii, Drehu, et Kunyé).   Aujourd’hui , le gouvernement était sur place à Lifou pour donner un point d’étape au collectif de l’Ile et surtout les rassurer que le protocole d’accord est toujours d’actualité et il sera bien signé Jeudi.  Après cette signature, tout le monde devra mettre « le doigt » à la pâte pour étayer le dossier, et voir comment réellement entamer tout le travail technique nécessaire à  une reconsidération de la gestion de la compagnie.  Enfin un pas de plus dans la gestion du conflit, à voir le monde qui attendait la délégation du gouvernement cet après midi à l’aérodrome de Wanaham, c’est  confirmer une fois de plus que la desserte des Iles reste un dossier crucial pour les habitants des loyautés. Attendons donc la signature du protocole d’accord, et voyons la pertinence des propositions de méthode de travail, et surtout l’engagement des gens dans le règlement définitif de ce dossier . 15 plans de redressement c’est à croire qu’il y a un problème récurrent, qu’il faut peut être maintenant régler une bonne fois pour toute.  Affaire à suivre ...
Aérodrome de Wanaham - le 16/08/2011 PH. naku press
Mise en ligne par Naku press le 16/08/2011 à 22h16

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LA REGION / La sélection hebdo de Naku Press

En PAPOUASIE Nelle Guinée : Les propriétaires traditionnels de la baie de l’Astrolabe font appel contre une décision du gouvernement autorisant le stockage sous marin des déchets miniers (provenant de la mine de Ramu) et ceux des campements.  Selon des scientifiques ce procédé serait la première expérience du monde, et il présente de hauts risques : ces stockages se font à des centaines de mètre de profondeur dans l’océan, et les fuites ne pourront pas être maîtrisées.
Des coraux clés risquent d’être touchés, et le récif menacé avec toutes les conséquences que cela pourrait avoir sur la vie des populations locales.
Aux Iles salomon : un atoll privé de bateau de ravitaillement , est déclaré zone interdite par son chef. L’Atoll de Ongtong Java à l’extrême nord des Iles Salomon jouent de la malchance : le ministère de la pêche vient d’interdire la pêche aux concombre de mer ( les bêches de mer) , la ressource économique de l’Ile, et le bateau de ravitaillement se fait rare à tel point que la vie devient extrêmement difficile, il n’y a plus de médicaments, des gens meurent de faim. Selon Radio Australie c’est une situation assez courante dans les petits atolls du pacifique.
Le Changement climatique : une menace à la  paix dans les Etats insulaires du Pacifique  et même du monde : c’est ainsi que  le président de Nauru, Marcus Stephen , a présenté le problème du changement climatique au Conseil de sécurité de l’ONU. Malgré le rejet de ce point par des pays membres tels la Russie, l’Inde , l’Allemagne et la Chine ,  le président de Nauru s’estime heureux du  fait que le Président du conseil de sécurité  ait simplement répondu à la proposition de résolution de Nauru et des autres petites Îles du Pacifique. En effet la montée des eaux constitue une menace réelle pour beaucoup de petites îles du Pacifique.
Vanuatu : La mission commerciale du Ministère des affaires étrangères à Taiwan brouille quelque les relations diplomatiques avec la Chine populaire.
Initialement mission diplomatique, mais transformée par la suite en mission commerciale, Le ministère des affaires étrangères s’envolera très prochainement vers Taiwan, malgré l’avis défavorable du Premier Ministre du pays : Sato Kilman.
Le Vanuatu a toujours soutenu la Chine contre Taiwan. Cette relation a valu des bons et loyaux services de la Chine au Vanuatu : la construction du Parlement, le campus de l’Université, le siège du Groupe Mélanésien des Pays Fer de lance et autres projets – et le Vanuatu vient de demander 32 Millions de dollars à la Chine pour l’aider à boucler son budget.  Une affaire à suivre ….
(Sources Radio Australie)
Mise en ligne par Naku Press le 01/08/2011 à 6h00

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Une langue , une culture , une conception du monde…

Les insulaires du Pacifique, de plus en plus nombreux en Nouvelle Zélande, réclament la reconnaissance de leur langues notamment 5 d’entre elles : le niueen, le maori des Iles Cook, le tongien, le tokélau, le samoan. Ces langues sont enseignées dans certaines classes  bilingues, financées en partie par le Ministère (achat de manuels scolaires et engagement d’enseignant). Actuellement, une étude est en cours pour une stratégie de protection de ces langues, mais qui ne seront pas considérées comme langues officielles. Les locuteurs, eux souhaitent plus de reconnaissance de ces langues, d’autant plus que les statistiques scolaires démontrent que l’échec scolaire est plus important chez les enfants maoris et insulaires du Pacifique. Une pétition circule actuellement dans Auckland, de même que certains parents d’élèves ont écrit à la Commission des droits de l’Homme.
Protection des langues, une étude pour l’amélioration des résultats scolaires : ce sont les actions actuellement engagées par le gouvernement pour répondre à cette revendication des insulaires du Pacifique. En même temps  la NZ a déjà une culture du bilinguisme puisqu’il existe tout un cursus scolaire et universitaire en maori.

De Naku press : une langue véhicule toute une civilisation, une conception du monde. Sa pratique influence systématiquement ta capacité de saisir le langage de l’autre, car c’est faire l’effort de sortir de ta conception du monde pour s’approprier de celle de l’autrui. Donc outre son rôle communicatif, la langue c’est ta manière de dire le monde, suivant tes propres repères, tes références culturelles, sociales et familiales.

Sources Radio Australie : 18/07/2011
Mise en ligne par Naku press le 20/07/2011 à 23h08.


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QUELQUES NOUVELLES  DE LA METEO DANS LA REGION



NOUVELLE ZELANDE : Foudre et tempêtes sur l’île du Sud de la Nouvelle-Zélande

WELLINGTON, mercredi 13 juillet 2011 (Flash d'Océanie) – Un épisode météorologique particulièrement orageux mardi sur l’île du Sud de la Nouvelle-Zélande a provoqué d’importantes perturbations sur le réseau électrique, mais aussi aérien de la région, y compris pour un avion qui a été frappé par la foudre en plein vol, rapporte la télévision nationale. Le Boeing 737 de la compagnie Air New Zealand venait de décoller d’Auckland à destination de Wellington, aux alentours de 20h00 locales (mardi, GMT+12) lorsqu’il a été frappé par un éclair, ont témoigné les passagers. Le commandant de l’appareil a ensuite préféré rebrousser chemin, ne sachant pas immédiatement si cet impact électrique avait ou non causé des dégâts aux fonctions vitales de l’avion. Les passagers ont ensuite été transférés sur un autre vol.
La semaine dernière, c’était un avion militaire, un Boeing 757, qui avait lui aussi été frappé par la foudre avec vingt huit personnes à bord, alors qu’il venait de décoller de la base aérienne de Whenuapai (Auckland).
Deux jeunes adolescents auraient été aussi frappés par la foudre alors qu’ils circulaient à bicyclette sur une route proche de la ville de Christchurch.
L’occupante d’une maison a vu son toit arraché par une mini-tornade au milieu de la nuit.
Plus tôt dans la journée, une combinaison particulièrement destructrice de vents violents, accompagnés de pluies torrentielles et parfois de tempêtes de neige a forcé plusieurs tronçons de routes, des écoles publiques et des aérodromes à être fermés temporairement.

VANUATU: Le volcan d’Ambae placé à son tour sous vigilance

PORT-VILA, mercredi 13 juillet 2011 (Flash d'Océanie) – Après des alertes successives lancées pour les volcans de Tanna et d’Ambrym, c’est au tour du volcan Manaro d’Ambae (Nord-est de l’archipel) d’être placé sous vigilance, en raison d’un regain d’activité qui a suscité la mise en alerte un sur une échelle de quatre.
Dans son dernier bulletin, le bureau gouvernemental des risques géophysiques a placé un niveau d’alerte 1 sur ce volcan d’Ambae, le Mont Manaro.
Ce bureau a justifié cette mise en alerte par le fait que l’activité de ce cône (en matière d’éruptions et d’émissions de gaz et de cendres) s’était considérablement modifiée au cours des derniers jours.
À la suite de la dernière mission d’observation en date du 4 juillet 2011, décision a été prise de réactiver une zone de sécurité a été réactivée, excluant toute visite dans un périmètre de trois kilomètres autour du cratère principal.
Le bureau scientifique vanuatuan, qui continue à surveiller la situation de près, établit par ailleurs un lien clair entre ce regain d’activité et les secousses sismiques ressenties de plus en plus fréquemment par la population.
Sources : Flash d’Océanie  -( bulletin du 13/07/2011)
Mise en ligne : Naku press – 13/07/2011 – 19h00
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LA REGION – La sélection hebdo de Naku Press

MICRO CREDIT Les femmes tiennent le cordon de la bourse.
South Pacific Business Développment (SPBD), une organisation de développement de micro entreprises, s’installe bientôt à Honiara, la capitale des Iles Salomon. Cette organisation cible les femmes issues de familles défavorisées en les aidant à initier des des micro projets soutenus par des micro crédits; ce sont par exemple: des projets de poulailler, de petits commerces, de taxis… Ces micro crédits représentent des sommes entre 400 à 1000 dollars. Parmi les conditions d’attribution de cette aide on notera: la scolarisation obligatoire des enfants de 6 à 15 ans, pour bien signifier qu’il s’agit d’une opération s’inscrivant dans une politique globale de recherche d’une cohésion sociale d’abord à la plus simple dimension familiale. Autre annexe à cette aide: la femme bénéficiera également d’une aide au logement, de l’accès à l’électricité, à l’eau, et d’une installation de bloc sanitaire.

PAPOUASIE NELLE GUINEE: Port de pêche et conserveries de thon : des projets gouvernementaux qui constituent des menaces pour l’environnement.

30 000 emplois c’est l’impact social affiché derrière ces gros projets, qui font déjà parler les populations de la région de Madang, située sur les Côtes Nord de la PNG. Déjà les quelques effets sur l’environnement menacent réellement la vie des populations: l’air pollué devenu irrespirable dans certains endroits, des menaces réellement palpables sur les poissons, les palétuviers (véritable nurserie), les propriétaires terriens réclament leur terres bientôt répertoriées pour la construction de ces conserveries. Les conséquences au niveau humain: c’est beaucoup de personnes en provenance de Chine, des Philippines, et des autres coins de PNG qui afflueront vers cette région, et les populations locales craignent déjà les maladies, et tous les fléaux engendrés par une trop grande concentration de population.
 Sources : Radio Australie
Mise en ligne par Naku press le 20 Juin 2011 à 07h31

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Le FLNKS à l'ONU